Archives mensuelles : juillet 2010

LA PIZZA DU BISTROT NAPOLITAIN : LA MEILLEURE DE PARIS ?

C’est pas faute d’en tester ! Mais là on se rapproche. Pas mal du tout le Bistrot Napolitain. Mais… Oui il y a un “mais”…

Certains affirment que c’est là qu’on y déguste les meilleures pizzas. Je suis d’accord. Pour l’instant. Mais je suis sûre qu’on peut trouver encore meilleur !

Pizzas goûtées : la Normanda et la 4 fromages. Elles sont copieuses, riches en ingrédients. La pâte est épaisse, gonflée et craquante sur les bords, fine au milieu et elle a ce délicieux goût dû à la cuisson au feu de bois. La vraie pizza napolitaine quoi ! Mais (le voilà le “mais”), la pâte est étouffe-chrétien.

Et sinon ?

L’accueil = eh bien contrairement à toute attente : a-do-rable ! J’avais lu ici et là que les serveurs étaient détestables. Alors : ou ils se sont faits remonter les bretelles ou nous sommes tombés sur un bon jour : attentifs, souriants, drôles même !

Le décor = déprimant. Tout blanc, des colonnes, de faux drapés, un peu tristounet tout ça…

La clientèle = SOS ! Ce midi-là c’était digne du Costes : de la lunette de soleil et de la star de télé-réalité.

L’addition = salée ! Les pizzas montent jusqu’à 20 € !

L’ambiance = sympathique mais bruyante, je criais presque pour me faire entendre. Naples quoi !

J’y retournerai certainement car je me suis régalée mais je persévère, je n’ai pas dit mon dernier mot, je suis sûre qu’il y a encore mieux ! Il Campionissimo ? Amici Miei ? Pepone Café ?

- A lire : les avis d’Aude et de Chrisos sur le Bistrot Napolitain-

Le Bistrot Napolitain. 18 avenue Franklin-Roosevelt. 75008. Tél : 01 45 62 08 37.

LA MEILLEURE CREPERIE DE PARIS

Je n’avais jamais pensé rédiger un billet sur ma crêperie préférée pensant que tout le monde allait me dire “ohhhhhh l’autre mais on la connaît par coeur la meilleure de Paris” et je m’aperçois que même certains Bretons à Paris la méconnaissent.

J’y vais depuis des années. J’en ai testé d’autres. Plein. Notamment dans la même rue (du Montparnasse) où il y en a environ une douzaine. Une seule se démarque : la crêperie Josselin. (Même Ty Breiz m’a déçue…)

Après une petite attente (on ne peut pas réserver), le personnel nous installe. Les serveurs sont sympathiques et drôles. Ne vous fiez pas aux airs un peu “bourrus” de la patronne, c’est une charmante femme, très pince-sans-rire !

Le rythme est soutenu à la crêperie Josselin : table dressée, cartes, prise de commande et hop les galettes arrivent.

De délicieuses galettes pleines de beurre à la pâte légère et parfumée au sarrasin. Les ingrédients sont généreux, et chose jamais vue ailleurs : ce n’est pas une galette que vous dégustez mais 2 ! Ce qu’ils appellent “la couple”.

Galettes dégustées : la “couple” complète et la Finistère (oeuf, lard et aubergines).

Ah les crêpes… Fondantes, bien épaisses, encore une fois servies en “couple”. Je dois l’avouer : elles sont meilleures que les miennes. Si si…

Crêpes dégustées : caramel au beurre salé maison et chocolat/chantilly maison

Le décor et le mobilier sont rustiques. Ambiance dimanche dans la campagne bretonne.

Galettes de 8 € à 10 €. Crêpes autour de 6 €.

Vous la connaissiez ? Vous en préférez une autre ? Ca m’intéresse !

Crêperie Josselin. 67 rue du Montparnasse, 75014. 01 43 35 26 68

Fermé le lundi, la maison ne prend pas les cartes de crédit.

LE SONDAGE DU MERCREDI

AUBERGE DE LA REINE BLANCHE

C’est avec plaisir que nous nous rendons à nouveau ce soir-là sur la jolie île Saint-Louis, découvrir l’Auberge de la Reine Blanche (un hommage à Blanche de Castille), tenue par le même patron que l’Orangerie, juste à côté. Nous sommes donc déjà en toute confiance.
 
C’est un décor feutré que nous découvrons, fait de boiseries, de petites tables et chaises en bois placées deci delà dans une salle aux petites proportions. On a d’ailleurs l’impression de pénétrer dans une salle à manger.

Un gand meuble aux formes arrondies cache quelques références de vins mais aussi un bric à brac de casseroles en cuivre, un chat rouge, comme si le propriétaire des lieux revenait tout juste d’une brocante.

Mais ce qui fait le charme du lieu est sur les murs : partout sont accrochés des petits meubles de poupées : tables, chaises, buffets, lits, vaisselle et même des poupées. Pour un peu on décrocherait tous ces jouets anciens pour retomber en enfance…

Pas moins de dix entrées nous sont proposées ! Parmi elles : gratin provençal à la mozzarella, soupe à l’oignon et ses petits croûtons, salade d’artichauts à la menthe fraîche, petites bouchées d’escargots sauce roquefort, cuisses de grenouille à la provençale, foie gras maison et sa confiture de figues, salade de chèvre chaud aux lardons.

Je laisse ces alléchantes entrées de côté pour une des spécialités de la maison : le tartare de saumon sur son nid de lentilles du Puy. Le lit tout rond de lentilles supporte le tartare haché finement, le saumon est très fondant et l’assiette joliment décorée de “Z” de vinaigre balsamique. C’est très frais en entrée et subtilement relevé à la coriandre.

Mon amie choisit les ravioles de Royan aux champignons et fines herbes. Cette entrée pourrait faire office de plat aux petits appétits tellement elle est copieuse. Un joli plat ovale arrive, encore fumant, il sort tout juste du four. Le gratiné est bien doré sur le dessus et c’est d’un crémeux !

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Auberge de la Reine Blanche. 30nrue Saint-Louis-en-l’Ile. 75004. Métro Pont-Marie. Ouvert du lundi au samedi.

MON DEJEUNER AU GRAND VEFOUR

Ce billet est l’occasion pour moi d’inaugurer une nouvelle catégorie sur ce blog : “la tête dans les étoiles”. Un joli nom pour des adresses d’exception…


Qui n’a jamais rêvé de pousser la porte de cette institution mythique du Palais Royal ? Après une promenade sous les arcades et dans le jardin, je m’approche et vois l’enseigne au loin. Je m’apprête à entrer dans un lieu historique.

Revenons en arrière. Nous sommes en 1784. Le Café de Chartres (ancien nom du Grand Véfour) est un café très chic où il est de bon ton de se montrer. On y parle beaucoup de politique. C’est d’ailleurs au Palais Royal que fermentent toutes les idées qui mèneront à la Révolution. Puis le Café de Chartres devient un luxueux restaurant. Des clients illustres s’y pressent : Napoléon et Joséphine mais aussi Victor Hugo, Fragonard et plus tard Colette, qui habite non loin. Sous la Restauration, Jean Véfour donne son nom au Café et en fait un haut-lieu de la gastronomie parisienne. L’Histoire a commencé…

C’est un joyau de l’art décoratif du XVIIIe siècle que je découvre. Boiseries sculptées, miroirs, toiles peintes fixées sous verre. Au plafond, rosaces et guirlandes en stuc encadrent des allégories de femmes. Je me sens hors du temps.

Après une coupe de Champagne Taittinger brut Cuvée Réserve, nous découvrons le menu. Pas moins de 7 plats vont s’enchaîner.

Nous commençons par des écrevisses et caviar osciètre dans un consommé froid de légumes parfumé à la sauge-ananas. L’intitulé me transporte déjà dans d’autres sphères. C’est une nage d’écrevisses qui arrive, le caviar est comme emprisonné dans une gelée au milieu de l’assiette et la sauge parfume agréablement le tout. Je regarde autour de moi, les visages sont radieux, le bonheur d’être là, à déguster les mets de Guy Martin se ressent. Entre deux bouchées je ne peux m’empêcher de lever les yeux au plafond afin d’admirer le décor classé. La vaisselle, le beurrier, tout retient mon attention.

Vin servi : Vin du pays d’Oc, domaine La Madura 2007.

La valse des serveurs est cadencée et discrète. Déjà les assiettes sont débarrassées et d’autres arrivent. Ravioles de foie gras, crème foisonnée truffée. Le plat phare de la maison. Est-ce que les mots pourront décrire le ressenti ? 3 ravioles rondes et gourmandes se partagent l’assiette, elles renferment un trésor de foie gras poêlé, fondant. La crème truffée relève le goût du foie gras, on est proche de la béatitude là ! Guy Martin nous dira plus tard que c’est l’entrée la plus demandée des clients, certains allant même jusqu’à la demander aussi en plat principal !

Le rythme ne ralentit pas. Nous goûtons maintenant les cuisses de grenouilles enrobées et croustillantes, jus à la tomate acidulé, mélange de fines herbes. Et moi qui pensais ne pas aimer les cuisses de grenouille… Elles sont présentées en mini-tempuras tout ronds, délicieusement croquants.

Le filet d’agneau qui suit est comme gratiné, parfumé à la sarriette, et servi avec un mitonné de tomates vertes et un compressé de tomates et de petits pois. L’agneau est d’une belle tendreté, et l’assiette est présentée de manière linéaire, c’est la touche « Guy Martin ».

Vin servi : Crozes Hermitage 2005, cuvée Albéric Bouvet, domaine Gilles Robin.

Nous avons la chance de déguster une truffe d’été. Sitôt râpée, sitôt mangée ! Un délice de saveurs !

Passons au plateau de fromage, que dis-je à « la table » des fromages ! Combien de fromages nous sont présentés ? Je ne sais lequel choisir. On m’oriente, je me laisse guider. « Plutôt des pates molles s’il vous plaît ». Le sommelier est tout ouï devant la présentation des différents fromages qui nous est faite. On sent le respect mutuel dans l’équipe, l’amour d’une chose : la gastronomie française. Je goûte un camembert, un reblochon fermier. A côté de moi on est plutôt du côté du Cantal, en face de moi c’est du chèvre dans l’assiette.

C’est alors que Guy Martin fait son apparition. Applaudissements. Que faire d’autre ? Nous nous régalons tellement. Compliments sur les ravioles, il semble gêné devant tant d’admiration et après quelques mots disparaît pour retrouver ses cuisines.

Place au sucré. Fraises sur un croustillant aux citrons, infusion d’herbes prises. Ce dessert est présenté comme un mini-millefeuille. Une valse de douceurs arrive : des mignardises (tarte au citron, mini religieuse), une verrine de mangue, des pâtes de fruits… Je ne sais que goûter. Les regards sont amusés, on redevient des enfants devant un goûter d’anniversaire… de luxe !

C’est alors que le fameux Cube nous est servi. Cube Manjari, mangue infusée au combawa (sorte de citron de l’Océan Indien), émulsion à la noix de coco, le dessert phare de la maison. Un grand parallélépipède de chocolat tient debout dans nos assiettes. On nous explique la technique : commencer par tapoter le dessus comme pour le manger à la coque puis casser un côté : le cube s’ouvre laissant s’échapper des petits cubes de mangue, de la crème et une glace tagada. Surprenant d’inventivité et subtil.

Avant le café pur arabica, ses mignardises et petits carrés de chocolat aux mille saveurs, nous goûtons le fameux gâteau de Savoie de Guy Martin.

Je ressors du Grand Véfour charmée par le service affable et attentionné, éblouie devant tant d’excellence et avec la douce sensation d’avoir fait partie des privilégiés le temps d’un déjeuner.

Le Grand Véfour. 17 rue de Beaujolais. 75001. Tél : 01 42 96 56 27. Site : www.grand-vefour.com

Ouvert tous les jours sauf vendredi soir, samedi et dimanche. Menu déjeuner à 88 €. Menu plaisir 268 €.

Autres articles : la Tour d’Argent et Hélène Darroze.

LE SONDAGE DU MERCREDI

L’ATELIER DE CUISINE DE GUY MARTIN

C’est bien beau de se mettre constamment les pieds sous la table, là on m’a demandé de passer derrière les fourneaux. Mais pas n’importe lesquels : ceux de Guy Martin, le chef étoilé du Grand Véfour.

Vendredi dernier, rendez-vous midi pile, 35 rue de Miromesnil. J’y suis. Une équipe très sympathique m’accueille.

Nous sommes quelques blogueurs à être invités. Chacun se lave les mains, met son tablier dans une ambiance bon enfant. Les deux chefs se présentent et nous annoncent le menu que nous allons réaliser : entrée – plat – dessert. Carpaccio de tomates confites, dorade en croûte de chorizo et soufflé au chocolat. Tout ça en 1h30 de préparation ! Les regards sont inquiets, les mains sont moites.

L’atelier

Un équipement de pro

Notre matériel nous attend

1ere étape : préparation de l’entrée : carpaccio de tomates confites, granité basilic et roquette au lard grillé

Les tomates à la sortie du four

Nous épluchons les tomates (vertes, rouges et jaunes). Nous les déposons sur une plaque au préalable recouverte de romarin, thym, ail et laurier. Un peu d’huile, de sel et de sucre et hop au four 1h30.

2eme étape : préparation du plat : dorade en croûte de chorizo, risotto courgette citron au sel, jus de piquillos

Desarêtage du poisson

Découpage de la croûte de chorizo

Préparation du risotto

Je sais maintenant réaliser un risotto crémeux sans crème ! Il suffit de provoquer un choc thermique pendant la cuisson et avant le bouillon pour ainsi libérer l’amidon contenu dans les grains de riz = soit verser du vin blanc froid sur le riz chaud, précédemment revenu dans les oignons.

Une brochette de blogueurs attentifs

3eme étape : préparation du dessert : soufflé au chocolat “Atelier Guy Martin”

Des oeufs en neige très fermes

Le coup de main du chef

Finalisation des soufflés

Pour que votre soufflé monte bien droit, il y a une astuce : créer tout autour une fine rigole à l’aide du doigt ou d’un papier absorbant afin que la préparation n’adhère pas au bord du ramequin. Fallait y penser !

Le gourmand de la classe

“Mais qu’il est maladroit !” me suis-je dit en regardant Fabien remplir son ramequin. Il en avait en effet autant sur les doigts que dedans. Malin le bougre ! Lui au moins a pu goûter la préparation du chef ! Tout ça était calculé…

4eme étape : le dressage des assiettes

Nos deux jeunes chefs ont voulu s’amuser un peu et nous ont donc demandé de laisser libre cours à notre créativité pour le dressage de l’entrée. L’enjeu était de taille : le premier se verrait décerner une toque Guy Martin ! Je m’attèle à la tache. Nous avons des tomates de trois couleurs, je décide de faire des minis-millefeuille. Un peu de roquette au milieu de tout ça, la tuile de lard et le granité de basilic au sommet de chaque millefeuille.

Mon assiette

Et bien croyez-le ou non mais j’ai eu le 2eme prix ! Oui oui je suis la Poulidor de l’Atelier de Guy Martin. Bravo à Chrisos et Mr Lung, les deux autres finalistes.

Mr Lung : 3eme prix

1er prix : bravo Christophe !

Etape finale : dégustation !

Notre table dans la cour intérieure

Ahhhhhh enfin nous passons à table ! Une jolie table est dressée, un apéritif nous est servi. Notre entrée est fraîche. C’est très sympa de déguster ensemble ce que nous venons de cuisiner et de dresser.

Dorade en croûte de chorizo

L’émulsion de piquillos servie avec est un régal. La mousse est due au lait de soja. J’aurais toutefois aimé un risotto plus relevé. Cependant il est bon, bien crémeux, au bon goût de citron.

Notre dessert

Le soufflé est parfaitement… soufflé ! Le chocolat Valrhona utilisé a un goût délicieux.

Mon verdict ? J’ai passé un moment très agréable. Les deux chefs sont pédagogues et drôles, on apprend en s’amusant. Et quel bonheur de déguster nos propres “créations” dans cette jolie cour. Je recommencerai avec plaisir. Je pense pouvoir maintenant intégrer les cuisines du Grand Véfour. Quoi non ? Ah bon…

 Merci à Fabien Nègre et à l’équipe de l’Atelier pour l’invitation et l’organisation au top !

Atelier de Guy Martin. 35 rue Miromesnil. 75008. Tél : 01 42 66 33 33. Site : http://www.atelierguymartin.com. Prestations de 50 € à 300 € selon les cours.

LE SAVANNAH CAFE

Richard a ouvert le Savannah Café en 1985, c’est dire s’il est connu dans la rue. S’il vous dit que le nom du restaurant est un hommage à sa grand-mère ne le croyez pas, c’est un sacré blagueur !

A l’époque, le patron sortait beaucoup pour dîner, il a donc décidé d’ouvrir son propre établissement afin d’arrêter de dépenser ses sous ! Et ca fait 24 ans qu’il nous régale d’une cuisine cosmopolite.

Libanaise bien sûr mais aussi méditérranéenne. Les influences sont multiples. Richard fait tout lui-même : la cuisine, le service, et a même le temps de se consacrer à sa passion entre 2 services : la calligraphie japonaise. Approchez-vous du bar, vous le verrez manier la plume avec une grande dextérité.

Avant de vous attabler, levez les yeux ! Une drôle d’Arche de Noé vous regarde là-haut : des zèbres, un chien, des cocottes, un éléphant paré d’un képi… Le maître des lieux aime chiner dans les brocantes, vous retrouverez peut-être les jouets de votre enfance !

Tout nous paraît alléchant sur la carte, il faut dire que nous sommes d’office conquises puisque nous adorons toutes les 2 la cuisine libanaise et du sud en général.

Mais le choix nous est facilité : Richard nous propose un assortiment de mezze afin de goûter à tout. Une immense assiette arrive ainsi que deux petits plats. Au programme : taboulé, falafel, hoummous, aubergines grillés, caviar d’aubergines, chausson au fromage et feuilleté au épinards. Tout est fait maison, ça se sent, c’est très fin. L’hoummous est onctueux et bien parfumé au sésame, les feuilletés sont croustillants. Nous faisons le plein de couleurs et de saveurs, cette entrée est réussie.

Comptez 7 € pour une entrée et 17 € pour cet assortiment (pour 2 personnes).

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Le Savannah Café. 27 rue Descartes. 75005. Tél : 01 43 29 45 77. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Métro Place Monge ou Cardinal Lemoine.

LA FERRANDAISE, RUE DE VAUGIRARD

Vous êtes de grands carnivores comme moi ? Votre chéri aime “le boeuf et les patates” ? - (c) Foresti- , ce restaurant est fait pour vous !

La Ferrandaise est une race de vache originaire d’Auvergne, que vous allez pouvoir goûter dans cet établissement proche du Luxembourg.

Gilles, le patron du restaurant, va en effet choisir et acheter sa viande sur place et fait en général confiance aux petits producteurs locaux, tant pour la viande que pour le fromage, mais aussi pour les crustacés et même le vin.

Voilà de quoi mettre les gourmands en confiance.

Ces mets d’exception se dégustent dans un cadre superbe. Le restaurant est très haut de plafond, des poutres et pierres apparentes ajoutent au charme du lieu.

Des photos originales de vaches, enfermées dans des cadres en plexiglas, donnent une touche de modernité au décor. Sur chaque table, un petit pot de fleur de sel. Les chaises sont recouvertes d’un soyeux tissu rouge, les tables pas trop près les unes des autres, on s’y sent bien.

L’immense cave voûtée, qui peut accueillir 45 personnes, vaut le détour, c’est l’idéal pour une soirée en amoureux, demandez dans ce cas une des alcôves.

Carole et Gilles forment une très bonne équipe. On sent la bonne humeur et le professionnalisme.

En guise d’apéritif nous goûtons un Bugey-Cerdon, un vin pétillant rosé de la région Rhône-Alpes. C’est frais. Idéal pour préparer le palais. L’amuse-bouche qui suit est un velouté chou-carotte servi dans une jolie petite tasse. Le velouté est bien crémeux, ça augure quelque chose de bon pour la suite !

D’ailleurs les entrées arrivent vite. Nous apprécions le service discret et rapide. J’ai commandé un velouté aux lentilles vertes du Puy, crème fumée et chips de lard. Mon assiette contient la crème et la chips et Carole vient verser le velouté par-dessus. Ca sent bon, la crème commence tout doucement à fondre. C’est un délice. Le gourmand qui m’accompagne a choisi le chou farci au foie gras et échine de porc sur un bouillon de légumes, et vu sa mine réjouie il se régale ! Le chou est bien cuit, il reste croustillant et la garniture fond dans la bouche.

Avant le plat nous goûtons des queues de langoustines sur un fond de chorizo et haricots tarbais, c’est surprenant et audacieux. Et les coquilles saint-jacques (bretonnes) sont cuites à la perfection.

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La Ferrandaise. 8 rue de Vaugirard. 75006. RER B, station Luxembourg. Ouvert du lundi au samedi, fermé samedi midi.

LE SONDAGE DU MERCREDI… JEUDI !

RECETTE DU FAR BRETON

Quoi quoi quoi ? Une Bretonne qui tient un blog culinaire et qui n’a jamais essayé de préparer un far breton ?

Dimanche dernier, à Plouer-sur-Rance (oui, je voyage), je me rends compte que je n’ai jamais fait de far breton. Prise d’une terrible envie d’en déguster un, je m’approche des étals (c’était la fête du village)… mouais, ils ne sont pas beaux, la part est chère 1,50 €, c’est décidé, de retour à Paris, j’en fais un !

J’ouvre mon livre des Douceurs de l’enfance, je vais glaner sur le net quelques conseils et c’est parti. Je prépare la pâte en mélangeant la farine, le lait, le sucre, les oeufs, le sucre vanillé.
Important : laisser reposer une heure, comme pour une pâte à crêpes.

Pendant que je préchauffe mon four à 200°, je roule mes pruneaux dans la farine, ils ne tomberont ainsi pas au fond du plat. Puis je beurre mon plat.

Entre 45 minutes à 1h au four, toujours à 200°. Je le voulais bien doré, à vous de voir si vous le préférez plus clair.

Verdict ? Eh bien pour un premier essai c’est plutôt pas mal : la pâte est ferme et fondante, au bon goût vanillé. Les pruneaux ne se sont pas tous écrasés au fond. La prochaine fois j’en mettrai un peu moins (250g).

Ingrédients :

- 200 g de farine
- 200 g de sucre
- 4 oeufs
- 2 paquets de sucre vanillé
- 75 cl de lait
- environ 20 pruneaux ou 250 g

Autre recette bretonne ici.

LA VILLA JINANE : UN BON RESTO LIBANAIS

Après de gros travaux, cette ancienne pizzéria s’est transformée en un beau restaurant libanais aux couleurs chaudes. La décoration n’est pas encore tout à fait aboutie comme me l’explique la charmante patronne qui a déjà changé d’avis concernant la couleur des rideaux et le parquet. Il faut que tout soit parfait pour accueillir les clients dans un endroit raffiné qui fait la part belle aux succulents mets libanais mais aussi à la littérature. Car voilà la vocation de la Villa Jinane : devenir un club littéraire. Asmahane, la patronne, est docteur en sociologie et poète voilà ce qui explique son inclination pour la lecture. Une bibliothèque va d’ailleurs être installée prochainement dans la salle.

Nous goûtons pour commencer le fameux assortiment de mezze chauds et froids : chaussons, taboulé, houmous, caviar d’aubergines, fèves, fêta. Notre préférence va d’office au caviar d’aubergine : il a un goût légèrement fumé, très fin, absolument pas gras du tout. Le taboulé est bien riche en persil et les fèves sont croquantes. Je remarque avec plaisir que les plats ne baignent pas dans l’huile comme ce qui est souvent le cas dans les restaurants libanais classiques.

Comptez 36 € pour un mezze 2 personnes avec 7 plats froids et chauds différents, sinon 5 € l’assiette environ.

Après ces hors d’œuvre très fins, nous goûtons les grillades. Agneau, volaille, bœuf. Un énorme plat arrive, il contient les brochettes, des tomates au four et ce délicieux pain pita garni de viande hachée. Ce mini « sandwich » fera le régal de mon invitée pendant que je me délecterai du Chawarma « Villa Jinane » : des tranches de bœuf marinées, braisées à petit feu sur broche servies avec du riz basmati. La viande est fondante, très parfumée. C’est qu’il sait jouer avec les épices le chef ! Comptez de 12 € à 18 € pour les plats. 

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La Villa Jinane. 74 rue de la Croix-Nivert. 75015. Tél : 01 45 32 32 33. Métro Cambronne. Ouvert tous les jours.

LE SONDAGE DU MERCREDI

BISTROT FAVART : LE RAFFINEMENT PARISIEN

Méfiez-vous des apparences ! Le bar à l’angle la rue Favart ne paie pas de mine. On pourrait le qualifier de bar de quartier avec ses planches de charcuterie, de fromage et ses habitués autour du babyfoot. A l’étage, un autre standing vous attend : pierres apparentes, poutres, deux petites salles intimes à la décoration élégante, nous voici dans l’antre d’un « bistronomique » selon le terme consacré. Loïg Gicquel, chef breton, officie brillamment aux fourneaux.

Les ravioles de saumon fumé au fromage frais me tentaient mais je ne peux résister à l’appel de l’œuf mayo « façon Favart ». Je suis en effet curieuse de voir comment le chef va revisiter ce classique. L’amie qui m’accompagne commande le gaspacho acidulé « tout vert ». Je ne suis pas déçue par l’ardoise que m’apporte la jeune serveuse souriante : quatre petites touches de mousseline forment une diagonale dans l’assiette : l’œuf a été mixé avec la mayonnaise, il fallait y penser ! La mousseline légèrement parfumée à la ciboulette est ferme à la fourchette, fondante en bouche. Nul besoin de pain pour accompagner cette merveille d’entrée ! Le gaspacho tout vert est surmonté d’un toast qui semble former un pont. Cette entrée est fraîche, délicieusement assaisonnée et forte en goût : la couleur verte est en effet due à un mélange de tomates vertes, de concombre, de cresson et de poivrons verts. Comptez 14,50 € pour les tartes fines feuilletées et les salades géantes, de 6,50 € à 12 € pour les planches (charcuterie ou fromage) et les entrées sont proposées à  7 €.

La carte des vins représente équitablement toutes les régions de France et presque toutes les références sont disponibles au verre (comptez 4,50 € environ). Nous avons accompagné notre déjeuner d’un brouilly cuvée Georges Fessy, vin qui a eu la particularité d’être mis en bouteille au bistrot Favart en 2008.

Je commande ensuite une andouillette, mon amie se décide pour un tartare en aller-retour et nous laissons de côté les non moins alléchants dos de cabillaud et poêlée de gambas.

A l’image de l’entrée, mon andouillette est parfaite : fondante, bien saisie voire grillée d’un côté, elle forme un heureux mariage avec la crème à la moutarde proposée avec. Les pommes de terre sautées ont la peau qui se détache délicatement, c’est parfait. Mon amie déguste son tartare avec plaisir car il est bien préparé, malheureusement l’aller-retour aurait mérité d’être un poil plus rapide afin de ne pas dénaturer la viande crue. Comptez 16 € pour les plats.

C’est la panna cotta à la pêche et le mi-cuit au chocolat qui ont nos faveurs en dessert. Ma panna cotta, servie dans un joli bocal à l’ancienne, est bien parfumée et les petites miettes de pistache s’accordent agréablement au coulis de pêches. Ne vous attendez pas à une panna cotta raffermie à grande dose de gélatine, elle est plutôt crémeuse. Et le mi-cuit, fait minute, a un cœur bien fondant. Mention spéciale pour la glace au caramel au beurre salé avec des pépites de caramel cachées dedans !

C’est une cuisine de grande qualité à des prix plus que corrects qui vous est proposée au bistrot Favart. Les amateurs de couscous seront ravis puisque c’est la maman de Sabira (la patronne), qui s’y colle un jeudi sur 2.  Après un repas dans l’élégance feutrée du premier étage, pourquoi ne pas tenter une petite partie de babyfoot ? Vous serez ainsi prêts pour les compétitions qui se tiennent tous les mois !

1 rue Favart. 75002 Paris. 01 42 96 50 05. Métro Richelieu-Drouot. Ouvert du lundi au vendredi.