Archives de la Catégorie Cuisine du monde

LA TERRASSE DU MAKASSAR

Je connaissais déjà ce restaurant franco-indonésien chic de l’avenue de Wagram (article précédent ici), j’y suis retournée pour goûter leur carte d’été. Le charme a opéré à nouveau.

A goûter à l’apéritif : leur célèbre mojito.

Lumpia goreng : feuilles de brick, poulet, soja

tartare de daurade au basilic pourpre

mix de brochettes thaï

noix de saint-jacques et risotto aux asperges blanches

Pukis : cake indonésien à la coco et sauce chocolat

Ananas rôti à la citronnelle

Le Makassar. 39 avenue de Wagram. 75017. Métro Ternes. Ouvert tous les jours.

CHEZ MARINE

Ouvert depuis 3 ans, ce joli petit restaurant, situé à deux pas du Trocadéro, vous propose un tour du monde gustatif.

Marine, la responsable, a voyagé tout autour du monde pendant des années et a rapporté dans ses bagages plein d’idées de recettes.

Les boiseries sont très présentes et donnent au lieu un côté coquet et authentique. Des cadres apportent la couleur au mur et ne manquez pas de lever la tête dans la salle du fond, ce plafond en mosaïque est impressionnant ! Partout sur des étagères des petites collections de bibelots : ici des théières, là des cendriers.

La carte de Marine est simple : d’un côté les fameuses assiettes (qui font office d’entrées et de plats), d’un autre quelques pizzas maison.

Mais revenons à ces assiettes. Plus d’une douzaine vous sont proposées. Les noms sont évocateurs : la Crétoise, les Alpages… Choisissez votre destination !

Alors que l’Assiette Nordique vous propose du saumon fumé, des toasts, une salade de pommes de terre et des harengs, l’Assiette Eilat est composée de shawarma, de caviar d’aubergine, de fromage blanc au concombre…

Nous hésitons un bon moment puis nous commandons l’Assiette des Alpages : jambon de Savoie, tartine de reblochon gratiné, crottin et petit pot de miel et l’assiette et l’Assiette Italienne : tomates, mozzarella, basilic, pizza au chèvre et lasagnes de légumes.

Nul besoin d’entrées avant, les assiettes sont copieuses et très joliment présentées. J’ai choisi l’Italie. Je me régale avec les lasages de légumes recouvertes d’une généreuse mozzarella gratinée. Mon invité, lui, répand le contenu du petit pot de miel sur sa tartine et son crottin. Le miel se mélangera ensuite à la vinaigrette de la salade : très agréable.

Assiettes comprises entre 12 € et 16 €.

Nous accompagnons notre repas d’un côte du Rhône. Plusieurs Bordeaux et Brouilly sont proposés à la carte. Comptez entre 13 € et 49 € la bouteille.

En dessert : fondant au chocolat, fromage blanc au miel, glaces et sorbets, tartare de mangue et d’ananas et tarte tatin. Nous commandons les 2 dernières propositions. Le tartare est coupé très finement et apporte de la fraîcheur en cette chaude soirée de printemps et ma tarte tatin est tiède comme je l’aime, les pommes bien brunes et caramélisées et évidemment servie avec son petit pot de crème fraîche. Desserts à 7 €.

Impossible de se lasser de ce joli restaurant de quartier tant les idées de recettes et les associations sont différentes. Oubliez un peu l’avenue de Kléber toute proche et avancez-vous rue de Longchamp à la découverte de Chez Marine. Des privatisations sont possibles : de quoi faire voyager vos amis !

Chez Marine. 30 rue de Longchamp. 75016. Tél : 01 45 05 12 30 Métro : Trocadéro. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

CUISINE YIDDISH AU 4eme SENS

Ce restaurant est une véritable institution dans le Marais. Précédemment intitulé le « Train de Vie », il a maintenant changé de nom et une toute nouvelle équipe est aux commandes, toujours dans le but de régaler les clients de la cuisine yiddish d’Europe centrale.

Le restaurant est tout en longueur, bien décoré et reflète l’architecture typique de ce quartier historique de Paris : ne manquez pas la superbe cave voûtée au sous-sol, vous vous sentirez plongés de suite dans le vieux Paris.

La carte propose des spécialités yiddish mais aussi traditionnelles.

Côté yiddish : pickels, assortiment de charcuterie ashkénaze, harengs gras, goulach, choucroute ashkénaze, gefilte fish…

Cette cuisine est (presque) une découverte pour moi, elle l’est complètement pour mon invitée. Nous optons donc pour l’assiette yiddish en entrée. Un assortiment des spécialités est en effet idéal lorsque l’on est novice.

Une jolie assiette façon mezze arrive : chou, salade d’œuf, foie de volaille haché, caviar d’aubergines et de poivron. Tout est frais et extrêmement goûteux. Le foie de volaille a ma préférence il est fin et très parfumé. Comptez 12 € pour cette assiette, 22 € pour l’assiette Shtetl des Mers avec harengs gras, roll mops et saumon fumé.

Nous continuons notre repas avec le poulet farci. Rôti, parfumé au cumin, il est farci de pain azymes et présenté avec deux galettes de pommes de terre et d’oignons bien gourmandes. La volaille est tendre, le jus de cuisson l’a bien imprégnée.

Côté traditionnel voici ce que la carte vous propose :

En entrées : tarte fine forestière et foie gras poêlé, trio de foie gras, gaspacho andalou. En plats : filet de bar sauce vierge, filet de lotte au safran, burger du 4eme Sens, pièce de bœuf sauce vandouvan. 7 € à 10 € pour les entrées, 14 € à 17 € pour les plats.

Chinon, pinot noir vous sont proposés au verre autour de 4 € mais nous nous dirigeons vers l’Israël avec le Recanati qui est une belle surprise. 29 € la bouteille.

L’heure des desserts a sonné et c’est tant mieux car j’ai repéré depuis le début du repas le gâteau au fromage blanc traditionnel ashkénaze : le Keiss Kuchen : une sorte de cheesecake presque mousseux sans la crust de biscuits. Je n’en laisserai pas une miette. Mon invitée choisit l’apfel strudel : doux, agréablement parfumé à la cannelle et servi avec des petits fruits secs. Desserts : 7 €.

Tout est possible au 4eme Sens : prendre un bagel à emporter (saumon, pastrami ou dinde), venir bruncher le dimanche midi dans une ambiance décontractée : idéal avant une petite balade dans le très vivant quartier du Marais ou enfin profiter des soirées de la cave le samedi soir avec au programme : musiques tziganes et Claude Berger à l’affiche.

Le 4eme Sens. 17 rue des Ecouffes. 75004. Tél : 01-42-78-63-12. Métro Saint-Paul. Ouvert tous les jours sauf lundi. Menu midi 10 €.

LA TETE DANS LA CUISINE

Ouvert depuis novembre 2010, ce joli petit restaurant a déjà fidélisé une clientèle de quartier. Dépêchez-vous d’y aller avant qu’il ne soit pris d’assaut ! Car c’est assurément ce qu’il va se passer. Un petit restaurant tout en longueur, quelques tables hautes. On mange sur le pouce ou on prend à emporter.

Mapi, la patronne et cuisinière, vous propose des bagels, des quiches, des tartes, des clafoutis et des gâteaux 100 % maison, faits avec de bons produits frais, généralement achetés sur le marché. Tout, absolument tout donne envie, aussi bien sur les ardoises que sur le comptoir.

Ce midi-là nous découvrons juste sous nos yeux une tarte épinards coco gingembre et un clafoutis fèves, fêta, citron confit et menthe. Que prendre sachant que les bagels nous font aussi les yeux doux ? Ce sera une part de clafoutis et un bagel. Mais quel bagel ? Car Mapi ne se contente pas de vous proposer de la dinde et du cream cheese, non ! elle innove avec ses sauces maison à base de thon et d’avocat ou en proposant de la saucisse de Montbéliard ou du chorizo. Nous lui faisons confiance et optons pour sa recette secrète.

Nous nous attablons et commençons notre repas par une petite soupe, maison bien sûr. Potiron mascarpone pour mon amie, légumes curry coco pour moi. Celle au potiron a une douce couleur orangée, on dirait une crème. La mienne est très relevée et le lait de coco s’associe à merveille aux légumes verts. Mapi travaille beaucoup avec le lait de coco : idéal pour ceux qui ne peuvent pas prendre de lactose. C’est qu’elle a pensé à tout le monde !

Point de grille-pain ici, le bagel est passé dans un four spécial qui le toaste et le réchauffe sans le dessécher. Avocats, olives noires, thon : la garniture est légère et très parfumée. Mapi s’amuse avec les saveurs !

Le clafoutis est moelleux et contraste avec les fèves croquantes. L’odeur de la menthe est très présente sans trop écraser le goût du citron confit, quel est le secret ? Des huiles essentielles plutôt que de la menthe fraîche me confie la cuisinière. Il fallait y penser !

Le dessert sera aussi bon que le reste. Nous avons le droit à une petite dégustation. Pas une miette ne sera laissée ! Minis cheesecakes et fondants au chocolat, muffins gingembre pommes cannelle, cake au speculoos, cake banane cacahuètes… Nous déclarons vainqueur de cette dégustation : le cheesecake, suivi de très près par le cake banane cacahuète : moelleux, gourmand, régressif à souhait ! On sent que Mapi prépare ses gâteaux avec amour. Tous les produits sont frais, naturels et certains gâteaux sont garantis sans gluten.

La Tête dans la cuisine. 29 rue Jean-Pierre Timbaud. 75011. 01-43-55-04-20. Métro Oberkampf. Ouvert du lundi au samedi.

RESTAURANT ILE DE LA REUNION

C’est dans son tout nouveau restaurant que Christine vous accueille au début de la rue Daguerre côté avenue du Maine. Vous pénétrez dans une maison coloniale : murs blancs, bois, mobilier élégant et un mur végétal rappelle la nature verdoyante de l’île de la Réunion.

Nous nous installons juste à côté du bar. Dessus : des bouteilles de rhum arrangé attendent d’être ouvertes. 2 rhums arrangés s’il vous plaît ! Ils sont bons, sucrés comme il faut, pas trop fort en rhum.

La carte promet des assiettes riches en saveurs ! Cabri, rougail, bouchons, boudin, accras… Ca sonne doux à mon oreille.

gloups

assortiment d'entrées

Les entrées (autour de 6 €) sont nombreuses : boudin, crabe, samoussa, beignets de morue. Je connais déjà bien tout ça et préfère découvrir autre chose. Ce sera donc un gratin de christophines aux crevettes. Mon amie, qui connaît moins les produits créoles, opte pour l’assortiment : idéal pour les novices. Légume assez méconnu, la christophine ressemble à une grosse poire mais a le goût et la texture de la pomme de terre ou encore du fond d’artichaut. Mélangé à une petite béchamel et des crevettes, c’est une entrée légère et originale. En face de moi, l’assortiment a du succès : l’assiette est déjà vide ! Le boudin est dodu et pas trop pimenté, les beignets bien garnis, le tout reposant sur une salade.

gratin de christophines

Je commande ensuite le rougail saucisse et mon amie le cari de camaron (grosses gambas). Mon rougail est copieux, bien chaud et servi avec du riz. Que les palais fragiles se rassurent : le piment est proposé à part, c’est à vous de doser ! Le cari est composé de deux grosses gambas bien dorées. Nous apprécions l’effort de décoration dans l’assiette : de mini bouts de poivrons rouges et jaunes entourent les mets. Plats autour de 16 €.

Pour accompagner nos plats : un côtes du rhône 2009 : le Pas de la Beaume de chez Camille Cayran. 5 rouges, 3 rosés et 5 blancs se partagent la carte. Uniquement des références françaises de 17 € à 25 €.

rougail saucisse

cari de camaron

En dessert nous commandons le gâteau de patate douce (spécialité de la maison) et les fameuses bananes flambées. Comptez 6 € environ pour les desserts.  La banane, tranchée en 2 dans le sens de la longueur, flambe encore lorsqu’elle arrive à table. Le côté fort de l’alcool s’évapore pour ne laisser s’exprimer que le goût subtil du rhum sur le fruit. Mon gâteau de patate douce est une première pour moi. Il est joli : tout carré, bien doré. La patate douce est presque indécelable mais on sent bien que le gâteau est plus léger qu’une base de farine. A conseiller si vous avez encore un petit creux !

banane flambée

gâteau de patates douces

La farandole créole nous a beaucoup plu. Le service est discret et élégant, à l’image du lieu.

Ile de la Réunion. 96 rue Daguerre. 75014. Ouvert tous les jours sauf le dimanche. Métro Denfert-Rochereau ou Gaîté. Formules à 11,50 € et 19 €.


COUP DE COEUR POUR : BAGELS & BROWNIES

Oh ! “la bonne adresse qui vient d’ouvrir” je me suis dit en découvrant Bagels & Brownies, qui existe en fait depuis… 11 ans. Hum…

Sylvie, de retour de Hollande, décide d’ouvrir sa petite boutique/resto rue Notre-Dame-des-Champs. Le lieu est tout petit, bien décoré. Le service est rapide et souriant. On sent que l’équipe s’entend bien.

Au programme des bagels, plein de bagels. Nature, au sésame, aux céréales, au fromage. 20 recettes différentes. Du cream cheese évidemment.

Le pain est délicieux : ferme et tendre, légèrement toasté, il est copieusement garni. J’avais précédemment goûté le bagel pastrami, avocat, cream cheese, j’ai tenté hier le San Diego avec pastrami, cheddar, moutarde au miel, avocat, tomate et cream cheese. Un vrai délice.

Sylvie propose aussi à ses clients des petites douceurs : muffins, brownies, cookies, donuts… Tous goûtés, tous approuvés !

Bagels & Brownies. 12 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Bagels à partir de 5€. Pâtisseries à partir de 2,20 €.

SUSHIVIO : DE SAVOUREUX MAKIS

Voilà une bonne surprise dans le quartier Etienne-Marcel : un joli petit (vraiment tout petit) restaurant japonais bien décoré. Quelques tables en bas, un joli escalier gris et 4 ou 5 tables en mezzanine aux chaises colorées. Les couleurs sont modernes, l’endroit se veut cosy et s’est même paré d’un joli sticker. On est loin des décorations kitsch à souhait des autres restaurants japonais et c’est tant mieux.

L’équipe est jeune, souriante, très efficace au service.

Sitôt installées, la carte arrive. Makis, sushis, sashimis, yakitoris ? Le temps de réfléchir, nous commandons déjà un thé vert. Le repas sera diététique jusqu’au bout. C’est du thé en vrac qui nous est servi, j’apprécie de ne pas avoir de sachet, c’est assez rare pour être noté.

La carte est classique. Plusieurs menus sont proposés : que des sushis, des mix sushis/brochettes, des menus california rolls ou encore que des brochettes. A ne pas manquer : une des spécialités de la maison : les brochettes aux têtes de seiches. Makis autour de 5 €, sushis autour de 4 €.

Afin de goûter des préparations différentes, nous délaissons les menus et commandons à la carte. Ce sera des makis, des sashimis saumon, des egg rolls et un assortiment de brochettes.

Les triangles de sashimi saumon sont épais, tendres, le poisson est bien sûr d’une grande fraîcheur. Les brochettes sont bien chaudes, pas enduites de leur fameuse sauce sucrée et nous apprécions le papier d’aluminium qui entoure nos brochettes bœuf/fromage afin de garder le fromage chaud et fondant.

Les egg rolls sont une découverte pour moi : des makis entourés d’une fine omelette. Fin mais sans grand intérêt gustatif. Préférez les california ou les printemps rolls : des makis bien gourmands, compacts, riches en garniture. Nous avons testé le saumon cheese et l’avocat cheese. Les ingrédients sont là en quantité et le fromage fond dans la bouche. Nous en recommandons sur le champ tellement nous nous régalons.

Le temps de finir notre thé et les desserts arrivent : un gâteau au thé vert qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable et des perles coco. Deux jolis petits dômes tout chauds me sont apportés. C’est fort en coco, bien gluant comme j’aime. Un bon dessert.

Vous cherchiez un petit restaurant intime pour un déjeuner dans le quartier ? Ne cherchez plus, vous vous régalerez de leurs délicieux makis et profiterez d’une ambiance calme et douillette.

Sushivio. 184 rue Saint-Martin. 75003. Métro Etienne-Marcel. Ouvert tous les jours sauf le midi le week-end.

CUISINE PERSANE CHEZ KHATOON

C’est dans un très joli restaurant refait à neuf que je me rends dîner ce soir-là, entre Belleville et Oberkampf. La décoration a été pensée avec beaucoup de goût et on sent la touche féminine apportée par madame qui aide son mari au service. Aux murs des pierres apparentes très claires ponctuées de quelques miroirs et suspensions type boudoir. Les tables en verre sont parées d’un joli chemin de table fushia que l’on voit en transparence. Une grande fresque très colorée et un joli bouquet de fleurs achèvent le décor. C’est élégant et gai.

Je découvre une gastronomie jusque là inconnue pour moi. A y regarder rapidement, cela s’apparente un peu aux mets libanais. Monsieur Talaipour, le patron, nous propose un assortiment d’entrées : idéal lorsqu’on découvre une cuisine étrangère. Nous goûtons donc une salade Olivier (poulet, œuf dur, cornichons, pommes de terre, petit pois, mayonnaise) qui ressemble de loin à une macédoine, une salade Shirazi (tomates, concombre, oignons, menthe, citron), le mast o khiar à base de yaourt, de menthe et de concombre, une aubergine fondante farcie aux légumes et à la viande et enfin, ce que nous avons préféré : le Halim Bademjan : une préparation mixée à base d’aubergines, de lait caillé, d’oignons frits, de menthe sèche frite et d’ail frit saupoudré sur le dessus. Le mélange était savoureux et subtil, le goût de l’aubergine relevé par l’ail et les oignons frits. Entrées de 5 € à 7 €.

Nous commandons ensuite des brochettes accompagnées de riz safrané, d’une préparation à base de haricots rouges, veau et citron, et d’une autre préparation avec des pois cassés et des tomates. Les brochettes sont fondantes et nous nous régalons avec le coquelet, mangé avec les doigts c’est bien meilleur ! La viande, marinée dans du safran, est tendre à souhait, et révèle son petit goût subtil à la deuxième bouchée. Plats de 12 € à 27 €.

La carte des vins propose quelques références françaises : 6 rouges, 2 rosés, 1 blanc de 14 € à 35 €. A conseiller avec les brochettes : le haut-Médoc Demoiselle d’Haut-Peyrat.

Nous nous arrêtons à regret. Il faut garder de l’appétit pour le dessert ! C’est une coupe de glace vanille au bon goût de pistache qui nous est apportée avec un petit verre de vodka. Pas n’importe quelle vodka vulgaire, une « vraie » en provenance directe de Saint-Pétersbourg, filtrée 5 fois de suite à la feuille d’or pour en extraire que le meilleur.

Les mets persans sont savoureux et cuisinés avec des mélanges audacieux. Je m’attendais à une cuisine très relevée comme en Inde, j’avais tout faux, c’est parfumé sans être pimenté. L’ambiance est chaleureuse, la clientèle a déjà ses habitués. Voilà une adresse qui fait honneur à la cuisine persane, encore trop méconnue à Paris.

Khatoon. 130 rue Saint-Maur. 75011. 01 55 28 59 32. Métro Goncourt.

LES COMPTOIRS DE CARTHAGE : CHEZ KATE

Ancien magasin de décoration, les Comptoirs de Carthage vous accueillent maintenant pour déguster une bonne cuisine familiale, faite maison. Kate est en cuisine avec son fils, pendant que sa fille est en salle.

Kate est dans ses papiers quand j’arrive, j’ai l’impression d’être invitée à déjeuner chez elle. Une bonne odeur s’échappe de la cuisine, j’essaie de deviner, impossible. Ce sont les cannellonis à la ricotta et aux épinards qui gratinent, miam. Un cake aux légumes et un joli cheesecake finissent de cuire aussi. Tout est prêt, les invités peuvent arriver.

La carte est simple : 3 entrées, 5 plats tous faits maisons avec des produits bio ou fermiers, et enfin 3 ou 4 desserts. Kate aime mélanger les genres : les plats viennent de tous les coins du monde.

Je passe rapidement sur les entrées (carottes râpées ou salade de tomates) et commande les cannellonis, alléchée par l’odeur !

Ricotta, épinards et brocolis : simple mais bon. Les pâtes sont recouvertes d’une sauce crémeuse au léger goût de champignons. Une petite salade accompagne le plat : bien assaisonnée, au bon goût de chou chinois.

Mon invité commande le veau et ses petits légumes.

Le veau est bien rosé, les pommes de terre ne sont pas gorgées de beurre, le petit fagot de haricots est al dente et la purée de potiron bien onctueuse. Kate ne travaille qu’avec de petits producteurs, des fermiers du Nord-Pas-de-Calais et les commerçants du quartier. Vous l’avez compris, ici le surgelé est banni.

Le cheesecake de Kate !!!! Je me demande si ce n’est pas le meilleur qu’il m’ait été donné de manger. Le crust à base de speculoos était bien fort en cannelle, la couche juste au-dessus était un peu plus moelleuse (mélange de beurre et de speculoos ?) et enfin l’appareil : ferme mais fondant, légèrement acide. Kate le travaille avec un heureux mélange de mascarpone, de fromage blanc et de Philadelphia. Décollage pour New-York garanti !

Entrées 4 €, plats entre 12 € et 15 €, desserts 5 €. Et en plus c’est pas cher !

Ouvert tous les jours sauf le dimanche. Un couscous aux boulettes d’agneau et aux 8 légumes très parfumé est servi tous les week-ends, “à ne pas manquer !”, paroles d’habitués.

Kate’s. 27 rue de Picardie. 75003. Métro République.

LE SAVANNAH CAFE

Richard a ouvert le Savannah Café en 1985, c’est dire s’il est connu dans la rue. S’il vous dit que le nom du restaurant est un hommage à sa grand-mère ne le croyez pas, c’est un sacré blagueur !

A l’époque, le patron sortait beaucoup pour dîner, il a donc décidé d’ouvrir son propre établissement afin d’arrêter de dépenser ses sous ! Et ca fait 24 ans qu’il nous régale d’une cuisine cosmopolite.

Libanaise bien sûr mais aussi méditérranéenne. Les influences sont multiples. Richard fait tout lui-même : la cuisine, le service, et a même le temps de se consacrer à sa passion entre 2 services : la calligraphie japonaise. Approchez-vous du bar, vous le verrez manier la plume avec une grande dextérité.

Avant de vous attabler, levez les yeux ! Une drôle d’Arche de Noé vous regarde là-haut : des zèbres, un chien, des cocottes, un éléphant paré d’un képi… Le maître des lieux aime chiner dans les brocantes, vous retrouverez peut-être les jouets de votre enfance !

Tout nous paraît alléchant sur la carte, il faut dire que nous sommes d’office conquises puisque nous adorons toutes les 2 la cuisine libanaise et du sud en général.

Mais le choix nous est facilité : Richard nous propose un assortiment de mezze afin de goûter à tout. Une immense assiette arrive ainsi que deux petits plats. Au programme : taboulé, falafel, hoummous, aubergines grillés, caviar d’aubergines, chausson au fromage et feuilleté au épinards. Tout est fait maison, ça se sent, c’est très fin. L’hoummous est onctueux et bien parfumé au sésame, les feuilletés sont croustillants. Nous faisons le plein de couleurs et de saveurs, cette entrée est réussie.

Comptez 7 € pour une entrée et 17 € pour cet assortiment (pour 2 personnes).

Lire la suite.

Le Savannah Café. 27 rue Descartes. 75005. Tél : 01 43 29 45 77. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Métro Place Monge ou Cardinal Lemoine.

LE 37 m2 RUE RODIER

Ce sont deux charmants jeunes hommes : Kostia et Aurélien, qui sont à la tête de ce nouveau restaurant de la rue Rodier,  ouvert depuis février 2010. Les 2 garçons ont refait les 37 mètres carrés du restaurant à neuf. La décoration est élégante. Le moindre détail a été pensé avec goût comme les fauteuils de cinéma dénichés aux puces ou encore ces suspensions très modernes. Original le cadre comportant le menu écrit à l’envers ! Pour déchiffrer la liste des douceurs, il faut regarder dans la glace en face.

La carte est un savant mélange de recettes traditionnelles taïwanaises et françaises. Avant de la découvrir, Aurélien nous propose un bubble tea (thé aux perles). Ils sont presque les seuls dans Paris à en proposer à leur clientèle, cela ne se refuse pas ! Les petits grains de tapioca viennent tout droit de Taïwan en palette et les garçons les stockent dans un entrepôt. Mais qu’est-ce que le bubble tea ? C’est un mélange de thé froid ou chaud et de lait, parfumé selon votre goût (lait de coco, amande, speculoos…) De grosses boules de tapioca reposent au fond de nos verres. La boisson est aussi bonne que ludique à boire puisqu’il faut aspirer le délicieux breuvage et les « perles » au moyen d’une paille au diamètre surdimensionné. C’est un aller direct pour Taïwan qu’Aurélien nous offre là puisque c’est la boisson nationale du pays.

Place aux entrées maintenant. Ce sera magret de canard à la prune pour mon invitée et perles de riz pour moi, et oui je continue dans les perles mais cette fois dans l’assiette ! 6 tranches de magret de canard bien rosées décorent l’assiette. Elles sont fines, savoureuses et subtilement sucrées à la prune. Pour ma part je me régale de ces boulettes de porc enrobées de riz gluant et cuites à la vapeur. Des baguettes nous sont proposées à côté des couverts : je ne me fais pas prier et utilise les baguettes pour tremper ces drôles de perles dans une douce sauce au soja. C’est d’une grande finesse, les saveurs explosent en bouche. Entrées à 6 €.

Nous enchaînons avec un poulet sauté aux fruits jaunes et un bœuf sauté aux légumes. L’équipe du 37m2 sait définitivement mixer les saveurs. Mon poulet frit (mais pas gras du tout) se marie très bien avec l’aigre-doux de la mangue et du kumquat, il est tendre et sa présentation en petits morceaux permet de continuer à manier les baguettes. Mon amie, elle, se régale de son bœuf parfumé au basilic, aux baies et poivre vert. Les poivrons qui l’accompagnent sont fondants et croquants à la fois. Nos plats sont aussi bons que beaux grâce aux différents poivrons rouges, verts et jaunes. Plats de 12 € à 17 €.

Désormais conquises par la cuisine de ce restaurant, nous commandons notre dessert sur les conseils d’Aurélien : tarte citron mangue pour moi, « chocolat carambar » en face de moi. Ma crème citron mangue repose sur une délicieuse pâte sablée parfumée au thé vert. Le dessert au chocolat de mon amie jouit d’une présentation très graphique. Kostia, qui dresse les assiettes, a fait les Beaux Arts, cela se voit ! Sur une base de praliné croquant repose une ganache maison parfumée au carambar, le tout servi en petit cube, c’est une fois de plus un régal.

Nous avons fait tout notre déjeuner avec notre bubble tea mais plusieurs vins sont à la carte comme un shiraz australien à 20 €, un moulin à vent 2007 à 32 €. Plusieurs vins au verre sont également servis comme ce chardonnay à 3,50 €.

Bravo à ces deux garçons pour la création de ce restaurant. En plus d’une cuisine raffinée, vous y serez accueillis avec le sourire, tout cela dans 37 mètres carrés élégants. Un restaurant comme on aimerait en voir plus souvent.

Le 37 m2, 66 rue Rodier. 75009. Métro Anvers. Ouvert du mercredi au dimanche. Tél : 01 48 78 03 20

LE MAKASSAR

« Bon dimanche sous vos applaudissements », cela vous rappelle quelque chose ? Eh oui Jacques Martin en direct du théâtre de l’Empire tous les dimanches après-midi il y a quelques années maintenant.
C’est à la place de ce théâtre que s’est ouvert le Makassar (nom d’une ville indonésienne) après des travaux gigantesques.
Le décor est sublime et les proportions immenses. De grands rideaux ondulés scindent la salle en plusieurs endroits.

Un grand paravent semble refléter des ombres chinoises au mur, de gros photophores posés à même le sol tamisent la pièce. Le mobilier est magnifique, élégant et la terrasse promet des moments bien agréables aux beaux jours.

La carte est présentée en 2 parties : à gauche la France, à droite les spécialités indonésiennes.
Dans les entrées nous découvrons donc les ravioles de saint-jacques, le foie gras maison, le homard en cocktail, la salade niçoise et la gratinée lyonnaise.

Côté Indonésie : une soupe de coco, potiron et épinards, le gado gado (haricots verts, tofu frit, soja, chou, crème de coco), la salade de haricots verts canard mariné et une entrée à base de fèves, papaye et gambas.

Parmi tant de choix, nous ne savons que prendre. Le chef de salle nous propose alors de goûter une déclinaison d’entrée, en petites quantités. Le bal peut commencer ! 5 hors d’œuvre font leur entrée.

Lire la suite.

Makassar. 39 avenue de Wagram. 75017. Métro Ternes. Ouvert tous les jours.

ESTELLE’S CAFE : LE TOUR DU MONDE DES SAVEURS

Toujours à l’affût de nouvelles saveurs, nous avons découvert cette petite maison Finlandaise du 11eme arrondissement. La patronne, Estelle, sort de sa cuisine en tablier pour venir papoter. Née en Finlande, cette fille de diplomate a voyagé toute sa vie pour finalement se poser à Paris, dont elle est tombée amoureuse. Ancienne artiste peintre, photographe de talent à ses heures perdues, Estelle a ouvert ce restaurant en février 2008.

Et le pari est réussi car on s’y sent bien chez Estelle. Tableaux de famille aux murs, photos de mode, petits photophores sur chaque table, la décoration est soignée et quelque peu décalée avec des tables et des chaises de récupération. La salle aux 25 couverts est petite et chaleureuse, les éléments sont donc réunis pour un tour du monde des saveurs. C’est Jio, d’origine chinoise, qui nous accueille avec un grand sourire. En apéritif nous commençons par un cocktail pisco sour à base d’alcool péruvien. Très bonne mise en bouche mousseuse avec une pointe de cannelle. Estelle en profite pour nous expliquer d’où vient cette boisson. Chaque recette, chaque souvenir de voyage a une histoire, on se laisse embarquer avec plaisir.

Elle a voulu une cuisine du monde familiale et s’amuse à mélanger les genres. L’ardoise qui nous est présentée le confirme. Nous choisissons en entrée une soupe de légumes de saison. et une salade de saumon fumé de Norvège. La soupe est comme à la maison, à peine moulinée et ma salade est parfaitement assaisonnée. Quelle sauce ! Je pose des questions, je supplie même, non Estelle est catégorique, c’est un secret de famille !

La suite c’est ici !

Estelle’s Café, 47 rue Léon-Frot, 11eme arr. Métro Charonne. Ouvert du lundi au samedi.