Archives de la Catégorie PAR ARRONDISSEMENT

L’AVANT-COMPTOIR

Hier midi une grande envie me prend de manger une galette mais pas forcément à table. Où donc aller ? Les crêpiers pullulent dans mon quartier mais ce qu’ils servent est immonde. Ce sera l’Avant-Comptoir, la crêperie/bar à hors-d’oeuvre de M’sieur Camdeborde dans le 6eme, juste à côté de son “vrai” restaurant le Comptoir. Un petit tour en scooter et on y est.

Partout sur les murs sont affichés ses fameux hors-d’oeuvre que l’on déguste sur le pouce, comme ça, accoudés au bar. Boudin noir béarnais, andouillette béarnaise (Yves Camdeborde est né là-bas), saucisse aux herbes crème au raifort, oeuf mollet duxelle de champignons, riz au lait, pomme au four à la cannelle… Tous ces tapas à 5 € environ sont tentants mais nous ne venons pas pour ça.

Nous on veut une galette. De sarrasin. C’est dehors que ça se passe, à la vente à emporter. Le maître crêpier passe à l’action. La pâte semble belle, elle se brunit et s’alvéole tout de suite sur le bilig. Oeuf, fromage, jambon, “deux complètes s’il vous plaît !” Dommage, l’oeuf est brouillé mais impossible de le servir miroir dans une galette à emporter.

4,50 € pour une délicieuse galette complète richement garnie que nous allons déguster au soleil, assis sur le scooter. Voilà le chef qui arrive, je le charrie en disant qu’une crêpe de sarrasin s’appelle une galette, mais bon sa grand-mère (de qui il tient la recette de la pâte) est du Morbihan, et là-bas ils les appellent les crêpes, bon… ok ça passe… On papote Bretagne, balades, cidre, kig ha farz (le pot au feu breton) et il se sauve.

La galette est bonne mais manque d’assaisonnement tout de même. La palme revient donc toujours à la la crêperie Josselin ! Et puis il faudrait corriger cette petite coquille sur la devanture, “hors-d’oeuvre” c’est invariable, oups.

L’Avant-Comptoir. 3 Carrefour de l’Odéon. 75006.

BRUNCH A L’ARROSOIR : GROSSE DECEPTION

L’Arrosoir, je l’ai testé au mois de septembre, sans vraiment savoir quoi en penser ni en dire. Le problème est que j’en garde un très bon souvenir puisque nous étions une grande tablée de copains, donc le moment était fort sympathique, mais si je me souviens bien, je ne me suis pas régalée, pas du tout même…

Nous sommes sous les arcades de Daumesnil, c’est beau dehors, c’est beau dedans. De vieux objets (sauf ce magnifique casque de scooter rose !) ont été chinés et s’exposent sur les étagères. Des coins salons, des banquettes, des tables très espacées. On y est bien certes, c’est chaleureux, confortable. Oui mais… ben c’est pas bon.

Le brunch commence par des tartines/beurre/confitures, rien à reprocher si ce n’est le manque d’originalité. Le cookie est sec, grossier et le chocolat n’a pas de goût…

L’assiette, certes copieuse, me déçoit en tous points. Les pommes de terre sautées ne sont certainement pas du jour et sont servies froides, les oeufs brouillés sont gorgés d’eau, le fromage suinte et la salade est cuite. Le saumon  fumé ne parvient pas à sauver le reste.

Le dessert n’a rien de gourmand… La crêpe est élastique, et je ne suis pas au régime, le muësli/fromage blanc 0% ne m’intéresse pas.

Tous les dimanches, un magicien passe de table en table présenter ses tours de close up. Ultra bluffant, mais cela ne nous fait pas oublier notre déception. A fuir donc…

L’Arrosoir. 75 avenue Daumesnil. 75012. Ouvert tous les jours. Métro Gare de Lyon. Brunch : 21 €.

MACRAW #1

Ouvert en septembre 2011, Macraw est un micro-restaurant qui régale à toute heure les adeptes de la raw food. Sous ses allures de delicatessen new-yorkais, Macraw et son jeune chef Jérémie Rosenbois (ancien du “Cru” et disciple d’Alain Ducasse), dévoilent une cuisine brute, sauvage et délicate à déguster sur place près de la cuisine ouverte ou en take away.

La carte est renouvelée à chaque changement de saison, réinventée selon les envies et l’inspiration du chef. Les crudivores, végétariens et les soucieux de leur ligne seront comblés, pendant que les plus gourmands finiront leur repas avec un cheesecake ou carrot cake maison.

Je suis allée découvrir les talents du chef lors d’un apéritif dinatoire au cours duquel j’ai dégusté un ceviche de mulet, un tataki de saumon, un boeuf yogi, (des huîtres Gillardeau)… Le tout parfaitement exécuté.

Les grignotages du chef m’ont convaincue, j’y retourne dès que possible pour un “vrai ” repas que je vous raconterai ici.

Vous n’êtes pas fan de “cru” ? Jérémie maîtrise les cuissons et propose plein de bonnes choses (cuites) !

A suivre…

Macraw. 31 boulevard du Montparnasse. 75006. Tél : 01 45 44 55 55. Site : www.macraw.fr. Service continu du lundi au samedi midi et soir. Métro Falguière, Montparnasse ou Duroc. Formule 14 € entrée plat ou plat dessert + boisson.

BANG, LES PARAILLADES

Mi-décembre, direction le canal Saint-Martin pour découvrir le nouveau restaurant du quai de Jemmapes, Bang. J’y allais surtout pour goûter leur brunch, que vous pouvez retrouver en photos ici. Je m’étais alors promis de revenir goûter leur carte et notamment leurs fameuses paraillades.

Exit les pierrades qui refroidissent trop vite, l’heure est maintenant aux paraillades (une plancha sur une pierre de lave qui reste chaude longtemps… longtemps !)

Après un délicieux foie gras maison, nous choisissons notre viande parmi 3 paraillades :

Boom Bang  17€  : Suprême de poulet (pays de la Loire), Magret de canard (Tarn), Filet mignon de porc (Aveyron)

Bang Bang 18€ : Boeuf d’Ecosse, Boeuf de l’Aubrac, Suprême de poulet (pays de la Loire), Magret de canard (Tarn)

Big Bang 19€  : Boeuf black Angus (Kansas), Boeuf d’Ecosse, Boeuf d’Argentine, Boeuf de l’Aubrac

Etant tous les 2 de grands amateurs de boeuf, c’est la dernière que nous retenons. Les différentes provenances dans la même assiette nous permettent de comparer. And the winner is… l’Aubrac. Cocoricooo ! Suivie de peu par l’Argentine. Même mon pavé de Black Angus (ci-dessus) ne détrône pas le boeuf français.

Toutes les viandes ont été sélectionnées par les meilleurs bouchers de Paris. Faut-il préciser qu’Hugo Desnoyers est dans le coup ? Non, pas la peine…

Ces frites !!! Ca y est, celles de la Place Royale ont été détrônées. Je peux maintenant affirmer – sans être péremptoire – :-D que les meilleures frites de Paris sont chez Bang. Monsieur Blend, faut faire pareil ! Croustillantes et moelleuses, absolument pas grasses. Coupées au couteau, elles ont toutes la même taille, c’est beau avant d’être bon. A peine besoin de les savourer avec les sauces maison : tartare, BBQ et chimichurri, pourtant fort bonnes.

François Di Giugno, le chef, ne se contente pas de proposer de succulentes viandes, il prépare aussi de bons desserts comme ce cheesecake que la crème fouettée rend aérien.

En salle, le service d’Imina Nial est chaleureux et attentif et c’est un bonheur de l’écouter parler de sa carte de vins naturels.

BANG. 112 quai de Jemmapes. 75010. Tél : 01 40 40 07 11. Ouvert tous les jours sauf dimanche soir. Formules déjeuner 14 € et 18 €, paraillades de 17 € à 20 €. Leur site ici. Métro Jacques Bonsergent, Château-Landon.

L’AGAPÉ*

Le parti pris gastronomique de l’Agapé est depuis 2008 de mêler grande tradition française et innovation en inscrivant sa cuisine dans l’ère du temps. Bertrand Grébaut, en pleine success story au Septime maintenant, a fait les grandes heures de la maison et lui a même permis de décrocher une étoile.

C’est la cuisine du nouveau chef, Yohann Lemonnier, que nous sommes venus apprécier il y a deux semaines. Comme son prédécesseur, le chef a fait ses classes chez Passard, mais aussi chez Lucas Carton et Michel Rostang.

Le décor est contemporain et discret. L’installation lumineuse est signée Starck, la porcelaine Bernardaud. Astucieux et jolis, les ronds de serviette design sont signés Andrée Putman et se transforment en porte-couteaux, une fois la serviette sur les genoux, ou autour du cou, à sa guise…

1er amuse-bouche : le déjeuner commence mal avec du Champagne servi dans un verre à vin et des mini-gougères au fromage trop sèches. Ne restons pas là-dessus, vite, la suite !

2eme amuse-bouche : saumon d’Ecosse mi-cuit, mi-fumé et son velouté de cresson. Si la bouchée de saumon est parfaite, le velouté l’est moins. Bien trop amer, il dénature le poisson.

1ère entrée : le chef a gardé l’entrée-phare de Bertrand Grébaut soit la noix de veau fumée d’Hugo Desnoyer (LE boucher parisien). Fumée au bois de hêtre par la maison et servie en carpaccio, la noix est agrémentée de noisettes et de câpres, juste ce qu’il faut, pas besoin d’autre artifice. C’est beau, bien présenté et d’une grande finesse en bouche. Une entrée digne d’un restaurant étoilé, enfin on y est !

Nous dégustons un vin blanc à l’aveugle. Si la couleur très jaune me fait voyager du côté du Jura, la première gorgée me fait changer de cap. Nous sommes en Bourgogne. Gagné, mais où ? Je sèche. Au Domaine de Valette en Saône-et-Loire.

2eme entrée : ormeau sauvage et poireau ventrèche du pays basque. Le mollusque, réputé pour sa chair extrêmement ferme, a dû souffrir en cuisine. Il faut en effet battre les ormeaux avant de les consommer. Bien saisi, il est presque nacré à coeur, nous admirons la cuisson et apprécions le poireau servi dans son plus simple appareil.

1er plat : turbot rôti et espuma de yuzu. Notre poisson, caché sous des légumes de saison al dente, fond dans la bouche. Il est agréablement relevé par le cousin japonais du citron vert, le yuzu. Si les carottes et le chou quittent les fourneaux parfaitement cuits (“la Passard touch”), il n’en est rien pour la betterave qui demeure malheureusement crue. Nous oublions notre déconvenue en découvrant de petits choux de Bruxelles. Mon compagnon de table me prédit d’ailleurs le grand retour de ce légume dans les assiettes parisiennes. A suivre donc.

Grande découverte pour moi que ce Pouilly-Fumé Pierre Précieuse 2010 d’Alexandre Bain, adepte de la culture biologique et biodynamique.

2eme plat : cimier de chevreuil. (cimier = croupe de la bête). Beau défi que ce plat puisque je n’apprécie que moyennement le chevreuil. Mais c’est en faisant confiance à ce genre de maison que l’on peut changer d’avis. La cuisson est parfaite, les deux morceaux pas filandreux (idiot souvenir…) et l’accompagnement précis. Nous retrouvons la betterave, cette fois préparée en mousseline fumée, accompagnée de conchiglioni fermes mais fondants. Belle réalisation !

Fromages : pas de choix cornélien ici et c’est tant mieux. Il n’y a rien de plus frustrant qu’un plateau garni d’une trentaine de fromages, sachant que la bienséance nous autorise à n’en goûter que trois. Fourme d’Ambert et comté 4 ans d’affinage 2008, maison Anthony. Avec ? Un cépage chardonnay du Jura.

Le comté, que mon voisin juge trop vieux, se révèle presque granuleux en bouche. Voilà la première impression. Puis le palais le laisse s’exprimer et il prend ses aises. La fourme d’Ambert en paraît fadasse.

Dessert : soit le moment le plus “pénible” pour moi qui suis de moins en moins sucré (ça va un jour me poser problème). Ouf, c’est un Mont-Blanc, dessert qui doit faire partie des 4 ou 5 que j’apprécie avec gourmandise.

Un gros marron glacé attend d’être dévoré à côté des vermicelles de crème de marron (divine). Que ce méli-mélo couleur noisette est gourmand ! La meringue maison est aérienne mais pourquoi cette quenelle de glace arrive-t-elle déjà fondue ? Je pense que c’est voulu, certes, mais pourquoi ? Ce n’est guère appétissant, on pourrait croire à un départ tardif des cuisines.

Les grignotages qui accompagnent le café sont décevants, j’attendais du fait maison.

Merci à mon gentil mécène pour ce déjeuner carte blanche, plein de découvertes (le Pouilly, le chevreuil, le comté) malgré quelques fausses notes inattendues dans un restaurant étoilé. D’ailleurs, vont-ils la garder cette étoile ? Verdict dans un mois.

L’Agapé. 51 rue Jouffroy-d’Abbans. 75017. Tél : 01 42 27 20 18. Ouvert du lundi au vendredi. Leur site ici.  Menus de 35 € à 120 €. De la même maison : L’Agapé Bis et L’Agapé Substance.

SEPTIME

(Je m’aperçois que je n’avais jamais chroniqué le bien connu Septime sur ce blog. Lors de ce déjeuner improvisé il y a quelques mois, je n’avais malheureusement pas de quoi mitrailler…)

Septime, c’est un peu “the place to be” depuis son ouverture au printemps 2011. Les critiques se sont enflammés pour la plupart dès le début, d’autres ont été plus sévères tout en étant conquis.

Pourquoi “Septime” ? En référence au personnage de Louis de Funès dans le film le Grand Restaurant. C’est Bertrand Grébaut, jeune chef ayant fait ses classes chez Passard et ancien de l’Agapé, qui a trouvé le nom.

La décoration de ce restaurant dans la mouvance “bistronomique” est réussie : cuisine ouverte, mobilier en bois, escalier en métal. Et cette cour, que dis-je ce petit jardin, idéal l’été ! La végétation y est abondante, un peu le rêve de tout Parisien.

La cuisine est de saison, du marché. On imagine aisément le chef panier au bras en train de scruter les étals des primeurs. L’Ecole d’Alain Passard on vous dit ! La présentation est parfaite, les cuissons sont au-delà de la maîtrise, les associations sortent des sentiers battus et tout cela pour des prix modiques (ce menu déjeuner à 26 € est une aubaine). C’est servi avec le sourire s’il vous plaît même si de temps en temps l’équipe (menée par Julien Cohen un ancien de Pizza Chic) paraît débordée, victime de son succès.

Citons dans le désordre : poireaux sauce gribiche, écume d’huîtres et oeufs de truite puis onglet de veau asperges blanches, lieu jaune aux olives, merlu sauce à la rhubarbe, brandade et son persil du jardin…

Le dessert phare de la maison était au printemps dernier la tarte aux petits suisses. Légère, aérienne. Avec une toute petite déception pour moi qui aurait prié pour retrouver cette belle acidité du cheesecake. Il faudra revenir pour goûter d’autres prouesses sucrées du chef.

Il est rare de signaler un sans faute, c’est le cas au Septime ! Sans doute le meilleur rapport qualité/prix de la Capitale.

(c) photo Fooding

Septime. 80 rue de Charonne. 75011. Tél : 01 43 67 39 29. Résa fortement conseillée ! Menus 26 € et 55 €. Ouvert tous les jours sauf samedi, dimanche et lundi midi.

BLEND, HAMBURGER GOURMET

Blend est le nouveau lieu dédié au hamburger gourmet. Pourquoi gourmet ? Parce que tout est fait maison, même les buns, et parce que les deux jeunes propriétaires ont choisi de travailler avec Yves-Marie Le Bourdonnec, célèbre boucher parisien, réputé pour la qualité de sa viande. Celle que vous allez déguster a été rigoureusement sélectionnée par celui que la presse a baptisé “le boucher bohême” et mûrie pendant 3 longues semaines. On est loin, vous l’avez compris, du steak haché surgelé.

L’endroit est tout petit, et pris d’assaut chaque jour. Les deux garçons, qui ont travaillé sur ce concept pendant 2 ans à grand renfort de brainstorming, sont victimes de leur succès. Blend a fait l’objet d’un immense buzz dans la presse et sur internet, ils ont été obligés de doubler leur production et leur équipe pour satisfaire leurs nombreux clients, qui font la queue devant l’établissement avant l’ouverture des portes à midi pile.

Je suis accompagnée ce midi-là de deux amies, fans de hamburgers tout comme moi. Nous attendons, avec une dizaine de personnes, que les portes s’ouvrent enfin.

Longues suspensions industrielles, mobilier en bois et du 100% black and white en déco. L’endroit est joli. Evidemment c’est trop petit mais les deux propriétaires ne peuvent pas pousser les murs et pour connaître le prix du mètre carré à Paris, c’est déjà une belle affaire.

Nous sommes trois, nous avons 4 places et ce n’est pas de trop car ici, point de chaises, sur des tabourets tu t’installeras. Le manteau va sur le porte-manteau de l’entrée et le dossier est le dos de ton voisin.

A la carte 6 hamburgers (cf menu ci-dessous). Le “Signature” semble être le burger phare de la maison, il est garni d’une compotée d’oignons maison, de bacon, de roquefort, d’emmental de Savoie et de pousses d’épinard. Sonia et moi le commandons, Amélie (qui le connaît déjà), opte pour le Cheesy (cheddar, bacon, sauce barbecue maison, oigons, pickles, iceberg).

Le burger : la présentation dans son petit panier me plaît beaucoup mais je regrette qu’il soit coupé en 2 comme un bagel. Même si c’est esthétique (les pousses d’épinard sont parfaitement superposées), je préfère prendre mon burger à pleines mains. Le bun, fait maison par une pâtissière californienne, ressemble plus à une brioche mais ce n’est pas déplaisant. Le steak est un délice, il est servi saignant bien sûr et bravo au cuisto car le sang n’imbibe pas du tout le bun. J’ai lu ici et là que l’ensemble était trop sucré. Je dirais plutôt que le tout manque de sel.  En effet, le bun + la compotée sont sucrés et le burger est avare en roquefort, un petit problème d’assaisonnement donc. Heureusement, la viande sauve l’ensemble.

Les frites : là encore la présentation est originale mais énorme déception sur les frites maison. Molles, parfois trop cuites, elles sont ridiculement petites. Où sont les grosses frites coupées au couteau auxquelles je m’attendais ? Dommage. La prochaine fois je fais l’impasse sur les frites et je commande deux burgers.

Les desserts : whoopies, cookies, cheesecakes, cupcakes. Tous les desserts (maison aussi) sont exposés dès l’entrée, au comptoir. Impossible de résister.

Jamais vu un cookie aussi riche en pépites. Comme la tradition l’exige, le cookie est moelleux, et présente autant de pâte que de pépites. Un vrai péché mignon. Nous apprécions qu’ils soient servis par deux.

Verdict : une petite déception pour le burger qui manque définitivement de sel, mais je l’ai signalé au patron et l’ordre a été donné en cuisine de mieux assaisonner (à suivre donc), une énorme déception pour les frites, mais un régal en fin de repas avec les cookies, qui permet de finir sur une note positive.

Un joli cadre. N’oublions pas que nous sommes dans un concept de restauration rapide donc oui c’est petit, oui on fait la queue, c’est le jeu.

Le rapport qualité/prix est bon vu l’excellence de la viande.

Bravo à ces deux jeunes hommes pour leur audace (faire du burger un plat gourmet) et la qualité de l’accueil. Et n’oubliez pas que “Gourmet, ce n’est pas que pour les chats” comme l’indiquent leurs flyers.

Blend. 44 rue d’Argout. 75002. Métro : Sentier, Les Halles, Etienne-Marcel. Ouvert tous les jours sauf dimanche de 12h à 14h30 et de 19h30 à 23h. Formule burger frites boisson 15 €. Leur site ici.

COFFEE TIME A L’HÔTEL DE VENDÔME

Exit les tea time, l’heure est maintenant au coffee time ! L’hôtel de Vendôme lance cet hiver son coffee time pour une pause bien méritée après un shopping place Vendôme (ah ah).

L’endroit est cosy, féminin, très “couture”. Le fameux “gris Dior” est d’ailleurs partout. Je ne sais pas ce que je préfère : les petits coussins ou les fauteuils pied-de-coq. Si vous venez seul(e), de beaux livres d’art accompagneront votre café.

Les tables sont très espacées les unes des autres. Le lieu est propice aux confidences, voire aux rendez-vous secrets. Pour y être allée plusieurs fois, j’ai d’ailleurs souvent remarqué que les clients chuchotaient.

Les meilleurs se sont associés pour créer cette nouvelle formule. Le pâtissier de l’Hôtel de Vendôme a imaginé une carte de gâteaux proposés au chariot, soutenu par Luc Debove (MOF 2011) lors du lancement de ce coffee time. Tous ces délices sont réalisés avec le concours de la Chocolaterie de l’Opéra.

Qui dit coffee time dit café bien sûr. Pour cela, l’hôtel a demandé conseil à deux experts : Antoine Netien (meilleur torréfacteur de France 2011) et Tom Clark, propriétaires du Coutume Café, spécialisé dans l’importation et la torréfaction des meilleurs crus de café.

Car le café se déguste comme un grand vin, j’en ai fait l’expérience. (note pour plus tard : aller goûter le brunch du Coutume).

Alors que Tom prépare mon café du Costa Rica au siphon (un vrai cérémonial), je vais choisir ma pâtisserie. Chou lacté Divo, petit pot de crème Concerto, macaron Carupano… Tout est bien tentant mais j’opte pour le cigare fumé Baïano : un mélange de fondant et de croustillant autour.

Je reviens du chariot, mon café est servi. Alors que je m’apprête à commettre un crime, Tom arrête mon geste dans la foulée. “Pas de sucre dans le café ! C’est comme mettre du Ketchup sur du foie gras”. Je me défends en expliquant que je viens de me mettre au café et que c’est très dur pour moi sans sucre mais Tom n’en démord pas, “si vous voulez apprécier le vrai café, ne le sucrez pas”.

Non seulement j’ai obéi, mais j’ai grâce à lui reconnu des notes de griottes à la première gorgée.

Le coffee time est servi tous les jours de 15h à 19h, la formule proposée à 23 € comprend la dégustation de café au siphon et 3 pâtisseries. Tarif plus que raisonnable vu l’endroit. Une belle alternative au tea/coffee time d’Angelina. Et au moins, pas de file d’attente dans le froid !

Hôtel de Vendôme. 1 place Vendôme. 75001. Ouvert tous les jours.

LE BIZETRO

Ouvert fin 2011, le bistrot chaleureux de Pierro et Julien fait déjà salle comble le midi. En deux mois seulement les deux sympathiques garçons ont déjà leurs habitués. Pourquoi ? La réponse est simple : c’est très bon, rapide, abordable (formule à 19 € !), le service est dynamique, ultra attentif et le cadre très convivial. Qui dit mieux ?

Le Bizetro (jeu de mot avec le nom de la rue, huhu) jouit d’un décor simple mais élégant : banquettes, moblier en bois, tableaux colorés mis en valeur par un habile jeu de lumières. Sur la droite un zinc vous accueille. Des saucisses finissent de sécher en compagnie des piments d’Espelette, les terrines de campagne et les rillettes maison attendent d’être dévorées, Pierro s’occupe de conseiller les vins à ses clients et Julien s’active en salle pendant que le chef, Luc Robuste, surveille la cuisson des plats dignes de la grande tradition bistrotière.

La commande est prise rapidement, directement sur la nappe, un peu à la “Chartier”. Terrine et rillettes, nous ne pouvons résister. Nous laissons de côté les poireaux vinaigrette, les oeufs mayo et les harengs. Les portions sont gargantuesques, les gros appétits seront ravis. Les rillettes d’oie sont fondantes, absolument pas grasses, on se passerait presque de pain. La terrine tient ses promesses, on nous l’annonçait au poivre, il est présent. Julien a l’oeil partout : les carafes sont apportées sans avoir à réclamer et la corbeille de pain se remplit comme par magie.

Tout est bien tentant pour la suite : foie de veau, petit salé aux lentilles, poivron farci, filet de turbot, andouillette AAAAA, pavé de boeuf… Mon foie de veau est commandé, ainsi que le petit salé. Comme les entrées, les assiettes sont généreuses.

La cochonaille repose sur les lentilles agrémentées de carottes. Echine, saucisses, tout est là. Un plat réconfortant en cette journée pluvieuse. Silence absolu en face de moi, j’en déduis que mon invité se régale, il n’en laissera pas une miette, ou plutôt… une lentille, pour le plus grand plaisir du chef. Mon foie de veau est cuit exactement comme je l’avais demandé : “un tout petit peu plus que rosé”. Bien saisi à l’extérieur, fondant à l’intérieur. La purée maison manque un peu de lait, on est plus dans l’écrasé de pommes de terre, dommage.

Les vins sont proposés au verre. Je connaissais déjà le Bertrand Graillot en côteaux du Giennois, je goûte le Sancerre, parfait, surtout avec le foie. Nous trempons aussi nos lèvres dans un verre de côtes de Blaye. Verre autour de 2 € (seulement !), pichet 4 € et bouteilles de 18 € à 30 €.

Gâteau au chocolat, clafoutis à l’ananas, les gâteaux font les yeux doux aux clients sur le bar. Je leur préfère un riz au lait nappé de caramel au beurre salé maison.

La rentrée 2012 a été plus que morose, merci aux trois garçons du Bizetro pour cette parenthèse gourmande. Les habitués les suivent déjà sur leur page Facebook afin de ne manquer aucune soirée : huîtres, foie gras, beaujolais, bouillabaisse, ils sont prêts à tout, même à se déguiser !

Le Bizetro. 6 rue George Bizet. 75016. Tél : 01 47 23 85 41. Métro : Alma Marceau. Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Formule entrée plat ou plat dessert 19 €.

BAROCHE : TAPAS À TOUTE HEURE

David Baroche a quitté le Marché Saint-Honoré pour venir s’installer dans le 8eme, à l’angle des rues de Ponthieu et La Boétie. L’établissement est multi-casquettes : bar, restaurant, épicerie, salon de thé et même librairie avec de jolis livres de cuisine en vente.

L’escalier est magnifique, on s’attend presque à voir Coco Chanel descendre les marches. :-)

Plusieurs habitués s’installent au bar pour grignoter des tapas, je préfère le coin lecture et ses banquettes confortables. Velouté de cèpes à l’huile de truffe, salade de lentilles tièdes et saucisson à l’ail : deux entrées bien maîtrisées. Le saucisson est divin, et pour cause, David Baroche est un ancien artisan charcutier.

Le plat me séduit moins : des noix de saint-jacques entourées de fines tranches de lard. Même si les lentilles sont bonnes, les noix sont gâchées par le lard et du coup, trop salées. J’aurais dû prendre le burger au foie gras poêlé, la prochaine fois !

Mais je persiste car je sens le potentiel du lieu. Chez Baroche, au moment du dessert, il faut se déplacer. J’aime ce moment, ça me rappelle toujours le regard que les gourmands jettent vers le chariot de pâtisseries dans les salons de thé des palaces.

Crumble, tiramisu, tarte au citron ou au chocolat, macarons. J’opte pour le café gourmand avec de jolies verrines de riz au lait crémeux, d’une fine mousse au chocolat et un morceau de brownie fort en cacao amer.

Une bonne adresse pour déjeuner rapidement dans le 8eme. Comptez 9 € pour un “casse croûte”, 20 € pour un plat.

Baroche. 101 rue La Boëtie. 75008. Tél : 01 43 59 69 57. Métro : Miromesnil. Ouvert tous les jours.

LA BRASSERIE LORRAINE : LA HONTE DE NOEL

Une grande brasserie parisienne, presque une institution, pour aller fêter Noël : à priori on ne prend pas de grands risques. Eh bien si…

Décor Art Nouveau, marbre, bois blond, le restaurant ressemble à un grand paquebot transatlantique. Malheureusement pour nous ce midi-là c’est le naufrage.

La carte est suspecte. Trop étendue pour être honnête. Une quinzaine d’entrée, 10 viandes, 10 poissons. Tout ne peut pas être frais…

Si nos huîtres (fines de claire n°3 et Gillardeau) nous ravissent, la suite est pathétique.

L’entrée du jour, une salade endives/roquefort, n’a aucun intérêt… Mais le pire reste à venir. Je commande le plat du jour, le plat de Noël : “dinde de tradition rôtie dans son jus, farce fine aux morilles, purée de pommes de terre truffée”. Si la proposition est alléchante sur le papier, c’est une vaste mascarade dans l’assiette. A 24 € la mascarade tout de même.

Une première assiette arrive, tout est froid. Pas tiède, non, froid. Retour en cuisine illico. Voilà mon assiette qui revient, ah non, c’est une autre, à la présentation aussi peu soignée, dommage. J’imagine aisément une dizaine d’assiettes sur le passe-plats attendant que des pigeons comme moi en commandent.

Deux pauvres bouts de dinde trop rosés font pâle figure à côté d’une purée qui a, semble-t-il, boudé la truffe. La farce est écoeurante et les morilles pleines de terre.

Le jus de cuisson n’a aucun goût, autant mettre de l’eau. Cette proposition de Noël est décevante en tous points : piètre présentation, aucune recherche dans les saveurs, les textures, c’est presque vulgaire.

J’arrête là mon déjeuner, trop déçue. Mes voisins de tablée commandent tout de même un café gourmand, à l’image du reste : décevant.

Verdict ? La Brasserie Lorraine, oui, mais uniquement pour un grand plateau de fruits de mer.

La Brasserie Lorraine. Place des Ternes. 75017. Métro Ternes. Ouvert tous les jours.

MOMIJI

C’est au cœur du quartier animé de Bastille que nous nous rendons ce midi-là pour découvrir Momiji. Dès la façade, l’établissement renouvelle le genre. On est plus dans le lounge que dans le japonais traditionnel avec ses classiques lampions. A l’intérieur, c’est tamisé, chaleureux, confortable. Le style presque boudoir et les notes rosées plairont assurément à la clientèle féminine.

La carte a été travaillée chez Momiji. En plus des sushis, makis et autres yakitoris, vous pourrez vous régaler de plats originaux que l’on ne voit que trop rarement dans les restaurants japonais, vous savez, ceux qui vulgarisent cette noble cuisine. Anguille grillée, gambas, poulpe, caille, tempuras, tout cela est bien alléchant.

Dans un restaurant japonais traditionnel on déguste directement ses sushis ou ses makis précédés de la sempiternelle salade de choux ou de la soupe miso, la plupart du temps insipide. Chez Momiji j’ai le plaisir de découvrir du thon en tataki en entrée, ainsi que des raviolis, les fameux gyoza. Le thon est tranché épais, sa texture est ferme, il semble juste saisi et est recouvert de petits grains de sésame, une entrée parfaite. Pendant que mon invité se régale, je tente les raviolis. Tout chauds, ils ne baignent pas dans l’huile, leur enveloppe n’est pas élastique et c’est une explosion de saveurs en bouche.  Notre repas commence très bien. Comptez 5,50 € pour les raviolis, 11,50 € le thon mi-cuit.

Pour la suite, nous faisons des choix classiques, même si la carte propose quelques originalités comme des fotomakis frits, du tartate de saumon, des makis de thon en tartare, des nems de crevettes…

Nous optons pour des makis yellow avocat fromage et des makis saumon avocat fromage. Que ceux qui ne connaissent pas encore ce mariage (fromage/avocat) tentent l’aventure, cela fond dans la bouche. Les makis en face de moi sont entourés d’une feuille de riz. Ils sont bien roulés mais nous regrettons un peu leur taille. Les gourmands que nous sommes les trouvent un peu petits. N’étant moi-même pas très friande de la feuille de riz, je choisis des makis entourés de saumon cru, ils sont divins, mais eux aussi un peu trop riquiqui. Ils sont si bons qu’on les souhaierait plus gros !

Un thé au jasmin accompagne agréablement notre repas.

Comptez 5 € à 6 € les 6 makis.

Nous nous partageons ensuite des brochettes, les fameuses yakitoris. Les boulettes de poulet sont bien caramélisées et j’apprécie que les bœuf-fromage soient servies très chaudes. Il n’y a rien de plus énervant que des brochettes tièdes au fromage tout dur. Non là, zéro fausse note, ces brochettes ultra-calorique (tant pis pour notre régime !) sont parfaites, très gourmandes.

Même jusqu’aux desserts la carte révèle des surprises : lychees, nougats, salade de fruits, perles de coco, glaces, chocolat liégeois, mangue ou ananas frais, nous avons l’embarras du choix même si certaines propositions s’éloignent définitivement du Japon.

Ce sera perles de coco pour moi, glace au thé vert pour mon invité. Mes perles toutes chaudes renferment un cœur bien jaune et sont élastiques comme j’aime. La glace, qui a l’avantage de rafraîchir le palais en fin de repas, ne sent à priori pas assez le thé vert. Desserts autour de 5 €.

Le service, très attentif, est enlevé. Les assiettes sont débarrassées dans un rythme parfait, les plats s’enchaînent, le café clôture notre déjeuner. Nous sommes très satisfaits de ce que Momiji propose, d’ailleurs autour de nous tous les clients semblent s’être régalés. Une très bonne note pour ce Momiji.

Momiji. 20 rue Daval. 75011. Tél :  01 48 06 14 72. Ouvert tous les jours. Métro Bastille.

NoLita

“Restaurant hybride”, “petite cantoche italienne”, j’avais entendu de tout sur NoLita (le nom fait référence au quartier de NY, NOrth of LIttle Italy, près de Chinatown). C’est un vrai restaurant gastronomique italien que j’ai découvert en ce soir de décembre. Perché au dernier étage du Motorvillage, le restaurant jouit d’un décor surprenant : un joli tapis gris chiné, du black and white sur les murs, une Maserati qui se languit de vrombir au milieu de la rotonde…

Une douce musique jazzy et de très jolies serveuses (loin des pimbêches costiennes) vous accueillent. Les tables sont bien espacées les unes des autres, le lieu est propice aux rendez-vous amoureux.

Le chef italien Vittorio Beltramelli officie en cuisine. J’ai eu la chance de goûter sa carte d’hiver, aux doux accents de truffe blanche. La vraie, l’unique, celle d’Alba.

En guise d’amuse-bouche, nous découvrons une noix de saint-jacques tout juste snackée, accompagnée d’une burrata coulante et d’un caviar de persil, truffe noire et oignons de Calabre. Les nobles produits sont travaillés avec goût. Cet amuse-bouche est un ravissement pour les yeux et pour les papilles : cuisson nacrée de la noix, croquant de la truffe cachée à l’intérieur et perfection du caviar servi très froid. Je suis rassurée et pressens que mon dîner s’annonce succulent.

Un Chardonnay de Toscane accompagne mon vittello tonnato (de fines tranches de veau rôti), très fondant, servi avec de petites pousses de fenouil, très croquantes. La sauce au thon est audacieuse mais se marie bien avec la viande. Les câpres viennent juste décorer le plat, pas besoin d’autre artifice.

Le menu dégustation se poursuit avec des tagliatelles de calamars. On jurerait des pâtes, c’est à s’y méprendre. Pas de calamar caoutchouteux ici, les fines lamelles fondent en bouche. La sauce aux pois chiche est comme une crème, parfumée au citron et aux pistaches de Sicile.

Enfin le voilà (3 jours que j’en rêvais), le risotto minute à la truffe blanche d’Alba, finement râpée dessus. Il est divin, l’amidon libéré des grains a formé une belle crème. Je regrette toutefois cette petite touche verte qui n’apporte rien, un risotto aussi parfait n’a pas besoin de fioriture.

Pendant que mon invité d’honneur découvre un bar et ses coquillages en papillotte, on me sert la fameuse recette sarde : un cochon cuit pendant 17 heures. La peau est juste craquante, la viande caramélisée aux épices. La cocotte de légumes oubliés superflue tant chaque bouchée de ce tendre cochon me ravit. 17 heures de cuisson, il en est presque confit. J’ai dégusté ma viande avec un vin rouge du Piémont qui a eu l’intelligence de mettre en valeur les nombreuses épices de la sauce.

Les desserts, très graphiques, arrivent. Cube de chocolat noir en face de moi, pannacotta à la truffe blanche pour moi.

Je laisse de côté la boule de glace et son auréole chocolatée pour découvrir ce mariage audacieux. Je n’avais encore jamais goûté de truffe en dessert. Le chef a eu la main légère et c’est tant mieux, la pannacotta est subtilement parfumée, le dosage parfait en somme.

Les nostalgiques de l’enfance (je pense surtout à vous messieurs) prendront plaisir à se promener dans le Motorvillage une fois le dîner achevé. L’architecture du lieu (oeuvre de Jean-Michel Wilmotte) ressemble aux garages à plusieurs étages sur lesquels les petits garçons font dégringoler leur voiture.

Non NoLita n’est pas une simple cantine hors de prix, c’est un vrai restaurant gastronomique italien. L’Italie est admirablement mise en scène dans l’assiette et le service, discret et efficace, est à la hauteur des mets servis.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

IDEE CADEAU : UN BRUNCH CHEZ MARIAGE FRERES

Besoin d’une idée de cadeau de dernière minute ? Offrez un brunch chez Mariage Frères ! Testé sur mes proches, ils étaient ravis. L’adresse rue du Bourg-Tibourg dans le Marais est la plus charmante. Déguster son thé et ses scones sous la verrière quand il fait bien froid dehors est jouissif !

Parmi les quatre brunchs proposés, voici mes deux préférés :

PARIS – MANDALAY

Cocktail Mariage’s
Jus de fruits frais
Scones ou muffins accompagnés de nos Gelées extra de thé
Assiette du Brunch : Foie gras de canard et compotée de pruneaux au thé Mandalay, pomme pochée, bouquet d’endives, vinaigrette au pain d’épices
Pâtisserie du chariot colonial ou dessert à la carte

POETE IVRE

Jus de fruits frais
Scones ou muffins accompagnés de nos Gelées extra de thé
Assiette du Brunch : noix de coquilles saint-jacques snackées arrosées de thé Karikal, lamelles de poireaux, herbes du jardin
Pâtisseries du chariot colonial ou dessert à la carte

Evidemment, ce sont les deux plus chers (42 € et 39 €) mais il existe la formule “classique” à 31 € seulement. Une idée cadeau qui ravira les gourmands de votre entourage. :-)

Leur site ici.

LE TEMPS DES OLIVADES

En ce jour hivernal, c’est agréable de pénétrer dans ce restaurant ensoleillé. Bienvenue au pays des oliviers ! Chez Ryadh toute la cuisine est faite à l’huile d’olive, même les desserts !

Le restaurant est né de la rencontre de deux parents d’enfants d’une école maternelle du quartier. Les deux associés ont voulu créer un nouveau concept de restauration légère et saine mettant en valeur des produits authentiques aux saveurs du Sud.

Le décor du restaurant est très joli : grosses suspensions noires, longues tables en bois brut entourées de leurs bancs, façon tables d’hôtes. Quelques sets noirs sur les tables, belles couleurs chaleureuses aux murs et des briques noires derrière le bar, dans l’espace « boutique ». Car le restaurant propose, en plus de vous régaler, des dégustations d’huiles d’olive, de confitures et de confits comme ce mémorable confit de coquelicot, parfait avec du foie gras par exemple.

La carte, proposée sur ardoise, promet de belles choses. La cuisine se veut sans prétention, simple mais ultra fraîche. Quelques soupes, entrées, plats cuisinés, desserts maison et les suggestions du jour.

Nous commençons par un velouté de châtaignes et une terrine de brocciu (fromage corse) tomates séchées et noix. Mon velouté arrive fumant accompagné de ses petits croûtons, il est fort en châtaignes mais un peu liquide. La terrine de brocciu ravit le palais de mon invitée. Sa douceur met en avant les noix et les tomates séchées, le mélange est harmonieux.

Le choix est plus difficile ensuite, tout nous tente : soupe gourmande au bœuf, quiche provençale, aubergine farcie, pavé de saumon… Nous optons finalement pour la cuisse de pintade à la crème de poivrons et le bœuf en sauce parfumé à la menthe séchée.

De jolies boulettes de bœuf se disputent l’assiette avec une poêlée de champignons et une purée montée à l’emporte-pièce. Les assiettes sont généreuses et gourmandes. La menthe séchée se marie à merveille avec les boulettes légères. Je regrette toutefois que ma purée soit trop salée. J’en fais part au chef qui s’en doutait et qui a promis de ne jamais recommencer.

Trois riz (noir, rouge et blanc) sont servis avec la pintade, recouverte elle-même d’une jolie crème rouge aux poivrons. La volaille est parfaitement cuite. Les deux plats sont simples mais bons, exactement le credo de la maison.

Plusieurs références françaises sur la carte des vins. Nous apprécions de pouvoir choisir notre vin au verre et dégustons un Pic Saint-Loup, agréable pour accompagner ce déjeuner.

Les desserts font la part belle aux tartes : tarte du jour, tarte amandine, tarte au chocolat mais aussi mousse de mangue, moelleux à la châtaigne et enfin mousse au chocolat à la diable.

Sonia choisit la tarte au chocolat, moi le moelleux. Châtaignes en entrée, châtaignes au dessert ! Mon gâteau a cuit dans son petit ramequin tout rond, il tient ses promesses puisqu’il est moelleux, tout tiède et le goût de la châtaigne explose en bouche. La tarte au chocolat présente un bel appareil : brillant et bien épais. Succès total en face de moi.

La clientèle, essentiellement féminine ce jour-là, semble se régaler de ces mets légers. Le service est attentif est enlevé. Ryadh a un petit mot pour chacun, (ou plutôt pour chacune, le chanceux !) Nous ne pouvons qu’encourager ce genre d’initiative. Et une petite promenade dans le quartier de la Butte aux Cailles toute proche concluera parfaitement ce déjeuner.

Le Temps des Olivades. 192 rue de Tolbiac. 75013. Tél : 06 19 69 00 42. Ouvert tous les jours jusque 20h. Métro Tolbiac ou Place d’Italie.