PIKILIA, UN BON TRAITEUR GREC


Vous oubliez la grisaille parisienne dès la porte du restaurant Pikilia franchie. Tout est blanc et bleu, aux couleurs de la Grèce. Une dizaine de couverts façon table d’hôte, un jeune cuisinier derrière ses fourneaux : Aias. Il a voulu reproduire l’ambiance typique d’un restaurant de village grec. On entre, on s’installe, on fait comme chez soi. Musique grecque, magazines, livres sur le patrimoine du pays.

La cuisine est ouverte sur la salle, le jeune patron peut ainsi continuer de préparer ses spécialités tout en conseillant ses clients.

Je m’approche, je vois qu’Aias est en train de répandre une onctueuse béchamel sur un gratin de macaronis. J’en veux une part ! Malheureusement c’est pour le lendemain… Le patron me console en me vantant les mérites de sa moussaka.

Quelques clients ont fini leur dîner, d’autres viennent prendre des plats à emporter, car le jeune homme fait aussi traiteur. L’ambiance est bonne et les clients se laissent vite aller à échanger quelques mots.

Nous nous installons au son de la musique grecque. Assiette découverte. Le patron nous demande nos souhaits, moi j’aime tout, je lui fais donc confiance : « mettez ce que vous voulez dans l’assiette ! »

Tarama, ktipiti, feuilles de vigne, tapenade, caviar d’aubergines, petits piquillos farcis, oignons au vinaigre balsamique, caviar relevé de poivrons. Nous mangeons à la grecque, c’est-à-dire l’assiette au milieu et on pioche à l’aide du pain pita. Les feuilles de vigne sont doucement citronnées et relevées à la menthe, le tarama cache quelques crevettes, le caviar d’aubergines est ultra fondant… C’est un délice. Comptez 4 € ou 5 € pour les mezze froids.

Le patron nous fait aussi goûter le poulpe et les calamars. Les deux préparations ne sont pas trop fermes comme c’est souvent le cas. Agrémentée de céleri et de carotte voici une entrée légère et pauvre en calories.

Le plat du jour est ce samedi là de la seiche aux épinards. Nous la commandons ainsi que ma part de moussaka qui m’attend depuis tout à l’heure. La seiche est mélangée au riz et aux épinards, le tout semble mixé ; et la moussaka, en plus d’être garnie de béchamel et de viande, déborde de légumes. Plats autour de 7 €.

Ma voisine de table semble se régaler avec son petit gâteau tout rond. Je le commande. Le patron m’explique que c’est traditionnellement un dessert de Noël à base de cannelle et d’orange mais qu’il est tellement bon qu’il le sert toute l’année. Mon invité goûte le fameux yaourt grec, recouvert de miel. Plus qu’un yaourt c’est une vraie crème, je me dis d’ailleurs que je vais m’en acheter plus souvent, c’est tellement crémeux ! Desserts 1,50 € à 3 €.

Quelques vins grecs sont à déguster chez Pikilia au pichet et au verre (4 €).

Si comme nous votre dîner chez Pikilia vous a plu, deux options se présentent à vous : y revenir dîner, prendre quelques mets à emporter, ou faire votre marché dans le petit rayon épicerie du patron : de quoi ramener un peu de soleil grec à la maison.

Pikilia 1 avenue Gambetta 75020, tél : 09 54 92 15 36. Métro Père Lachaise. Ouvert tous les jours de 10h à 21h30. Assiettes 10 €, 12 €, et 15 €.

DELICES GRECS ET CRETOIS A L’ATHENAIS


Ce joli restaurant tout en longueur a ouvert ses portes en 2004. Costas, le patron, est athénien et saura vous parler de son pays et de sa gastronomie avec passion.

C’est en fait dans un bateau que vous pénétrez. Regardez au-dessus de votre tête : vous êtes dans les cales ! Beaucoup de bois, d’éléments de décoration très colorés, le tout est chaleureux.

Après une petite coupe de Champagne, nous commandons nos entrées. Ici, les recettes traditionnelles sont respectées à la lettre. L’idéal quand tout nous plaît sur une carte est de choisir l’assortiment d’entrées. Je pourrai ainsi goûter au tarama (qui est un de mes nombreux péchés mignons), mais aussi aux boulettes ou encore au caviar d’aubergines. Voilà la grande assiette pleine de soleil, c’est beau et copieux. Le tarama (maison) est fondant, presque mousseux, le caviar d’aubergines est fort en goût, les piquillos rouges sont bien garnis de fromage. La découverte pour nous sera les boulettes, faites maison, pas grasses du tout. Le croquant des haricots blancs géant contraste avec la douceur du tzatziki bien frais, cet assortiment est parfait. (Entrées autour de 6 €, assortiment 14 €).

Pour la suite, Costas nous conseille le poulpe grillé. Il est en effet le seul ou un des seuls dans Paris à le proposer comme cela. C’est mon amie qui le commande pendant que je ne peux résister à l’appel de la moussaka. L’assiette de poulpe arrive, mon amie me confiera ensuite que c’est le meilleur qu’elle n’a jamais mangé. Il est mariné puis grillé au feu de bois, ce qui lui donne un bon goût fumé. Il est servi avec des petits légumes et de grosses pommes de terre. Ami des régimes passez votre chemin, ma moussaka arrive ! Bien gratinée, les aubergines gorgées d’huile fondent dans la bouche, la viande hachée repose au fond, garnie de petits morceaux de pommes de terre. Plats autour de 15 €.

Pour accompagner nos mets grecs et crétois nous dégustons un vin blanc : un Vilana, un vin crétois que Costas est le seul à proposer à ses clients. C’est un vin blanc sec mais malgré tout très fruité, très agréable. Plusieurs autres vins grecs et crétois à la carte autour de 20 €.

Pour tout avouer, nous n’avons plus grand appétit après tous ces délices dégustés. Costas nous conseille donc « de petites choses légères ». Ce sera un yaourt grec au miel pour moi et le dessert « lacté, fruité, sucré » pour mon amie. Le yaourt est dense, très ferme, le mélange est tout à fait harmonieux grâce au miel suave qui vient casser l’aspect compact du dessert. En face de moi le dessert est plus copieux : du miel, de l’ananas, du yaourt mais aussi une pâtisserie gourmande : une baklava dorée au miel et renfermant de petits bouts de pistache.

L’Athénaïs est une adresse authentique ou l’on peut déguster de vrais produits crétois, importés directement de là-bas. Et nouveauté : en septembre 2010, Costas s’agrandit et proposera à ses clients le midi une jolie terrasse dans la petite arrière-cour. Elle répondra au doux nom de « Jardin d’Athénaïs ». 

L’Athénaïs. 34 rue de la Victoire, 75009. Métro Notre-Dame-de-Lorette. Ouvert du lundi au samedi. Tél : 01 48 74 28 87.