
- C’est Pascal, mon gentil directeur, qui inaugure ces interviews gourmandes. Bonne lecture !
Etiez-vous un enfant gourmand ?
Initialement pas spécialement, je n’aimais même pas les bonbons que mes copains d’écoles dévoraient par poignées.
Seul le chocolat avait mes faveurs étant petit, mais sans obsession. J’étais d’ailleurs “maigre comme un clou” comme ma mère le disait.
Quelles sont vos petites madeleines de Proust ?
C’est assez délicat à dire, car c’est un plat tellement basique qui remonte presque à mes moments de bébé !! Le steak haché purée tout simplement.
Les souvenirs de l’enfance sont aussi souvent liés aux grands-parents, aux mamies en cuisine, avez-vous un souvenir de ce que votre mamie vous préparait ?
J’avais peu l’occasion de voir mes grands parents, car ils habitaient tous au Portugal, pays d’origine de mes parents. Tous les étés on y allait et mes souvenir reviennent toujours aux énormes plats de morue généreusement arrosés d’huile d’olive, des pommes de terre des champs et de choux jouflus. Et bien sûr, le vidage des fonds de verre de vin en cachette quand les convives quittaient la table !
Vous arrive-t-il de refaire ces plats de temps en temps ?
Tout à fait, d’ailleurs je viens de terminer à l’instant une grosse assiette de purée steack haché avec mon fils de 3 ans ! Et pour la morue, on l’a désalée à Noël !
Un coup de cafard, le moral au plus bas, qu’est ce que vous mangez/vous vous préparez pour vous réconforter ?
En général un truc gras ou sucré, pas top pour la santé, le truc genre pâtes au beurre avec plein de fromage, c’est énorme !
Vous recevez des amis : que leur préparez-vous ?
Ayant une femme asiatique, on reste plutôt dans ce registre : salades de papaye, amok de poisson cambodgien, soupe tom yam et salade de fruits exotiques.
Est-ce que vos goûts ont changé ? On n’a pas les mêmes goûts à 20 ans qu’à 40, existe-t-il un aliment dont vous aviez horreur et que vous appréciez maintenant ?
Oh oui ! La cantine scolaire a pour moi la caractéristique de vous faire détester certains plats comme jamais vous auriez pu l’imaginer. J’ai redécouvert les quenelles par exemple, que je glorifie aujourd’hui. Mais aussi tous les légumes, épinards, courgettes etc… Quand c’est bien préparé, c’est magnifique. Les huîtres aussi tiens, je n’aime pas particulièrement mais j’arrive à les apprécier depuis que j’arpente les restaurants parisiens.
La gastronomie française recèle de bonnes choses et de bons vins, y’a-t-il une cuisine étrangère que vous affectionnez particulièrement ?
Oui beaucoup, asiatique bien sûr avec la japonaise et la thaïlandaise qui sont pour moi des gastronomies très riches. Indienne également, j’ai dû mal à me passer d’aller manger indien moins d’une fois par semaine. Italienne évidemment… et libanaise quand j’ai le blues car c’est si copieux !
Comme ça, sans trop réfléchir, citez moi 2 ou 3 endroits à Paris auxquels vous êtes fidèles : brasseries, restos, salons de thé, bars etc
Ouh la, je fréquente de grosses cantines bien violentes… “Le Printemps” dans le 18ème avec un couscous basique mais que j’adore… et un menu tout compris a 10€ midi et soir. Le “Shalini” dans le 18ème également, cantine indienne populaire… et la “Locomotive” (18eme et oui) pour un bon pho vietnamien ! Mes spots sont essentiellement populaires en somme.
L’été est synonyme de barbecue, de grandes salades, de melon, de pêches, et l’hiver, ça vous évoque quoi ?
La cheminée, les raclettes et les plats mijotés !
On a tous nos petites hontes, des mélanges particuliers, un fast-food de temps et temps, moi c’est tartine beurre salé/nutella, et vous ?
Le grec frites, c’est immonde mais même dans ce secteur on peux trouver des perles, et oui c’est vrai !
Alors en conclusion, la gourmandise est-elle vraiment un vilain défaut ?
Non si on sait se contrôler un minimum, car sinon la santé en prend un coup quand même !
Merci beaucoup à toi Pascal
!