BRUNCH MILANESE – EMPORIO ARMANI CAFFE


P1260888 P1260891C’est en plein coeur de Saint-Germain-des-Prés que j’ai déjeuné (pardon : brunché !) hier midi. Un brunch chez Armani ? Oubliez vos à priori. Ici, on vient pour se régaler, pas pour voir et être vu comme chez les copains d’en face, au Flore. Presque tous les produits sont importés d’Italie et magnifiés par le chef du Caffè. C’est délicieux, très copieux et plutôt bon marché. 39 € pour tout ce qui va suivre :

Le brunch commence par un jus de fruits frais, pressés minute, puis se poursuit par un pandoro (entre le pannetone et le kougelhopf) servi avec son sabayon bien mousseux et des confitures (fraise, figue, orange amère) et miels estampillés Armani Dolci. Le miel au citron a d’ailleurs ravi la tablée.

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A suivre au choix : une baccala = brandade de morue revisitée avec une polenta ou un cappucino original à la mozzarella de bufflone et tomates Pachino (tomates qui auraient été encore meilleures pelées). On trempe avec gourmandise le petit croissant salé dans la tasse, façon oeuf coque/mouillettes.

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P1260903Les gnocchis, qui arborent fièrement les couleurs de l’Italie, sont servis avec une sauce aux noix et gorgonzola de Novara. Joli jeu de textures grâce aux petits éclats de noix. Puis on fête le printemps avec de croquantes asperges vertes servis avec un oeuf poché parfait

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P1260910La tarte aux amaretti est presque de trop tant le brunch est copieux, mais on n’en laissera pourtant pas une miette… Chaque bouchée en appelle une autre, ce dessert là est diabolique. Enfin, fraîcheur bienvenue avec l’ananas tranché très fin.

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Ce brunch est tout récent et c’est déjà une vraie réussite. Impossible de se lasser puisqu’il change toutes les semaines. Service très sympathique !
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Armani Caffe. 149 boulevard Saint-Germain. 75006. Tél : 01 45 48 62 15. Métro : Saint-Germain-des-Prés. Ouvert tous les jours. Brunch le dimanche de 12h à 16h.  39 €. Le blog.
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FAME DA LUPO


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Vous avez une faim de loup ? Envie d’une cucina italiana bien réalisée ? Ca tombe bien, le chef Andrea Benassai et son équipe (la même que celle du Café de la Jatte) vous régale de mets italiens subtilement préparés et notamment de risottos, le plat phare de la maison, que le chef s’amuse à décliner à toutes les sauces.

Avant le risotto, le chef propose une noix de saint-jacques reposant sur une crème de carottes à l’huile de truffe. Heureux mariage. Les raviolis fondants emprisonnent une farce ricotta épinards doucement parfumée à la sauge et les calamars se parent d’une persillade bien relevée. Des entrées raffinées qui laissent s’exprimer les saveurs italiennes.

Enfin voici la star de la maison, le risotto.

Parfois trop d’originalité tue le plat, c’est le cas avec le risotto aux myrtilles à la couleur peu engageante et hors saison mais celui au jambon de Parme et artichauts est comme on l’attendait : crémeux, gourmand, aux grains de riz fermes, se mariant intelligemment à la garniture qui vient apporter la bonne dose de sel. Perfetto !

(desserts non testés)

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Fame da Lupo. 122 avenue de Villiers, 75017. Tél : 01 43 80 10 10. Ouvert tous les jours. Métro Pereire. Menus 25 € et 29 €. Site.

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LA TERRE


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On n’entre pas dans un restaurant mais dans une maison. Celle de Silvia, qui nous vient tout droit de Firenze (Florence) et qui accueille ses clients d’un tonitruant “Ciao” ! L’accueil est plus que jovial, le décor d’un goût exquis et surtout : ça sent délicieusement bon. Vite, à table ! Nous montons à l’étage nous installer sous les lourdes poutres en bois qui tamisent l’atmosphère. On pénètre dans cette petite salle comme dans une grotte, il faut se pencher. Le trésor ? Il est dans l’assiette.

Antipasti, primi piatti et secondi. C’est le déroulement traditionnel de la séance. Une ardoise mais aussi une formule du jour. Nous naviguons entre les deux.

P1240703 P1240706Ce sera polenta aux cèpes et soupe de lentilles. Mais nous ne pouvons résister à la burrata que Silvia nous apporte en troisième entrée. Une simple pression suffit à la burrata pour laisser couler son lait. C’est un bonheur en bouche, et la crème de poivrons servie avec la met en valeur. C’est de saison, les cèpes sont à la carte, ils accompagnent une polenta un peu trop ferme mais agréable et la soupe de lentilles se déguste comme en Italie : non mixée.

Ces cèpes dans l’assiette en face de moi m’ont fait envie, j’opte donc pour des penne, cèpes et speck en plat principal pendant que mon invitée choisit le filet de boeuf, fondue de pecorino et noix. Le boeuf est tendre, la sauce au fromage italien onctueuse. L’équilibre du plat est apporté par une caponata délicieuse (sorte de ratatouille au vinaigre). Est-il utile de préciser que les pâtes sont cuites à la perfection ? Le plat est d’une grande gourmandise et très copieux.

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Panna cotta et cheesecake clôturent notre déjeuner. Les desserts ne sont pas le point fort de la maison mais se laissent déguster.

Le soir, Silvia organise des apéritifs dinatoires. Au programme des réjouissances ? Fromages, charcuteries italiennes, le tout arrosé des meilleurs crus de Toscane, d’Emilie Romagne, du Piémont et de Sicile. Mamma mia !

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La Terre. 31 rue Coquillière. 75001. 01 44 82 55 23. Métro Les Halles. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Menu déjeuner 18 €.

LE CONCERVATOIRE


Là au-dessus c’est Cédric Casanova, le fou amoureux des olives, qu’il nous rapporte de Sicile plusieurs fois par an. Cédric a quitté les fils de fer (il était funambule !) pour se lancer dans la production d’olives et puisqu’on est jamais mieux servi que par soi-même, il a créé sa propre boutique à Paris, rue Sainte-Marthe, la bien nommée La Tête dans les Olives.

C’est pour les besoins d’un tournage télé (pour Tendances Ô, diffusé cet été) que je suis allée découvrir la table d’hôtes du monsieur, quelques numéros de rue plus loin, en compagnie de 3 autres gourmands.

C’est à un pique-nique gastronomique que nous avons été conviés avec dégustation de toute la production de Cédric. Huile d’olive extra vierge de Sicile, tomates séchées, câpres au sel, olives en saumure et séchées au soleil, figues blanches, graines de fenouil, d’origan, de baies roses…

L’huile se déguste comme ça, avec un peu de pain. Dès l’ouverture de la bouteille son parfum fruité explose.

Pique-nique gastronomique ? Invitation chez un ami ? Apéro dans la cuisine ? Tout est préparé mais tout semble improvisé. Alix et Cédric sont aux fourneaux à côté de nous et nous préparent de belles assiettes.

Autour de nous règne un beau désordre : seaux en plastique remplis des produits italiens, étagères croulant sous le poids des bouteilles d’huile, chapelets de figues qui finissent de sécher. On a envie d’acheter tout ce que l’on goûte. Le seul bémol : ce pique-nique gastronomique version table d’hôtes est victime de son succès et il faut des mois pour avoir une table le soir. Le midi, ça se compte en semaines…

A lire aussi l’article de Mr Lung ici.

Le Concervatoire. 14, Rue Sainte-Marthe. 75010 Paris. Réservations par mail : picnic@latetedanslesolives.com. Site Internet : http://www.latetedanslesolives.com/

SALE E PEPE


Sale e Pepe c’était la bonne adresse italienne de ce coin du 18eme il y a quelques années. Malheureusement un horrible patron a vulgarisé la cuisine et le restaurant a vu à juste titre sa clientèle fuir l’établissement. Les clients en avaient sûrement assez de manger du tiramisu Leader Price… (véridique !)

Mais grâce à toute cette famille originaire de Palerme en Sicile, Sale e Pepe renaît de ses cendres depuis l’automne dernier et la toute petite salle chaleureuse affiche maintenant complet midi et soir.

Tous les produits sont frais, le salami est légèrement piquant, la mozzarella di buffala est bien fondante et le pesto vert est maison. La foccacia, tout juste sortie du four, est croustillante, moelleuse à l’intérieur et bien parfumée au romarin et à l’origan. Un vrai péché mignon.

Une dizaine de pizzas et de pasta. Nous goûtons la Romana et la Contadino, version "bigoût", le serveur ayant entendu que nous voulions faire moitié/moitié, chouette attention. La pâte est ultra-fine, croustillante sur les bords et la garniture généreuse.

On aime la carte des vins à prix tout doux et la formule déjeuner à 15 €.

Les desserts sont eux aussi faits maison. La pannacotta arrive encore tremblotante, la vanille explose en bouche.

Ci-dessus les nouveaux desserts inventés par le jeune chef : cube de chocolat aux 7 strates, petits dômes chocolat blanc et confiture de fraise. Très gourmand !

Vous n’avez pas réservé, c’est complet mais vous mourrez de faim ? Direction la petite boutique attenante pour la vente à emporter. Toutes les pâtes sont elles aussi maison !

Les deux fils de la famille sont en cuisine et en salle, ils sont souriants, sympas, mignons même :-D et ont le tutoiement facile. On a un peu l’impression d’être invités chez eux, en Sicile.

Sale e Pepe. 30 rue Ramey. 75018. Tél : 01 46 06 08 01. Ouvert tous les jours sauf lundi midi. Métro Château-Rouge ou Marcadet-Poissonniers.

IL CAMPIONISSIMO


C’est dans le même quartier, rue Léopold Bellan, que Il Campionissimo a ouvert sa 2eme adresse il y a un peu plus d’un mois.

C’est en réalisant sa fameuse pizza au foie gras sur son lit de figues qu’Arlette Cadot (la patronne) a remporté le titre de vice-championne du monde de pizza en 2009.

Plus spacieuse, plus confortable, plus design, la nouvelle adresse est une réussite. Nous avons la chance de déjeuner dans le petit salon, tout de noir vêtu.

La carte d’Il Campionissimo peut faire peur : pas moins de 6 pages de pizzas. C’est même un peu trop, on met 10 bonnes minutes avant de faire son choix. J’en veux une à la crème de truffes, ça limite déjà les propositions.

Ma Tartufo arrive, elle est garnie de crème de truffes donc, de mozzarella, roquette, champignons sauvages, copeaux de parmesan et assaisonnée d’un léger filet d’huile d’olive vierge extra. La pâte a les bords bien gonflés, elle est fine, légère, croustillante et la garniture est généreuse. La crème de truffes remplace le coulis de tomate et son parfum explose en bouche, c’est un vrai régal pour qui aime la truffe.

Je suis tout de même déçue par la taille de ma pizza, il me semblait qu’elles étaient beaucoup plus grandes rue Montmartre ? Ou alors les nouvelles assiettes sont bien plus grandes ? Je doute… De même, notre Valpolicella semble perdu dans le verre. Aurait-on revu les quantités à la baisse ?

Les amies qui partagent ma table sont très satisfaites de leurs pizzas choisies dans "les fidèles" de la carte : Royale, Regina.

Même plus petite, la pizza est encore plus agréable à déguster dans ce nouveau cadre où on ne joue plus des coudes avec son voisin. Le service est attentif et rapide et l’addition modérée si on ne choisit pas les pizzas haut de gamme (certaines montent à 33 € quand même).

Il Campionissimo. 26 rue Léopold-Bellan. 75002. Tél : 01 42 36 40 28. Métro : Etienne-Marcel, Les Halles, Sentier. Pizzas de 14 € à 33 €. Leur site.

LA CARTE PRIMAVERA DE NOLITA


Nolita, j’en ai déjà fait un long billet ici.

Je suis retournée cette semaine goûter la nouvelle carte de printemps du chef italien Vittorio Beltramelli. Son ambition pour le restaurant Nolita ? "Que les Parisiens découvrent ce qu’est la vraie cuisine italienne, à la fois authentique et accessible. Elle revient aux sources et fait la part belle aux produits. Elle s’inspire directement des recettes de différentes régions d’Italie".

Stracciatella di bufala, tomates de Sicile, poulpe, vitello tonato, risotto aux asperges, bar de ligne rôti à l’origan, lard de Colonnata, tagliatelles piémontaises accompagnées de homard breton.

En dessert : pannacotta au basilic, duo de mousse de marrons du Piémont et ananas Victoria, tartelette chocolat blanc et framboises, guimauve au citron, voici quelques-uns des nombreux mets qui accompagneront peut-être votre printemps chez Nolita.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

LA PIZZERIA DI REBELLATO


Giulio Rebellato est établi au 136 rue de la Pompe depuis 1985. Habitants du quartier, politiques et acteurs apprécient le calme de ce restaurant, la discrétion du service et la maestria du chef. Les habitués du lieu en ont fait leur repaire secret.

Depuis novembre 2011, Giulio propose une deuxième adresse à ses fidèles. Une pizzeria cette fois, moins confidentielle, juste à côté, au n°138. Le décor est simple mais élégant : du bois, du beige et du noir. Dès l’entrée dans les lieux on est projeté en Italie, ça parle fort, ça sent bon la pizza en train de lever dans le four. Comme pour sa première adresse, Giulio promet une cuisine généreuse et savoureuse.

Derrière les fourneaux, un tout jeune chef italien (d’ailleurs toute l’équipe est italienne) prépare quasi religieusement sa pâte à pizza. Jambon de parme, tomates napolitaines, olives noires de Sicile, burrata de Campanie, charcuterie épicée de Calabre, truffe blanche du Piémont, les produits rigoureusement sélectionnés par le chef proviennent directement d’Italie. Le voyage gustatif de la Calabre à la Sicile peut commencer.

Pizza blanche aux couleurs de l’Italie. Basilic, tomates cerise, roquette, burrata. Chaque aliment peut être dégusté seul tant il a du goût. Quel parfum ! La burrata est fondante, elle coule même sur la pizza, les petites tomates sont fermes et la roquette est amère, juste ce qu’il faut.

Le jambon de Parme sur la deuxième pizza est tendre, fin, il apporte la touche salée. Les copeaux de parmesan commencent à fondre tout doucement sur la pizza qui était dans le four moins de 20 secondes avant grâce à l’efficacité du service.

Demandez au chef de salle des conseils sur les vins si vous voulez changer des sempiternels chiantis et autres valpolicella. Le vin sicilien est à l’honneur chez Rebellato.

Autre spécialité du chef : les fritures, présentées dans leur petit panier. Si les beignets d’aubergines me laissent perplexe (pas assez de goût), je suis définitivement séduite par ceux à la mozzarella, ils ont un léger goût de charbon de bois très gourmand, parfum que l’on retrouve sur les bords de la pizza.

Pannacotta, tiramisu, quelques glaces. La carte des desserts n’est pas immense mais nous avons la garantie que tout est fait maison et essayez déjà de finir cette immense pizza !

La pizzeria di Rebellato compte maintenant parmi les meilleures pizzerias de Paris avec le Bistrot Napolitain et Il Campionissimo (qui s’agrandit rue Léopold Bellan, ouverture ce mercredi) !

La Pizzeria di Rebellato. 138 rue de la Pompe. 75016. Tél : 01 44 05 08 08. Métro : rue de la Pompe. Ouvert tous les jours. Menu déjeuner 18,90 € entrée plat ou plat dessert + boisson. Leur site.

NoLita


"Restaurant hybride", "petite cantoche italienne", j’avais entendu de tout sur NoLita (le nom fait référence au quartier de NY, NOrth of LIttle Italy, près de Chinatown). C’est un vrai restaurant gastronomique italien que j’ai découvert en ce soir de décembre. Perché au dernier étage du Motorvillage, le restaurant jouit d’un décor surprenant : un joli tapis gris chiné, du black and white sur les murs, une Maserati qui se languit de vrombir au milieu de la rotonde…

Une douce musique jazzy et de très jolies serveuses (loin des pimbêches costiennes) vous accueillent. Les tables sont bien espacées les unes des autres, le lieu est propice aux rendez-vous amoureux.

Le chef italien Vittorio Beltramelli officie en cuisine. J’ai eu la chance de goûter sa carte d’hiver, aux doux accents de truffe blanche. La vraie, l’unique, celle d’Alba.

En guise d’amuse-bouche, nous découvrons une noix de saint-jacques tout juste snackée, accompagnée d’une burrata coulante et d’un caviar de persil, truffe noire et oignons de Calabre. Les nobles produits sont travaillés avec goût. Cet amuse-bouche est un ravissement pour les yeux et pour les papilles : cuisson nacrée de la noix, croquant de la truffe cachée à l’intérieur et perfection du caviar servi très froid. Je suis rassurée et pressens que mon dîner s’annonce succulent.

Un Chardonnay de Toscane accompagne mon vittello tonnato (de fines tranches de veau rôti), très fondant, servi avec de petites pousses de fenouil, très croquantes. La sauce au thon est audacieuse mais se marie bien avec la viande. Les câpres viennent juste décorer le plat, pas besoin d’autre artifice.

Le menu dégustation se poursuit avec des tagliatelles de calamars. On jurerait des pâtes, c’est à s’y méprendre. Pas de calamar caoutchouteux ici, les fines lamelles fondent en bouche. La sauce aux pois chiche est comme une crème, parfumée au citron et aux pistaches de Sicile.

Enfin le voilà (3 jours que j’en rêvais), le risotto minute à la truffe blanche d’Alba, finement râpée dessus. Il est divin, l’amidon libéré des grains a formé une belle crème. Je regrette toutefois cette petite touche verte qui n’apporte rien, un risotto aussi parfait n’a pas besoin de fioriture.

Pendant que mon invité d’honneur découvre un bar et ses coquillages en papillotte, on me sert la fameuse recette sarde : un cochon cuit pendant 17 heures. La peau est juste craquante, la viande caramélisée aux épices. La cocotte de légumes oubliés superflue tant chaque bouchée de ce tendre cochon me ravit. 17 heures de cuisson, il en est presque confit. J’ai dégusté ma viande avec un vin rouge du Piémont qui a eu l’intelligence de mettre en valeur les nombreuses épices de la sauce.

Les desserts, très graphiques, arrivent. Cube de chocolat noir en face de moi, pannacotta à la truffe blanche pour moi.

Je laisse de côté la boule de glace et son auréole chocolatée pour découvrir ce mariage audacieux. Je n’avais encore jamais goûté de truffe en dessert. Le chef a eu la main légère et c’est tant mieux, la pannacotta est subtilement parfumée, le dosage parfait en somme.

Les nostalgiques de l’enfance (je pense surtout à vous messieurs) prendront plaisir à se promener dans le Motorvillage une fois le dîner achevé. L’architecture du lieu (oeuvre de Jean-Michel Wilmotte) ressemble aux garages à plusieurs étages sur lesquels les petits garçons font dégringoler leur voiture.

Non NoLita n’est pas une simple cantine hors de prix, c’est un vrai restaurant gastronomique italien. L’Italie est admirablement mise en scène dans l’assiette et le service, discret et efficace, est à la hauteur des mets servis.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

LA GIOIA, LE RESTO DE JEAN-ROCH


Jean-Roch, le VIP Room… Pas trop des endroits que j’aime fréquenter habituellement. Mais poussée par la curiosité, je me décide à aller dîner à la Gioia, le restaurant italien de Jean-Roch, à l’étage du VIP Room Theater rue de Rivoli. J’y invite Christophe, ça m’amuse de l’imaginer là-bas.

Une foule de curieux s’est amassée devant, JR vient de sortir du restaurant pour s’engouffrer dans une voiture avec chauffeur. Vigiles imposants dans leurs doudounes (marquées JR dans le dos), hôtesses reliées entre elle par talkie. Ouahouu.

La déco de cet immense loft est magnifique. Les tableaux de Basquiat et de Keith Harring côtoient un autoportrait de Bono.

Le design a été imaginé par Jean-Roch et créé par son architecte italien Gianni Ranaulo.

Une énorme verrière au centre de la salle surplombe le dance floor. Si votre tête à tête vous ennuie, regardez ceux qui dansent.

CETTE CARTE !! Il fait sombre dans le restaurant. Très bonne idée que cette carte éclairée.

Pina colada en apéritif. C’est marqué dessus, c’est bon on est bien au VIP.

Christophe se la joue bling et commande la salade Karl Lagerfeld. Une salade de crabe d’Alaska et sucrine quoi… Crabe copieux, le tout bien assaisonné.

Je goûte le foie gras. Il est bon mais je regrette qu’il ne soit pas servi avec des toasts ou même du pain. Non, à la place j’ai des petits pains façon pâte à pizza très salés et gratinés au fromage. Avec le foie gras ça passe moyen…

Ouf, mon plat me fait oublier cette déconvenue. Penne au parmesan. La scénographie a été bien pensée. Les penne arrivent et sont préparées devant vous dans une énorme meule de parmesan. Flambées au cognac, elles font fondre délicatement le fromage des parois de la meule. Résultat : des pâtes al dente au goût très prononcé de parmesan. Une réussite.

(on admire au passage le joli tatouage de la dame sur la droite).

Christophe opte pour le poulet au citron. Belle cuisson mais nous avons été incapables de savoir ce qui recouvrait la volaille (?).

Il se fait de plus en plus tard, le son augmente, les lumières se tamisent, les tables se rapprochent, les clients aussi… Nous passons au dessert. (désolée pour la qualité des photos, il faisait très sombre).

Pannacotta et tarte au citron. Bons desserts. L’atout majeur du restaurant reste les plats principaux.

Bon alors on y va à la Gioia ? Ce n’est pas un restaurant que je décommanderais, loin de là. Le décor, les proportions valent une visite. Les idées sont bonnes : l’épicerie attenante au restaurant, le coin poissonnerie, le charriot de mozzarrella, la carte éclairée. Idéal pour un petit creux lors d’une nuit festive.

La Gioia. 188 bis rue de Rivoli. 75001. Ouvert du mardi au samedi. Métro : Tuileries. 40 € à la carte.

GUSTO


Tout nouveau restaurant ouvert début 2011, Gusto est tenu par trois Italiens, 100 % Romains. Les beaux yeux et l’accent charmant de Giulio nous accueillent.

Chez Gusto c’est chaleureux. Lumières tamisées, nappes rouges, pierres apparentes aux murs. Les cuisines sont ouvertes sur la salle et pendant que Giulio finit la mise en place et allume les bougies, une douce odeur provient des fourneaux : le chef prépare son pain lui-même.

Avec un petit bellini à la pêche en guise d’apéritif, nous dégustons de jolies mises en bouche : pain et mortadelle, jambon fumé roulé avec de la ricotta. C’est frais, léger. Une bonne entrée en matière.

Pendant que je découvre la carte, le beau Giulio vient nous parler de la cuisine de Gusto. Fritures, pâtes, pizzas : voici une sélection de mets régionaux du centre Italie et l’huile d’olive vient directement de la petite entreprise du papa de jeune homme, située sur les collines non loin de Rome.

Antipasti, paste, secondi. En Italie on mange les pâtes en entrée mais comment faire ? Il nous faut aussi goûter les pizzas maison, la viande etc. On tranche : ce sera calamars et la fameuse friture du chef en entrée.

Les calamars sont servis dans un petit plat, entourés d’une crème parfumée au basilic. Ils fondent dans la bouche et ne sont pas trop durs comme c’est souvent le cas. Un assortiment de beignets arrive : pommes de terre, aubergines, oignons. La pâte, maison, est fine et pas gorgée d’huile. Notre préféré ? Assurément le beignet au champignon. Antipasti de 7 € à 12 €.

Nous faisons une entorse au règlement et commandons des pâtes en guise de plat. Risotto a la crema di scampi (langoustines) fait minute et veau à la saltimbocca pour moi, un de mes péchés mignons italiens. Le veau est recouvert d’une fine tranche de jambon de Norcia et bien sûr pas de saltimbocca sans feuilles de sauge qui parfument la viande. Un délice ! Quelques légumes grillés accompagnent ma viande : courgettes, aubergines… Le risotto est parfait : l’amidon du riz spécial a libéré sa crème et il est tout orange : cela est dû à la crème de langoustines.

Autres plats à la carte : linguine vongole, penne a la norma, pâtes fraîches avec gorgonzola, courgettes et jambon cru, bœuf au vinaigre balsamique avec roquette. Comptez de 11 € à 22 € pour les plats. Grand choix de pizzas de 9 € à 13 €. Il faudra que l’on revienne les goûter. Mais vu les assiettes vides des gloutons autour de nous, elles ont l’air délicieuses !

Les vins italiens sont à l’honneur : Toscane, Venise… Nous goûtons un doux Chianti. Demandez votre vin au verre, c’est possible chez Gusto (autour de 6 €).

Alors que mon ami commande l’assortiment de fromages, je choisis de finir sur du sucre avec une pannacotta maison. Parmesan, fromage de brebis, ricotta, le tout joliment présenté avec des petites tomates cerise et de la roquette. Ma pannacotta est bien ferme, douce et le coulis de fruits rouges qui la nappe cache de grosse myrtilles. Desserts autour de 6 €.

Un petit limoncello pour finir et voilà un dîner qui s’achève à Rome. Les 3 garçons sont sympathiques, l’accent est chantant, le dépaysement est garanti.

Gusto. 134 bis rue de Charenton. 75012. Tél :  01 40 19 04 10. Métro Gare de Lyon. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

QUATTORDICI


Le 14 rue Saint-Ferdinand est un restaurant italien depuis janvier 2010. Krystel est en salle, très pro, Giovanni, un vrai chef Italien, est en cuisine. Rouge, gris, noir : voilà les tons qui dominent dans ce joli restaurant. Ils ont réussi l’alliance du chic et du chaleureux. Des étagères en bois, qui courent le long des murs, présentent de bons vins italiens et au plafond de jolies suspensions carrées tamisent l’éclairage.

Nous goûtons en entrée un assortiment d’antipasti savoureux : champignons, courgettes, poivrons, aubergines, carottes, tomates, et cœur d’artichaut. Les légumes sont fondants, pas gorgés d’huile. On sent le soleil dans l’assiette. L’assortiment (très copieux) est parfait. Encore meilleur avec le pain fait maison du restaurant ! Afin de goûter la charcuterie italienne qui nous fait de l’œil, nous commandons aussi les bruschettas. Des petits toasts tièdes arrivent, ils sont recouverts de touts petits dés de tomates et de mozzarella, juste ce qu’il faut en quantité pour laisser la charcuterie s’exprimer. La charcuterie parlons-en ! Di-vine ! Fine, goûteuse. Encore une fois c’est très copieux, les petits appétits pourront en faire leur repas. Entrées autour de 12 €.

Passons aux plats. Après un choix cornélien (vraiment tout me tentait : les pâtes, les pizzas, les escalopes saltimbocca, les risottos), je finis par trancher : ce sera raviolis aux cèpes et à la crème. Mon amie, elle, commande l’escalope de veau à la sauge. Mes raviolis sont en forme de demi-lune. Les pâtes sont fraîches, bien garnies de cèpes. Une petite crème savoureuse au bon goût de cèpes accompagne le plat. Je saupoudre le tout de parmesan frais râpé. Les raviolis sont très gourmands et, chose rare quand je mange des pâtes, je ne parviens pas à finir mon assiette ! Mon amie se régale avec son escalope, très fine, tendre au délicieux goût de sauge. Des spaghettis à la tomate accompagnent sa viande ainsi qu’un petit granité de pesto.

Pâtes et pizzas de 10 € à 14 €,  plats de 14 € à 19 €.

Comme vous l’avez compris, Giovanni est généreux, c’est donc avec un tout petit appétit que nous entamons le dessert. Kristel nous propose un assortiment. Pannacotta bien vanillée, une glace au caramel au beurre salé artisanale (un délice, on aurait dit du caramel pur glacé), tiramisu au café fort en goût et un tiramisu aux fraises un poil trop crémeux.

La carte des vins propose les classiques italiens. Ce sera un verre de chianti rouge pour nous. Certains vins sont proposés au verre à 6 €. Bouteilles de 20 € à 45 €.

On me demande parfois si je connais un bon restaurant italien à Paris, malheureusement je suis souvent à cours d’adresses… En voilà une que je pourrai recommander dorénavant ! On est dans la tradition, les produits sont frais, c’est savoureux. Et le rapport qualité prix défie toute concurrence : un menu entrée-plat-dessert le soir à 22 € chapeau ! Quand on pense que certains servent un hamburger immonde pour 3 € de plus…

Quattordici. 14 rue Saint-Ferdinand. 75017. 01 45 72 55 55. Site. Métro Ternes ou Argentine. Ouvert tous les jours sauf samedi midi, dimanche et lundi.

LE PATIO OPERA


C’est sur les conseils d’Alain Neyman que je me rends déjeuner au Patio la semaine dernière. L’endroit est beau. Immeuble haussmannien juste à côté de l’Opéra Garnier, patio de 80 m2, mobilier chic, teck au sol. C’est très calme, cette petite cour intérieure est un havre de paix. On est loin de l’agitation des Grands Magasins tout proches.

Le chef, Andrea Pierratini, est italien, originaire de Florence et amoureux de la Corse : il y a même travaillé. La carte est donc axée autour de ces deux gastronomies qui se complètent à merveille.

Je goûte en entrée la burrata (le coeur de la mozzarella), jambon de parme et tomates confites. C’est le meilleur de la mozzarella, bien fondant, crémeux.

Le lait de la burrata vient délicatement parfumer le jambon. C’est un régal. Andrea me confiera plus tard avec son charmant accent italien qu’il a déjà servi des burrata bien plus fondantes ! Je reviendrai tester !

Valérie, la responsable de l’endroit, me fait le plaisir de déjeuner avec moi et déguste une salade de poulpe (très tendre) et nous picorons des filets de daurade crus. Rare de trouver de la daurade en tartare. Légèrement citronnée, c’est copieux et frais.

Je continue ce bon repas par un plat de tagliatelles aux gambas citronnées. C’est servi à l’italienne donc très copieux. Une grosse gambas trône fièrement au sommet du plat, d’autres petits bouts le décorent. Le citron est présent mais discret. Entrées de 8 € à 11 €, plats de 13 € à 19 €.

Mais Le Patio ce n’est pas uniquement un restaurant. C’est aussi un bar lounge pourvu de gros chesterfield moelleux, et une galerie d’art dans les caves de l’immeuble (on est au 2eme sous-sol). L’endroit est brut, presque comme il a été trouvé. Valérie l’a baptisé l’Abri, comme l’inscription sur le mur qui date de la guerre 39-45. On sent d’ailleurs le lieu chargé d’histoire.

Le Patio. 5 rue Meyerbeer. 75009. Tél : 01 40 98 00 92. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Site.

 

LA PIZZA DU BISTROT NAPOLITAIN : LA MEILLEURE DE PARIS ?


C’est pas faute d’en tester ! Mais là on se rapproche. Pas mal du tout le Bistrot Napolitain. Mais… Oui il y a un "mais"…

Certains affirment que c’est là qu’on y déguste les meilleures pizzas. Je suis d’accord. Pour l’instant. Mais je suis sûre qu’on peut trouver encore meilleur !

Pizzas goûtées : la Normanda et la 4 fromages. Elles sont copieuses, riches en ingrédients. La pâte est épaisse, gonflée et craquante sur les bords, fine au milieu et elle a ce délicieux goût dû à la cuisson au feu de bois. La vraie pizza napolitaine quoi ! Mais (le voilà le "mais"), la pâte est étouffe-chrétien.

Et sinon ?

L’accueil = eh bien contrairement à toute attente : a-do-rable ! J’avais lu ici et là que les serveurs étaient détestables. Alors : ou ils se sont faits remonter les bretelles ou nous sommes tombés sur un bon jour : attentifs, souriants, drôles même !

Le décor = déprimant. Tout blanc, des colonnes, de faux drapés, un peu tristounet tout ça…

La clientèle = SOS ! Ce midi-là c’était digne du Costes : de la lunette de soleil et de la star de télé-réalité.

L’addition = salée ! Les pizzas montent jusqu’à 20 € !

L’ambiance = sympathique mais bruyante, je criais presque pour me faire entendre. Naples quoi !

J’y retournerai certainement car je me suis régalée mais je persévère, je n’ai pas dit mon dernier mot, je suis sûre qu’il y a encore mieux ! Il Campionissimo ? Amici Miei ? Pepone Café ?

- A lire : les avis d’Aude et de Chrisos sur le Bistrot Napolitain-

Le Bistrot Napolitain. 18 avenue Franklin-Roosevelt. 75008. Tél : 01 45 62 08 37.

Le Monteleone, ou la gastronomie italienne


Bienvenue en Italie ! Monteleone Roccadoria est un petit village de Sardaigne de 300 âmes seulement et c’est une vraie cuisine italienne que vous allez déguster ici.

Massimo Solinas n’est pas un cuisinier mais un chef, un vrai ! Ouvert en septembre 2009, après quelques travaux, le restaurant jouit d’un décor raffiné, élégant et original.

Murs tout de pierres apparentes, tons noir et rouge, jolis cadres de paysages italiens, petits spots intégrés au plafond, l’ensemble est très "classe" et chaleureux.

La suite de l’article ici.

68 bis avenue Jean-Moulin, 14eme arr. Métro Alésia (ligne 4). Ouvert du lundi au samedi.