Archives mensuelles : septembre 2010

LES NOCES DE JEANNETTE

Le nom initial de ce restaurant centenaire était “Poccardi”, très célèbre au début du XXe siècle. Puis l’établissement prend le nom des Noces de Jeannette, opéra comique de Victor Massé qui se jouait non loin de là, salle Favart, de l’autre côté de la rue.

Plusieurs salons s’offrent à vous, faites vos jeux : salon des Boulevards, salon de Jeannette, salon Impérial…

La carte est celle d’une brasserie parisienne classique.

Les entrées : marbré de chèvre au pesto et mesclun/assiette comme à Lyon/escargots/soupe froide aux écrevisses/terrine de saumon fleurette à la ciboulette…

Mon andouillette AAAAA est bien saisie : croûte croquante bien grillée, intérieur friable et fondant, une vraie andouillette quoi ! La garniture qui l’accompagne est simple mais bonne : de petites pommes de terre coupées très finement façon gratin dauphinois et une salade.

Autres plats à la carte : cuisse de canard rôtie aux épices, pavé de rumsteck, boudin noir aux piments d’Espelette, suprême de daurade à l’anis.

Le gâteau Opéra est bon : fort en chocolat, généreux. Mais la crème anglaise industrielle est de trop.

Pourquoi on y va ? Pour le cadre Belle Epoque, le service soigné, les plats tradi et les têtes des touristes (ils sont nombreux) mi-inquiets/mi-béats devant les escargots ou le boudin.

Menu de Jeannette entrée/plat/dessert : 28 €.

Les Noces de Jeannette. 14 rue Favart. 75002. Métro : Richelieu-Drouot.

LE SONDAGE DU MERCREDI

HIIIIIIIIIIIIIIII !!

C’est le cri de la blogueuse qui sait qu’elle va dîner dans un restaurant merveilleux très très bientôt.

Saurez-vous deviner où c’est ?

CUISINE PERSANE CHEZ KHATOON

C’est dans un très joli restaurant refait à neuf que je me rends dîner ce soir-là, entre Belleville et Oberkampf. La décoration a été pensée avec beaucoup de goût et on sent la touche féminine apportée par madame qui aide son mari au service. Aux murs des pierres apparentes très claires ponctuées de quelques miroirs et suspensions type boudoir. Les tables en verre sont parées d’un joli chemin de table fushia que l’on voit en transparence. Une grande fresque très colorée et un joli bouquet de fleurs achèvent le décor. C’est élégant et gai.

Je découvre une gastronomie jusque là inconnue pour moi. A y regarder rapidement, cela s’apparente un peu aux mets libanais. Monsieur Talaipour, le patron, nous propose un assortiment d’entrées : idéal lorsqu’on découvre une cuisine étrangère. Nous goûtons donc une salade Olivier (poulet, œuf dur, cornichons, pommes de terre, petit pois, mayonnaise) qui ressemble de loin à une macédoine, une salade Shirazi (tomates, concombre, oignons, menthe, citron), le mast o khiar à base de yaourt, de menthe et de concombre, une aubergine fondante farcie aux légumes et à la viande et enfin, ce que nous avons préféré : le Halim Bademjan : une préparation mixée à base d’aubergines, de lait caillé, d’oignons frits, de menthe sèche frite et d’ail frit saupoudré sur le dessus. Le mélange était savoureux et subtil, le goût de l’aubergine relevé par l’ail et les oignons frits. Entrées de 5 € à 7 €.

Nous commandons ensuite des brochettes accompagnées de riz safrané, d’une préparation à base de haricots rouges, veau et citron, et d’une autre préparation avec des pois cassés et des tomates. Les brochettes sont fondantes et nous nous régalons avec le coquelet, mangé avec les doigts c’est bien meilleur ! La viande, marinée dans du safran, est tendre à souhait, et révèle son petit goût subtil à la deuxième bouchée. Plats de 12 € à 27 €.

La carte des vins propose quelques références françaises : 6 rouges, 2 rosés, 1 blanc de 14 € à 35 €. A conseiller avec les brochettes : le haut-Médoc Demoiselle d’Haut-Peyrat.

Nous nous arrêtons à regret. Il faut garder de l’appétit pour le dessert ! C’est une coupe de glace vanille au bon goût de pistache qui nous est apportée avec un petit verre de vodka. Pas n’importe quelle vodka vulgaire, une « vraie » en provenance directe de Saint-Pétersbourg, filtrée 5 fois de suite à la feuille d’or pour en extraire que le meilleur.

Les mets persans sont savoureux et cuisinés avec des mélanges audacieux. Je m’attendais à une cuisine très relevée comme en Inde, j’avais tout faux, c’est parfumé sans être pimenté. L’ambiance est chaleureuse, la clientèle a déjà ses habitués. Voilà une adresse qui fait honneur à la cuisine persane, encore trop méconnue à Paris.

Khatoon. 130 rue Saint-Maur. 75011. 01 55 28 59 32. Métro Goncourt.

RAS LA TOQUE DE SERVEURS NEGLIGES ET NEGLIGENTS !

On n’a pas deux fois l’occasion de faire bonne impression ! Et oui, la première est la bonne ; si elle est désastreuse, elle laisse présager pas mal de déboires à venir.

On s’installe dans la salle de restaurant au décor séduisant, dans l’idée de passer un bon moment de détente et de plaisir, autour de quelques spécialités gourmandes. Ca commence déjà mal, si la carte se fait attendre…

L’arrivée essoufflée du serveur, visiblement débordé, n’augure rien de bon pour la suite. C’est nous qui sommes gênés, quand il hésite pour répondre à nos questions sur le plat du jour. A partir de là, notre attention va se focaliser sur lui et nous mettre à l’affût de ses négligences futures ! Hélas, elles ne tardent pas à arriver.

On est obligé de réclamer du pain, on attend jusqu’à la fin de l’entrée pour enfin goûter le vin.

Les détails accablants s’enchaînent. On remarque la netteté douteuse des vêtements. Quant à la propreté des mains et des ongles, elle nous fait regretter l’époque révolue des serveurs en gants blancs. Et son eau de toilette trop présente tente de masquer une absence manifeste de déodorant.

Pour détendre l’atmosphère, c’est nous qui faisons assaut d’amabilité et parvenons  enfin à obtenir un sourire exténué. Mais au restaurant, l’attitude du serveur ne reflète-t-elle pas ce qui se passe en cuisine ? 

Signé : Petitgrognon.

(c) photo Patricia Simsa.

LE MARQUIS

C’est un jeune couple qui a repris cette adresse, anciennement bistrot périgourdin. Le Marquis propose maintenant une cuisine classique française maison. Le décor a totalement été refait : vous entrez dans une salle aux murs gris/taupe et aux tables dressées : nappes blanches, belles serviettes, l’endroit est élégant avec un je-ne-sais-quoi de vieillot. La carte, renouvelée toutes les semaines, est essentiellement composée de produits frais. Non seulement vous dégusterez de bons petits plats de saison, mais vous n’aurez aucun risque de vous lasser.

Ce jour-là le menu déjeuner nous proposait en entrée un millefeuille de tomates au bleu, des rillettes de saumon ou une salade d’œuf poché à la crème de chorizo. Côté plats : paupiette de poisson à la tomate, pièce de bœuf aux échalotes et aiguillettes de canard gratin de courgettes.

Je délaisse les entrées du menu et opte pour l’œuf cocotte aux cèpes, proposé à la carte. Une jolie cocotte arrive, je la soulève, elle fume et une délicieuse odeur de cèpes s’échappe. Cette entrée est très généreuse : 2 œufs reposent au fond et sont recouverts d’une poêlée de cèpes ultra fondants à cœur, fermes autour. Hélas mes jaunes d’oeufs sont cuits, dommage pour des oeufs cocotte ! Ce sera ma seule critique ce midi-là.

Mon invitée goûte les rillettes de saumon, présentées en cercle avec des petits toasts : entrée fraîche, parfumée à la ciboulette. Parfait pour commencer le repas.

Puis c’est l’heure de la paupiette de poisson : du lieu noir emprisonne une ratatouille maison et repose sur une tombée de cèpes, chouette encore des cèpes, j’adore ça. Le poisson est parfaitement cuit et je ne trouverai aucune arête. En face de moi mon amie se régale des aiguillettes de canard, 4 belles tranches rosées sont servies avec un gratin de courgettes coupées finement et riches en goût.

Le jeune couple propose à sa clientèle une belle carte des vins, composée de 70 références à des prix tout doux qui démarrent à 13 €. On pourra même vous conseiller car les vins ont été goûtés et approuvés par les maîtres des lieux. Le pinot noir d’Alsace que je déguste ce midi-là est parfait avec mes cèpes et mon poisson.

En dessert nous commandons le croustillant aux prunes et le fondant au chocolat. Le croustillant tout chaud, réalisé avec des feuilles de brick, cache des prunes et des mirabelles fondantes et le gâteau au chocolat tient plus de la ganache : c’est du concentré de chocolat, presque crémeux, idéal avec un petit café.

Voilà une nouvelle adresse qui mérite d’être connue, certains habitués y ont déjà élu domicile, on les comprend. On apprécie le calme de la petite rue Beccaria, loin de l’agitation de la gare de Lyon.

Le Marquis. 3 rue Beccaria. 75012. Ouvert du mardi au samedi. Tél : 01 43 41 56 77.

LE SONDAGE DU MERCREDI

LES COMPTOIRS DE CARTHAGE : CHEZ KATE

Ancien magasin de décoration, les Comptoirs de Carthage vous accueillent maintenant pour déguster une bonne cuisine familiale, faite maison. Kate est en cuisine avec son fils, pendant que sa fille est en salle.

Kate est dans ses papiers quand j’arrive, j’ai l’impression d’être invitée à déjeuner chez elle. Une bonne odeur s’échappe de la cuisine, j’essaie de deviner, impossible. Ce sont les cannellonis à la ricotta et aux épinards qui gratinent, miam. Un cake aux légumes et un joli cheesecake finissent de cuire aussi. Tout est prêt, les invités peuvent arriver.

La carte est simple : 3 entrées, 5 plats tous faits maisons avec des produits bio ou fermiers, et enfin 3 ou 4 desserts. Kate aime mélanger les genres : les plats viennent de tous les coins du monde.

Je passe rapidement sur les entrées (carottes râpées ou salade de tomates) et commande les cannellonis, alléchée par l’odeur !

Ricotta, épinards et brocolis : simple mais bon. Les pâtes sont recouvertes d’une sauce crémeuse au léger goût de champignons. Une petite salade accompagne le plat : bien assaisonnée, au bon goût de chou chinois.

Mon invité commande le veau et ses petits légumes.

Le veau est bien rosé, les pommes de terre ne sont pas gorgées de beurre, le petit fagot de haricots est al dente et la purée de potiron bien onctueuse. Kate ne travaille qu’avec de petits producteurs, des fermiers du Nord-Pas-de-Calais et les commerçants du quartier. Vous l’avez compris, ici le surgelé est banni.

Le cheesecake de Kate !!!! Je me demande si ce n’est pas le meilleur qu’il m’ait été donné de manger. Le crust à base de speculoos était bien fort en cannelle, la couche juste au-dessus était un peu plus moelleuse (mélange de beurre et de speculoos ?) et enfin l’appareil : ferme mais fondant, légèrement acide. Kate le travaille avec un heureux mélange de mascarpone, de fromage blanc et de Philadelphia. Décollage pour New-York garanti !

Entrées 4 €, plats entre 12 € et 15 €, desserts 5 €. Et en plus c’est pas cher !

Ouvert tous les jours sauf le dimanche. Un couscous aux boulettes d’agneau et aux 8 légumes très parfumé est servi tous les week-ends, “à ne pas manquer !”, paroles d’habitués.

Kate’s. 27 rue de Picardie. 75003. Métro République.

ALCAZAR, DEUXIEME !

 L’Alcazar, endroit mythique de Paris. Ancien jeu de Paume puis imprimerie, puis cabaret, c’est maintenant un très joli restaurant rue Mazarine. J’avais déjà eu l’occasion d’aller y dîner, souvenez-vous, c’était il y a un an. J’ai eu le plaisir d’y être invitée la semaine dernière pour admirer le nouveau décor et goûter quelques nouveautés du chef.

L’immense verrière est toujours là, l’espace est joliment maîtrisé. Je constate que le vase tient toujours comme par magie au milieu du restaurant. C’est surtout au sol que le décor a changé : un beau parquet sombre le recouvre maintenant, c’est bien moins froid que l’ancien carrelage.

Je découvre la carte et commande un tataki* de saumon au sel et gingembre puis une volaille fermière aux asperges et artichauts.

Mon saumon me ravit : bien saisi mais cru à coeur, il est agréable à déguster car ferme et fondant à la fois. Les tranches sont bien épaisses, bien plus que les classiques sashimis.

La surprise ce jour-là est la volaille ! Tellement tendre qu’elle se coupe à la fourchette. Les légumes qui l’accompagnent sont al dente : croquants et bien chauds, le tout présenté avec une crème onctueuse.

Le ballet des serveurs est efficace et discret. Ils ont le sourire et connaissent leur carte, c’est appréciable. Et le souvenir de l’accueil désagréable que j’avais eu la première fois est heureusement oublié.

Merci à Matthieu pour l’invitation. ;-)

(*tataki : viande ou poisson brièvement saisi à feu vif et servi froid et cru à coeur.)

RAS LA TOQUE DES SPRAYS EN CUISINE

De la truffe !!… Dans une omelette ou une purée : l’alliance du luxe et de la simplicité.

La cuisinière nous a gâtés ! Mais elle, toute gênée, avoue son truc. Les petits morceaux sombres ne sont que des champignons noirs et l’arôme qui nous a enchantés provient d’un spray ! Honnête notre hôtesse !

Mais qu’en est-il des restaurants qui utilisent les mêmes subterfuges en nous faisant payer le prix fort du produit fantôme annoncé sur la carte ?

Car, ne nous y trompons pas, la pratique est malheureusement courante. Et la gamme des sprays pour parfumer plats et desserts est copieuse. Ainsi, un grossiste (1) annonce que «plus de 20 parfums sont actuellement disponibles, offrant de multiples combinaisons culinaires salées ou sucrées : Pomme Verte, Bouquet Provençal, Banane, Courges d’été, Noix de Coco, Violette, Poire, Géranium, Orchidée, Clémentine, Bergamote, Noisette, Pistache, Cerise Griotte, Truffe Noire, Estragon, Echalote, Rose, Ail, Cassis, Sureau … »

L’avantage pour le restaurateur est évident : plus de problème d’approvisionnement, de préparation ou de conservation de ces agrumes et plantes aromatiques. Aucun risque de perte et un gain de temps appréciable.

A quand un spray pour effacer l’odeur de tromperie sur l’addition ?

Signé : Petitgrognon.

KHOFOU D’EGYPTE

Voilà un joli petit boui-boui bien sympathique ! Et enfin un vrai restaurant égyptien à Paris. Nasser a ouvert ce restaurant pour faire découvrir aux Parisiens (et aux autres !) la cuisine égyptienne mais attention la vraie hein, l’authentique !
On est en plein cœur de Paris, dans le 1er arrondissement. Les rues sont étroites, certains immeubles sont de travers. Le charme du vieux-Paris.

A l’image du propriétaire des lieux, l’endroit est chaleureux. Des banquettes d’angle, de grandes tablées et plein de petites touches de déco égyptienne : ici un sphinx, là les pyramides. Nasser nous offre un jus de goyave en guise d’apéritif. Il est bon, frais et pas trop sucré. Normal, nous dit-il, c’est du vrai !

Nous goûtons pour commencer un assortiment d’entrées typiques. Je vous épargne les noms égyptiens, je suis gentille… Une salade de tomates/oignons/concombre, des aubergines confites, des petits pickles (fèves, piments, olives) et des fromages blancs épicés. C’est frais, fin et tout se marie à merveille. Mon amie se régale des aubergines, particulièrement fondantes sans toutefois être gorgées d’huile. Comptez autour de 5 € les entrées.

Depuis mon retour du Caire, j’avais très hâte de déguster à nouveau le foul ! (= les fèves). On est sauvées, Nasser en a. C’est somme toute normal, c’est un peu le plat traditionnel égyptien. Là encore, un assortiment, mais cette fois dans notre assiette : foul (fèves marinées à la crème de sésame et citron), poulet mariné, cochari (un drôle de plat à base de coquillettes, oignons, lentilles vertes et pois chiches) que Nasser est le seul à faire dans Paris, kechk : du riz très cuit au bon goût de cannelle et enfin pour mon plus grand plaisir le falafel égyptien et encore des fèves ! Plats de 7 € à 14,90 €.

L’ambiance est vraiment bon enfant ici. La table à côté de nous se régale et on sent les puristes : ils ont passé un an au Caire et nous confirment que c’est aussi bon que là-bas, de la nostalgie dans la voix.

Nous passons au dessert. Nasser nous fait la surprise. Une jolie préparation couleur crème et chocolat arrive. A nous de trouver ce que c’est ! Je penche pour beurre de cacahuète/sirop d’érable. Perdu ! C’est une crème de sésame très liquide et un peu âpre accompagnée de son miel noir de canne à sucre. C’est rare de pouvoir goûter ce dessert car il n’est pas commercialisé. C’est vraiment le dessert que les Egyptiens mangent à la maison. Le miel vient de Haute-Egypte, sa couleur noire est due aux cannes à sucre gorgées de soleil.

Voilà un joli moment passé dans ce petit restaurant. L’hospitalité prend tout son sens ici et les prix défient toute concurrence. On y reviendra surtout pour la cuisine, simple, authentique.

Khofou d’Egypte. 7 rue des Déchargeurs. 75001. Ouvert du lundi au samedi. Métro Châtelet.

LE SONDAGE DU MERCREDI

IT MYLK : LA CREMERIE DE LUXE

New-York et Tokyo connaissent depuis longtemps le frozen yogurt, il débarque enfin à Paris grâce aux soeurs Lorenzi qui viennent d’ouvrir leur 2eme adresse. Dans cette crèmerie de luxe le produit phare est le yaourt, décliné sous toutes ses formes : glacé, 0%, en faisselle…

Comment ça marche ? Vous choisissez votre base : kiwi, mangue, brownie, confiture de lait, compote pommes/cannelle puis votre yaourt : 0%, 20 %, yaourt glacé ? Et enfin votre “topping” : petits bouts de cookies, crumble, granola, pépites de chocolat blanc, amandes, raisins, macarons. On reste pensif devant tant de choix. Tout a l’air bon, frais, gourmand. Je résiste à l’envie de me faire un mix cookies/macarons/granolas et opte sagement pour une base kiwi et “juste des cookies” au-dessus.

Matthieu, qui m’accompagne, choisit une base pommes-cannelle et crumble en topping :

Le yaourt est délicieux. Pas besoin de prendre le 20%, le 0% est crémeux et goûteux. Et les morceaux de cookies fondants sont garnis de grosses pépites de chocolat noir. Miam !

Mais pourquoi c’est si bon ? Parce que le lait est de premier choix ! Il provient de la ferme de Viltain dans le 78 où les 300 vaches laitières sont traitées comme de vraies princesses. Les demoiselles dorment en effet sur des tatamis et se font masser tous les jours ! Il paraît qu’elles réclameraient depuis peu une manucure quotidienne…

Vous n’aimez pas les yaourts ? Ou vous êtes au régime ? Optez pour le cheesecake 0%, notamment conseillé par le régime Dukan puisque la pâte est au son d’avoine.

A consommer à emporter ou sur place, lovés dans les jolis fauteuils aux coussins liberty. Que les fashionistas new yorkaises arrêtent de frimer, nous avons aussi nos frozen yogurts !

It Mylk. 15 rue de l’Ancienne-Comédie, dans le 6eme métro Odéon ou au Citadium, 50 rue Caumartin dans le 9eme métro Havre-Caumartin. Ouvert tous les jours. Yaourts à partir de 5 €.

LES FONTAINES

 C’est un tout nouveau (tout beau) restaurant qui vient d’ouvrir rue Saint-Maur en lieu et place d’un bar à cocktails. Les couleurs vives tendance pop art sont gaies et font que l’on s’y sent bien. J’en ai même oublié ce jour-là le ciel gris qui nous menaçait de belles averses.

Derrière les fourneaux officie un jeune chef anglais, Richard, passionné par la gastronomie française qu’il met un point d’honneur à bien travailler. Le classique est revisité aux Fontaines et présenté avec beaucoup d’originalité. « Ce que je fais est simple ! » me confiera-t-il à la fin du repas. Modeste en plus ! Du simple comme ça j’en veux tous les jours.  

 Mon amie commande la soupe d’aubergines, je tente la mousse de chèvre et betteraves. Le service est essentiellement fait sur ardoise. La soupe, très chaude, servie dans une grosse verrine est veloutée et bien assaisonnée. L’aubergine est là, peut-être trop là ? Nous aurions aimé une association avec un autre légume, ou du fromage ? Ce sera notre seul bémol.

Mon entrée me réjouit : trois petites mousses de chèvre décorent l’ardoise, et la betterave est présentée coupée mais aussi mixée, en virgule dans l’assiette. 

Après un été très gourmand, (trop ?) j’essaie de limiter les calories, ce sera donc saumon poché pour moi, poulet sauce thaïlandaise pour mon amie. La cuisson du poisson est très bien maîtrisée, il est tendre, la peau se retire facilement. De petits haricots verts légèrement al dente sont proposés avec, ainsi qu’un écrasé de pommes de terre délicieux : le vrai goût de la pomme de terre écrasé avec la peau, avec juste un soupçon de beurre. 

 

 

La tarte au chocolat maison est bien jolie ! Très fine pâte sablée, copieux appareil au chocolat. Le dessus de la tarte est brillant, on sent la tarte bien crémeuse. Mon amie, grande fan de chocolat, l’accompagne d’un café et se régale ! J’adore les découvertes de ce genre : le service, l’accueil, l’assiette et la déco : tout est parfait. Et Leslie, la responsable, a plein d’idées ! Un écran géant permet de regarder ses séries préférées après le brunch du dimanche (16 €). Après avoir dégusté smoothie, œufs, viennoiseries, c’est la joyeuse équipe de Friends qui vous attend (par exemple). Mais des expositions, des défilés et des projections de films sont aussi prévues. A savourer sans modération !

 

 

Les Fontaines. 153 rue Saint-Maur. 75011. Métro Goncourt. Ouvert tous les jours. 

RAS LA TOQUE DU CHAMPAGNE SANS BULLES !

Heureux (et oui, Petitgrognon sait se réjouir !…) d’avoir visité moult caves de champagne à Reims, pendant les vacances. J’en ai d’ailleurs appris de bulles,…euh…de belles ! D’abord, d’où viennent-elles ces innombrables bulles ? Ben voyons, du CO² produit lors de la fermentation. Or, il va s’échapper à 80% directement à la surface du liquide, d’où l’avantage des flûtes, moins évasées que les coupes.

Bon, il en reste quand même 2 millions dans la flûte ! Mais comment se forment-elles ? Elles semblent en effet naître de nulle part pour soudain s’élever en tourbillon. Là, c’est à nous de jouer ! Car la façon de nettoyer les flûtes est primordiale, pour favoriser leur création. Surtout pas au lave-vaisselle, surtout pas non plus de détergent ou produit de rinçage ! Uniquement les passer à l’eau claire et les essuyer délicatement avec un torchon fin en coton. Pourquoi cela me direz-vous ?

Tout simplement parce que les bulles se forment à partir des microscopiques fibres de cellulose, apportées par votre torchon ou l’air ambiant, d’où la recommandation aussi de ranger les flûtes debout. Très subtil processus donc, que Gérard Liger-Belair étudie dans son laboratoire d’œnologie et de chimie appliquée, à l’Université de Reims. Sa dernière découverte prouve, en plus, que servir le champagne en inclinant le verre, préserve mieux les bulles. Or, plus il y a de bulles… plus l’arôme s’exprime.

Vous l’aurez donc compris, à nous de tout faire pour coincer les bulles !

Signé : Petitgrognon.