Archives mensuelles : février 2010

RAS LA TOQUE DES MUSEUM SNACKS

Exténué d’avoir parcouru la dernière expo à la mode, lassé d’avoir fait la queue pour y entrer, vous n’avez plus qu’une envie : vous poser et vous restaurer. Après la culture, les nourritures terrestres ! Plutôt que de rechercher dans le quartier l’encas réparateur, vous vous précipitez vers le lieu in-door de tous les désirs.

Nouvelle file d’impatients. Les musées : dernier lieu branché de reproduction des chenilles processionnaires. Enfin installé, il vous faut encore attendre pour obtenir la carte. Et puis la suite : plus de plat du jour, service débordé, erreur sur la commande… sans compter les prix exagérés.

Vous vous consolez en admirant le décor du restaurant du Musée d’Orsay ou du Café Marly au Louvre, ou bien encore la vue exceptionnelle de la terrasse du Georges au Centre Pompidou. Sachant que certains endroits sont à fuir carrément, comme les stands fast-food « restos du monde » du Carrousel du Louvre : une vraie cantine ! Ces établissements profitent d’une rente de situation et nos amis touristes étrangers ou de province sont victimes du côté pratique du pseudo « tout-en-un » : entrée plus repas sur place.

Alors, ne confondons pas visite culturelle et excursion ! Il est trop dommage de gâcher la magie de la confrontation avec des œuvres d’art par le souvenir médiocre d’un repas raté.

Signé : Petitgrognon.

LE SONDAGE DU MERCREDI

JE VEUX DU CHOCOLAT !!

S’il y a bien UN livre de recettes à avoir quand on aime le chocolat c’est bien celui-là !

C’est d’ailleurs de ce livre que provient la recette du fondant qui tue.

Chocolat en kit, à croquer, pour les kids, chocolat chic, chocolat classique et chocolat thérapie, 7 chapitres le composent. Toutes les recettes donnent envie. Les photos pleine page sont juste sublimes, on aimerait y plonger la cuillère.

 

Les 2 prochaines que j’ai envie de tester sont le gâteau indémoulable (merci Caro pour l’idée ;-) ) et surtout le Triple Choc Brownie Crunch.

Le gâteau indémoulable est tellement fondant qu’on est obligé de le servir dans son plat. Vous proposez ainsi à vos invités de piocher directement dedans. Alerte calories ! Cette recette est riche. Très riche ! Jugez un peu : 250g de beurre, 250g de chocolat, 250g de sucre et 6 oeufs ! PAN !

Et celui-là, juste au-dessus !! Miam je salive déjà ! Un brownie, une mousse au chocolat blanc dessus, recouvert d’une sauce au chocolat au lait. Et seulement 30 minutes de préparation. Avis aux gourmands pour le prochain dîner à la maison ! ;-)

Je veux du Chocolat. Trish Deseine. Marabout. 15,11 € (prix FNAC).

ET 2 NOUVELLES ADDICTIONS, 2 !

Ca faisait longtemps !

Avant c’était les Kinder Maxi, les Prince ou les Pingouins.

Reviens Pingouin !!!

Vous vous souvenez des Pingouins ? On n’en trouve plus, sauf à Londres. Un groupe s’est d’ailleurs formé sur Facebook pour que les Pingouins reviennent ! :-)

Faute de Pingouins (snif), depuis 15 jours j’alterne entre les rochers Suchard aux éclats de macarons et le Milka au Daim.

Le rocher est au lait, il croustille. Bon… de là à dire que l’on sent bien le goût du macaron non mais que c’est boooooon !

Et le Milka au Daim a plein de petits éclats et là OUI on a bien le goût du Daim qui explose en bouche et qui est bien moins écoeurant qu’un Daim mangé tout seul.

Durée de vie d’une tablette : 1 heure.

Et vous, c’est quoi vos addictions ?

RAS LA TOQUE DES SHOWS CULINAIRES A LA TV

Quand on les regarde, assis devant sa télé, ça paraît simple. Tout est bon, tout est propre, pas un ustensile ou un ingrédient ne manque.
Les légumes sont bien calibrés, les poissons bien vidés, les pâtes bien feuilletées.

Moi, quand je m’y colle c’est la bérézina ! La bonne volonté, j’en ai…, c’est le reste qui ne suit pas.

Une mandoline, un cul-de-poule ou des emporte-pièce… c’est quoi ça ? Alors je fais avec les moyens du bord.

Question four ou minuteur, on doit pas avoir les mêmes. Résultat : ma terrine, ou bien elle est trop sèche ou bien pas assez cuite.

Les Julie (en photo) ou Babette (1), elles quittent leurs fourneaux «  nickel » : pas une trace de farine.  Mon tablier et moi, on est bon pour le lavage. Jouer au chef semble facile à l’écran. Sauf que c’est un vrai métier exigeant. Et comme dit Cyril Lignac (2): « avant d’être chef il faut déjà être cuisinier ».

Bon, alors, pas de complexes ! Je continuerai de regarder ces shows comme un divertissement qui peut parfois donner de bonnes idées. Et pour me consoler, je me rappelle que : « La meilleure cuisinière est celle qui aime ses invités ! »

 Signé : Petitgrognon.

(1)Emission « C’est à vous » à 19h sur France 5

(2)Emission M.I.A.M. sur M6 

(c) photo “C’est à Vous”, France 5

LA DERNIERE TARTIFLETTE DE L’HIVER

Avec cet hiver qui n’en finit pas, j’ai craqué, j’ai refait une tartiflette. Normalement j’arrête en janvier, parce que bon, niveau calories, elle tue la tartiflette, surtout que je ne lésine pas sur la crème ! Plusieurs recettes existent, plus ou moins fidèles à la tradition, voici celle que j’ai adapté en fonction de mes goûts de grande gourmande :

Je fais revenir les lardons (allumettes fumées) et 2 gros oignons, puis je dispose le mélange sur mes pommes de terre, cuites à la vapeur :

Dessus je verse un énooooooorme pot de crème fraîche puis mon reblochon fermier coupé en lamelles :

Au four à 180° pendant 30 minutes puis en position “grill” pendant 5 minutes pour que ça dore et à table !

A l’heure où j’écris ce billet il est 10h30, mais je me ferais bien une petite assiette. Voyez un peu…

LE SONDAGE DU MERCREDI

RESTAURANT LE CHATEAU POIVRE

 

Fin 2007, Martin Pompeo décide de reprendre cet établissement, véritable institution dans le quartier. Mais l’heure n’est plus à la tendance bistrot avec escargots et blanquette de veau, non, fini la cuisine familiale et un peu roborative, place à une carte semi-gastronomique, travaillée avec talent par un tout jeune chef, Jérémy, 23 printemps seulement ! La décoration est soignée, tout est dans les tons beige, taupe, chocolat.

De jolis cadres sont mis en valeur par un éclairage tamisé le soir. La moquette rend le lieu douillet et les tables sont parfaitement dressées (on apprécie les chemins de table et non les sempiternels sets). Après un apéritif composé de fines tranches de charcuterie, l’immense ardoise nous est présentée.

Je choisis en entrée le caviar d’aubergine, salade de moules et amandes. Il fond dans la bouche, et l’assaisonnement est parfait. En face de moi, on se régale d’un saumon mariné à cru en salade de lentilles. Nous ne disons plus un mot, c’est délicieux et léger. Le croustillant de boudin noir à la crème de lard ou la soupe crémeuse de brocolis relevée au chorizo nous tentaient aussi, ce sera pour notre prochaine visite.

Lire la suite.

Le Château Poivre. 145 rue du Château, 75014. Métro Mouton-Duvernet. Ouvert du mardi au samedi.

LA SANDWICHERIE CHIC LINA’S, NOUVELLE FORMULE

La chaîne de restauration rapide Lina’s, fondée en 1989 par Lina Ghosn, est de retour. Le concept de restauration rapide est bien entendu toujours là mais le décor, les produits ont été totalement revisités. Le but : proposer aux clients de manger des produits de qualité, savoureux, dans un joli cadre sans toutefois payer trop cher. La démarche de ce nouveau concept est clairement écologique et basée sur le développement durable.

C’est le restaurant pilote que nous sommes allées tester ce midi-là, près de l’avenue des Champs-Elysées.

Grands volumes, cadre épuré, très blanc, une armée de serveurs vous attend derrière le comptoir. Tabourets, petites chaises au design sympa, l’atmosphère est zen. Parfait pour se ressourcer le temps d’un déjeuner, même s’il est pris sur le pouce.
La carte, élaborée par un grand chef et relue par un nutritionniste, est très variée. Prenez le temps de composer votre menu. Les associations sont déclinables à l’envi. Soupe, sandwich, fruits ou salade quiche cookie ? Tout est possible.
Prenons dans l’ordre. Les sandwichs d’abord. Le pain n’est pas industriel, il vient de la boulangerie, c’est un artisan qui a pétri sa pâte, assez rare dans ce genre d’endroit pour être souligné. Vous pouvez vous laisser tenter par les « tout prêts ». Comté, speck et mesclun, ou thon anchois huile d’olive ou encore avocat mangue mozzarella.

La suite du repas c’est ici.

Lina’s (resto pilote), 61 rue Pierre-Charron, 75008, métro Georges-V, ouvert du lundi au samedi.

RAS LA TOQUE DU RESTO A LA SAINT-VALENTIN !

Sincèrement, est-ce le calendrier qui doit décider de notre envie d’un dîner en amoureux ? Juste le jour où les restaurants vont joyeusement majorer leurs prix d’au moins 20% ?

Il y aura des pétales de roses factices sur les tables, un vin étiqueté  « Valentin » et des menus « spécial fête », sans garantie de vous plaire.

Des couples se tiendront la main et s’offriront, en rougissant, des cadeaux de circonstance. Au secours !

Pourquoi sacrifier collectivement à ce rite commercial, en ce jour précis, dont on dit qu’il symbolise la reprise des amours des oiseaux ? Pourquoi roucouler en public et contrarier l’adage : « pour vivre heureux, vivons cachés » ?

Mes pigeons, je vous suggère au contraire de confectionner vous-mêmes, amoureusement, ce divin repas. Et puis, sans être trivial, faites les comptes ! Pour 80 à 100 € à deux (prix moyen que vous règlerez ce soir là), imaginez le festin que vous pouvez vous offrir dans votre nid douillet.

Champagne et bons vins pourront se boire sans modération. Quant aux idées de plats, profitez-en : il y a d’excellentes recettes sur ce blog !

Signé : Petitgrognon.

LA VOILA !

Oui j’ai cédé… Devant la pression de certains : ”donne nous ta recette de crêpes, alllllleeez, donne nous ton ingrédient mystère”, OK c’est bon, voilà THE recette, qui vient tout droit de Dol-de-Bretagne city.

Ingrédients :

- 4 oeufs

- 1/2 litre de lait

- 250g de farine

- 2 sachets de sucre vanillé

Vous commencez par battre les 4 oeufs avec une pincée de sel.

Allez, on y met du coeur, faut qu’ça mousse !

Vous y incorporez la farine, et vous mélangez, toujours au fouet :

Puis le lait. Je ne veux pas entendre parler de grumeaux, c’est une recette garantie sans grumeaux.

On continue de fouetter sa préparation. Faut qu’ça mousse encore !

Puis vous rajoutez le sucre vanillé et l’ingrédient mystère à piocher dans la liste :

- Bière, Grand-Marnier, rhum, fleur d’oranger (vous pensiez vraiment que j’allais vous l’dire ? ;-) )

- VOUS LAISSEZ POSER 2H SOUS UN TORCHON -

La cuisson doit se faire à feu très vif, 1 minute de chaque côté. Non, on n’étend pas son linge, on ne répond pas au téléphone, on se concentre.

25 minutes plus tard vous avez une quinzaine de crêpes légères et dorées :

Astuce donnée par mamie Denise en direct live de Dol-de-Bretagne : vous versez un peu d’huile de tournesol dans une petite assiette creuse, et avant chaque louche vous imbibez délicatement (le but n’est pas d’avoir des crêpes gorgées d’huile) un peu de Sopalin pour graisser votre poêle.

Mon astuce à moi : prendre des produits de qualité, bio de préférence.

ALLEZ A VOUS DE JOUER !

LE SONDAGE DU MERCREDI

UNE BRASSERIE TRES SYMPA : LA PTITE CASQUETTE

“Avoir une ptite casquette” se dit lorsque l’on a un peu bu, quand le coeur est à la fête. Voilà un peu l’esprit du lieu. Ouvert depuis le 1er mai 2009, Isabelle et Yannick ont eu envie de créer une brasserie moderne mais authentique. C’est un peu plus cher qu’une brasserie traditionnelle (mais meilleur aussi !) et moins cher qu’un restaurant, voilà où il se situent. Yannick, qui a appris à cuisiner au sein de sa famille, a toujours travaillé dans la restauration.

Il ne travaille qu’avec des produits frais, de saison. Le but est de servir des produits pas trop chers, des recettes traditionnelles mais améliorées. Les tons gris et rose priment dans la salle aux nombreuses petites tables en bois. Le long bar rayé noir et rose et les suspensions chromées un peu partout donnent un côté chic à l’endroit.

La carte, présentée sur ardoise, est concise : 3 entrées, 4 ou 5 plats. Mais Yannick est souple, si un client a un désir particulier, il essaie dans la mesure du possible de le satisfaire. Le client veut une omelette ? Pas de problème, Yannick a des oeufs ! Ca se passe comme ça à la Ptite Casquette. Les entrées (6,50 €) proposées ce jour-là sont : la douceur italienne, la salade de pousses d’épinards et l’oeuf cocotte. Nous choisissons la salade et l’oeuf. La salade est en fait composée de plein de bonnes choses : dés de fêta, tapenade noire, tomates, amandes, concombre, tout cela assaisonné au vinaigre balsamique. L’idée de la tapenade mélangée dans la salade est bonne. Ca change des sempiternels toasts et apporte une touche salée.
Quant à moi, je goûte l’oeuf cocotte. Il m’est servi tout chaud, encore crépitant, bien sûr dans une jolie petite cocotte rouge. La sauce est délicieuse : une crème aux poireaux et roquefort fondu. Je perce l’oeuf qui se mélange à la crème et je finis en faisant des mouillettes !

La suite c’est par ici !

La Ptite Casquette. 26 rue Beaubourg, 75003. Métro Rambuteau. Ouvert du lundi au samedi.

MA RECETTE DE COLOMBO

Ce plat compte parmi mes préférés et est très facile à réaliser, comme la plupart des recettes proposées ici d’ailleurs. J’admire mon amie Caroline qui se lance dans la confection de macarons, ou dernièrement de bagels ! Moi j’aime déguster très vite ce que je viens de cuisiner, je ne peux pas attendre. Voici la dernière recette en date : 

Vous faites revenir 3 gros oignons jaunes dans de l’huile d’olive.

Vous découpez du poulet (bio de préférence) en petits bouts et vous les faites revenir dans les oignons dorés.

 Vous versez le contenu de 2 briques de lait de coco (le Suzi Wan est bien car épais). Surtout : à feu doux car le lait ne doit pas bouillir. Si vous êtes de gros gourmands comme moi vous pouvez rajouter une cuillère de crème fraîche.

L’ingrédient principal : le curry ! Directement importé de là-bas dis !

Allez-y mollo sur le curry. Moi j’aime quand c’est épicé :-)

Et voilà sur assiette. Rajouté après la photo : de la coriandre fraîche pour donner un bon goût subtil et pour colorer ! C’est un délice.

Peter Falk himself est fan de ma recette. Ohhhhh ça va si on peut plus rire…

RAS LA TOQUE DES PRECEPTES DE BONNE SANTE !

Fais pas ci, fais pas ça… Faut pas fumer, faut manger cinq fruits et légumes par jour, se faire vacciner contre la grippe A,  pratiquer 30 minutes d’exercice par jour,  pas plus d’un verre de vin par repas etc. La liste est longue… Ras la toque de tous ces conseils hyper médiatisés !

Les mêmes donneurs de leçon feraient mieux de dénoncer ce qui nous pollue l’existence : les rejets puants des moteurs diesels, les pollutions des élevages intensifs de cochons (cause des algues vertes sur les plages bretonnes) ou les pesticides dont regorgent les végétaux qu’on ingurgite.

Et si l’on avait le droit de vivre comme on l’entend ? Et si l’état de santé idéal n’était qu’un mythe ?

Le docteur Susan Love (et oui, ce n’est pas une plaisanterie !) – spécialiste de la santé féminine à l’Université de Los Angeles – affirme haut et fort que s’astreindre à suivre de multiples règles en matière de santé, est encore plus nocif car générateur de stress et de culpabilité.* Pour elle, une vie «plutôt saine » est bien suffisante : « L’objectif est d’être en aussi bonne santé que possible, tout en ayant la meilleure qualité de vie possible. » Certes, il ne faut pas se laisser aller, et y trouver un prétexte pour se suralimenter ou ne pas se bouger.

Mais enfreindre les règles du « diététiquement correct » n’est pas un péché : «Faites preuve de bon sens. Si vous vous sentez bien, ne changez rien. Le but n’est pas d’arriver au paradis en parfaite santé. C’est de se servir de son corps, de s’amuser et se laisser vivre un peu. »

 Sans culpabilité donc. 

Signé : Petitgrognon.                                                                                                      

Live a little ! Breaking the Rules won’t break your Health (« Vivez un peu ! Un écart ne vous fera pas de mal »)- Source : The New York Times, cité dans Le Figaro