Archives mensuelles : mars 2010

LE SONDAGE DE LA HONTE

UN DES MEILLEURS COUSCOUS DE PARIS

Le Casa est situé dans une jolie petite rue piétonne aux immeubles très bas dans ce que l’on appelle « le village de Charonne ». C’est vrai que l’on se croirait en province : c’est calme, pas de voiture, des petites impasses partout : un bien joli quartier au cœur du 20eme arrondissement.

Omar, le patron, a ouvert le Casa début 2010. C’est un projet qu’il nourrissait depuis longtemps et tous les détails ont été soigneusement pensés. Tons marron et écrus sur les murs, nombreux petits tableaux, narguilé, paravents. La décoration est chaude sans tomber dans le côté « kitsch » de certains restaurants orientaux. En un mot, c’est élégant.

Omar a voulu proposer à ses clients que du bon : ici que des produits frais, de la viande de qualité, pas de semoule 1er prix, des entrées et des desserts soignés. Une attention particulière a même été donnée à la vaisselle et à la carte. Tout donne à penser que le projet d’ouvrir un restaurant tenait énormément à cœur au sympathique patron.

Pendant que nous découvrons la carte des couscous et des tagines, nous picorons des kemia : assortiment pour l’apéritif fait de carottes et de pommes de terre relevées et parfumées au cumin.

Nous choisissons en entrée une pastilla et des briouates. La pastilla est une petite galette en forme de losange fourrée au poulet avec des amandes, de la cannelle, du sucre et des œufs. Original de déguster une entrée sucrée ! Mon invité s’étonne d’apprécier ce mets alors qu’il déteste la cannelle, comme quoi quand c’est bien cuisiné tout est bon !

De mon côté je découvre la farandole de briouates (des petits samoussas) : poulet, thon, fromage et viande hachée. Ce sont des petits triangles faits de feuille de brick et fourrés. Un petit goût subtil de coriandre accompagne l’ingrédient principal.

Le fromage est fondu, c’est le meilleur des 4 pour moi et la feuille de brick est très fine. Mes 4 petits feuilletés sont proposés avec une méchouia : une salade de tomates et de poivrons grillés, servis froids, c’est frais et cela se marie très bien aux briouates.

La suite c’est ici !

Le Casa. 29 rue Saint-Blaise, 75020 Paris. Métro Gambetta. Ouvert tous les jours.

RAS LA TOQUE DES PLATS RAPLAPLA

Petite devinette autour de la table : quelle est cette pointe légèrement épicée, qui parfume délicatement votre recette ?

On s’extasie devant votre habileté à marier les saveurs.

Ouf, car le résultat peut s’avérer catastrophique : trop pimenté,  un peu amer, voire immangeable.

Les épices, pas si simple à utiliser.

Prenez le curry (d’origine indienne). En fait, c’est déjà un assemblage subtil de plusieurs épices : coriandre, curcuma, fenouil, cardamome, fenugrec, cumin, ail, piment, moutarde, gingembre, cannelle. Et oui, tout ça !

Moins piquant, le colombo (d’origine antillaise), est composé des ingrédients de base du curry, avec des dosages différents. Il a donné son nom à un plat délicieux.

Typiquement français, le célèbre « quatre épices » contient : poivre, muscade, girofle et cannelle. Dès le Moyen Age, il aromatise charcuteries, terrines, farces et autres poulardes, mais sa douceur convient aussi parfaitement aux desserts, crèmes, biscuits…

A ne surtout pas confondre avec le « cinq épices » d’origine chinoise ! Un mélange de fenouil, anis, cannelle, girofle, coriandre. C’est l’accompagnement traditionnel du canard laqué.

Tout ça vous  étourdit ? Vous cherchez simplement à relever le goût d’un potage de printemps ?

Terre exotique (*) vend sur internet un mélange pour soupe : « Retour du potager » (ail, basilic, piment, échalote, ciboulette, fenouil) qui promet de vous… sublimer la soupière !

Alors, les épices : oui, mais avec modération,  et en suivant les conseils éclairés de bonnes  recettes.

N’allez pas me gâcher vos bons petits plats par excès d’exotisme…

 (*) www.terreexotique.com

Signé : Petitgrognon

EDIT : Petitgrognon a désormais son propre blog. Le lien est dans la blogroll !

LE SONDAGE DU PRINTEMPS

CONCOURS J-1 !

A l’occasion du 100e billet sur le blog demain, une question sur la cuisine vous sera posée.

A gagner : une bouteille de Champagne ou un dîner sur le Galion avec moi pour ceux d’entre vous qui me connaissent.

RDV demain à 9h.

La bonne réponse sera tirée au sort demain soir. Résultat en ligne vers 22h.

(Indice : les littéraires auront peut-être une longueur d’avance ! ;-) )

LE MOOD, SUR LES CHAMPS-ELYSEES

Depuis le mois de septembre 2008, le Mood a changé de visage : nouvelle direction, nouveau décor, et nouveau chef : Stéphane Ewangelista. Situé sur la plus belle avenue du monde, le restaurant-club vous accueille sur 3 niveaux aux décors différents. 
Décor élégant au premier étage où l’on se retrouve plongé dans l’atmosphère du film « In the Mood for love » : tons taupe, suspensions japonaises, panneaux asiatiques entre chaque fenêtre. Longues banquettes qui courent le long des murs, c’est épuré et chic.

L’atmosphère a été voulue zen, on s’y sent en effet en harmonie. 2 étages en dessous c’est le lounge club aux couleurs acidulées : turquoise, mauve, orange, le décor revêt une touche pop et les nombreux luminaires tamisent la pièce.

Le chef prépare une cuisine traditionnelle haut de gamme, qu’il relève avec des épices du monde entier. Quelques plats fusion food se mélangent ainsi aux plats plus classiques, toujours dans une volonté de perfection et d’inventivité.
L’équipe qui nous accueille ce soir-là est aux petits soins, les serveuses sont toutes plus gentilles et affables les unes que les autres, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps dans ce fameux triangle d’or !

Je commande en entrée le millefeuille de chair de crabe et laitue iceberg, sur les conseils du chef de salle. Les feuilles de salades très croquantes séparent les miettes de crabe, le tout en forme de cercle dans l’assiette. Le chef est aussi un artiste : une jolie clé de sol est dessinée à gauche de l’assiette au vinaigre balsamique.

Béné (toujours dans les bons plans celle-ci ! ;-) ) opte, elle, pour le classique tomate mozzarella, à la présentation complètement revisitée. Une tomate coupée en 2 à droite de l’assiette, une boule de mozzarella (la vraie : di bufala !) à gauche, les 2 reliées par un toast de tapenade noire qui semble faire le pont. C’est évidemment très bien assaisonné, nous nous régalons et attendons avec impatience la suite qui arrive sans trop tarder.

La suite c’est ici mes ptits lapins.

MOOD. 114 avenue des Champs-Elysées. 75008. Métro Georges-V. Ouvert tous les jours.

RAS LA TOQUE DE MANGER IDIOT

V’là autre chose ! Pour ne pas mourir idiot, il faut se nourrir intelligemment…

Déjà qu’on faisait attention à notre ligne, à notre transit, à nos artères. En plus, on doit penser à notre cerveau pour composer nos repas !

Sans les nutriments, indispensables au bon maintien de nos facultés mentales, il pourrait cafouiller grave.

Et, c’est fou ce qu’il est gourmand !

D’après le Pr Jean-Marie Bourre, nutritionniste, il a besoin d’un milligramme de glucose par minute. Bon, on devrait s’en sortir avec un quart de baguette quotidien.

Les protéines animales (viande, poisson, œufs, fruits de mer) aident nos petits  neurones à bien communiquer entre eux. A ne pas négliger non plus : les acides gras (certains poissons et les huiles végétales), excellents pour nos facultés d’apprentissage. Sans oublier les vitamines E (noisettes, avocats, asperges…) ou B9 (épinards, lentilles, foie gras…) pour conserver nos capacités de mémorisation.

Et ce n’est pas tout. Le Pr Jean-Claude Stoclet, pharmacologue, reconnaît un effet protecteur du vin rouge pour notre cerveau : il diminuerait la pression artérielle et les risques d’accident vasculaire.

Finalement, c’est pas si compliqué que ça, de booster son PC cérébral : manger sain, varié, équilibré, et boire avec modération.

C’est décidé. Demain je m’y mets.

Euh, à quoi déjà ? Zut, j’ai oublié…

Signé : Petitgrognon

LE SONDAGE DU MERCREDI !

ATTENTION ATTENTION !!!!

Mes oiseaux, je vais poster mardi prochain mon 100e billet.

Un grand concours interplanétaire est organisé pour l’occasion.

Le principe : mardi 23, dès 9h, une question sur la cuisine vous sera posée.

Le gagnant sera tiré au sort le soir-même, parmi toutes les bonnes réponses.

Le lot ? Une bouteille de champagne ou pour ceux qui me connaissent, un dîner ici, en ma charmante compagnie en plus !

A la semaine prochaine et… pourvu que ça dure !!

SISTERS

C’est après quelques temps passés à New York que Victoria revient à Paris avec une idée : faire découvrir les bagels aux Parisiens. Elle en parle à sa sœur, Flavie, et voilà comment « Sisters » naît, en octobre 2007.
L’idée est excellente puisque très peu de restaurants le proposent à l’époque. Flavie propose d’offrir en plus aux clients un salad bar bien frais, quelques boissons et des desserts maison, de quoi ravir la clientèle du quartier de Madeleine.

Le décor est tout vert et blanc, avec plusieurs citations aux murs qui ne manquent pas d’humour.

Celle de Joe Lewis m’a particulièrement plu : « Je me suis mis au régime : en 14 jours j’ai perdu 2 semaines ».

Deux grandes tables hautes vous attendent, entourées de tabourets de bar. De l’eau et des condiments sont disposés sur toutes les tables, à votre disposition. Possibilité aussi de déjeuner face à la rue, sur une petite tablette collée à la vitre. Quelques tables vous attendent en terrasse aux beaux jours.

Chacun choisit son menu devant le salad bar, guidé par Flavie et son collègue, puis vous passez à la caisse au bout du bar. Sur place ou à emporter, c’est vous qui choisissez.

Au menu : plein de bonnes choses :

-Pour composer votre salade, vous choisissez parmi ces ingrédients : concombre, haricots verts, olives, champignons, maïs, avocats, œufs, thon, carottes, tomates, artichauts, pâtes, feuilles de vigne et fèves
-Même l’assaisonnement est pensé : vinaigrette, citron, moutarde au miel, crème légère et ciboulette, vinaigrette miel gingembre
-L’hiver, Flavie vous concocte des soupes, des risottos et des pâtes chaudes.
-Des bagels évidemment : jambon, moutarde, cheddar ou cream cheese dinde cheddar ou encore cream cheese saumon
-Des focaccias (fougasse italienne) et des piadina (galette italienne)

La suite c’est par ici !

Sisters. 12 rue Pasquier. 75008. Métro Madeleine. Ouvert du lundi au vendredi.

MON CHILI CON CARNE

Ca m’a pris comme ça, d’un coup, l’autre soir, j’ai eu une soudaine envie de Chili con Carne ! La liste de courses faite, je me précipite dans les magasins et hop, aux fourneaux.

Faire revenir les oignons et l’ail (écrasé) dans le beurre. Ajoutez la viande.

Ajoutez le concentré de tomates, les épices, 30 cl de bouillon

Pas de Chili con Carne sans haricots rouges !

Laissez mijoter 30 minutes puis au four pendant 25 minutes à 180°.

Ingrédients (pour 4 personnes) :

- 50 g de beurre
- 2 gros oignons
- 2 gousses d’ail écrasées
- 500 g de bœuf haché
- 1 cuillère à café de Chili en poudre
- 2 cuillères à café de cumin en poudre
- 65 g de concentré de tomate
- 1 grosse boîte de haricots rouge égouttés
- 30 cl de bouillon de bœuf
- sel, poivre, persil pour décorer

Un guacamole maison en entrée et un vin argentin et c’est le dépaysement total !

RAS LA TOQUE DES FRAISES EN HIVER

« Soleil de mars rend fou ». Faut-il donner raison à ce dicton ? Se croire en été dès ses premiers rayons. Se balader en tee-shirt même s’il y a 10 degrés. Ou succomber à des envies de fruits et légumes, carrément hors saison. C’est tentant, vu qu’on trouve de tout, toute l’année, sur nos étals. Alors pourquoi patienter ? 

-          Parce que les fruits et légumes hors saison sont chers. Coûts de transport, culture sous serre, engrais chimiques, conditionnement, tout cela a un prix.

-          Parce qu’ils sont moins savoureux : fraises sans parfum, tomates qui n’ont de goût que celui de l’eau…

-          Parce que leurs bienfaits pour la santé sont considérablement réduits. Cultivés hors sol, privés de soleil, récoltés avant maturité, leur richesse en vitamines, nutriments et minéraux est diminuée d’autant. Sans compter les additifs chimiques pour la conservation et pour le mûrissement.

-          Parce que les fruits et légumes hors saison sont gourmands en énergie et polluants : chauffage des serres, pétrole et kérosène pour les acheminer de l’autre bout du monde, fabrication d’emballages sophistiqués.

-          Enfin, parce qu’ils nous font perdre le contact avec la nature et ses rythmes saisonniers. Ils uniformisent nos assiettes tout au long de l’année. 

On oublie les haricots du Kenya, les kiwis de Nouvelle-Zélande ou les tomates d’Espagne. On va à la découverte des fruits et légumes cultivés, en ce moment, par des petits producteurs locaux. Derrière l’apparence rustique de certaines variétés rares ou oubliées, quel plaisir de retrouver des vraies saveurs… de saison ! (*)                                                                               

Signé : Petitgrognon

(*) Calendrier des fruits et légumes de saison sur :  www.fruits-legumes.org

(c) : photo Candonga

MON DEJEUNER DANS LA CRYPTE DE LA MADELEINE

Oui oui dans la crypte ! “Le Foyer” est un restaurant associatif tenu par des petites mamies bénévoles.

Le prix du déjeuner (7,50 €) permet de financer des repas gratuits aux deshérités. Noble initiative !

Le déjeuner est ouvert à tous. En plus du prix du repas, les Parisiens doivent prendre une carte annuelle (3,50 €), 7 € pour les non-Parisiens.

3 salles voûtées de 60 mètres de long vous accueillent. Le menu est affiché :

Les tables sont dressées, d’ailleurs les hors-d’oeuvre vous attendent. Si vous n’aimez pas, vous les changez avec votre voisin !

En entrée : radis, céleri rémoulade ou avocat vinaigrette. C’est de la cuisine de collectivité, simple.

En plat, je choisis un gratin de pâtes à la tomate avec sa jardinière de légumes. Le service est ultra-rapide, c’est qu’elles sont dynamiques ces mamies ;-) !

Un ptit bout de fromage (le camembert est délicieux !) pour finir et hop, voilà un déjeuner pris en 25 minutes.

Mon verdict ?

- J’aime : le lieu, beau et insolite. Les mamies adorables et la rapidité. L’entrée et le plateau de fromages.

- J’aime moins : les plats qui me rappellent la cantine de mon enfance, ou pire les plateaux-repas à l’hôpital.

Une belle découverte en tout cas. On prolonge ce moment en visitant les toilettes publiques art-déco juste à côté, ou l’église de la Madeleine.

Le Foyer. Place de la Madeleine (côté droit quand vous regardez l’église), 75008. Métro Madeleine. Du lundi au vendredi de 11h45 à 14h.

LE SONDAGE DU MERCREDI

MON PLATEAU-DEJEUNER CHEZ HELENE DARROZE

Après le Meurice et la Tour d’Argent, j’ai testé le plateau-déjeuner d’Hélène Darroze (qui vient de perdre sa seconde étoile, gloupss, je reviendrai un jour sur mon antipathie pour le fameux guide Michelin…). C’est que j’ai une vie d’un pénible moi ! 

L’accueil est chaleureux, souriant. On me propose de m’installer sur une banquette, face à la salle, devant une table basse. J’aime le côté pratique et “relax”, j’apprécie moins de devoir manger à côté et non en face de mon amie Caroline. 

Le salon (oui les plateaux se dégustent dans le salon, pas dans la salle du restaurant gastronomique) est feutré, doux. Murs vert pomme et chocolat, grands miroirs marrons. L’absence de fenêtres rend l’atmosphère intime, on s’y sent très bien. 

Le maître de salle vient nous réciter sans grande passion la carte, sur un ton monocorde… Dommage, le personnel à l’accueil était si dynamique, on passe d’un extrême à l’autre. Il n’empêche que le service est soigné. 

Vue sur la cuisine

Le salon

Des papillons vous accueillent

Le plateau, en forme de fleur, très seventies, arrive. 6 tapas + une petite sauce y sont présentés. 

 

Sur le plateau : 

- soupe de potiron au piment d’espelette 

- tempura de dattes, mayonnaise aux noix du Périgord 

- pavé de dorade et purée de rutabagas 

- fines lamelles de jambon noir de Bigorre 

- magret de canard et jeunes asperges 

- légumes croquants avec radis noir et radis rouge 

- en dessert : marmelade de pomelos sur un yaourt grec glacé aux pépites de pain d’épice 

 

 

 

La vaisselle était jolie, les couverts originaux : 

 

 

J’ai aimé : l’accueil, les tempuras fondantes, la mayonnaise aux noix, la cuisson parfaite du magret, la finesse du jambon 

J’ai moins aimé : le dessert qui tarde à arriver, les petits légumes sans grand intérêt gustatif 

Nous avons passé un bon moment, picorer dans n’importe quel ordre ces petits plats est très ludique. Cela dit, je m’attendais à une grande surprise, j’ai été un peu déçue et je ne pense pas renouveler l’expérience. Les gros mangeurs ressortiront de table en ayant encore faim je pense. L’addition pour un déjeuner est correcte : 28 € le plateau. Mais rajoutez à cela un verre de vin et une eau minérale et vous dépassez bien sûr le budget prévu. 

 

Je laisse Caroline vous donner son avis dans les commentaires.