CAFÉ FIGUE


 

Une cuisine du marché, fraîche donc, de saison, combinant plats traditionnels et recettes du bout du monde, est-ce possible de côté de Montparnasse où fleurissent les brasseries bas de gamme et autres chaînes à la hippopo ?

Oui ! Grâce à Nadia F.igué, qui a ouvert son Café Figue, rue de Vaugirard. Fraîchement diplômée de l’Ecole Supérieure de cuisine française à Paris, Nadia part en voyage aux 4 coins du monde. Les cuisines étrangères l’inspirent, elle y puise son inspiration.

Dans son Café Figue, on goûte un subtil mélange d’ici et d’ailleurs. La carte change tous les jours (même 2 fois par jour) en fonction du marché et de l’humeur de cette pétillante chef. On part dans les îles avec les samoussas de boudin noir et les accras, que Nadia revisite en les accompagnant de bâtonnets de granny smith, de pousses d’épinards et de chutney de tomates savoureux. Puis direction les States avec un burger B.L.T. (bacon, laitue, tomate) au bun bien dodu réalisé par Frédéric Lalos, au steak haché minute et bien juteux. Comme Jean-François Piège le conseillait dernièrement dans Top Chef, on n’oublie pas d’écraser légèrement le burger afin que le jus du steak imprègne bien le bun du dessous. A la place des frites, d’énorme onion rings superbement réalisés. On file en Italie avec un risotto betterave/chorizo tout rose. Bon, mais il me manque quelque chose, le chorizo. Aïe, c’est un oubli en cuisine. Ca peut arriver. Pas grave, du moment qu’on me le dise…

Nadia n’a pas oublié d’être douée en desserts. Le duo chocolat meringue avec un crémeux de thé vert matcha et le granité d’ananas et son shortbread bien croquant le prouvent.

L’adresse a connu bien des patrons, des styles, des décors, espérons que le Café Figue connaisse un beau succès (qui serait on ne peut plus mérité). Le quartier de Falguière s’enorgueillit de cette pépite gourmande.

—-

Café Figue. 117 rue de Vaugirard. 75015. Tél : 01 53 69 08 12. Formules à partir de 18 €. Fermé lundi soir, samedi midi et dimanche. Site. Cours de cuisine sur demande.

—-

TABLE


 

Chroniqueur radio, blogueur gourmet et gourmand, on n’attendait pas Bruno Verjus dans ce nouvel exercice. Et le voilà qui se lance et ouvre son restaurant, dans le 12eme, non loin du marché d’Aligre.

Le nom de l’établissement est bien choisi. Elle est partout la table dans ce décor mêlant briques et métal : ronde, carrée, haute, basse, longue façon table d’hôtes ou encore aux premières loges, juste devant les fourneaux, pour ne rien manquer du spectacle.

Et l’homme a l’air heureux, devant son bar, prenant le temps d’accueillir ses clients avant de retourner œuvrer en cuisine. Car c’est lui le chef. « Ce que je veux c’est que les gens soient heureux ».

Lire la suite de l’article sur Terroirs de Chefs.

(pour voir les photos en plus grand, cliquez dessus)

—-

TABLE. 3 rue de Prague. 75012

Tél : 01 43 43 12 26. Ouvert du lundi au vendredi, midi et soir. A la carte. Déjeuner 40 €, dîner à partir de 70 €. Site.

—-

MA CHÈRE ET TENDRE


Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est le tout dernier steakhouse de Paris. Une "eat place" pour les fans de meat. Le royaume des carnivores.

Alors oui, c’est un peu excentré, le restaurant est situé juste devant le Palais des Congrès, Porte Maillot. Mais le déplacement vaut la peine. On y va pour la star du lieu : le boeuf, qui se décline en 6 races différentes provenant de 5 pays. Charolaise, limousine, Aubrac et Salers mais aussi Simmental de Bavière, et Black Angus (Irlande, USA et Argentine).

Bavette, faux-filet, noix d’entrecôte, côte à l’os, onglet, T-Bone mais aussi carpaccio et tartares pour les inconditionnels de viande crue. Et enfin le mythique surf and turf pour se croire aux States (filet de boeuf et demi-homard se partagent l’assiette).

Souvent, les steakhouses se concentrent sur la vedette de la maison : la viande, au détriment des entrées, garnitures ou autres sauces. Le chef, Eric Brujan, n’a pas voulu vulgariser son steakhouse. Tout est travaillé. L’homme, qui a exercé plusieurs années dans le Massachussets, a rapporté dans ses valises de bonnes recettes américaines comme les vrais crabcakes, préparés comme dans le Maryland, ou la salade César, qu’il cuisine avec un poulet bio de Vendée, quand il ne la revisite pas avec des crevettes. Les tartares sont coupés au couteau, et les crevettes proviennent de Crystal Bay en Nouvelle-Calédonie.

Et le voilà le boeuf, seul en scène dans l’assiette, sans fioriture. J’ai choisi une entrecôte de l’Aubrac, bien maturée à l’affinage un peu plus long que les autres. Viande juteuse, cuisson parfaite, le couteau s’enfonce très facilement dans la chair. Toutes les sauces sont maison (la béarnaise est fameuse, bien épaisse), le gratin de macaronis à la queue de boeuf et huile de truffe est délicieux malgré une cuisson un peu trop poussée des pâtes. Unique déception de ce repas : les frites, ou plutôt les pommes allumette. Bonnes bien sûr, mais trop petites à mon goût.

En dessert un cheesecake qui ne démérite pas : bien aérien grâce à un mélange mascarpone/cream cheese.

Très belle carte des vins avec service en vinothèque, à partir de 6 cl. Superbes références pour qui veut se faire plaisir. Et bonne idée ce sharing sunday. On ne brunche pas, on partage. Tout : les entrées, les viandes, les desserts. Une belle découverte au nom si bien trouvé.

—-

Ma Chère et Tendre. 81 boulevard Gouvion-Saint-Cyr. 75017. Tél : 01 40 68 30 40. Métro Porte Maillot. Ouvert tous les jours. Menu déjeuner 35 €. A la carte : 60 €. Site.

—-

(c) Virginie Garnier et lesdélicesdevanessa

CHEZ LOUIS


Ce diaporama nécessite JavaScript.

A voir la façade de loin, on se dit que ce petit bistrot ne doit pas être transcendant et on se trompe ! C’est la bonne surprise du quartier. Il est 12h30 et déjà la salle est comble. Remplie d’habitués qui travaillent dans le coin. Viennent-ils pour l’ambiance très sympa, assurée par le patron, Lionel, bien dans son rôle ? Ou peut-être pour le décor ambiance « chez mamie » avec tables en formica et vieille pendule au mur ? Ou encore pour la cuisine franche et honnête que le chef prépare et envoie à vitesse grand V ? Les trois réunis forment une belle équation.

Au choix : la carte ou le menu déjeuner au prix compétitif (13,40 € entrée plat dessert), une aubaine !

En entrée : œuf cocotte au foie gras et salade de lentilles saucisse de Morteau. L’œuf cocotte est maîtrisé, le jaune coule bien pour se mélanger à la crème et le foie gras est présent, même enthousiasme pour la salade de lentilles avec toutefois un petit bémol : l’entrée aurait été encore meilleure légèrement tiède.

Un bon classique pour la suite : la tomate farcie. Trônant sur un lit de riz, elle est camouflée par une sauce tomate bien gourmande. Le burger de la maison cache un steak juteux et bien saignant. La salade est croquante, le fromage finit de fondre et les frites sont de bonne facture.

Brioche façon pain perdu aux pralines en dessert : addictive !

On l’a compris, c’est l’adresse parfaite pour un déjeuner sur le pouce, bon et pas cher mais ce serait faire une erreur de ne pas tester l’adresse le soir (mercredi, jeudi et vendredi) car l’endroit se transforme en vrai bistrot à titis parisiens avec beaucoup de soirées à thème organisées. Et des idées, il en a Lionel ! Soirées moules-frites, boudin, dinde avec des affiches qui valent le détour tant elles sont drôles et bien senties. Ici on a de l’humour et on le placarde au mur.

—-

Chez Louis. 13 rue des Ardennes. 75019. Tél : 01 42 45 64 51. Métro Ourcq. Ouvert du lundi au vendredi midi et le soir les mercredi, jeudi et vendredi. Menu déjeuner 13,40 €. Page Facebook.

—-

MAISON BLANCHE


Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’adore aller dans cet établissement et pourtant je ne l’ai jamais chroniqué ici… Je ne sais pas si c’est l’avenue Montaigne, l’entrée majestueuse, l’ascenseur, ou le fait de manger sur le toit du théâtre des Champs Elysées, mais en tout cas, là-haut, je m’y sens bien, autant dans les petites alcôves que près des baies vitrées. Evidemment le top est de déjeuner sur la terrasse, immense, sur laquelle on a l’impression de pouvoir toucher la tour Eiffel rien qu’en tendant la main.

La Maison Blanche s’est mise aux couleurs de la Corse depuis quelque temps et le chef Hervé Nepple (qui est passé par les plus grands : Jacques Pic, Pierre Gagnaire…) se plaît à magnifier de beaux produits qu’il a lui-même choisis et qu’il se fait livrer sans intermédiaire. Coppa, lonzu, saucisse, bulagna, panzetta, figatellu et jambon proviennent de Lucciana, de l’entreprise A Fatoghja exactement.

Bien sûr, en entrée on goûte la charcuterie. Exceptionnelle de goût et de saveur. On la déguste avec les doigts, elle laisse une fine pellicule de graisse dessus d’ailleurs. Car les porcs dont est issue cette charcuterie sont hyper gourmands. Ces "porcs coureurs" comme on les appelle, passent leur vie à sillonner le maquis et les châtaigneraies et se gavent de glands, racines, herbes aromatiques et bien sûr de châtaignes. Leur chair est donc d’une finesse extraordinaire et subtilement parfumée grâce à la graisse des glands.

Puis l’agneau de lait fond dans la bouche, il est gratiné à la tomme de brebis et parfumé au romarin. Dommage, un jus de viande un peu trop salé vient gâcher le plaisir.

Tommes de brebis et de chèvre et tommette chèvre et brebis longuement affinée se dégustent avec un confit de figue sèche avant de découvrir un cheesecake complètement revisité. C’est un fiadone au cédrat en gelée de myrtes, accompagné d’une boule de glace à la bière Pietra : original et addictif !

—-

Maison Blanche. 15 avenue Montaigne. 75008. Tél : 01 47 23 55 99. Métro Alma-Marceau. Ouvert tous les jours (déjeuner du lundi au vendredi uniquement). Menus 48 € et 69 €. Menu dégustation 110 €. Menu corse servi au dîner 89 €/pers. Site.

—-

CRION – CHEZ CRISTINA


Ce diaporama nécessite JavaScript.

Que les habitués de l’ancien restaurant (rue du Nil) de Cristina se rassurent, la jolie jeune femme à l’accent chantant n’a pas quitté Paris, elle a juste migré vers le nord, dans un joli restaurant du 18eme, tout en longueur, très esprit bistrot contemporain avec exposition des meilleurs crus dans une originale vinothèque qui habille un des murs.

Les techniques culinaires, elle les maîtrise, et pour cause, Cristina a fait ses classes à l’école Lenôtre. C’est d’ailleurs une cuisine traditionnelle française que l’on peut goûter tous les midis, ainsi qu’un superbe choix de viande rouge (Argentine, Salers), magnifié par le talent de la jeune femme.

Mais le point fort de la maison est sans conteste les soirées tziganes des vendredis et samedis soirs. Chaque fin de semaine, la cuisinière met les petits plats dans les grands et mitonne pendant des heures tous les classiques de la cuisine roumaine pendant que Magalie assure le service en salle, au son des musiciens qui jouent entre les tables.

C’est une cuisine qui vient du coeur que nous avons eu la chance de goûter. Sans doute le meilleur caviar d’aubergine de Paris (crémeux et fumé), de succulents poivrons rôtis et confits, servis entiers, un chou croquant qui cachait une farce subtilement parfumée. Cristina propose aussi le ragoût haiduc à base de saucisses, fromage et tomates ou encore le militei (des boulettes comme des petites saucisses sans peau et grillées). Ne surtout pas passer à côté de son tarama de carpe ou de brochet, qui est paraît-il, divin.

Si vous ne goûtez pas la plancinta (gâteau au fromage) ou les papanasi (beignets au fromage avec confiture de griottes) vous aurez peut-être la chance, comme nous, de déguster son savoureux strudel, le fameux gâteau aux pommes, cannelle et noix.

Et bien sûr, on finit sur une petite poire, la polinka roumaine !

—-

Crion – Chez Cristina. 9 rue Boucry. 75018. 01 42 09 96 26. Métro Marx Dormoy. Ouvert tous les midis et les vendredis et samedis soirs pour les soirées tziganes. Menus 14,50 € et 17,50 €. Carte 35 €.

—-

JE THÉ… ME


P1260094Le décor de ce restaurant est resté dans son jus. Cette ancienne épicerie fine du 19eme siècle, inscrite aux Monuments historiques, est le temple bistronomique du 15eme arrondissement.

P1260099
P1260100Rideaux, multitude d’objets chinés sur les brocantes, lampes à l’éclairage doux et nappes dressées sur les tables donnent à ce restaurant une atmosphère incroyablement chaleureuse.

P1260101
P1260103Aux commandes de l’établissement, Jacky Larsonneur, et en cuisine, le talentueux Louis Druesne, tout droit sorti du parc Hyatt et qui honore admirablement son premier poste de chef.

P1260108
P1260109 P1260111 P1260112 P1260120 P1260123Une mise en bouche raffinée à base de filets de harengs donne le ton du repas. Puis la langue de boeuf est revisitée en pot-au-feu. C’est savoureux, réconfortant même en cette grise journée de janvier, la langue fond, le jus servi en salle apporte juste la note d’acidité qui manquait. Entrée superbement réalisée.

P1260126
P1260129A ma droite et en face de moi les cuillères piochent avec gourmandise dans un  cappuccino de potiron au mariage de textures parfait : velouté, mousse et croquant.

P1260131
P1260133 P1260136 P1260140Des rognons joufflus cuits à la perfection se partagent l’assiette avec des champignons cuits et crus. Toujours ce travail des textures. Et la purée est sans conteste la meilleure jamais goûtée !

P1260142
P1260150Enfin, la tarte au citron est revisitée, sens dessus dessous. Le sablé breton repose sur une crème au citron aux notes de kumbawa qui jouent avec les papilles : tantôt acides, tantôt douces.

Le chef fait honneur à ce qu’il convient d’appeler la bistronomie, le tout dans une formule déjeuner au rapport qualité-prix assez exceptionnel, 25 € (entrée-plat-dessert). Réservation fortement conseillée.

P1260151

—-

Je Thé… Me. 4, rue d’Alleray. 75015. Tél : 01 48 42 48 30. Ouvert du mardi au samedi. Menus 25 € et 38 €. Métro Vaugirard. Site.

—-

LA MANUFACTURE DU CHOCOLAT D’ALAIN DUCASSE


P1260322

3 ans.

Il aura fallu 3 ans à Alain Ducasse, Nicolas Berger et leur équipe pour trouver le lieu idéal.

C’est dans un ancien garage, au milieu de la rue de la Roquette, que la Manufacture du Chocolat a ouvert ses portes hier. Impossible de se tromper d’adresse, les doux effluves de chocolat viennent nous cueillir dès la rue. Puis on traverse une cour, on pousse les lourdes portes en acier (elles viennent de la Banque de France) pour découvrir une boutique-musée où le chocolat est exposé comme un trésor éclairé par de magnifiques lampes à suspension provenant d’un bateau militaire des années 1930.

A la manière d’un atelier d’artiste, tout est ouvert. On voit et on entend les artisans travailler le chocolat. Chaque machine a été chinée par Nicolas Berger (un des chefs pâtissiers d’Alain Ducasse, aux commandes du navire), certaines avaient même été mises au rencart et connaissent une nouvelle vie grâce à lui. Car tout est fait sur place : la torréfaction, le concassage, le raffinage, le conchage, l’affinage, le tempérage et enfin le moulage. Les fèves ont 12 provenances et l’identité de chacune est mise en valeur.

Le résultat de ce processus complexe : des bonbons qui se déclinent en ganaches "origine", en ganaches gourmandes, pralinés, truffes ou bouchées. Mais aussi en tablettes dans lesquelles le terroir d’où sont issues les fèves s’exprime : notes acidulées pour Madagascar, plus végétales pour le Vietnam. Les tablettes sont délicatement enfermées dans des pochettes élégantes et brutes, à l’image du lieu.

(Goûté : la tablette Madagascar à 65% : très suave, idéale pour ceux qui n’apprécient pas trop le chocolat très noir.)

La suite en images. Bonne visite !

P1260266 P1260267 P1260268 P1260269 P1260271 P1260272 P1260275 P1260276 P1260289 P1260291 P1260295 P1260296 P1260302 P1260304 P1260309 P1260310 P1260311 P1260312 P1260313 P1260314 P1260315 P1260316 P1260317 P1260318 P1260320 P1260321

—-

Le Chocolat. 40 rue de la Roquette. 75011. Tél : 01 48 05 82 86. Métro Bastille. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h. Tablettes à partir de 6 €. Boîtes à partir de 25 €. Site.

—-

LE BARBEZINGUE, ESPRIT GUINGUETTE


assietteThierry Faucher a quitté sa Cave de l’Os à Moëlle dans le sud 15eme pour venir s’installer dans une maison de ville à Châtillon, avec terrasse, jardin, et terrain de pétanque. La maison a un charme fou et l’endroit ne désemplit pas. Certains passent y déguster un bon vin, d’autres viennent se faire raser par un maître barbier tous les vendredis matins. L’ambiance ce jour-là vaut le détour, paraît-il.

carottes

Mais si on vient au Barbezingue, c’est avant tout pour se régaler. Formule bistronomie au rez-de-chaussée ou formule table d’hôtes à l’étage, une redite de ce qui a fait les grandes heures de la Cave de l’Os à Moëlle pendant des années.

Le système ? Une formule à volonté. Les entrées (crudités, terrines, pâtés, salade) attendent les convives dans des grands saladiers. On se plaît à tutoyer d’emblée nos voisins de tablée jusque là inconnus pour leur demander du rab’ de terrine de boudin. On partage le pain, voire le vin.

beurre

Vous reprendrez bien un peu de beurre ?

biere

Puis on va se servir au buffet. Chaque jour 3 plats consistants : tripes, pot-au-feu, bourguignon, ragoûts en tous genres… On pioche une assiette (elles sont toutes dépareillées, esprit brocante) dans le buffet de mamie et on se sert. Allègrement. C’est à volonté, mes voisins l’ont bien compris, ces trois grands gaillards sont en train de faire un sort au pot-au-feu de canard.

Le pain est sur la table, les fromages dans le garde-manger accroché au mur. On se pause 15 minutes et c’est reparti, direction le buffet. Cette fois pour les desserts.

pot au feu 2

pot au feu

oeufs neige

Oeufs à la neige, petits pots de crème vanille et chocolat, far breton (un délice !), cake au citron ou au chocolat, crème aux oeufs. On a envie d’y revenir 3 fois. Las ! L’appétit n’est plus là. On reviendra ! Peut-être vendredi pour la blanquette ?
pressoir

Au Barbezingue on s’installe sur les grandes tablées ou autour de ce magnifique pressoir.
Une réussite. Il nous tarde d’être aux beaux jours pour entendre par la fenêtre "alors… tu tires ou tu pointes ?"
façade
—-
Barbezingue. 14 boulevard de la Liberté. 92320 Châtillon. Tél : 01 49 85 83 50. Rasage le vendredi matin sur rendez-vous. Fermé dimanche soir et lundi. Formule tables d’hôtes 22 € à volonté. Site.
—-

AGAPÉ SUBSTANCE


Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il a remplacé David Toutain.

Il a été formé par les plus grands (Alléno, Piège, Renaut).

Il s’appelle Gaëtan Gentil et a de l’or dans les mains.

Mon article sur la cuisine de Gaëtan Gentil à l’Agapé Substance c’est ici.

—-

Agapé Substance, 60 rue Mazarine. 75006. Tél : 01 43 29 33 83. Ouvert du mardi au samedi. Menus déjeuner de 65 € à 169 €, menus dîner de 129 € à 199 €. Site.

 

—-

 

 

EPURE


Ce diaporama nécessite JavaScript.

Amis du vin, bonjour !

C’est la dernière ouverture parisienne : Epure, 33 rue Mazarine. Pas vraiment bar à vins, pas vraiment caviste non plus. Epure, c’est la nouvelle "cave à dégustation" de la rive gauche, située juste en face du restaurant Agapé Substance (je vous parle d’ailleurs du nouveau chef lundi !)

Hasard ? Pas du tout, on retrouve Laurent Lapaire à l’origine de l’affaire, accompagné d’un fou de vin, Laurent Vanparys, caviste passionné.

On y boit quoi ? Principalement des vins naturels et organiques à consommer sur place avec quelques grignotages (bresaola, speck fumé au foin, coppa de Parme, burrata des Pouilles…) ou à emporter, le tout dans une ancienne galerie d’art transformée en navire design et futuriste.

(c) S.Biteau - www.cookcooning.com

—-

Epure. 33 rue Mazarine. 75006. Ouvert tous les jours de 11h à 2h. Métro Odéon. Vin au verre à partir de 5 €. Grignotage à partir de 6 €. Leur page Facebook ici.

—-

CHEZ TOF


P1250816Bonhomie et jovialité, voilà 2 mots qui caractérisent bien Christophe, dit Tof, le Béarnais qui régale les parisiens de produits du sud-ouest.

P1250829

Tof a quitté son 10eme arrondissement pour ouvrir cette nouvelle affaire il a y 3 semaines. On s’y sent bien comme dans une auberge de campagne. C’est chaleureux et familial. Le père et la fille sont en salle, le gendre en cuisine sert de second au chef et la maman fait la compta.

P1250831

La politique de la maison : accueillir les clients comme ses propres amis et pratiquer des prix modérés pour que tous les budgets s’y retrouvent. D’où ces 2 formules à 15,50 € et 18 € (entrée-plat-dessert !).

P1250839
P1250841 P1250852 P1250855 P1250868Bien sûr, ce n’est pas de la grande gastronomie, mais une cuisine fraîche, maison, honnête. Le foie gras se tient et est délicieusement parfumé à l’armagnac. La ventrèche (panse du cochon salée ou fumée, qui ressemble un peu à la pancetta italienne) est accompagée d’un œuf au plat qui vient adoucir le sel.

P1250873

Le magret de canard bien rosé a été sculpté pour une présentation originale, la hampe de boeuf est savoureuse et le jus de thym caramélisé met la viande en valeur. Gros bémol cependant avec ces tomates totalement hors-saison.

P1250879
P1250883Tim, en cuisine, d’origine anglaise, détient semble-t-il la meilleure recette de cheesecake de Paris. Crémeux mais aérien, sucré mais laissant s’exprimer l’amertume du fromage frais, ce cheesecake au crust épais et au discret goût de citron est une merveille. Le coulant au chocolat, lui, tient ses promesses, il coule…

P1250888
P1250895

—-
Chez Tof. 30 rue Saint-Marc. 75002. Tél : 01 42 60 10 59. Fermé samedi midi, dimanche et lundi soir. Métro Richelieu-Drouot. Formules 15,50 € et 18 €.
—-

CAFÉ SUD


P1230844Café Sud, c’est une cuisine gastronomique aux accents parfumés du sud, mise en scène dans l’assiette par Stéphane Moreau, un ancien du Vivarois.

La décoration de l’établissement est tout en sobriété : du beige, du taupe, des murs en stuc, des livres par milliers sur des étagères et en fond sonore une bande-son very jazzy, choisie avec précision par le directeur de l’établissement Jean-Luc Younes, pianiste et passionné de jazz.

P1230852
P1230854Les asperges ci-dessus étaient bien de saison, (un léger retard s’est accumulé dans les billets de blog), comme tous les produits que le chef aime cuisiner. Dans l’assiette on voyage. Dans le sud de la France bien sûr mais à l’étranger aussi. Stéphane Moreau ose des alliances originales et sort de ses cuisines des assiettes très parfumées.

La mozzarella va s’accompagner de gingembre et de pico de gallo (mélange de tomates, oignons et piments, d’origine espagnole), les oeufs brouillés se parent d’huile de truffe blanche, le foie gras de canard est servi avec des navets au miel, le filet de boeuf est grillé au bois aromatique, et enfin le foie de veau s’acoquine de chou vert à la cardamome.

P1230855
P1230858C’est gai, coloré, très parfumé. Seul petit bémol : les assiettes se ressemblent beaucoup, on aimerait un peu plus d’identité pour chaque plat.

P1230860

Le café gourmand est la bonne alternative, tous les desserts sont faits maison, la présentation est raffinée. Les grands amateurs de cheesecakes seront néanmoins déçus, c’est un vrai gâteau au fromage blanc qui est servi ici, point de cream cheese à l’horizon.

P1230863
P1230864 P1230868

—-

Café Sud. 12 rue de Castellane. 75008. Tél : 01 42 65 90 52.  Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Métro Madeleine. Menus 35 € et 50 €. Site.

—-

LE DUKE’S, HÔTEL WESTMINSTER


P1250617Londres, 1950. C’est un voyage dans le temps que l’on fait en déjeunant au Duke’s, le bar du grand hôtel le Westminster, rue de la Paix. Comme si l’on était invité dans le salon particulier d’un Lord anglais.

P1250620

Caché derrière un lourd rideau de velours vert, le salon dévoile petit à petit ses boiseries en acajou, ses gros fauteuils club en cuir, assortis au rideau. Aucun éclairage direct mais une multitude de petites lampes aux abat-jour plissés. Le piano, les fresques gothiques et la grande bibliothèque pourvue de reliures anciennes ajoutent au côté cosy de l’endroit. Le charme opère à la seconde où l’on foule la moquette moelleuse.

P1250622
P1250631A la carte du chef Christophe Moisand, des produits de saison, des plats longuement mijotés et souvent des abats comme cette tête de veau emprisonnée dans de délicieux cannellonis gratinés.

P1250634
P1250637

Tandis que le filet de sandre trône sur des cocos fondants, je déguste avec délice un pluma de porc (long muscle enveloppé dans une fine cape de graisse). Juste saisie, ma viande laisse s’exprimer la graisse très goûteuse qui l’imprègne doucement. A côté : des endives au jambon revisitées en millefeuille.

P1250640
P1250644Cette fois, pas d’impasse sur le dessert. J’opte pour une crème brûlée aux marrons confits et je suis ravie de découvrir que la crème ne se contente pas d’être aromatisée aux marrons, mais cache un délicieux coulis presque sirupeux.

P1250646
P1250650 P1250652 P1250655

—-
Le Duke’s, hôtel Westminster. 13 rue de la Paix. 75002. Tél : 01 42 61 55 11. Ouvert tous les jours. Site.
—-

LA CARTE D’HIVER – LOUVRE BOUTEILLE


P1250579Je vous parlais il y a quelques mois de Cyril Rouquet à Louvre Bouteille. Un de mes coups de coeur 21012. Le restaurant vient de fêter son premier anniversaire.

P1250581

C’est la carte d’hiver que je suis allée goûter mardi dernier dans ce joli restaurant à la vue imprenable sur l’Oratoire. Le jeune chef continue sur sa lancée : sa cuisine est toujours inspirée de l’enfance, de ses voyages.

P1250585

C’est sous forme de bouchées que nous avons parcouru ses nouvelles suggestions. Ci-dessus, la salade Québec : sucrine et mâche, canneberge et noix, radis, carottes, sirop d’érable et surtout un fabuleux pastrami de canard fait maison et "cuit" dans une saumure pendant 4 jours. Le résultat : un canard extrêmement parfumé à la texture d’une pâte de fruit. Etonnant !

P1250590

Les vins sont le domaine de son associé et gérant, Rodolphe Constans-Gavarry. Les crus, goûtés et choisis sur le terrain, font la part belle au vignoble français. Les deux hommes travaillent en osmose pour des accords mets-vins subtils. Aucun plat n’est mis à la carte s’il n’a pas le vin qui lui correspond.

P1250592
P1250596Ci-dessus un velouté de rutabaga, archi crémeux. Et juste là, en-dessous, la "quenelle de Mamé" : une quenelle de poulet à la bisque de crevette façon amatriciana. Au-delà d’une cuisine du coeur, c’est une cuisine intelligente. Cyril ne gâche rien. Tout est fait maison à 95 %. Et justement, cette bisque a été préparée à partir de carcasses de crevettes proposées en entrée. Même la moutarde et le vinaigre sont faits maison. A l’heure où seuls 20 % des restaurants français servent du frais, c’est à souligner !

P1250605
P1250614 P1250615

Amoureux de la Bolivie, le chef a tenu à mettre sur sa carte d’hiver un saltena Lapaz (sorte d’empanada) dans lequel il a emprisonné un pressé de poulet, une purée crémeuse et violette de vitelotte, des cornichons, oignons rouges et une sauce arachide.
Seul petit bémol : attention à la prolifération de fleurs comestibles qui masquent les plats.
—-
Louvre Bouteille. 150 rue Saint-Honoré. 75001. Tél : 01 73 54 44 44. Fermé dimanche. Métro Louvre-Rivoli. Menus déjeuner 24 € et 30 €. Menus dîner 30 € et 38 €.
—-