Archives mensuelles : avril 2010

RAS LA TOQUE DES SALONS DE THE PAS TOP !

Pourquoi payer si cher dans les salons de thé, qu’on dit renommés ?

Ce n’est quand même pas le maigrichon sachet qui nage dans la théière, ou pire posé sur la soucoupe, qui justifie l’addition, n’est-ce pas Café Fauchon ?

Ras la toque aussi des Ladurée ou autre Angelina, qui nous punissent dès l’entrée, en nous obligeant à faire la queue sur le trottoir, pour mériter une table !

On y débourse facilement autour de 8 € pour ce breuvage. A croire que l’eau chaude y est hors de prix.

Vous êtes amateur de cette mythique boisson ?

Pour un budget équivalent, le plaisir commence par choisir son thé (en feuilles de préférence), sur une vraie carte, détaillant les origines et  les saveurs de ces délicats breuvages. Dans des établissements qui valorisent ce précieux moment du tea-time. Des maisons spécialisées comme Mariage Freres (1) par exemple.

Mais, également les salons de thé des palaces. Si, si,…vous y serez cordialement reçus et bénéficierez d’un service élégant et attentionné pour un prix équivalent.  Osez pousser la porte à tambour des Hôtels Meurice (2), Crillon ou Lutetia , vous y passerez « a delicious moment », dans un cadre exceptionnel.

Excellente fin de semaine de bonté et de… bon thé.

 Signé : Petitgrognon

(1) celui que je préfère = à St Germain des prés, 13 rue des Grand Augustins.

(2)Photo ci-dessus, du salon de thé Le Dali à l’hôtel MEURICE, 228, rue de Rivoli.

DESSERT MANGUE PANACOTTA

Recette facile à préparer et très rafraîchissante.

Ingrédients pour 4 personnes :

- 2 belles mangues mûres à point
- 4 panacotta chez votre crémier ou mieux : que vous faites vous-mêmes !
- 1/2 jus d’orange frais

Recette :

Battez à la fourchette la panacotta pour l’aérer
Choisir 4 belles coupes à pied
Garnir le fond  des coupes avec la mangue coupée en petits morceaux
Verser dessus la panacotta fouettée
Préparer un coulis au blender avec l’autre mangue et un peu du jus d’orange
Verser le coulis sur la panacotta
Metttre au frais et servir avec une cigarette russe par exemple

Bon appétit !

LE SONDAGE DU MERCREDI

LE RESTAURANT DU BATOFAR

Je connaissais bien le Batofar pour avoir pris un verre au club au son des artistes qui s’y produisaient, mais je n’avais jamais pensé y manger.

Pourquoi ? Peut-être parce qu’il n’y avait pas de restaurant avant ? Ah oui ça doit être ça ;-) !

C’est tout nouveau (depuis janvier 2010) et tout beau : la salle du restaurant, au rez-de-chaussée à gauche sentait encore la peinture quand nous sommes allés tester la cuisine de Romuald Sanfourche ce soir-là.

Le rouge domine, c’est osé, mais le résultat est superbe : moderne et chaleureux. Murs, poutres, chaises et tuyaux rouges, un long bar noir transparent (qui sert de cave) sépare les 2 salles.

Le jeune chef très sympathique et intarissable sur sa cuisine et la gastronomie en général (normal : il vient du sud-ouest !) vient nous présenter sa carte : 6 entrées, 6 plats, 5 desserts qu’il renouvelle tout le temps.

Saumon mariné, ravioles de Royan, tarte aux petits légumes, rable de lapin, assiette de charcuterie basque, foie gras et sa brioche maison, voilà pour les entrées de 8 € à 14 €.

Nous optons pour le lapin et je ne peux résister au foie gras que Romuald fait lui-même.

Le rable de lapin est surprenant : on dirait des coquilles saint-jacques. Présenté en petits ronds emprisonnant le chorizo, il est proposé avec une purée de topinambours qui dessine un trait dans l’assiette. Mon invité se régale mais aurait apprécié plus de chorizo, il adore ça !

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Le Restaurant du Batofar. Face au 11 quai François-Mauriac. 75013. Métro Bibiliothèque (ligne 14). 01 53 60 17 00.

RAS LA TOQUE DES DECIBELS AU RESTO

Au restaurant, le niveau de décibels devrait figurer sur la carte.

Pour savoir à quoi s’en tenir. Surtout si l’on veut dîner dans le calme.

Le Figaroscope (1) vient de mesurer les niveaux de décibels dans quelques restaurants parisiens : de 55 pour les moins bruyants, (c’est quand même le bruit d’un lave-linge), à 75 pour les plus tapageurs (c’est carrément le niveau sonore d’un aspirateur en marche).

Si l’on veut éviter le brouhaha, il vaut mieux fuir les brasseries sur le coup de midi. Ca virevolte sur fond de conversations animées et d’entrechocs de vaisselle. Chacun contribue avec entrain au concert de décibels. Un exemple bien connu : La Coupole, à Montparnasse. Avec son immense salle à l’acoustique assourdissante.

Idem dans certains restos, à l’ambiance apparemment plus intime, comme Les Délices d’Aphrodite (2). Excellente cuisine grecque.  Mais les tables sont trop rapprochées. Impossible d’ignorer ses voisins !

Les conversations d’à côté, c’est l’enfer qu’on ne veut pas partager. Je n’entends même plus le roucoulis de mon tendre vis-à-vis. Y a plus qu’à échanger par signes, sur la saveur des plats servis. 

Déjà, qu’il ne faut pas parler la bouche pleine, mais de là à manger les oreilles bouchées…

 Signé : Petitgrognon 

(1) Edition du 8 avril  – (2) Métro Censier 75005

VERRINES DE CRABE, CREME D’ASPERGES VERTES A L’ORANGE

Ingrédients
- 300g de chair de crabe (breton of course ;-) ) frais de préférence ou en boîte de bonne qualité
- 12 belles asperges vertes
- 1/2 orange
- 20 cl de crème fleurette ou de mascarpone
- 1 cuillère à soupe de ciboulette hachée
- Sel, poivre

Préparation
- Coupez le pied des asperges et faites-les cuire départ eau bouillante salée pendant 10 mn environ
- Égouttez-les et rafraîchissez-les
- Récupérez quelques têtes pour la décoration
- Otez la peau fine des asperges (mais ce n’est pas vraiment nécessaire)
- Passez-les au mixer avec le jus d’orange (ajoutez-le petit à petit afin de vérifier la consistance de la crème obtenue)
- Egouttez bien la chair de crabe et mélangez-la avec la ciboulette
- Placez cette chair au fond de 4 belles coupes à pied (cela change des petites verrines)

Puis, deux possibilités : soit vous montez la crème en Chantilly, soit vous fouettez un peu le mascarpone pour l’aérer

- Incorporez la purée d’asperges à la Chantilly ou au mascarpone
- Assaisonnez et versez sur le crabe
- Posez une tête d’asperges sur le dessus et servez frais.
A vos verrines !

LE SONDAGE DU MERCREDI

MOUSSE AU CHOCOLAT BLANC

Un soir de mars je reçois 6 amis. Que faire en dessert, réalisable la veille si possible ? Une mousse au chocolat ? Mouais… banal. Une mousse au chocolat blanc ? Ah là je dis oui !

Ingrédients (pour 6 coupelles) :

- 240 g de chocolat blanc, j’ai pris le Nestlé, prochaine fois je tente le Galak
- 20 cl de crème liquide entière
- 2 oeufs

Préparation :

Faire fondre le chocolat blanc dans une casserole et y rajouter les JAUNES d’oeufs.

Pendant ce temps monter la crème (bien froide) en chantilly à l’aide d’un batteur électrique et la rajouter à la préparation précédente.

Finir en mélangeant délicatement les BLANCS d’oeufs montés en neige.

Garnir 6 petites coupelles et mettre minimum 2 h au frigo !

Idée déco : y planter 2 mikados au chocolat blanc ;-)

UN BRUNCH GOURMAND ET COPIEUX

Au pied de la butte Montmartre voici une adresse bien sympathique à la décoration soignée et à la cuisine semi-gastronomique. Beaucoup de bois, un joli piano droit, un plafond noir, des miroirs de part et d’autre de la grande salle rectangulaire, l’ensemble est décoré avec beaucoup de goût.

C’est par un dimanche midi pluvieux que nous nous rendons tester l’Adresse. C’est parfait : je vais pouvoir tester le brunch pendant que mon invité choisit ses plats à la carte. D’ailleurs en parcourant la liste des délices je le jalouse un peu !

En entrée voici ce que le chef vous propose : tartare de saumon à l’estragon, ratte du Touquet au foie gras poêlé, salade de lentilles aux chips de chorizo, poêlée de soupions, fond d’artichaut et mousse d’avocat, salade de homard frais aux agrumes. Nous mettons un temps fou à nous décider, comme la grande table à côté de nous d’ailleurs : tout leur fait envie !

Finalement mon invité opte pour le bavarois d’avocat au saumon fumé et mangue. Les entrées sont comprises entre 7 € et 16 €.

Mon brunch arrive, je suis très agréablement surprise de pouvoir choisir mon thé parmi un assortiment, j’opte pour un thé fumé : le Lapsang Souchong. Jus d’orange pressé, 3 mini-viennoiseries, pain beurre confiture. Je peux commencer !
Ah non, voilà l’assiette salée : œufs brouillés aux truffes et tranche de foie gras poêlée, accompagnés de lard, de bœuf, de chorizo et d’une belle tranche de saumon, rien que ça ! Ca change des sempiternels œufs bacon toasts. Le chef a aussi imposé sa patte pour le brunch (23 €).

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L’Adresse. 42 rue Rochechouart, 75009. Métro Abbesses. Ouvert tous les jours.

RAS LA TOQUE DE LA JUNK FOOD !

Prenez un rat de labo. Tout petit, tout mignon.

Proposez-lui gentiment une nourriture hautement calorique (bacon, saucisses, gâteaux, chocolat…), bien plus appétissante que sa nourriture habituelle.

Que va-t-il se passer ? Rapidement, il va se suralimenter de façon compulsive, jusqu’à devenir obèse.

Pire, il ne s’arrêtera même plus à la vue d’un signal rouge, annonçant pourtant un choc électrique imminent.

Il a perdu le contrôle de son comportement alimentaire.

Dans son cerveau agissent désormais les mécanismes neurobiologiques, identiques à ceux observés dans la dépendance aux drogues.

C’est ce que viennent de démontrer deux chercheurs américains*, qui concluent à une détérioration progressive, dans les deux cas, de l’équilibre chimique du cerveau.

Pour eux, ces résultats confirment les propriétés addictives de la junk food.

Comme la cocaïne ou l’héroïne, la junk food altère la sensation de plaisir produite par des expériences agréables, liées à la nourriture, au sexe ou à l’alcool. Elle exige donc un renouvellement incessant, pour entretenir le « processus de récompense ».

D’où le sentiment de ne jamais être rassasié par un hamburger, si gros soit-il.

A quand l’avertissement « Manger tue » sur les emballages ?

* Paul Johnson et Paul Kenny (Scripps Research Institute, Jupiter, Floride) – Etude publiée le 28 mars 2010, sur le site de la revue Nature Neuroscience

Signé : Petitgrognon.

LE COUVENT : AMBIANCE MEDIEVALE ROCK

A la frontière avec le 5ème arrondissement, le Couvent et son équipe passionnée vous souhaitent la bienvenue dans le vieux Paris, le Paris du Moyen Age. Vous vous trouvez à l’emplacement exact d’un ancien couvent et la légende raconte que les Contes de la rue Broca ont été écrits pour l’ancien propriétaire des lieux, c’est dire si l’endroit est chargé d’histoire !

D’ailleurs vous retrouverez peut-être d’ici peu le fameux placard à balais de la sorcière des contes. Vous l’avez compris, il y a une âme dans ce restaurant.

Le décor est très joli : poutres, murs fushia, plafond très bas, on est tout de suite plongé dans une autre époque. Une époque où la Bièvre (rivière maintenant asséchée) coulait dans la rue !

La carte est présentée sur une ardoise : 5 entrées, 5 plats, 5 desserts. J’apprécie ces cartes assez succinctes, c’est une garantie de produits frais et travaillés minute, plutôt qu’une carte de 3 kilomètres qui propose toute sorte de poissons et viande surgelées !

Je choisis en entrée l’œuf poché aux pousses d’épinard. Je me fais un plaisir de percer l’œuf qui s’écoule gentiment sur mes pousses légèrement tièdes et décorées de gros bouts de lardons. Le mélange est harmonieux et je sauce tout pour finir. Oui cela ne se fait pas mais que voulez-vous, quand c’est bon !

Mon invitée (que je jalouse un peu quand je vois son entrée arriver) se régale d’un millefeuille chèvre saumon. Quelle belle découverte ! C’est en fait une terrine très fraîche marbrée de chèvre et de saumon.

J’essaie de soutirer des informations pour connaître la recette mais cela m’a l’air compliqué, c’est un métier de cuisiner !

Nous sommes conquises dès l’entrée.

Entrées entre 6 € et 7 €.

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Le Couvent, 69 rue Broca. 75013. Métro Les Gobelins. Ouvert tous les jours sauf le dimanche.

LE SONDAGE DU MERCREDI

DES COQUILLES, OUI, MAIS A QUELLE SAUCE ?

Vous êtes comme moi, vous adorez les coquilles Saint-Jacques ?

Oui mais quand on aime en manger souvent, c’est encore meilleur de varier les plaisirs : changer la cuisson, changer l’accompagnement…

Et pourquoi ne pas tenter une nouvelle sauce ?

Mais késaco cette couleur marron ?? Vous pourrez faire deviner vos invités, personne ne trouve !

C’est un mélange de sauce soja, de jus d’orange fraîchement pressé et de crème fraîche.

Ingrédients :  

- 6 noix par personne
- Un pot de crème fraîche
- Une ou deux oranges bien juteuses
- Sauce soja (une cuillère à café)
- Beurre
- sel et poivre

Recette :

- Faire revenir dans du beurre et dans une poêle très chaude les noix. Les faire dorer une minute de chaque côté puis les retirer de la poêle

- Jeter une partie du beurre. Ajouter le jus d’orange et la crème fraîche ainsi que la sauce soja et faire réduire c’est très rapide !

- Remettre les noix dans la poêle pour les servir bien chaudes. Servir avec du riz basmati. Servir sur assiette bien chaude.

Big up à Nelly ! ;-)

RAS LA TOQUE DU HARO SUR LE STEAK

 

Bleu ! A point ! Juste un aller et retour !

Les vrais amateurs de viande rouge se reconnaissent. Bons vivants, ils aiment se retrouver, attablés au coude à coude dans les bistrots. Un repas sans viande ? « C’est limite impensable » pour Hugo Desnoyer (1), car « l’amour de la viande traduit un appétit pour la vie en général. »

Et pourtant, la viande rouge est accusée de bien des maux, surtout depuis l’affaire de la vache folle. Alors qui croire ?

Ceux qui dénoncent les risques de mortalité accrus, dus aux graisses saturées qu’elle contient et aux composants cancérigènes qui se forment lors de la cuisson à haute température.

Ou ceux, tel M.F. Oprendek-Roudey (2) – médecin du sport – qui insistent sur la nécessité d’un régime alimentaire équilibré, incluant la viande rouge.

Riche en protéines facilement assimilables par l’organisme, source de fer pour l’oxygénation des muscles. Sans compter les vitamines B, dont la fameuse B12 dont raffolent nos cellules. Les sportifs ne sont pas les seuls concernés. Tout le monde en a besoin.

Alors que faire en pratique ? Même pour l’IARC (3), pas question d’arrêter de manger de la viande, au risque de provoquer de graves déséquilibres dans notre métabolisme.

Une règle simple semble faire consensus : diminuer sa consommation de viande rouge (une à deux fois par semaine) et augmenter la part des volailles et poissons.

Amateurs de steaks, mes amis, on peut donc succomber à notre péché mignon… mais comme pour tout : avec modération !

 Signé : Petitgrognon.                                                                                             

(1)      boucher renommé de la place parisienne, dans le XIVème, fournisseur de grands restaurants

(2)     Endocrinologue Nutritionniste. Attachée à l’Institut National des Sports et de l’Education Physique (INSEP Paris)

(3)     Agence Internationale pour la Recherche sur le Cancer

UN “BISTRONOMIQUE” DANS LE 17eme

C’est un élégant restaurant que je découvre ce midi-là.

La décoration a été pensée avec beaucoup de goût. Murs taupe, petits lampadaires style bistrot, jolis miroirs, c’est sobre et élégant.

Les tables ont été créées spécialement pour le restaurant, elles ont une particularité qui permet aux amoureux de se faire du pied tout en discrétion, d’où le nom du restaurant.

Penchez-vous, vous comprendrez tout de suite !

10 tables se partagent la salle, de jolis sets beige les décorent et j’apprécie les belles serviettes blanches en tissus.

Nous nous installons près du grand bar arrondi tout en bois.

Aurélien, qui a repris l’affaire il y a 8 mois, nous présente une carte très alléchante, le garçon ne manque pas d’humour et a un petit mot sympathique pour tous les clients présents ce midi-là.

Les entrées, comprises entre 7 € et 14 €, me font toute envie.

En temps normal je me décide assez vite, là impossible ! Aurélien vient à ma rescousse et me vante les mérites de la crème de lentilles au lard. Adjugé ! Mon velouté est servi dans un gros bol en verre, des fines marbrures de crème apparaissent au dessus. Il est très onctueux et les bouts de lard découpés dedans apportent le côté salé à l’ensemble.

Mon invitée choisit le saumon mariné, qui est une des 2 entrées du jour. Elle qui n’aime que le saumon fumé, se régale. C’est une découverte pour elle. Le saumon est présenté très simplement : aneth, baies roses et un filet d’huile d’olive.

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Les Discrètes. 101 rue Nollet, 75017. Métro Brochant (ligne 13). Ouvert du mardi au samedi.