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LE 39V

“Dernier salon avant les nuages” disait Emmanuel Rubin dans le Figaroscope. Je crois qu’on ne pourrait pas mieux décrire l’emplacement et le décor du 39V, le restaurant du chef étoilé Frédéric Vardon.

Le lieu est unique, au dernier étage d’un immeuble donnant sur l’avenue Georges V. Il semble presque en apesanteur.

Le restaurant s’articule tout autour de ce jardin suspendu, loin de l’agitation de la ville en contrebas. L’accueil, une première salle, puis la salle principale. On continue de tourner et on tombe sur une table d’hôtes donnant sur l’effervescence des cuisines devant lesquelles on peut passer pour rejoindre l’accueil, du jamais vu !

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Frédéric Vardon, ancien second d’Alain Chapel à Mionnay, cherche la vérité du produit, qu’il dévoile dans une cuisine raffinée à la technique parfaite.

En entrée je découvre un gros oeuf mollet dans son émulsion, morilles et royale de morilles au fond de l’assiette. Quand la cuillère disparaît dans cette assiette creuse, on ne sait pas ce qu’elle va piocher. Va-t-elle casser l’oeuf et le laisser exprimer son jaune ? Va-t-elle pêcher une morille ou recueillir un peu de la royale échouée au fond ? C’est une surprise à chaque bouchée et les saveurs sont exquises. Rien que pour les morilles j’adore le printemps (et pour les asperges aussi).

La lotte en face de moi repose dans une nage jaune, presque fluo. Elle est parfaite car tendre et pas trop salée.

Les filets de sole sont agréablement accompagnés : garniture à la florentine, pignons de pain torréfiés et champignons tournés (vieille technique culinaire, vestige de la cuisine classique, démo ici).

Et alors le dessert… Moi qui ne suis définitivement pas un bec sucré, c’est ce que j’ai préféré de mon déjeuner ! Le soufflé aux poires semble copieux mais chaque bouchée s’évanouit comme par magie pour ne laisser qu’un subtil goût de poire sur le palais. Je jalouse tout de même A. qui partage ma table et qui se régale d’un caramel au beurre salé maison entourant une crème à la vanille. Ce caramel est si dense, si parfait dans l’alliance sucrée/salée qu’on en recommande discrètement un deuxième petit pot, que l’on finira à la cuillère, puis au doigt :-D .

Et pour clore ce merveilleux déjeuner, un petit café sur la terrasse intérieure, au soleil. La sensation d’être caché du reste du monde a un délicieux goût de privilège.

Rendez-vous demain pour l’interview gourmande du chef Frédéric Vardon.

Le 39V. 39 avenue Georges V. 75008. 01 56 62 39 05. Métro Georges V. Ouvert du lundi au vendredi. Leur site ici. Formules déjeuner 39,50 € et 49,50 €. Menu dégustation 85 €.

LE SONDAGE DU MERCREDI

LE MC BAGUETTE

Héhé pas bête Ronald ! Conscient qu’il se vend 9 fois plus de sandwichs que de burgers en France, il nous propose depuis le 18 avril le Mc Baguette, un burger revisité avec du vrai pain français.

Le sandwich se compose donc d’un petit pain baguette à base de farine complète à 70%, cuit sur pierre, d’emmental français, de deux steaks de boeuf haché et aromatisé au poivre, d’une sauce à la moutarde et de salade batavia croquante.

J’avais très peur que le pain soit mauvais, eh bien non, il est croustillant, la mie bien alvéolée. La sauce moutarde tient ses promesses et est bien relevée. Malheureusement le reste ne suit pas : on retrouve évidemment les steaks surgelés trop durs, la salade cuite et l’emmental sans goût…

Le marché français est un grand défi pour Ronald, il s’est déjà attaqué au bun complet, au Mc Cantal. S’attaquer maintenant à notre baguette nationale est un peu osé. Testé sur une période de 6 semaines, c’est à nous consommateurs de signer son arrêt de mort ou non.

Vous l’avez goûté ? Vous l’avez aimé ?

RAS LA TOQUE DE L’EAU… PAS CLAIRE !

Faudra-t-il bientôt équiper nos robinets d’un panneau « eau non potable » ?

On se le demande au vu des analyses scientifiques de ce précieux liquide qui circule dans les tuyauteries.

C’est qu’on trouve des choses peu courantes… dans notre eau courante.

Un vrai cocktail de formules chimiques : pesticides, nitrates, sélénium… voire de l’aluminium (utilisé sous forme de sels pour rendre limpide les eaux troubles…) Evidemment, les régions où l’agriculture est la plus intensive sont les plus touchées pour ne pas dire sinistrées. D’après UFC Que Choisir (1), deux millions de Français paieraient pour une eau non conforme aux critères réglementaires. Un million d’entre eux reçoivent carrément une eau contaminée… ! Ainsi, il ne fait pas bon boire au robinet dans le bassin parisien (2), le Nord et la Champagne.

Certes, 97,5% des Français ont accès à une eau de bonne qualité. Encore heureux, vu que le coût du traitement est payé pour grande partie par l’usager et non par les pollueurs. Mais qui sont les pollueurs ? En ligne de mire, les agriculteurs qui arrosent plantations et terres labourables avec engrais, déjections animales, herbicides …etc…Nitrates et pesticides pénètrent dans le sol jusqu’aux nappes phréatiques ou ruissellent vers la rivière la plus proche. Vous devinez la suite quand l’eau arrive à votre robinet, après un passage obligé par les usines de traitement.

Conséquences : pas terrible pour la santé tout ça, les pesticides étant soupçonnés de favoriser l’apparition de cancers, de malformations prénatales quand ce n’est pas la maladie de Parkinson (dont souffrent bon nombre d’agriculteurs !)

Mais voilà que les pouvoirs publics ont trouvé la parade : pour que l’eau du robinet ne soit plus considérée comme impropre à la consommation, ils ont tout simplement revu à la baisse les normes d’insalubrité. (3) Passées quasi inaperçues, ces nouvelles normes autorisent désormais cinq fois plus de pesticides dans l’eau ! C’est ce qu’on appelle changer la graduation du thermomètre pour faire croire que la fièvre a baissé ! …

Petitgrognon

(1) Etude du 20 mars 2012 : Qualité de l‘eau potable en France : au secours !

(2) Les départements concernés : Eure et Loir, Loiret, Seine et Marne, Yonne

(3) Instruction de la direction Générale de la Santé du 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. 

M64, HÔTEL INTERCONTINENTAL

Lors de notre merveilleux et ensoleillé mois de mars, je suis allée tester le M64, restaurant de l’hôtel intercontinental avenue Marceau. Le soleil était encore un peu timide, je me suis donc installée à l’intérieur mais je retournerai tester ce joli patio aux beaux jours.

Le cadre du restaurant est très élégant : de gros fauteuils club en cuir entourent les tables, la moquette pourpre apporte de la chaleur et les cadres noir et blanc figurant des jazzmen donnent le ton : de nombreux concerts sont organisés ici. Au M64 on aime choyer les clientes et leurs précieux sacs à main. Pour preuve ces petits “coussins à sacs” aux pied des tables.

Je suis venue tester ce midi-là le “menu Patio”, un menu inspiré, chaque jour, des saveurs du marché. Mon oeuf mollet est parfait, son jaune s’évanouit dans l’émulsion au lard. La salade de crabe, avocats, sucrine se voit agrémentée de cazette (le meilleur de la noisette pour faire simple) ce qui me surprend car il est rare d’en voir dans les assiettes. Enfin, l’entrée de petits légumes juste poêlés est agréable avec cette mousse de chèvre.

Ci-dessus la lotte (ni trop ferme, ni trop salée) est présentée dans une nage vert anis presque fluo. Ma bavette d’aloyau est parfaitement saisie, le coeur est saignant. Le caviar d’aubergines est doux mais je suis déçue par la cuisson des topinambours servis trop crus. Un al dente non maîtrisé ? Dommage car leur bon goût fumé est une réussite.

Romain Marzet revisite le macaron en dessert et le prive de son chapeau. La framboise et l’amande se mêlent à merveille.

Ce qui me convainc le plus est cette petite tarte au citron. L’appareil bien acide est emprisonné dans une pâte sablée très ferme qui s’effrite à peine. Et la meringue vient juste apporter le sucré nécessaire.

Exemple de menu proposé par le chef : foie gras aux épices à la rose, caramel au vinaigre de riz puis saint-jacques aux lentilles vertes du Puy et enfin feuilleté framboises en dessert. Menu Patio à 41 € et 49 €.

M64. 64 avenue Marceau. 75008. Tél : 01 44 43 36 50. Métro : Charles-de-Gaulle. Ouvert tous les jours. Menus 41 € et 49 €. Leur site.

LE SONDAGE DU MERCREDI

LA CANTINE DU TROQUET, GROSSE DÉCEPTION

Après son premier restaurant le Troquet à Sèvres-Lecourbe, Christian Etchebest a ouvert deux cantines, une boulevard de Grenelle, une rue de l’Ouest. C’est cette dernière que je suis allée tester en compagnie de Marine il y a quelques semaines.

La Cantine du Troquet c’est une table d’hôtes, comprenez de grandes tablées où l’on ne connaît pas forcément son voisin (si vous aimez l’intimité passez votre chemin). La carte est affichée sur l’énorme ardoise au mur. Bonne idée sauf pour ceux (comme moi ce midi-là) qui sont en-dessous puisqu’elle est illisible. Il faut donc compter sur ses compagnons de tablée pour vous aider dans la lecture.

Chez Monsieur Etchebest, le Pays Basque est à l’honneur. Mais pas que… Soupe parmentière, terrine de boudin, fromage de tête, oeufs mayo, crevettes et couteaux à la plancha, ça part un peu dans tous les sens.

Marine choisit le caviar d’aubergines (très fin, gourmand) pendant que je commande l’entrée “betteraves/boudin/parmesan” énoncée façon “slash” pour suivre la tendance du moment.

Mon entrée est parfaite : le boudin est fondant, le sucre de la betterave tranche avec le sel des câpres et le parmesan se fait discret. C’est une réussite. Malheureusement, le reste va beaucoup moins me convaincre…

Alors que Marine tente l’espadon bizarrement servi avec des frites bien trop salées et à peine cuites, je découvre mes xixtora (saucisses basques au piment) échouées dans une purée noyée sous la sauce. La présentation n’est vraiment pas flatteuse. Les petites saucisses sont bonnes, certes, mais la purée est fade, sans aucun intérêt. Aurais-je fait un mauvais choix de plat ? J’ai pourtant goûté une des spécialités de la maison.

Nous passons sans grande conviction au dessert : le fameux gâteau basque. Ayant passé 5 étés de suite dans le Pays Basque étant petite, je me souviens de mes orgies de ce gâteau aux deux couches et ultra fondant. Là encore énorme déception, le gâteau est sec, on peine à y enfoncer la cuillère. La confiture emprisonnée n’a aucun goût et le caramel pervertit le tout.

Verdict : l’entrée était fabuleuse, le reste décevant. Je crois que j’apprécie moyennement le style tables d’hôtes, pour peu que l’on tombe sur des voisins qui n’ont pour seule occupation de se passionner pour les converstions des autres. Le service était rapide certes mais expéditif, voire désagréable en début de repas. Je n’y retournerai pas…

La Cantine du Troquet. 101 rue de l’Ouest (14eme) et 53 boulevard de Grenelle (15eme). Pas de réservation. Installation à table quand les convives sont au complet. Ouvert tous les jours. Menu 30 €.

IL CAMPIONISSIMO

C’est dans le même quartier, rue Léopold Bellan, que Il Campionissimo a ouvert sa 2eme adresse il y a un peu plus d’un mois.

C’est en réalisant sa fameuse pizza au foie gras sur son lit de figues qu’Arlette Cadot (la patronne) a remporté le titre de vice-championne du monde de pizza en 2009.

Plus spacieuse, plus confortable, plus design, la nouvelle adresse est une réussite. Nous avons la chance de déjeuner dans le petit salon, tout de noir vêtu.

La carte d’Il Campionissimo peut faire peur : pas moins de 6 pages de pizzas. C’est même un peu trop, on met 10 bonnes minutes avant de faire son choix. J’en veux une à la crème de truffes, ça limite déjà les propositions.

Ma Tartufo arrive, elle est garnie de crème de truffes donc, de mozzarella, roquette, champignons sauvages, copeaux de parmesan et assaisonnée d’un léger filet d’huile d’olive vierge extra. La pâte a les bords bien gonflés, elle est fine, légère, croustillante et la garniture est généreuse. La crème de truffes remplace le coulis de tomate et son parfum explose en bouche, c’est un vrai régal pour qui aime la truffe.

Je suis tout de même déçue par la taille de ma pizza, il me semblait qu’elles étaient beaucoup plus grandes rue Montmartre ? Ou alors les nouvelles assiettes sont bien plus grandes ? Je doute… De même, notre Valpolicella semble perdu dans le verre. Aurait-on revu les quantités à la baisse ?

Les amies qui partagent ma table sont très satisfaites de leurs pizzas choisies dans “les fidèles” de la carte : Royale, Regina.

Même plus petite, la pizza est encore plus agréable à déguster dans ce nouveau cadre où on ne joue plus des coudes avec son voisin. Le service est attentif et rapide et l’addition modérée si on ne choisit pas les pizzas haut de gamme (certaines montent à 33 € quand même).

Il Campionissimo. 26 rue Léopold-Bellan. 75002. Tél : 01 42 36 40 28. Métro : Etienne-Marcel, Les Halles, Sentier. Pizzas de 14 € à 33 €. Leur site.

TERROIR PARISIEN, PAR YANNICK ALLÉNO

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Pour lire ma chronique, c’est par ici.

Terroir Parisien. 20 rue Saint-Victor. 75005. Tél : 01 44 31 54 54. Ouvert tous les jours. Métro : Maubert-Mutualité/Cardinal Lemoine. A la carte environ 40 €. Bientôt un brunch le dimanche et une grande terrasse calme.

LE COSTAUD DES BATIGNOLLES

Magali et son costaud vous accueillent dans leur tout nouveau restaurant depuis quelques mois. Atypique, décalé, peu importe l’adjectif utilisé, le lieu change des restaurants habituels. Monsieur expose les artistes et fait le chef d’orchestre dans la salle pendant que Madame s’exprime en cuisine, c’est elle qui fait tout.

Pourquoi ce nom ? En référence à un film des années 1950 avec Pierre Mondy (un chef d’oeuvre donc), au léger embonpoint du patron et au gros chien très pépère qui ronfle dans son panier.

Il est 20h, c’est déjà plein. Quelques habitués passent une tête et demandent s’il reste par hasard des tables inoccupées, hélas non. Le mot d’ordre ici : on réserve !

Une mise en bouche arrive pendant qu’on étudie le décor : crevette marinée à la coriandre et guacamole de petits pois. Léger, rafraîchissant, original, ça commence bien !

La carte change très souvent. Nous découvrons ce soir-là un velouté de courgettes et sa Chantilly au bleu, des queues d’écrevisses poêlées, un œuf poché au fumet de poisson et des nems de lapin.

L’œuf poché laisse son jaune se répandre dans la petite cocotte, le fumet de poisson est présent, fameux et le soupçon de Cognac parfume le tout discrètement. Les nems de lapin nous ravissent tout autant, ils sont accompagnés d’une vinaigrette à la coriandre qui casse le côté sec du bestiau. Nous goûtons aussi de toutes petites queues d’écrevisses (un peu trop fermes) sur leur salade de mâche assaisonnée aux fruits de la passion.

Tournons-nous côté mer pour la suite : saumon poché et saint-jacques juste poêlées. Le saumon repose sur un lit de lentilles vertes au Porto, il a la bonne idée de se présenter accompagné de lard, le plat est réussi, le saumon s’émiette facilement. Les saint-jacques sont parfaitement saisies. Gros coup de cœur pour la réduction de balsamique au soja parfumé à la truffe. Seule la purée nous déçoit un peu, comme si les autres ingrédients du plat faisaient le spectacle à eux seuls. Amateurs de colombo ? Goûtez celui au cochon, très parfumé à la coriandre et au curry.

La carte des vins démarre à petits prix mais promet tout de même quelques belles surprises comme ce Chasse-Spleen, un Moulis 2008, parfait en tous points.

Les desserts ? C’est Magali aussi. Gâteau tout choco, mousse au citron vert et crème brûlée à la pistache. Nous commandons les deux dernières propositions et laissons de côté le demi-camembert au lait cru et le saint-marcellin affiné. L’acidité de la mousse aérienne fait du bien en fin de repas. Nos faveurs vont toutefois à la crème brûlée qui laisse découvrir sa belle couleur verte sous le craquant du sucre. Mais le dessert le plus gourmand de la carte est le fameux éclair au caramel au beurre salé, qui est en passe de devenir le dessert emblématique de la maison !

Le Costaud c’est la surprise de la rue Brochant. Le patron virevolte et met l’ambiance entre les tables dans une bonne humeur non surjouée et Magali régale ses clients de bons produits frais : un duo de choc !

Le Costaud des Batignolles. 10 rue Brochant. 75017. Tél : 06 82 82 89 82 . Ouvert le soir du mardi au samedi . Métro Brochant. Formule midi 23,50 €. A la carte comptez 30 €.

LE SONDAGE DU MERCREDI

BIG FERNAND, LE BURGER FRANCHOUILLARD

C’est grâce à Marc et à ses tweets de folie que j’ai pu aller découvrir les burgers de Big Fernand dont tout le monde parle.

Il est à peine 12h30 et les gourmands font déjà la queue sur le trottoir. Les moustachus, eux, ne chôment pas derrière le comptoir, le premier prend la commande, le 2eme surveille la cuisson des steaks, le 3eme prépare les plateaux, un beau travail d’équipe.

Au choix : 5 burgers (poulet, veau, agneau ou boeuf). J’opte pour le burger phare de la maison soit le Big Fernand au boeuf et à la tomme de Savoie.

Le bun se craquèle légèrement, on sent sa grande fraîcheur. Je suis surprise de la taille du steak, il est énorme et parfaitement cuit et j’apprécie que le sang n’imbibe pas le bun. L’épaisse tranche de tomme bien fondue se mélange au reste des ingrédients : persil plat, tomates confites, sauce maison.

La première bouchée confirme mes impressions, il est délicieux : moelleux, riche en goût, facile à tenir et à manger. Le fromage ne fait maintenant qu’un avec la viande, les tomates confites viennent relever le tout. Vraiment c’est une réussite.

Malheureusement les frites ne sont pas à la hauteur du burger, ce sont des miettes de frites que je découvre dans mon cornet, la plus grande fait 2 centimètres de longueur. On dirait des miettes de fond de cuve trop cuites. Il paraît que l’équipe a prévu de changer la recette (ou la provenance ?) suite à de nombreuses critiques sur Tweeter entre autres (les moustachus sont très attentifs à ce que l’on dit d’eux sur les réseaux sociaux et essaient du coup d’être réactifs, bravo !)

Grosse déception au moment du dessert. Je vois un cheesecake à la carte que je m’empresse de commander. Hélas il n’a rien d’un cheesecake. Le crust n’a pas de goût, la purée de fruits rouges est acide et une énorme couche de fromage blanc aigre dépourvue de cream cheese couvre le tout. Un des pires cheesecakes de ma vie :-( et apparemment les autres desserts déçoivent aussi mes camarades de tablée. Vous l’aurez compris, concentrez-vous sur le burger, le reste n’a aucun intérêt.

Le personnel à moustache est très sympa, l’attente se fait moins longue grâce à leur sens de l’humour, le burger est un délice, c’est rapide et la bande-son nous plonge directement aux Etats-Unis dans les années 1980.

Les plus : le burger servi ultra-chaud, la fraîcheur des produits, les recettes à composer soi-même et les boissons originales comme le jus aux baies de goji.

En conclusion, j’ai préféré le burger à celui de chez Blend mais Brice remporte pour moi la palme du meilleur burger de ce début d’année. Je vais maintenant faire une petite pause dans les burgers. Point trop n’en faut.

Big Fernand. 55 rue du Faubourg-Poissonnière. 75009. Tél : 01 47 70 54 72. Fermé le dimanche. Leur site. Menu 12 € et 18 €.

RAS LA TOQUE DES THÉS EN SACHET !

« Oh my God … ! »

Mais il n’est pas encore 5 heures p.m. pour déguster notre cup of tea !

Faut-il encore sacrifier à ce cérémonial « so british » pour apprécier ce délicieux breuvage ?

Les vrais amateurs affirmeront que l’heure du thé est passée de mode, eux qui ont toujours le mug brûlant ou la théière fumante à proximité de leur Mac. Quoi de mieux pour se détendre entre deux clics ?

Mais attention, pas question de négliger la qualité des feuilles qui vont doucement macérer dans l’eau frémissante. De sachet, point. Un peu de bon goût, que diable !

Pour le choix de leur origine, de leur parfum ou de leur procédé de séchage, le choix est large. Il suffit de s’aventurer dans quelques boutiques spécialisées pour découvrir les pots aux multiples appellations trônant sur les étagères.

Comme chez Mariage Frères* où les vendeurs en gants blancs ne rechignent pas à vous donner toutes précisions ou mieux à vous faire humer les senteurs que renferment ces précieuses boîtes. Certes, on va trouver ces différents crus tout prêts dans certains grands magasins comme Monoprix ou la Grande Epicerie du Bon Marché. Mais pas question d’ouvrir les emballages scellés !

Encore mieux, la grande enseigne Kusmi Tea** a décidé de nous faciliter la dégustation de ses différents thés en multipliant le nombre de ses boutiques où l’on peut les goûter, en toute simplici…thé, à Paris et en province.

Dès cet été, un bar à thé ouvrira sur les Champs Elysées, au n° 71 entre Nike et Ladurée. Bientôt suivi d’un autre, avenue de l’Opéra. Et ce n’est pas fini : vingt ouvertures sont prévues en province d’ici à 2013.

De quoi acheter, en toute connaissance de cause, après moult tests comparatifs !

Petitgrognon

 

* http://www.mariagefreres.com/

** http://www.kusmitea.com/

(c) Disney

LE CLAN DES JULES

Encore eux ? Mais oui les Fils à Maman ont encore frappé ! Après le monde de l’enfance dans leurs restaurants le Club des 5 et les fameux Fils à Maman, après l’univers sportif des Athlètes à la Bourse, après l’ambiance champêtre du Ptit resto dans la Prairie, les garçons se sont attaqués aux années 20, ambiance New York, revolvers, pièces secrètes et prohibition.

Les garçons ont le chic pour trouver des emplacements sympas. Ici on est rue Brochant, dans le nouveau coin bobo du 17eme. Le décor est toujours surprenant, on sent un long travail de recherche et de balades dans les brocantes.

Si le décor est très travaillé, la carte l’est un peu moins. Je ne dis pas que c’est mauvais, au contraire, mais les propriétaires ont pris le parti de la simplicité. “Simple, bon et frais”, voilà quel pourrait être leur credo.

Je suis allée en charmante compagnie tester le brunch. Jus de fruits pressés, boisson chaude (dommage ce thé en sachet pour des amatrices comme nous de bon thé en feuilles), croissants. Un début de brunch classique en somme.

Pour la suite : oeufs brouillés sur tartine Poilâne, pomme de terre paillasson, et “salade du Clan” : à base de bacon, chèvre frais, saucisse fumée, salade, tomates cerise, croûtons.

Fromage blanc, salade de fruits, mouais, trop light :-) on opte pour une brioche perdue et des crêpes au Nutella, bien régressif !

Ne pas manquer les toilettes, un vrai musée !

Le service est rapide, la terrasse prise d’assaut dès le premier rayon de soleil, l’addition est modérée. Et j’adore la citation d’Al Capone reprise sur leur carte : “On obtient beaucoup avec un mot gentil, mais on obtient beaucoup plus avec un mot gentil et un flingue”, on dirait du presque du Audiard, non ? ;-)

Le Clan des Jules. 7 rue Brochant. 75017. Tél : 01 42 29 37 62. Fermé le lundi midi. Brunch (25 €) le dimanche de 12h à 16h30. Leur site.

LE SONDAGE DU MERCREDI