CAFÉ FIGUE


 

Une cuisine du marché, fraîche donc, de saison, combinant plats traditionnels et recettes du bout du monde, est-ce possible de côté de Montparnasse où fleurissent les brasseries bas de gamme et autres chaînes à la hippopo ?

Oui ! Grâce à Nadia F.igué, qui a ouvert son Café Figue, rue de Vaugirard. Fraîchement diplômée de l’Ecole Supérieure de cuisine française à Paris, Nadia part en voyage aux 4 coins du monde. Les cuisines étrangères l’inspirent, elle y puise son inspiration.

Dans son Café Figue, on goûte un subtil mélange d’ici et d’ailleurs. La carte change tous les jours (même 2 fois par jour) en fonction du marché et de l’humeur de cette pétillante chef. On part dans les îles avec les samoussas de boudin noir et les accras, que Nadia revisite en les accompagnant de bâtonnets de granny smith, de pousses d’épinards et de chutney de tomates savoureux. Puis direction les States avec un burger B.L.T. (bacon, laitue, tomate) au bun bien dodu réalisé par Frédéric Lalos, au steak haché minute et bien juteux. Comme Jean-François Piège le conseillait dernièrement dans Top Chef, on n’oublie pas d’écraser légèrement le burger afin que le jus du steak imprègne bien le bun du dessous. A la place des frites, d’énorme onion rings superbement réalisés. On file en Italie avec un risotto betterave/chorizo tout rose. Bon, mais il me manque quelque chose, le chorizo. Aïe, c’est un oubli en cuisine. Ca peut arriver. Pas grave, du moment qu’on me le dise…

Nadia n’a pas oublié d’être douée en desserts. Le duo chocolat meringue avec un crémeux de thé vert matcha et le granité d’ananas et son shortbread bien croquant le prouvent.

L’adresse a connu bien des patrons, des styles, des décors, espérons que le Café Figue connaisse un beau succès (qui serait on ne peut plus mérité). Le quartier de Falguière s’enorgueillit de cette pépite gourmande.

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Café Figue. 117 rue de Vaugirard. 75015. Tél : 01 53 69 08 12. Formules à partir de 18 €. Fermé lundi soir, samedi midi et dimanche. Site. Cours de cuisine sur demande.

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TABLE


 

Chroniqueur radio, blogueur gourmet et gourmand, on n’attendait pas Bruno Verjus dans ce nouvel exercice. Et le voilà qui se lance et ouvre son restaurant, dans le 12eme, non loin du marché d’Aligre.

Le nom de l’établissement est bien choisi. Elle est partout la table dans ce décor mêlant briques et métal : ronde, carrée, haute, basse, longue façon table d’hôtes ou encore aux premières loges, juste devant les fourneaux, pour ne rien manquer du spectacle.

Et l’homme a l’air heureux, devant son bar, prenant le temps d’accueillir ses clients avant de retourner œuvrer en cuisine. Car c’est lui le chef. « Ce que je veux c’est que les gens soient heureux ».

Lire la suite de l’article sur Terroirs de Chefs.

(pour voir les photos en plus grand, cliquez dessus)

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TABLE. 3 rue de Prague. 75012

Tél : 01 43 43 12 26. Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir. A la carte. Déjeuner 40 €, dîner à partir de 70 €. Site.

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MA CHÈRE ET TENDRE


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C’est le tout dernier steakhouse de Paris. Une "eat place" pour les fans de meat. Le royaume des carnivores.

Alors oui, c’est un peu excentré, le restaurant est situé juste devant le Palais des Congrès, Porte Maillot. Mais le déplacement vaut la peine. On y va pour la star du lieu : le boeuf, qui se décline en 6 races différentes provenant de 5 pays. Charolaise, limousine, Aubrac et Salers mais aussi Simmental de Bavière, et Black Angus (Irlande, USA et Argentine).

Bavette, faux-filet, noix d’entrecôte, côte à l’os, onglet, T-Bone mais aussi carpaccio et tartares pour les inconditionnels de viande crue. Et enfin le mythique surf and turf pour se croire aux States (filet de boeuf et demi-homard se partagent l’assiette).

Souvent, les steakhouses se concentrent sur la vedette de la maison : la viande, au détriment des entrées, garnitures ou autres sauces. Le chef, Eric Brujan, n’a pas voulu vulgariser son steakhouse. Tout est travaillé. L’homme, qui a exercé plusieurs années dans le Massachussets, a rapporté dans ses valises de bonnes recettes américaines comme les vrais crabcakes, préparés comme dans le Maryland, ou la salade César, qu’il cuisine avec un poulet bio de Vendée, quand il ne la revisite pas avec des crevettes. Les tartares sont coupés au couteau, et les crevettes proviennent de Crystal Bay en Nouvelle-Calédonie.

Et le voilà le boeuf, seul en scène dans l’assiette, sans fioriture. J’ai choisi une entrecôte de l’Aubrac, bien maturée à l’affinage un peu plus long que les autres. Viande juteuse, cuisson parfaite, le couteau s’enfonce très facilement dans la chair. Toutes les sauces sont maison (la béarnaise est fameuse, bien épaisse), le gratin de macaronis à la queue de boeuf et huile de truffe est délicieux malgré une cuisson un peu trop poussée des pâtes. Unique déception de ce repas : les frites, ou plutôt les pommes allumette. Bonnes bien sûr, mais trop petites à mon goût.

En dessert un cheesecake qui ne démérite pas : bien aérien grâce à un mélange mascarpone/cream cheese.

Très belle carte des vins avec service en vinothèque, à partir de 6 cl. Superbes références pour qui veut se faire plaisir. Et bonne idée ce sharing sunday. On ne brunche pas, on partage. Tout : les entrées, les viandes, les desserts. Une belle découverte au nom si bien trouvé.

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Ma Chère et Tendre. 81 boulevard Gouvion-Saint-Cyr. 75017. Tél : 01 40 68 30 40. Métro Porte Maillot. Ouvert tous les jours. Menu déjeuner 35 €. A la carte : 60 €. Site.

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(c) Virginie Garnier et lesdélicesdevanessa

CHEZ LOUIS


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A voir la façade de loin, on se dit que ce petit bistrot ne doit pas être transcendant et on se trompe ! C’est la bonne surprise du quartier. Il est 12h30 et déjà la salle est comble. Remplie d’habitués qui travaillent dans le coin. Viennent-ils pour l’ambiance très sympa, assurée par le patron, Lionel, bien dans son rôle ? Ou peut-être pour le décor ambiance « chez mamie » avec tables en formica et vieille pendule au mur ? Ou encore pour la cuisine franche et honnête que le chef prépare et envoie à vitesse grand V ? Les trois réunis forment une belle équation.

Au choix : la carte ou le menu déjeuner au prix compétitif (13,40 € entrée plat dessert), une aubaine !

En entrée : œuf cocotte au foie gras et salade de lentilles saucisse de Morteau. L’œuf cocotte est maîtrisé, le jaune coule bien pour se mélanger à la crème et le foie gras est présent, même enthousiasme pour la salade de lentilles avec toutefois un petit bémol : l’entrée aurait été encore meilleure légèrement tiède.

Un bon classique pour la suite : la tomate farcie. Trônant sur un lit de riz, elle est camouflée par une sauce tomate bien gourmande. Le burger de la maison cache un steak juteux et bien saignant. La salade est croquante, le fromage finit de fondre et les frites sont de bonne facture.

Brioche façon pain perdu aux pralines en dessert : addictive !

On l’a compris, c’est l’adresse parfaite pour un déjeuner sur le pouce, bon et pas cher mais ce serait faire une erreur de ne pas tester l’adresse le soir (mercredi, jeudi et vendredi) car l’endroit se transforme en vrai bistrot à titis parisiens avec beaucoup de soirées à thème organisées. Et des idées, il en a Lionel ! Soirées moules-frites, boudin, dinde avec des affiches qui valent le détour tant elles sont drôles et bien senties. Ici on a de l’humour et on le placarde au mur.

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Chez Louis. 13 rue des Ardennes. 75019. Tél : 01 42 45 64 51. Métro Ourcq. Ouvert du lundi au vendredi midi et le soir les mercredi, jeudi et vendredi. Menu déjeuner 13,40 €. Page Facebook.

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BRUNCH MILANESE – EMPORIO ARMANI CAFFE


P1260888 P1260891C’est en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés que j’ai déjeuné (pardon : brunché !) hier midi. Un brunch chez Armani ? Oubliez vos à priori. Ici, on vient pour se régaler, pas pour voir et être vu comme chez les copains d’en face, au Flore. Presque tous les produits sont importés d’Italie et magnifiés par le chef du Caffè. C’est délicieux, très copieux et plutôt bon marché. 39 € pour tout ce qui va suivre :

Le brunch commence par un jus de fruits frais, pressés minute, puis se poursuit par un pandoro (entre le pannetone et le kougelhopf) servi avec son sabayon bien mousseux et des confitures (fraise, figue, orange amère) et miels estampillés Armani Dolci. Le miel au citron a d’ailleurs ravi la tablée.

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A suivre au choix : une baccala = brandade de morue revisitée avec une polenta ou un cappucino original à la mozzarella de bufflone et tomates Pachino (tomates qui auraient été encore meilleures pelées). On trempe avec gourmandise le petit croissant salé dans la tasse, façon oeuf coque/mouillettes.

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P1260903Les gnocchis, qui arborent fièrement les couleurs de l’Italie, sont servis avec une sauce aux noix et gorgonzola de Novara. Joli jeu de textures grâce aux petits éclats de noix. Puis on fête le printemps avec de croquantes asperges vertes servis avec un oeuf poché parfait

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P1260910La tarte aux amaretti est presque de trop tant le brunch est copieux, mais on n’en laissera pourtant pas une miette… Chaque bouchée en appelle une autre, ce dessert là est diabolique. Enfin, fraîcheur bienvenue avec l’ananas tranché très fin.

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Ce brunch est tout récent et c’est déjà une vraie réussite. Impossible de se lasser puisqu’il change toutes les semaines. Service très sympathique !
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Armani Caffe. 149 boulevard Saint-Germain. 75006. Tél : 01 45 48 62 15. Métro : Saint-Germain-des-Prés. Ouvert tous les jours. Brunch le dimanche de 12h à 16h.  39 €. Le blog.
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IL SETTIMO


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Vous avez peut-être lu dans la presse cette étonnante découverte d’un appartement parisien resté figé dans le temps. Un vrai témoignage du passé, qui nous ramène en 1942 exactement. Lire l’article.

Eh bien chez II Settimo, c’est pareil. Le temps s’est arrêté. Quelque part entre le vieillot et le kitsch. Si l’extérieur et le rez-de-chaussée laissent présager un joli décor, il n’en est rien à l’étage. C’est chargé. Moquette, tableaux, fresques, piano et surtout surtout des fleurs. Blanches, grosses, partout et le pompon : artificielles. C’est Des Esseintes, le héros dandy de Huysmans qui aurait été ravi.

Nous on l’est moins. D’ailleurs, je les enlève de la table, elles me gâchent la vue et le plaisir. Un peu comme ces gros aquariums dans les restos chinois de quartier.

Heureusement c’est bon, très bon même. Raffiné et savoureux comme ces gros raviolis farcis à la ricotta et aux épinards et sautés au beurre et à la sauge ou tout simplement ces gros oeufs bio au plat, juste agrémentés de truffe noire râpée minute. Le bar est cuisiné au four, tout comme les gambas, et les encornets s’accompagnent de câpres. Service très attentif.

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Il Settimo. 57 rue de Bellechasse. 75007. Tél : 01 45 50 39 27. Métro Solférino. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Menus 19 €, 30 € et 65 €.

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MAISON BLANCHE


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J’adore aller dans cet établissement et pourtant je ne l’ai jamais chroniqué ici… Je ne sais pas si c’est l’avenue Montaigne, l’entrée majestueuse, l’ascenseur, ou le fait de manger sur le toit du théâtre des Champs Elysées, mais en tout cas, là-haut, je m’y sens bien, autant dans les petites alcôves que près des baies vitrées. Evidemment le top est de déjeuner sur la terrasse, immense, sur laquelle on a l’impression de pouvoir toucher la tour Eiffel rien qu’en tendant la main.

La Maison Blanche s’est mise aux couleurs de la Corse depuis quelque temps et le chef Hervé Nepple (qui est passé par les plus grands : Jacques Pic, Pierre Gagnaire…) se plaît à magnifier de beaux produits qu’il a lui-même choisis et qu’il se fait livrer sans intermédiaire. Coppa, lonzu, saucisse, bulagna, panzetta, figatellu et jambon proviennent de Lucciana, de l’entreprise A Fatoghja exactement.

Bien sûr, en entrée on goûte la charcuterie. Exceptionnelle de goût et de saveur. On la déguste avec les doigts, elle laisse une fine pellicule de graisse dessus d’ailleurs. Car les porcs dont est issue cette charcuterie sont hyper gourmands. Ces "porcs coureurs" comme on les appelle, passent leur vie à sillonner le maquis et les châtaigneraies et se gavent de glands, racines, herbes aromatiques et bien sûr de châtaignes. Leur chair est donc d’une finesse extraordinaire et subtilement parfumée grâce à la graisse des glands.

Puis l’agneau de lait fond dans la bouche, il est gratiné à la tomme de brebis et parfumé au romarin. Dommage, un jus de viande un peu trop salé vient gâcher le plaisir.

Tommes de brebis et de chèvre et tommette chèvre et brebis longuement affinée se dégustent avec un confit de figue sèche avant de découvrir un cheesecake complètement revisité. C’est un fiadone au cédrat en gelée de myrtes, accompagné d’une boule de glace à la bière Pietra : original et addictif !

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Maison Blanche. 15 avenue Montaigne. 75008. Tél : 01 47 23 55 99. Métro Alma-Marceau. Ouvert tous les jours (déjeuner du lundi au vendredi uniquement). Menus 48 € et 69 €. Menu dégustation 110 €. Menu corse servi au dîner 89 €/pers. Site.

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MISS KÔ


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Que les puristes des mets japonais raffinés s’éloignent. Car on vient d’abord chez Miss Kô pour une expérience. Ce « collage fou » comme se plaît à dire Starck, invite sans conteste au voyage. Mais un voyage onirique, en compagnie d’une Alice au Pays des Merveilles qui nous ferait découvrir des théières géantes, voyage mêlé d’hallucinations devant ces gros champignons shitake semblant avoir poussé au sommet des étagères. Back to reality, au fond du restaurant, en suivant ce Kâ lumineux, on se retrouve à Tokyo, dans une rue commerçante où le bruit des vapeurs et des échoppes enivre.

Lire la suite de l’article sur Terroirs de chefs.

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Miss Ko

49-51 avenue George V

75008

01 53 67 84 60

Métro George V

Ouvert tous les jours

Sushis parties de 40 € à 80 € à partager

Carte 40 €. Site.

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CRION – CHEZ CRISTINA


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Que les habitués de l’ancien restaurant (rue du Nil) de Cristina se rassurent, la jolie jeune femme à l’accent chantant n’a pas quitté Paris, elle a juste migré vers le nord, dans un joli restaurant du 18eme, tout en longueur, très esprit bistrot contemporain avec exposition des meilleurs crus dans une originale vinothèque qui habille un des murs.

Les techniques culinaires, elle les maîtrise, et pour cause, Cristina a fait ses classes à l’école Lenôtre. C’est d’ailleurs une cuisine traditionnelle française que l’on peut goûter tous les midis, ainsi qu’un superbe choix de viande rouge (Argentine, Salers), magnifié par le talent de la jeune femme.

Mais le point fort de la maison est sans conteste les soirées tziganes des vendredis et samedis soirs. Chaque fin de semaine, la cuisinière met les petits plats dans les grands et mitonne pendant des heures tous les classiques de la cuisine roumaine pendant que Magalie assure le service en salle, au son des musiciens qui jouent entre les tables.

C’est une cuisine qui vient du coeur que nous avons eu la chance de goûter. Sans doute le meilleur caviar d’aubergine de Paris (crémeux et fumé), de succulents poivrons rôtis et confits, servis entiers, un chou croquant qui cachait une farce subtilement parfumée. Cristina propose aussi le ragoût haiduc à base de saucisses, fromage et tomates ou encore le militei (des boulettes comme des petites saucisses sans peau et grillées). Ne surtout pas passer à côté de son tarama de carpe ou de brochet, qui est paraît-il, divin.

Si vous ne goûtez pas la plancinta (gâteau au fromage) ou les papanasi (beignets au fromage avec confiture de griottes) vous aurez peut-être la chance, comme nous, de déguster son savoureux strudel, le fameux gâteau aux pommes, cannelle et noix.

Et bien sûr, on finit sur une petite poire, la polinka roumaine !

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Crion – Chez Cristina. 9 rue Boucry. 75018. 01 42 09 96 26. Métro Marx Dormoy. Ouvert tous les midis et les vendredis et samedis soirs pour les soirées tziganes. Menus 14,50 € et 17,50 €. Carte 35 €.

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FAME DA LUPO


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Vous avez une faim de loup ? Envie d’une cucina italiana bien réalisée ? Ca tombe bien, le chef Andrea Benassai et son équipe (la même que celle du Café de la Jatte) vous régale de mets italiens subtilement préparés et notamment de risottos, le plat phare de la maison, que le chef s’amuse à décliner à toutes les sauces.

Avant le risotto, le chef propose une noix de saint-jacques reposant sur une crème de carottes à l’huile de truffe. Heureux mariage. Les raviolis fondants emprisonnent une farce ricotta épinards doucement parfumée à la sauge et les calamars se parent d’une persillade bien relevée. Des entrées raffinées qui laissent s’exprimer les saveurs italiennes.

Enfin voici la star de la maison, le risotto.

Parfois trop d’originalité tue le plat, c’est le cas avec le risotto aux myrtilles à la couleur peu engageante et hors saison mais celui au jambon de Parme et artichauts est comme on l’attendait : crémeux, gourmand, aux grains de riz fermes, se mariant intelligemment à la garniture qui vient apporter la bonne dose de sel. Perfetto !

(desserts non testés)

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Fame da Lupo. 122 avenue de Villiers, 75017. Tél : 01 43 80 10 10. Ouvert tous les jours. Métro Pereire. Menus 25 € et 29 €. Site.

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PARIS-NEW YORK (PNY)


Salle du bas

Blend et Big Fernand nous proposaient déjà des burgers gastronomiques, oui mais version fast food avec plateau et dos du voisin en dossier.

Place au confort ici. On s’installe au rez-de-chaussée sous un ciel étoilé ou à l’étage, les yeux rivés sur un Fred Astaire possédé par la danse.

Salle du haut

Murs bruts, carrelage vintage, acier et aluminium, on doit ce décor design à Cut Architecture (ceux du Coutume Café, entre autres).

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A la carte, 5 recettes uniques, aux ingrédients frais. La viande provient de la maison artisanale Le Ponclet, qui prône une agriculture biologique, et est préparée par le boucher David Akpamagbo (habitué aux exigences des plus grands comme Alléno ou Senderens).

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P1260396Nous goûtons le Vintage Cheeseburger en version double avec boeuf breton Pie Noir maturé 3 semaines, cheddar affiné 18 mois et bun maison. Et le Morning California dans lequel se cachent de l’avocat et une sauce PNY dont la recette restera malheureusement secrète malgré mes suppliques.

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P1260402 P1260403Pour les desserts ? Ils ont choisi la plus douée, la désormais très demandée Rachel. Son cheesecake est aérien mais dense, sucré mais laissant s’exprimer l’amertume du fromage frais et le crust à la fois moelleux et croustillant. On comprend à la dégustation pourquoi il a été élu meilleur cheesecake de Paris.

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Rudy et Graffi, les deux passionnés à l’origine du projet, voulaient le top du top, pari réussi ! Et la formule reste malgré tout abordable. Burger-frites-boisson : 15 €.
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Paris-New York. 50 rue du Faubourg-Saint-Denis. 75010. Métro Strasbourg-Saint-Denis. Site. Ouvert du lundi au samedi, bientôt le dimanche midi.
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JE THÉ… ME


P1260094Le décor de ce restaurant est resté dans son jus. Cette ancienne épicerie fine du 19eme siècle, inscrite aux Monuments historiques, est le temple bistronomique du 15eme arrondissement.

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P1260100Rideaux, multitude d’objets chinés sur les brocantes, lampes à l’éclairage doux et nappes dressées sur les tables donnent à ce restaurant une atmosphère incroyablement chaleureuse.

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P1260103Aux commandes de l’établissement, Jacky Larsonneur, et en cuisine, le talentueux Louis Druesne, tout droit sorti du parc Hyatt et qui honore admirablement son premier poste de chef.

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P1260109 P1260111 P1260112 P1260120 P1260123Une mise en bouche raffinée à base de filets de harengs donne le ton du repas. Puis la langue de boeuf est revisitée en pot-au-feu. C’est savoureux, réconfortant même en cette grise journée de janvier, la langue fond, le jus servi en salle apporte juste la note d’acidité qui manquait. Entrée superbement réalisée.

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P1260129A ma droite et en face de moi les cuillères piochent avec gourmandise dans un  cappuccino de potiron au mariage de textures parfait : velouté, mousse et croquant.

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P1260133 P1260136 P1260140Des rognons joufflus cuits à la perfection se partagent l’assiette avec des champignons cuits et crus. Toujours ce travail des textures. Et la purée est sans conteste la meilleure jamais goûtée !

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P1260150Enfin, la tarte au citron est revisitée, sens dessus dessous. Le sablé breton repose sur une crème au citron aux notes de kumbawa qui jouent avec les papilles : tantôt acides, tantôt douces.

Le chef fait honneur à ce qu’il convient d’appeler la bistronomie, le tout dans une formule déjeuner au rapport qualité-prix assez exceptionnel, 25 € (entrée-plat-dessert). Réservation fortement conseillée.

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Je Thé… Me. 4, rue d’Alleray. 75015. Tél : 01 48 42 48 30. Ouvert du mardi au samedi. Menus 25 € et 38 €. Métro Vaugirard. Site.

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LA MANUFACTURE DU CHOCOLAT D’ALAIN DUCASSE


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3 ans.

Il aura fallu 3 ans à Alain Ducasse, Nicolas Berger et leur équipe pour trouver le lieu idéal.

C’est dans un ancien garage, au milieu de la rue de la Roquette, que la Manufacture du Chocolat a ouvert ses portes hier. Impossible de se tromper d’adresse, les doux effluves de chocolat viennent nous cueillir dès la rue. Puis on traverse une cour, on pousse les lourdes portes en acier (elles viennent de la Banque de France) pour découvrir une boutique-musée où le chocolat est exposé comme un trésor éclairé par de magnifiques lampes à suspension provenant d’un bateau militaire des années 1930.

A la manière d’un atelier d’artiste, tout est ouvert. On voit et on entend les artisans travailler le chocolat. Chaque machine a été chinée par Nicolas Berger (un des chefs pâtissiers d’Alain Ducasse, aux commandes du navire), certaines avaient même été mises au rencart et connaissent une nouvelle vie grâce à lui. Car tout est fait sur place : la torréfaction, le concassage, le raffinage, le conchage, l’affinage, le tempérage et enfin le moulage. Les fèves ont 12 provenances et l’identité de chacune est mise en valeur.

Le résultat de ce processus complexe : des bonbons qui se déclinent en ganaches "origine", en ganaches gourmandes, pralinés, truffes ou bouchées. Mais aussi en tablettes dans lesquelles le terroir d’où sont issues les fèves s’exprime : notes acidulées pour Madagascar, plus végétales pour le Vietnam. Les tablettes sont délicatement enfermées dans des pochettes élégantes et brutes, à l’image du lieu.

(Goûté : la tablette Madagascar à 65% : très suave, idéale pour ceux qui n’apprécient pas trop le chocolat très noir.)

La suite en images. Bonne visite !

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Le Chocolat. 40 rue de la Roquette. 75011. Tél : 01 48 05 82 86. Métro Bastille. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h. Tablettes à partir de 6 €. Boîtes à partir de 25 €. Site.

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LE BARBEZINGUE, ESPRIT GUINGUETTE


assietteThierry Faucher a quitté sa Cave de l’Os à Moëlle dans le sud 15eme pour venir s’installer dans une maison de ville à Châtillon, avec terrasse, jardin, et terrain de pétanque. La maison a un charme fou et l’endroit ne désemplit pas. Certains passent y déguster un bon vin, d’autres viennent se faire raser par un maître barbier tous les vendredis matins. L’ambiance ce jour-là vaut le détour, paraît-il.

carottes

Mais si on vient au Barbezingue, c’est avant tout pour se régaler. Formule bistronomie au rez-de-chaussée ou formule table d’hôtes à l’étage, une redite de ce qui a fait les grandes heures de la Cave de l’Os à Moëlle pendant des années.

Le système ? Une formule à volonté. Les entrées (crudités, terrines, pâtés, salade) attendent les convives dans des grands saladiers. On se plaît à tutoyer d’emblée nos voisins de tablée jusque là inconnus pour leur demander du rab’ de terrine de boudin. On partage le pain, voire le vin.

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Vous reprendrez bien un peu de beurre ?

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Puis on va se servir au buffet. Chaque jour 3 plats consistants : tripes, pot-au-feu, bourguignon, ragoûts en tous genres… On pioche une assiette (elles sont toutes dépareillées, esprit brocante) dans le buffet de mamie et on se sert. Allègrement. C’est à volonté, mes voisins l’ont bien compris, ces trois grands gaillards sont en train de faire un sort au pot-au-feu de canard.

Le pain est sur la table, les fromages dans le garde-manger accroché au mur. On se pause 15 minutes et c’est reparti, direction le buffet. Cette fois pour les desserts.

pot au feu 2

pot au feu

oeufs neige

Oeufs à la neige, petits pots de crème vanille et chocolat, far breton (un délice !), cake au citron ou au chocolat, crème aux oeufs. On a envie d’y revenir 3 fois. Las ! L’appétit n’est plus là. On reviendra ! Peut-être vendredi pour la blanquette ?
pressoir

Au Barbezingue on s’installe sur les grandes tablées ou autour de ce magnifique pressoir.
Une réussite. Il nous tarde d’être aux beaux jours pour entendre par la fenêtre "alors… tu tires ou tu pointes ?"
façade
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Barbezingue. 14 boulevard de la Liberté. 92320 Châtillon. Tél : 01 49 85 83 50. Rasage le vendredi matin sur rendez-vous. Fermé dimanche soir et lundi. Formule tables d’hôtes 22 € à volonté. Site.
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AGAPÉ SUBSTANCE


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Il a remplacé David Toutain.

Il a été formé par les plus grands (Alléno, Piège, Renaut).

Il s’appelle Gaëtan Gentil et a de l’or dans les mains.

Mon article sur la cuisine de Gaëtan Gentil à l’Agapé Substance c’est ici.

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Agapé Substance, 60 rue Mazarine. 75006. Tél : 01 43 29 33 83. Ouvert du mardi au samedi. Menus déjeuner de 65 € à 169 €, menus dîner de 129 € à 199 €. Site.

 

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