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NoLita

“Restaurant hybride”, “petite cantoche italienne”, j’avais entendu de tout sur NoLita (le nom fait référence au quartier de NY, NOrth of LIttle Italy, près de Chinatown). C’est un vrai restaurant gastronomique italien que j’ai découvert en ce soir de décembre. Perché au dernier étage du Motorvillage, le restaurant jouit d’un décor surprenant : un joli tapis gris chiné, du black and white sur les murs, une Maserati qui se languit de vrombir au milieu de la rotonde…

Une douce musique jazzy et de très jolies serveuses (loin des pimbêches costiennes) vous accueillent. Les tables sont bien espacées les unes des autres, le lieu est propice aux rendez-vous amoureux.

Le chef italien Vittorio Beltramelli officie en cuisine. J’ai eu la chance de goûter sa carte d’hiver, aux doux accents de truffe blanche. La vraie, l’unique, celle d’Alba.

En guise d’amuse-bouche, nous découvrons une noix de saint-jacques tout juste snackée, accompagnée d’une burrata coulante et d’un caviar de persil, truffe noire et oignons de Calabre. Les nobles produits sont travaillés avec goût. Cet amuse-bouche est un ravissement pour les yeux et pour les papilles : cuisson nacrée de la noix, croquant de la truffe cachée à l’intérieur et perfection du caviar servi très froid. Je suis rassurée et pressens que mon dîner s’annonce succulent.

Un Chardonnay de Toscane accompagne mon vittello tonnato (de fines tranches de veau rôti), très fondant, servi avec de petites pousses de fenouil, très croquantes. La sauce au thon est audacieuse mais se marie bien avec la viande. Les câpres viennent juste décorer le plat, pas besoin d’autre artifice.

Le menu dégustation se poursuit avec des tagliatelles de calamars. On jurerait des pâtes, c’est à s’y méprendre. Pas de calamar caoutchouteux ici, les fines lamelles fondent en bouche. La sauce aux pois chiche est comme une crème, parfumée au citron et aux pistaches de Sicile.

Enfin le voilà (3 jours que j’en rêvais), le risotto minute à la truffe blanche d’Alba, finement râpée dessus. Il est divin, l’amidon libéré des grains a formé une belle crème. Je regrette toutefois cette petite touche verte qui n’apporte rien, un risotto aussi parfait n’a pas besoin de fioriture.

Pendant que mon invité d’honneur découvre un bar et ses coquillages en papillotte, on me sert la fameuse recette sarde : un cochon cuit pendant 17 heures. La peau est juste craquante, la viande caramélisée aux épices. La cocotte de légumes oubliés superflue tant chaque bouchée de ce tendre cochon me ravit. 17 heures de cuisson, il en est presque confit. J’ai dégusté ma viande avec un vin rouge du Piémont qui a eu l’intelligence de mettre en valeur les nombreuses épices de la sauce.

Les desserts, très graphiques, arrivent. Cube de chocolat noir en face de moi, pannacotta à la truffe blanche pour moi.

Je laisse de côté la boule de glace et son auréole chocolatée pour découvrir ce mariage audacieux. Je n’avais encore jamais goûté de truffe en dessert. Le chef a eu la main légère et c’est tant mieux, la pannacotta est subtilement parfumée, le dosage parfait en somme.

Les nostalgiques de l’enfance (je pense surtout à vous messieurs) prendront plaisir à se promener dans le Motorvillage une fois le dîner achevé. L’architecture du lieu (oeuvre de Jean-Michel Wilmotte) ressemble aux garages à plusieurs étages sur lesquels les petits garçons font dégringoler leur voiture.

Non NoLita n’est pas une simple cantine hors de prix, c’est un vrai restaurant gastronomique italien. L’Italie est admirablement mise en scène dans l’assiette et le service, discret et efficace, est à la hauteur des mets servis.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

LA GIOIA, LE RESTO DE JEAN-ROCH

Jean-Roch, le VIP Room… Pas trop des endroits que j’aime fréquenter habituellement. Mais poussée par la curiosité, je me décide à aller dîner à la Gioia, le restaurant italien de Jean-Roch, à l’étage du VIP Room Theater rue de Rivoli. J’y invite Christophe, ça m’amuse de l’imaginer là-bas.

Une foule de curieux s’est amassée devant, JR vient de sortir du restaurant pour s’engouffrer dans une voiture avec chauffeur. Vigiles imposants dans leurs doudounes (marquées JR dans le dos), hôtesses reliées entre elle par talkie. Ouahouu.

La déco de cet immense loft est magnifique. Les tableaux de Basquiat et de Keith Harring côtoient un autoportrait de Bono.

Le design a été imaginé par Jean-Roch et créé par son architecte italien Gianni Ranaulo.

Une énorme verrière au centre de la salle surplombe le dance floor. Si votre tête à tête vous ennuie, regardez ceux qui dansent.

CETTE CARTE !! Il fait sombre dans le restaurant. Très bonne idée que cette carte éclairée.

Pina colada en apéritif. C’est marqué dessus, c’est bon on est bien au VIP.

Christophe se la joue bling et commande la salade Karl Lagerfeld. Une salade de crabe d’Alaska et sucrine quoi… Crabe copieux, le tout bien assaisonné.

Je goûte le foie gras. Il est bon mais je regrette qu’il ne soit pas servi avec des toasts ou même du pain. Non, à la place j’ai des petits pains façon pâte à pizza très salés et gratinés au fromage. Avec le foie gras ça passe moyen…

Ouf, mon plat me fait oublier cette déconvenue. Penne au parmesan. La scénographie a été bien pensée. Les penne arrivent et sont préparées devant vous dans une énorme meule de parmesan. Flambées au cognac, elles font fondre délicatement le fromage des parois de la meule. Résultat : des pâtes al dente au goût très prononcé de parmesan. Une réussite.

(on admire au passage le joli tatouage de la dame sur la droite).

Christophe opte pour le poulet au citron. Belle cuisson mais nous avons été incapables de savoir ce qui recouvrait la volaille (?).

Il se fait de plus en plus tard, le son augmente, les lumières se tamisent, les tables se rapprochent, les clients aussi… Nous passons au dessert. (désolée pour la qualité des photos, il faisait très sombre).

Pannacotta et tarte au citron. Bons desserts. L’atout majeur du restaurant reste les plats principaux.

Bon alors on y va à la Gioia ? Ce n’est pas un restaurant que je décommanderais, loin de là. Le décor, les proportions valent une visite. Les idées sont bonnes : l’épicerie attenante au restaurant, le coin poissonnerie, le charriot de mozzarrella, la carte éclairée. Idéal pour un petit creux lors d’une nuit festive.

La Gioia. 188 bis rue de Rivoli. 75001. Ouvert du mardi au samedi. Métro : Tuileries. 40 € à la carte.

GUSTO

Tout nouveau restaurant ouvert début 2011, Gusto est tenu par trois Italiens, 100 % Romains. Les beaux yeux et l’accent charmant de Giulio nous accueillent.

Chez Gusto c’est chaleureux. Lumières tamisées, nappes rouges, pierres apparentes aux murs. Les cuisines sont ouvertes sur la salle et pendant que Giulio finit la mise en place et allume les bougies, une douce odeur provient des fourneaux : le chef prépare son pain lui-même.

Avec un petit bellini à la pêche en guise d’apéritif, nous dégustons de jolies mises en bouche : pain et mortadelle, jambon fumé roulé avec de la ricotta. C’est frais, léger. Une bonne entrée en matière.

Pendant que je découvre la carte, le beau Giulio vient nous parler de la cuisine de Gusto. Fritures, pâtes, pizzas : voici une sélection de mets régionaux du centre Italie et l’huile d’olive vient directement de la petite entreprise du papa de jeune homme, située sur les collines non loin de Rome.

Antipasti, paste, secondi. En Italie on mange les pâtes en entrée mais comment faire ? Il nous faut aussi goûter les pizzas maison, la viande etc. On tranche : ce sera calamars et la fameuse friture du chef en entrée.

Les calamars sont servis dans un petit plat, entourés d’une crème parfumée au basilic. Ils fondent dans la bouche et ne sont pas trop durs comme c’est souvent le cas. Un assortiment de beignets arrive : pommes de terre, aubergines, oignons. La pâte, maison, est fine et pas gorgée d’huile. Notre préféré ? Assurément le beignet au champignon. Antipasti de 7 € à 12 €.

Nous faisons une entorse au règlement et commandons des pâtes en guise de plat. Risotto a la crema di scampi (langoustines) fait minute et veau à la saltimbocca pour moi, un de mes péchés mignons italiens. Le veau est recouvert d’une fine tranche de jambon de Norcia et bien sûr pas de saltimbocca sans feuilles de sauge qui parfument la viande. Un délice ! Quelques légumes grillés accompagnent ma viande : courgettes, aubergines… Le risotto est parfait : l’amidon du riz spécial a libéré sa crème et il est tout orange : cela est dû à la crème de langoustines.

Autres plats à la carte : linguine vongole, penne a la norma, pâtes fraîches avec gorgonzola, courgettes et jambon cru, bœuf au vinaigre balsamique avec roquette. Comptez de 11 € à 22 € pour les plats. Grand choix de pizzas de 9 € à 13 €. Il faudra que l’on revienne les goûter. Mais vu les assiettes vides des gloutons autour de nous, elles ont l’air délicieuses !

Les vins italiens sont à l’honneur : Toscane, Venise… Nous goûtons un doux Chianti. Demandez votre vin au verre, c’est possible chez Gusto (autour de 6 €).

Alors que mon ami commande l’assortiment de fromages, je choisis de finir sur du sucre avec une pannacotta maison. Parmesan, fromage de brebis, ricotta, le tout joliment présenté avec des petites tomates cerise et de la roquette. Ma pannacotta est bien ferme, douce et le coulis de fruits rouges qui la nappe cache de grosse myrtilles. Desserts autour de 6 €.

Un petit limoncello pour finir et voilà un dîner qui s’achève à Rome. Les 3 garçons sont sympathiques, l’accent est chantant, le dépaysement est garanti.

Gusto. 134 bis rue de Charenton. 75012. Tél :  01 40 19 04 10. Métro Gare de Lyon. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

QUATTORDICI

Le 14 rue Saint-Ferdinand est un restaurant italien depuis janvier 2010. Krystel est en salle, très pro, Giovanni, un vrai chef Italien, est en cuisine. Rouge, gris, noir : voilà les tons qui dominent dans ce joli restaurant. Ils ont réussi l’alliance du chic et du chaleureux. Des étagères en bois, qui courent le long des murs, présentent de bons vins italiens et au plafond de jolies suspensions carrées tamisent l’éclairage.

Nous goûtons en entrée un assortiment d’antipasti savoureux : champignons, courgettes, poivrons, aubergines, carottes, tomates, et cœur d’artichaut. Les légumes sont fondants, pas gorgés d’huile. On sent le soleil dans l’assiette. L’assortiment (très copieux) est parfait. Encore meilleur avec le pain fait maison du restaurant ! Afin de goûter la charcuterie italienne qui nous fait de l’œil, nous commandons aussi les bruschettas. Des petits toasts tièdes arrivent, ils sont recouverts de touts petits dés de tomates et de mozzarella, juste ce qu’il faut en quantité pour laisser la charcuterie s’exprimer. La charcuterie parlons-en ! Di-vine ! Fine, goûteuse. Encore une fois c’est très copieux, les petits appétits pourront en faire leur repas. Entrées autour de 12 €.

Passons aux plats. Après un choix cornélien (vraiment tout me tentait : les pâtes, les pizzas, les escalopes saltimbocca, les risottos), je finis par trancher : ce sera raviolis aux cèpes et à la crème. Mon amie, elle, commande l’escalope de veau à la sauge. Mes raviolis sont en forme de demi-lune. Les pâtes sont fraîches, bien garnies de cèpes. Une petite crème savoureuse au bon goût de cèpes accompagne le plat. Je saupoudre le tout de parmesan frais râpé. Les raviolis sont très gourmands et, chose rare quand je mange des pâtes, je ne parviens pas à finir mon assiette ! Mon amie se régale avec son escalope, très fine, tendre au délicieux goût de sauge. Des spaghettis à la tomate accompagnent sa viande ainsi qu’un petit granité de pesto.

Pâtes et pizzas de 10 € à 14 €,  plats de 14 € à 19 €.

Comme vous l’avez compris, Giovanni est généreux, c’est donc avec un tout petit appétit que nous entamons le dessert. Kristel nous propose un assortiment. Pannacotta bien vanillée, une glace au caramel au beurre salé artisanale (un délice, on aurait dit du caramel pur glacé), tiramisu au café fort en goût et un tiramisu aux fraises un poil trop crémeux.

La carte des vins propose les classiques italiens. Ce sera un verre de chianti rouge pour nous. Certains vins sont proposés au verre à 6 €. Bouteilles de 20 € à 45 €.

On me demande parfois si je connais un bon restaurant italien à Paris, malheureusement je suis souvent à cours d’adresses… En voilà une que je pourrai recommander dorénavant ! On est dans la tradition, les produits sont frais, c’est savoureux. Et le rapport qualité prix défie toute concurrence : un menu entrée-plat-dessert le soir à 22 € chapeau ! Quand on pense que certains servent un hamburger immonde pour 3 € de plus…

Quattordici. 14 rue Saint-Ferdinand. 75017. 01 45 72 55 55. Site. Métro Ternes ou Argentine. Ouvert tous les jours sauf samedi midi, dimanche et lundi.

LE PATIO OPERA

C’est sur les conseils d’Alain Neyman que je me rends déjeuner au Patio la semaine dernière. L’endroit est beau. Immeuble haussmannien juste à côté de l’Opéra Garnier, patio de 80 m2, mobilier chic, teck au sol. C’est très calme, cette petite cour intérieure est un havre de paix. On est loin de l’agitation des Grands Magasins tout proches.

Le chef, Andrea Pierratini, est italien, originaire de Florence et amoureux de la Corse : il y a même travaillé. La carte est donc axée autour de ces deux gastronomies qui se complètent à merveille.

Je goûte en entrée la burrata (le coeur de la mozzarella), jambon de parme et tomates confites. C’est le meilleur de la mozzarella, bien fondant, crémeux.

Le lait de la burrata vient délicatement parfumer le jambon. C’est un régal. Andrea me confiera plus tard avec son charmant accent italien qu’il a déjà servi des burrata bien plus fondantes ! Je reviendrai tester !

Valérie, la responsable de l’endroit, me fait le plaisir de déjeuner avec moi et déguste une salade de poulpe (très tendre) et nous picorons des filets de daurade crus. Rare de trouver de la daurade en tartare. Légèrement citronnée, c’est copieux et frais.

Je continue ce bon repas par un plat de tagliatelles aux gambas citronnées. C’est servi à l’italienne donc très copieux. Une grosse gambas trône fièrement au sommet du plat, d’autres petits bouts le décorent. Le citron est présent mais discret. Entrées de 8 € à 11 €, plats de 13 € à 19 €.

Mais Le Patio ce n’est pas uniquement un restaurant. C’est aussi un bar lounge pourvu de gros chesterfield moelleux, et une galerie d’art dans les caves de l’immeuble (on est au 2eme sous-sol). L’endroit est brut, presque comme il a été trouvé. Valérie l’a baptisé l’Abri, comme l’inscription sur le mur qui date de la guerre 39-45. On sent d’ailleurs le lieu chargé d’histoire.

Le Patio. 5 rue Meyerbeer. 75009. Tél : 01 40 98 00 92. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Site.

 

LA PIZZA DU BISTROT NAPOLITAIN : LA MEILLEURE DE PARIS ?

C’est pas faute d’en tester ! Mais là on se rapproche. Pas mal du tout le Bistrot Napolitain. Mais… Oui il y a un “mais”…

Certains affirment que c’est là qu’on y déguste les meilleures pizzas. Je suis d’accord. Pour l’instant. Mais je suis sûre qu’on peut trouver encore meilleur !

Pizzas goûtées : la Normanda et la 4 fromages. Elles sont copieuses, riches en ingrédients. La pâte est épaisse, gonflée et craquante sur les bords, fine au milieu et elle a ce délicieux goût dû à la cuisson au feu de bois. La vraie pizza napolitaine quoi ! Mais (le voilà le “mais”), la pâte est étouffe-chrétien.

Et sinon ?

L’accueil = eh bien contrairement à toute attente : a-do-rable ! J’avais lu ici et là que les serveurs étaient détestables. Alors : ou ils se sont faits remonter les bretelles ou nous sommes tombés sur un bon jour : attentifs, souriants, drôles même !

Le décor = déprimant. Tout blanc, des colonnes, de faux drapés, un peu tristounet tout ça…

La clientèle = SOS ! Ce midi-là c’était digne du Costes : de la lunette de soleil et de la star de télé-réalité.

L’addition = salée ! Les pizzas montent jusqu’à 20 € !

L’ambiance = sympathique mais bruyante, je criais presque pour me faire entendre. Naples quoi !

J’y retournerai certainement car je me suis régalée mais je persévère, je n’ai pas dit mon dernier mot, je suis sûre qu’il y a encore mieux ! Il Campionissimo ? Amici Miei ? Pepone Café ?

- A lire : les avis d’Aude et de Chrisos sur le Bistrot Napolitain-

Le Bistrot Napolitain. 18 avenue Franklin-Roosevelt. 75008. Tél : 01 45 62 08 37.

Le Monteleone, ou la gastronomie italienne

Bienvenue en Italie ! Monteleone Roccadoria est un petit village de Sardaigne de 300 âmes seulement et c’est une vraie cuisine italienne que vous allez déguster ici.

Massimo Solinas n’est pas un cuisinier mais un chef, un vrai ! Ouvert en septembre 2009, après quelques travaux, le restaurant jouit d’un décor raffiné, élégant et original.

Murs tout de pierres apparentes, tons noir et rouge, jolis cadres de paysages italiens, petits spots intégrés au plafond, l’ensemble est très “classe” et chaleureux.

La suite de l’article ici.

68 bis avenue Jean-Moulin, 14eme arr. Métro Alésia (ligne 4). Ouvert du lundi au samedi.