Archives mensuelles : janvier 2010

RAS LA TOQUE DES MAYO… NAZES !

Ras la toque ou plutôt ras le bol des mayonnaises ratées ! C’est bien la peine d’avoir craqué chez mon poissonnier pour un superbe tourteau qui ne demandait qu’à me serrer la pince.

Je le prépare avec amour après l’avoir ébouillanté pour refroidir ses ardeurs. J’extirpe avec délicatesse et patience la chair de ses pa-pattes et de son ventre dodu. Oui, mais comment le déguster ?

Tout simple : avec une bonne mayo faite maison !

Je m’y colle donc : les œufs, la moutarde, le sel, l’huile d’olive pour le goût, le tout à température ambiante. Et je touille.

Premier essai : la cata, ça donne une sauce jaunâtre toute liquide. Poubelle ! Bon, je recommence. Peut être que les œufs étaient trop froids et l’huile trop tiède ? Cette fois-ci c’est mieux mais ça ne monte pas, la mayo reste étale. J’ai beau rajouter du vinaigre bouillant, elle résiste …

Je ne vais quand même pas acheter une sauce en tube !

Dépité, j’appelle au secours Julie. Elle vient justement de mettre sur son site*, une façon de faire « inratable », pour les cuisiniers du dimanche comme moi. Je m’y précipite et suis ses conseils à la lettre (en plus il y a une vidéo très pédagogique à l’appui).

Résultat : ?? suspens. Je préfère avoir d’abord votre avis sur sa recette. En suivant ses conseils, l’avez-vous réussi votre mayo ? Ou avez-vous une recette miracle ? Des astuces ? 

*www.julieandrieu.com

Signé : Petitgrognon.

UNE PEPITE DANS LE 17eme : LA VILLA MONCEAU

Une jolie maison de ville au milieu de la rue des Acacias, entre porte Maillot et la place de l’Etoile, quelle chance me suis-je dit, c’est là !

Ambiance bistrot grâce aux serveurs en long tablier, au bar, aux porte-manteaux par-ci par là, et quelques touches de modernité avec un beau lustre rouge, des bougeoirs chromés, de la belle vaisselle, des spots qui tamisent la lumière au dîner.

L’étage peut accueillir 30 personnes et le petit salon boudoir une douzaine, idéal pour un anniversaire. Ici le client est vraiment le roi, il choisit sa table. Je me dirige donc dans le fond, entre une horloge de gare et de beaux miroirs.

Après l’amuse-bouche qui est un vrai régal : velouté de choux-fleurs caramélisés, nous dégustons un tartare de saint-jacques aux courgettes et un croustillant de tomates à l’oeuf poché

Dès mon entrée dans l’établissement, une bonne odeur avait titillé mes narines. Un osso bucco mijotait depuis des heures ! Je choisis sans hésiter ce plat et mon cher et tendre se décide pour un cabillaud pané aux herbes. C’est succulent. Joliment présenté. Le suprême de volaille fermière farci au chèvre et la sole aux endives caramélisées nous plaisaient aussi, ce sera pour la prochaine fois.

Ca vous a plu ? Vous voulez en savoir plus ? C’est par ici.

La Villa Monceau, 16 rue des Acacias, 17eme arr. Métro Argentine. Ouvert du lundi au vendredi. Site : www.lavillamonceau.com.

Allez hop on vote c’est mercredi !

Mon resto indien chouchou : LE COFFEE INDIA

C’est le joli sourire de Christine qui m’accueille dans ce restaurant indien, près de la charmante rue Daguerre. Christine et son mari Kelan, d’origine indienne, sont à la tête du Coffee India depuis 8 ans.
Le chef qui excelle en cuisine est indien lui aussi. Leur volonté à tous les trois : proposer une cuisine indienne gastronomique, originale, maison à 100 % mais à la portée des palais délicats des parisiens.
Le chef pimente donc selon vos souhaits. Vous avez compris, ici, le client est roi.

La décoration est soignée, de bon goût. Je constate avec ravissement que tous les restaurants indiens ne sont pas « kitsch », en voici un bon exemple. Banquettes, coussins moelleux, bougies, gros rideaux en velours et petites loupiotes de ci de là rendent l’atmosphère chaleureuse, feutrée.
En guise d’apéritif, je commande un lassi (yaourt et lait fermenté) à la banane (un de mes nombreux péchés mignons…), il est onctueux, parfumé et sucré comme j’aime, ça commence bien !

Puis j’étudie la carte, tous les mets m’ont l’air délicieux. Ne sachant que choisir, Christine me suggère un assortiment de leur spécialités en entrée.

Arrive sur la table une très belle assiette pour 2.
Pakoras (beignets) d’aubergine, de pomme de terre, de chou fleur, de poivron, mais aussi acras de morue, samosas, poulet tika et tandoori.
4 sauces accompagnent le plat. A la menthe, au piment doux, au poivron et ma préférée : la aigre-douce à la banane et au tamarin.
Le cheese nan (galette de blé servie chaude, fourrée au fromage) finit de me combler.

Le restaurant propose des formules telles que:
La Formule midi = 12,90 € (entrée + plat + dessert + verre de vin ou jus de fruit)
La Formule soir = 20 € (entrée + plat ou plat + dessert)
Le Brunch le dimanche midi = 18 €

La suite du repas c’est par ici.

Coffee India, 27 rue Gassendi, 75014. Métro Denfert-Rochereau ou Gaîté. Ouvert tous les jours.

Que j’aime ta COULEUR CAFE !

Envie de soleil ? Jean-Luc et sa bonne humeur vous attendent dans ce petit restaurant à l’ambiance chaleureuse. Originaire de Basse-Terre en Guadeloupe, Jean-Luc a ramené plein de recettes antillaises dans ses valises.
 
C’est la Compagnie Créole qui m’accueille ce soir-là avec la chanson “C’est bon pour le moral”. C’est bon, bon !

Les clients ont tous le sourire, la décoration est joyeuse. Les murs rouges, les poutres oranges, les nombreuses plantes et surtout le typique madras sur toutes les tables invitent au voyage.
Prêts pour une traversée de l’Atlantique ? Jean-Luc sort de sa cuisine en grand tablier blanc pour venir nous expliquer la carte et nous conseiller après avoir écouté nos goûts. Tout est évidemment fait maison, le chef connaît bien ses produits.

Je choisis en entrée les accras de morue et la personne qui m’accompagne commande le boudin créole. Le crabe farci, la terrine aux 3 poissons et le chiquetail de morue à l’avocat (émietté de morue) nous tentaient aussi mais il faut bien faire un choix !
Les entrées vont de 5 € à 9 €. Les assiettes sont joliment présentées et c’est délicieux. Je pioche allègrement dans l’assiette en face de moi, c’est fin, et les accras de morue ne sont pas gras du tout, ce qui est plutôt rare…

Appétissant hein ? La suite c’est par ici.

Couleur Café. 61 rue Pascal, 75013. Ouvert du lundi au samedi.

RAS LA TOQUE DU STYLE COSTES

Chic ! Vous avez décidé de passer un « happy hour » dans un endroit à la mode, histoire d’oublier les frimas hivernaux !

Direction « la Société », le dernier en vue des  établissements Costes, à Saint-Germain-des-Prés.

Las ! A peine arrivé, une hôtesse « z’habilement z’ébouriffée » grâce au Frizz-Ease, vous passe au scanner de son regard hautain pour évaluer si vous êtes digne d’entrer dans ce haut lieu du snobisme épuré. Votre demande de « prendre une consommation » est aussitôt traduite d’un air condescendant en : « c’est pour boire un verre ? » …

Vraiment flatté qu’on vous attribue un fauteuil… alors que la salle est vide, vous commandez votre Corona et êtes estomaqué que la gazelle en mini vous demande si vous désirez un verre ! La prochaine fois j‘apporterai ma paille…

Vous méritez quand même quelques graines exotiques salées, apportées dix minutes après par une autre serveuse à la moue dédaigneuse. Pour apaiser l’ambiance, Pompougnac vous a concocté un cocktail de remix, que distillent des hauts-parleurs dissimulés dans le décor « mi-chic mi-choc ».

L’angoisse monte : aucun autre client, alors que la brigade est au complet et s’affaire en piapiatant dans le dressage des tables pour le dîner dans la salle adjacente. Un coup d’œil à la carte – et à ses prix -  me dissuade de rester, même si je peux y croiser Elkabbach…

Quand arrive la note, je me demande si la « serveuse-tout-en-jambes » va réussir à trouver la monnaie dans son minuscule sac en bandoulière, sans s’écorcher le vernis à ongles. Bon, la Corona était fraîche, le casting au top et le décor tendance, mais pitié : on doit savoir conjuguer la classe et la considération du client, même si celui-ci n’a pas eu sa photo dans Voici.

 A la semaine prochaine !

Signé : Petitgrognon.

UN PTIT SONDAGE !

LA PASSEE : COMMENT S’EN PASSER ?

Un rêve d’enfant qui se réalise. Alexis et Pierre-Edouard, 2 cousins, nourrissaient le rêve d’ouvrir leur propre restaurant depuis leurs 15 ans. C’est chose faite depuis le 16 mars 2009. Pourquoi “La Passée” ? Demandez-leur ! Ils vous expliqueront ainsi leurs trois passions communes : la chasse, le rugby et le pays Basque.

La décoration est d’ailleurs aux couleurs de ce joli coin de France : rouge et noir et nuancée de quelques tons taupes.

Des piments d’Espelette son accrochés au mur et Alexis découpe directement derrière le bar la bonne charcuterie basque qui parfume la salle. Les deux hommes, amoureux des bons produits du terroir de qualité, n’ont pas fait les choses à moitié. Ils sont partis plus d’une semaine sur place rencontrer les exploitants, les agriculteurs et viticulteurs pour ne ramener que du bon, du vrai !

Tout ce que vous allez goûter arrive en direct du sud-ouest, voilà un gage de transparence vis-à vis du client.

Afin de goûter les spécialités (on est au pays Basque tout de même !) je commande les piquillos et mon invité tente l’assiette de charcuterie basque.

Les piquillos sont des poivrons farcis à la brandade de morue. 2 petits poivrons en forme de cornet arrivent, ils sont bien remplis.
La cuisson est bonne : ils sont tout juste saisis et la brandade maison est onctueuse avec de petits bouts de pommes de terre.

L’assiette de charcuterie est gargantuesque !
Les jambons de pays qui la composent sentent délicieusement bon. Le chorizo est parfumé et pas trop piquant mais le plus remarquable dans cette assiette reste les fines tranches de saucisson de canard.

La suite c’est ici !

La Passée, 29 rue d’Edimbourg, 75008, métro Europe. Ouvert du lundi au vendredi.

RAS LA TOQUE DES POUSSETTES AU RESTO

Vous êtes tranquillement installés dans le petit resto sympa qu’on vous a recommandé pour son ambiance cosy, … quand vroum, patatras, ils débarquent !

Papa Poule et Maman Dinde vous font l’honneur d’investir le lieu, avec moult bambins et poussettes. C’en est fini de la détente gustative ! Ca piaille et ça s’ébroue…  Les gosses se disputent d’abord pour choisir leur place à table, puis accumulent leurs anoraks multicolores sur les sièges. Ca se chamaille ensuite pour choisir n’importe quoi sur la carte, faute de menu-enfant.

Pire, les parents profitent de cette réunion de famille improvisée pour dispenser à haute voix des préceptes éducatifs à grand renfort de pédagogie primaire (ici : pas de télé pour calmer les têtes blondes.)

Sympa l’ambiance, mais attention,  vous : pas un mot, pas une remarque ni même un regard désapprobateur car vous êtes soudain devenu l’importun.

Caricature que tout cela ?  Que nenni : du vécu !

Des preuves ?

- Restaurant Les Ombres - Quai Branly (pourtant chic et renommé) : allers–retours incessants entre les tables du papa et du mouflet dans sa poussette, pour l’empêcher de pleurer (pourquoi pas plutôt un bon milk-vodka dans le bib ?)

- Le Loir dans la théière - rue des Rosiers (certes endroit plus « décontract ») : des bavarois en culotte courte hurlent et se roulent par terre, sans que leurs mères ne bronchent pendant tout le… brunch.  Ach !.. Kinder !

- Dernier en date : Salon de thé Fauchon Place de la Madedeine (et oui ma chère !…), les deux sœurs ont sorti leur mamie du 16eme, en vue d’un « goûter macarons » pour les cinq cousins : un vrai carnage dans ce lieu d’ordinaire feutré. 

Si, si, j’adore les enfants, … mais quand ils crient,  que ce soit plutôt dans leur cour de récré !

Signé : Petitgrognon

OEUFS COCOTTE CHAMPIGNONS ROQUEFORT

C’est qu’elles me servent ces petites cocottes !

Il y a quelques soirs de cela, j’ouvre mon réfrigérateur. Que lui faire à dîner à mon gourmand ? J’ai des oeufs, de la crème, quelques gros champignons de Paris. Ok j’ai une idée, je descends acheter du roquefort et une salade et hop aux fourneaux !

Vous coupez les champignons en lamelles et vous les faites revenir dans de l’huile d’olive.

Vous rajoutez la crème (à 15% de MG ça suffit bien !) ainsi que le roquefort, à petit feu, il va fondre et ça commence à sentir drôlement bon.

Quand le roquefort est bien fondu, vous disposez la préparation dans vos cocottes.

Vous cassez 2 oeufs (bio de préférence) directement dedans.

Au four très chaud (240°) pendant 10 à 12 minutes. Il faut que le jaune soit encore cru. Il se mélange ainsi à la sauce. Miam.

Avis du gourmand : c’est bon mais “y’en avait pas assez”. OK message reçu, j’en ferai 2 pour lui la prochaine fois ! ;-)

ALLEZ ON VOTE !

LE FONDANT QUI TUE

Je n’ai jamais vu de recette aussi facile pour un fondant au chocolat. Je l’ai piochée dans “Best of chocolat” de Trish Deseine.

Ingrédients :

200g de bon chocolat noir

200g de beurre

5 oeufs

1 cuillerée à soupe de farine

250g de sucre

Faites fondre ensemble le chocolat et le beurre (micro-ondes ou bain-marie). Ajoutez le sucre et laissez refroidir un peu. Puis ajoutez les oeufs un par un en mélangeant bien entre chaque oeuf. Ajoutez la farine. Faites cuire 22 minutes à 190°, pas une de plus !

Mon conseil : prenez du beurre salé et du sucre roux, c’est bien meilleur ! Dois-je préciser que ce gâteau est une tuerie niveau calories ? Non, je ne précise pas.

QUI EST-CE ?

Une nouvelle rubrique fait son arrivée sur le blog. “Ras la toque” sera l’espace d’un chroniqueur mystère qui a bien besoin de partager ses coups de gueule. Il est très énervé. Rendez-vous avec lui tous les vendredis !

Interview de PASCAL FERREIRA, créateur du site www.restoaparis.com

  • C’est Pascal, mon gentil directeur, qui inaugure ces interviews gourmandes. Bonne lecture !

Etiez-vous un enfant gourmand ?

 Initialement pas spécialement, je n’aimais même pas les bonbons que mes copains d’écoles dévoraient par poignées.
Seul le chocolat avait mes faveurs étant petit, mais sans obsession. J’étais d’ailleurs “maigre comme un clou” comme ma mère le disait.

Quelles sont vos petites madeleines de Proust ?

 C’est assez délicat à dire, car c’est un plat tellement basique qui remonte presque à mes moments de bébé !! Le steak haché purée tout simplement.

Les souvenirs de l’enfance sont aussi souvent liés aux grands-parents, aux mamies en cuisine, avez-vous un souvenir de ce que votre mamie vous préparait ?

J’avais peu l’occasion de voir mes grands parents, car ils habitaient tous au Portugal, pays d’origine de mes parents. Tous les étés on y allait et mes souvenir reviennent toujours aux énormes plats de morue généreusement arrosés d’huile d’olive, des pommes de terre des champs et de choux jouflus. Et bien sûr, le vidage des fonds de verre de vin en cachette quand les convives quittaient la table !

Vous arrive-t-il de refaire ces plats de temps en temps ?

 Tout à fait, d’ailleurs je viens de terminer à l’instant une grosse assiette de purée steack haché avec mon fils de 3 ans ! Et pour la morue, on l’a désalée à Noël !

Un coup de cafard, le moral au plus bas, qu’est ce que vous mangez/vous vous préparez pour vous réconforter ?

 En général un truc gras ou sucré, pas top pour la santé, le truc genre pâtes au beurre avec plein de fromage, c’est énorme !

Vous recevez des amis : que leur préparez-vous ?

 Ayant une femme asiatique, on reste plutôt dans ce registre : salades de papaye, amok de poisson cambodgien, soupe tom yam et salade de fruits exotiques.

Est-ce que vos goûts ont changé ? On n’a pas les mêmes goûts à 20 ans qu’à 40, existe-t-il un aliment dont vous aviez horreur et que vous appréciez maintenant ?

 Oh oui ! La cantine scolaire a pour moi la caractéristique de vous faire détester certains plats comme jamais vous auriez pu l’imaginer. J’ai redécouvert les quenelles par exemple, que je glorifie aujourd’hui. Mais aussi tous les légumes, épinards, courgettes etc… Quand c’est bien préparé, c’est magnifique. Les huîtres aussi tiens, je n’aime pas particulièrement mais j’arrive à les apprécier depuis que j’arpente les restaurants parisiens.

La gastronomie française recèle de bonnes choses et de bons vins, y’a-t-il une cuisine étrangère que vous affectionnez particulièrement ?

 Oui beaucoup, asiatique bien sûr avec la japonaise et la thaïlandaise qui sont pour moi des gastronomies très riches. Indienne également, j’ai dû mal à me passer d’aller manger indien moins d’une fois par semaine. Italienne évidemment… et libanaise quand j’ai le blues car c’est si copieux !

Comme ça, sans trop réfléchir, citez moi 2 ou 3 endroits à Paris auxquels vous êtes fidèles : brasseries, restos, salons de thé, bars etc

Ouh la, je fréquente de grosses cantines bien violentes… “Le Printemps” dans le 18ème avec un couscous basique mais que j’adore… et un menu tout compris a 10€ midi et soir. Le “Shalini” dans le 18ème également, cantine indienne populaire… et la “Locomotive” (18eme et oui) pour un bon pho vietnamien ! Mes spots sont essentiellement populaires en somme.

L’été est synonyme de barbecue, de grandes salades, de melon, de pêches, et l’hiver, ça vous évoque quoi ?

 La cheminée, les raclettes et les plats mijotés !

On a tous nos petites hontes, des mélanges particuliers, un fast-food de temps et temps, moi c’est tartine beurre salé/nutella, et vous ?

 Le grec frites, c’est immonde mais même dans ce secteur on peux trouver des perles, et oui c’est vrai !

Alors en conclusion, la gourmandise est-elle vraiment un vilain défaut ?

 Non si on sait se contrôler un minimum, car sinon la santé en prend un coup quand même !

Merci beaucoup à toi Pascal ;-) !

MON DEJEUNER A LA TOUR D’ARGENT

Il y a quelques temps, avant Noël, Pascal (mon directeur) m’annonce qu’il m’invite à La Tour d’Argent pour la fin de l’année. La Tour d’Argent ! Les canards, la vue, la cave aux mille trésors, j’ai du mal à atterrir et décompte déjà les jours avant de pénétrer dans ce lieu mythique !

Un joli sapin m'accueille

Faisons un petit voyage dans le temps. Nous sommes en 1582, une auberge s’ouvre sur les bords de Seine. Elle est essentiellement bâtie à partir d’une pierre champenoise aux reflets d’argent d’où son nom. C’est ici qu’Henri IV y découvre la fourchette.

Le petit salon de la Gastronomie

A partir de l’année 1600, la Tour d’Argent est très courue, « the place to be » de l’époque ;-) !
Puis tout Versailles vient y dîner, le restaurant traverse les siècles. Sous la Troisième République, Frédéric Delair crée la numérotation des canetons : la légende est née ! Et c’est au tour de la famille Terrail de prendre les commandes.
Ce midi-là, je suis sur le quai de la Tournelle, je m’approche en me disant que non cette fois-ci je ne fais pas juste passer devant, j’entre ! L’accueil est chaleureux, parfait, l’on me débarrasse et on me propose d’attendre mes convives dans le petit Salon de la Gastronomie, au rez-de-chaussée. Tableaux, photos, dédicaces, lettres de remerciement de chefs d’état, on se sent tout de suite dans un lieu unique, qui a su régaler les plus grands.

L'ascension dans la Tour

Un liftier nous montre le chemin, nous prenons l’ascenseur. Le spectacle peut commencer. (la suite ici).

La Tour d’Argent, 15 quai de la Tournelle, 5eme arr. Métro Maubert-Mutualité. Ouvert du mardi au samedi.