PARIS-NEW YORK (PNY)


Salle du bas

Blend et Big Fernand nous proposaient déjà des burgers gastronomiques, oui mais version fast food avec plateau et dos du voisin en dossier.

Place au confort ici. On s’installe au rez-de-chaussée sous un ciel étoilé ou à l’étage, les yeux rivés sur un Fred Astaire possédé par la danse.

Salle du haut

Murs bruts, carrelage vintage, acier et aluminium, on doit ce décor design à Cut Architecture (ceux du Coutume Café, entre autres).

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A la carte, 5 recettes uniques, aux ingrédients frais. La viande provient de la maison artisanale Le Ponclet, qui prône une agriculture biologique, et est préparée par le boucher David Akpamagbo (habitué aux exigences des plus grands comme Alléno ou Senderens).

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P1260396Nous goûtons le Vintage Cheeseburger en version double avec boeuf breton Pie Noir maturé 3 semaines, cheddar affiné 18 mois et bun maison. Et le Morning California dans lequel se cachent de l’avocat et une sauce PNY dont la recette restera malheureusement secrète malgré mes suppliques.

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P1260402 P1260403Pour les desserts ? Ils ont choisi la plus douée, la désormais très demandée Rachel. Son cheesecake est aérien mais dense, sucré mais laissant s’exprimer l’amertume du fromage frais et le crust à la fois moelleux et croustillant. On comprend à la dégustation pourquoi il a été élu meilleur cheesecake de Paris.

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Rudy et Graffi, les deux passionnés à l’origine du projet, voulaient le top du top, pari réussi ! Et la formule reste malgré tout abordable. Burger-frites-boisson : 15 €.
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Paris-New York. 50 rue du Faubourg-Saint-Denis. 75010. Métro Strasbourg-Saint-Denis. Site. Ouvert du lundi au samedi, bientôt le dimanche midi.
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BANG !


C’était il y a un an, j’en parlais ici et .

Je suis retournée goûter leurs fameuses paraillades (pierrade sur une pierre de lave qui reste chaude plus longtemps). Quelle paraillade choisir ?

La Big Bang ! : Boeuf salers (France), Vintage beef select (Royaume-Uni), Simmental (Suisse), Black Angus (Argentine) 20 €

La Big Crunch ! : Vintage beef select, Boeuf salers (France), kangourou (Australie) 18€

ou la Big Rip ! : Taureau de Camargue, Vintage beef select (Royaume-Uni), bison (Canada), kangourou (Australie) 20€

J’ai goûté la Big Crunch (sans kangourou). Les morceaux étaient beaux, tendres et le vintage beef select du Royaume-Uni a remporté tous les suffrages.

Dur dur de résister aux succulentes frites du chef, coupées au couteau et croustillantes mais les autres alternatives sont réjouissantes comme ce chou rouge cuit. Les sauces sont maison : tartare, barbecue, même la chimichurri, à découvrir avec la viande argentine.

J’avais goûté un très bon cheesecake, la tarte au citron ne démérite pas.

Pensez à réserver, ils connaissent un beau succès, fort bien mérité.

BANG. 112 quai de Jemmapes. 75010. Tél : 01 40 40 07 11. Ouvert tous les jours sauf dimanche soir. Formules déjeuner 14 € et 18 €, paraillades de 17 € à 20 €. Leur site ici. Métro Jacques Bonsergent, Château-Landon.

LE CONCERVATOIRE


Là au-dessus c’est Cédric Casanova, le fou amoureux des olives, qu’il nous rapporte de Sicile plusieurs fois par an. Cédric a quitté les fils de fer (il était funambule !) pour se lancer dans la production d’olives et puisqu’on est jamais mieux servi que par soi-même, il a créé sa propre boutique à Paris, rue Sainte-Marthe, la bien nommée La Tête dans les Olives.

C’est pour les besoins d’un tournage télé (pour Tendances Ô, diffusé cet été) que je suis allée découvrir la table d’hôtes du monsieur, quelques numéros de rue plus loin, en compagnie de 3 autres gourmands.

C’est à un pique-nique gastronomique que nous avons été conviés avec dégustation de toute la production de Cédric. Huile d’olive extra vierge de Sicile, tomates séchées, câpres au sel, olives en saumure et séchées au soleil, figues blanches, graines de fenouil, d’origan, de baies roses…

L’huile se déguste comme ça, avec un peu de pain. Dès l’ouverture de la bouteille son parfum fruité explose.

Pique-nique gastronomique ? Invitation chez un ami ? Apéro dans la cuisine ? Tout est préparé mais tout semble improvisé. Alix et Cédric sont aux fourneaux à côté de nous et nous préparent de belles assiettes.

Autour de nous règne un beau désordre : seaux en plastique remplis des produits italiens, étagères croulant sous le poids des bouteilles d’huile, chapelets de figues qui finissent de sécher. On a envie d’acheter tout ce que l’on goûte. Le seul bémol : ce pique-nique gastronomique version table d’hôtes est victime de son succès et il faut des mois pour avoir une table le soir. Le midi, ça se compte en semaines…

A lire aussi l’article de Mr Lung ici.

Le Concervatoire. 14, Rue Sainte-Marthe. 75010 Paris. Réservations par mail : picnic@latetedanslesolives.com. Site Internet : http://www.latetedanslesolives.com/

LE COMPTOIR DE BRICE


Encore un candidat Top Chef ? Oui mais c’est à cause de Violette et de son article très bien écrit sur le burger de Brice Morvent (promo 2010). Paraît-il le meilleur burger du moment. Allons vérifier.

Brice a choisi d’ouvrir son restaurant à l’intérieur du marché couvert Saint-Martin, endroit où il a toujours acheté ses produits et puisé son inspiration.

Comme le nom du restaurant l’indique, c’est un comptoir. On est invités à s’asseoir sur les hauts tabourets comme si on arrivait chez un ami pour l’apéritif, occupé à finir de préparer le dîner dans sa cuisine américaine. Des petits crochets ont été pensés pour les sacs, bonne idée ! A droite du comptoir, une petite salle de 10 couverts et derrière nous, de grandes tables entourées de bancs.

On s’installe donc au comptoir, on papote avec Brice, qui semble ravi de constater que le bouche à oreille commence à fonctionner. La compotée d’oignons est prête, les petits buns maison finissent de lever dans le four. Eh oui la grande spécialité de Brice est le burger. Burger qui était au départ prévu uniquement le dimanche, mis depuis à la carte en semaine devant l’insistance (et les menaces) de certains :-) .

Nems de crevettes, makis de poulet, ratatouille niçoise non non non, nous on veut le burger. A peine la commande prise, Brice s’empresse de faire fondre un beau morceau de comté sur 2 petits steaks. Les buns sont tout chauds, un peu de compotée d’oignons maison, un peu de sauce magique (savora, câpres, ciboulette, persil, pickels), un gobelet de frites, un peu de mesclun et les assiettes sont déjà prêtes.

Brice renouvelle un peu le genre des burgers en les présentant par 2. Excellente idée. Non seulement ils sont plus faciles à tenir, à déguster, mais en plus rien ne tombe du bun, tout reste bien emprisonné. Le petit pain fond dans la bouche, les graines de courge à son sommet le parfument légèrement. L’épaisse tranche de comté a presque imbibé le steak préparé saignant. La sauce apporte une touche d’acidité, la compotée du sucre. Son burger est parfait ! Meilleur que celui de chez Blend en tout cas.

Les frites ? Épaisses, coupées au couteau, croustillantes à l’extérieur, fondantes à l’intérieur. Et j’aime cette couleur brune très gourmande.

Ces deux petits burgers ne paient pas de mine mais ils sont costauds. J’ai commandé un dessert pour les besoins du blog (dur métier) mais la formule burger/frites/salade est amplement suffisante pour un déjeuner.

Le petit sablé sent bon le beurre. Il est ferme mais tendre, et la petite rigole chocolat-noisette est un vrai régal, j’ai triché et je l’ai dégusté à la petite cuillère. Le salé du beurre, le sucré du chocolat et le croquant des grosses noisettes en font un dessert ultra gourmand.

Nous sommes un peu moins convaincus par la gaufrette qui s’effrite et l’amarena au goût très prononcé, mais j’observe avec admiration la préparation d’une crème fouettée minute par Brice.

C’est très agréable d’être accoudé au comptoir, de les voir travailler en équipe, on assiste à un ballet où chacun a sa place. Les produits viennent du marché, la cuisine de Brice est inventive et savoureuse, le service est attentif et je ne sais pas si c’est le burger ou les couleurs provençales du restaurant mais tout le monde avait le sourire. On s’y sent bien chez toi Brice.

Le Comptoir de Brice. 33 rue du Château d’Eau, 20 rue Bouchardon, dans le marché couvert Saint-Martin. 75010. Tél : 07.87.36.77.38. Pas de réservation. Fermé dimanche soir et lundi. Brunch le dimanche et ateliers de cuisine.

LE GALOPIN


Vous le reconnaissez à droite ? C’est Romain Tischenko, gagnant du concours Top Chef 2010. Romain a maintenant son propre restaurant, le Galopin, situé sur une jolie place du 10eme arrondissement.

Une salle, un bar, une cuisine ouverte, quelques tables en bois qui peuvent accueillir 25 couverts, pas plus. La déco est sobre, voire inexistante. Ici on se concentre sur l’assiette. Et pour être concentré il l’est Romain ! Pas le temps de papoter avec les clients, le jeune chef est complètement absorbé par ses recettes et par le dressage de ses assiettes. Ce sont de vrais tableaux qui sortent de sa cuisine, pas une assiette ne se ressemble, on a un peu l’impression d’être unique.

La carte écrite à la main, façon écolier modèle, nous annonce les principaux ingrédients. On ne sait pas comment ils seront cuisinés, il faut faire confiance au chef. De retour du marché, Romain aligne ses produits et commence à créer.

Mon complice de déjeuner découvre des Parisiens (des champignons de Paris), légèrement colorés de rose grâce à l’intervention de la betterave. La poitrine de porc et l’oeuf ont été mixés dans une sauce au goût très puissant, presque fumée.

Ma barbue à la chair nacrée se cache sous un nuancier de vert : jeunes pousses, pomme, oignons. C’est fin, délicat, les pommes semblent jouer au Mikado et tenir comme par magie sur le poisson. La carte nous annonçait de la fumée, elle est là, et prend la forme d’un nuage. Je ne saurai absolument pas dire quel goût elle avait, c’était juste aérien. A peine en bouche elle se dissipe, comme si on avait rêvé.

Marc enchaîne sur la variation "veau, carottes, piment". La chair bien rosée du veau s’accorde avec les jeunes carottes et les betteraves caramélisées. Le piment vient tout juste ponctuer le plat sans l’assassiner.

Le gros coup de coeur de ce déjeuner va sans conteste à la daurade, accompagnée de choux et de citron. Les feuilles de choux attendent au fond de l’assiette, elles sont superposées façon millefeuille, les bords sont cuits, le milieu est croquant. Je découvre des petits crosnes (plante-racine qui ressemble à une petite limace) et mes héliantis (proche du topinambour) ont presque un goût de noisette.

Le citron est proposé en réduction, juste une petite pastille suffit (en bas à droite sur la photo) tellement est elle concentrée. Et les kumquats apportent la couleur. C’est parfait.

"Noisette, citron", voilà l’intitulé du dessert qui arrive complètement déstructuré : éclats de caramel, biscuits et crème au beurre parfumée à la noisette. On a tout : le moelleux, le fondant, le croquant, de la douceur mais aussi de l’acidité. Voilà le talent de Romain : mélanger, jouer avec les produits. Et à le regarder oeuvrer, on a vraiment l’impression qu’il s’amuse.

Les formules sont proposées à 19 €, 21 € et 24 €, belle prouesse !

Le Galopin. 34 rue Sainte-Marthe. Tél : 01 42 06 05 03. Ouvert tous les jours sauf dimanche et lundi. Métro Belleville.

BANG, LES PARAILLADES


Mi-décembre, direction le canal Saint-Martin pour découvrir le nouveau restaurant du quai de Jemmapes, Bang. J’y allais surtout pour goûter leur brunch, que vous pouvez retrouver en photos ici. Je m’étais alors promis de revenir goûter leur carte et notamment leurs fameuses paraillades.

Exit les pierrades qui refroidissent trop vite, l’heure est maintenant aux paraillades (une plancha sur une pierre de lave qui reste chaude longtemps… longtemps !)

Après un délicieux foie gras maison, nous choisissons notre viande parmi 3 paraillades :

Boom Bang  17€  : Suprême de poulet (pays de la Loire), Magret de canard (Tarn), Filet mignon de porc (Aveyron)

Bang Bang 18€ : Boeuf d’Ecosse, Boeuf de l’Aubrac, Suprême de poulet (pays de la Loire), Magret de canard (Tarn)

Big Bang 19€  : Boeuf black Angus (Kansas), Boeuf d’Ecosse, Boeuf d’Argentine, Boeuf de l’Aubrac

Etant tous les 2 de grands amateurs de boeuf, c’est la dernière que nous retenons. Les différentes provenances dans la même assiette nous permettent de comparer. And the winner is… l’Aubrac. Cocoricooo ! Suivie de peu par l’Argentine. Même mon pavé de Black Angus (ci-dessus) ne détrône pas le boeuf français.

Toutes les viandes ont été sélectionnées par les meilleurs bouchers de Paris. Faut-il préciser qu’Hugo Desnoyers est dans le coup ? Non, pas la peine…

Ces frites !!! Ca y est, celles de la Place Royale ont été détrônées. Je peux maintenant affirmer – sans être péremptoire – :-D que les meilleures frites de Paris sont chez Bang. Monsieur Blend, faut faire pareil ! Croustillantes et moelleuses, absolument pas grasses. Coupées au couteau, elles ont toutes la même taille, c’est beau avant d’être bon. A peine besoin de les savourer avec les sauces maison : tartare, BBQ et chimichurri, pourtant fort bonnes.

François Di Giugno, le chef, ne se contente pas de proposer de succulentes viandes, il prépare aussi de bons desserts comme ce cheesecake que la crème fouettée rend aérien.

En salle, le service d’Imina Nial est chaleureux et attentif et c’est un bonheur de l’écouter parler de sa carte de vins naturels.

BANG. 112 quai de Jemmapes. 75010. Tél : 01 40 40 07 11. Ouvert tous les jours sauf dimanche soir. Formules déjeuner 14 € et 18 €, paraillades de 17 € à 20 €. Leur site ici. Métro Jacques Bonsergent, Château-Landon.

BRUNCH CHEZ BANG


Voici un tout nouveau restaurant, idéalement situé, qui va sûrement faire parler de lui. A la place de l’ancien Poisson Rouge, Bang régale les carnivores depuis le mois de novembre.

François Di Giugno aux fourneaux, Imina Nial en salle, un joli décor moderne, des produits d’exception (viandes provenant des meilleures boucheries de Paris dont Desnoyers), vins naturels sélectionnés avec soin par Imina et surtout surtout les fameuses paraillades ! Des pierres de lave sur lesquelles vous allez faire cuire votre viande : filet mignon de porc, suprême de poulet, boeuf d’Angus, d’Aubrac, d’Ecosse et d’Argentine, magret de canard. Les non-carnivores dégusteront, eux, un risotto aux pleurottes ou un poisson du jour.

Je suis venue tester le brunch. Ici, pas de viennoiseries/oeufs/bacon. Le brunch est original et travaillé. Orange pressée, thé (du vrai, en feuilles), grande assiette et macaron, le tout pour 20 € ! Un rapport qualité/prix exceptionnel quand on voit le prix de certains brunchs, mauvais de surcroît.

Une énorme assiette carrée nous est servie. C’est agréable d’avoir tout dedans. "Appétissant", "gourmand", la table entière est conquise même si je regrette de manger des tomates mozza en décembre. J’attaque d’emblée les gambas grillées à la fleur de sel.

Des pousses d’épinard sont enroulées dans de fines lamelles d’aubergines grillées, gratinées à la ricotta. Décidément ce brunch est léger, cela me plaît. Et les alliances sont réussies.

Le bressaola est fondant, finement tranché, c’est un régal avec la crème de truffes noires qui recouvre l’oeuf.

L’oeuf mollet tient ses promesses : le jaune se répand dans la crème aux truffes.

Le fromage blanc a ravi tous mes camarades de tablée. Presque mousseux, au doux parfum de fleur d’oranger.

La trappe fait un clin d’oeil à l’ancien restaurant le Poisson Rouge.

Le décor a été imaginé par l’artiste et designer français Nicolas Saint-Grégoire et Bang expose en ce moment de jolies photos sur New York.

Coup de coeur pour ce brunch. Je retournerai tester une paraillade très prochainement.

Vivement le printemps prochain pour profiter de la grande terrasse avant un petit tour le long du canal Saint-Martin !

BANG. 112 quai de Jemmapes. 75010. Tél : 01 40 40 07 11. Ouvert tous les jours sauf dimanche soir. Formules déjeuner 14 € et 18 €, paraillades de 17 € à 20 €. Leur site ici. Métro Jacques Bonsergent, Château-Landon.

LE BRUNCH DU PETIT RESTO DANS LA PRAIRIE


Encore un concept étonnant. Les Fils à Maman ont remis ça. Oubliez le monde de l’enfance, bienvenue dans le monde de Charles Ingalls. Ce joli restaurant vous accueille tous les jours. Choisissez votre coin : la prairie tout au fond ? Les box de chevaux ? Près du joli petit mouton, ou encore au bar sur des tabourets hauts, près des tonneaux ? Vous avez l’embarras du choix.

Les 5 copains ont encore arpenté les allées des brocantes et autres vide-greniers parisiens pendant des mois, le résultat est, comme d’habitude, bluffant. Y’en a partout, on ne sait plus où donner de la tête. Mention spéciale aux vieilles bouteilles de lait reconverties en carafes.

On s’y sent bien dans ce "Petit Resto" au milieu des poules, coqs et autres bêtes à plumes.

Le décor, on l’a compris, est très travaillé. Et la carte ? Elle tient la route. Ici on est à la ferme ne l’oublions pas, les associés ne se targuent pas de faire dans le haut de gamme. Dans cette prairie on se fait avant tout plaisir.

J’ai été goûter leur brunch il y a deux semaines. Finis les sempiternels oeufs brouillés froid et bacon tout sec, ici les grands enfants seront aussi heureux que les petits : burgers, frites, jambon, tartines, assiettes campagnardes. C’est régressif et ça fait du bien.

Pour ce brunch, j’avais invité le plus grand fan de burgers du moooonde, il n’a pas été déçu. 2 étages, un bun moelleux, oignons, tomates et steaks à la cuisson parfaite. Seul bémol les frites : trop petites et trop collées les unes aux autres.

J’essaie d’être plus raisonnable (hum) et opte pour l’assiette campagnarde. C’est copieux, voire un peu fouilli mais c’est bon.

Une orange pressée et un thé accompagnent nos mets. On passera vite sur les desserts qui n’ont pas un grand intérêt.

Le Petit resto dans la Prairie est pour moi le repère idéal du dimanche midi entre amis quand une grosse faim nous tiraille. Service sympa, efficace et souriant.

Le Petit Resto dans la Prairie. 9/9bis cour des Petites-Ecuries. 75010. Ouvert tous les jours. Leur site. Brunch 25 €.

LE O39


Tout nouveau restaurant de la rue des Vinaigriers, nous nous devions d’aller le tester. L’ancien restaurant qui se tenait à cette adresse aura tenu 2 ans, souhaitons un plus long succès à Eric, le patron des lieux.

La salle est cosy, cela est sûrement dû aux proportions. Vous allez en effet pénétrer dans un tout petit restaurant, ce qui lui donne beaucoup de charme. La décoration est discrète et élégante.

La carte est simple : 7 entrées, des salades, 7 plats chauds et autant de desserts. Ainsi, on ne se perd pas et on a la garantie que tout est frais, pas comme dans ces restaurants aux cartes à rallonge…

Côté entrées, le chef vous propose : un gaspacho de concombre à la menthe, un tartare d’avocats tomates crevettes, un millefeuille de tomates mozzarella et pesto, un tiramisu aux sardines, un œuf cocotte foie gras maison et enfin un bloc de foie gras maison et sa compotée d’oignons. Entrées de 6,50 € à 9,50 €.

Très amatrice d’avocats, je commande le tartare et mon invité le foie gras. Présenté à l’emporte-pièce, mon tartare ressemble plus à un guacamole et c’est tant mieux j’adore ça. Agrémenté de petits dés de tomates, il est surmonté de jolies crevettes toutes roses. J’apprécie l’effort de présentation comme ces quartiers de pamplemousse sur le mesclun qui l’accompagne.

Deux belles tranches de foie gras garnissent l’assiette. Marbré, rosé, proposé avec de la fleur de sel, il est très bon ainsi que la compotée d’oignons bien sucrée présentée dans une cuillère apéritive.

Voyons ce que le chef nous propose ensuite : gratiné de légumes au cabécou, jarret d’agneau au thym, cuisse de lapin à la moutarde, pavé de thon, magret de canard rôti au thym et au miel, châteaubriand de bœuf. Plats de 15,50 € à 19,50 €.

Notre choix se porte sur le gratiné et le magret. Un petit plat à gratin tout fumant m’est apporté. Courgettes, aubergines et tomates reposent sous un cabécou fondu. Le goût très fort de ce petit fromage du Périgord relève le plat, c’est un heureux mariage.

Côté magret, 7 tranches forment un éventail dans l’assiette. La cuisson rosée est bien respectée.

Sur la carte des vins : 4 références de blancs, 2 de rosés, 4 de rouges dont Bourgogne et Bordeaux essentiellement. Bouteilles de 15 € à 32 €.

Place aux desserts : crème brûlée, tarte aux fruits, cœur fondant au chocolat, tiramisu aux fruits rouges, ananas au Porto… Desserts autour de 5 €. J’ai envie de fraîcheur j’opte donc pour une soupe de melon au lait de coco. Le lait forme de jolis méandres dans le melon. Voici un dessert très léger. Suite à un petit problème de chalumeau, la crème n’est pas très brûlée. Mais son goût exquis nous fait vite oublier cette légère déconvenue.

On s’y sent un peu comme à la maison chez Eric. La cuisine, qui se veut sans prétention, est bonne, savoureuse et vous aurez la garantie que tout est fait maison. Nous apprécions le rapport qualité-prix.

Le O39. 39 rue des Vinaigriers. 75010. Tél : 01-40-36-08-31. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Métro Château-d’Eau ou Gare de l’Est. Formules 11 € et 15 €.

LE GOURBI PALACE


Le Gourbi Palace est une ancienne institution marocaine de la capitale. Mais depuis septembre 2010, finis les couscous, place à une cuisine française, style cantine chic.

La façade est toujours aussi acidulée et laisse présager une ambiance conviviale et chaleureuse dès le début de la rue.

Les 3 amis-associés : Camille, Jérémy et Loïc, ont chiné par-ci par-là et ont embelli la déco intérieure. Une grosse gamelle en guise de lavabo dans les toilettes, des casiers en guise d’étagères à bouteilles/verres derrière le bar et des grosses lettres trouvées dans une brocante trônent au-dessus de votre tête. Mention spéciale à cette jolie frise réalisée par un ami de la bande et qui court sur tout le mur droit.

Avant de commencer votre repas, ne manquez pas les cocktails de Jérémy. D’ailleurs les habitués ne s’y trompent pas : ils sont quelques-uns ce soir-là à goûter les mélanges du jeune homme. J’opte pour le Gourbidisiac à base de vodka, jus de cranberry, sirop de fraise, basilic et gingembre frais. C’est Gourbilicieux !

Si le côté "Gourbi" peut encore se retrouver dans la déco, la cuisine donne dans le "palace". En entrée : nougat de chèvre, carpaccio de betteraves et concombre au soja. Le chèvre frais, reconstitué en petites quenelles, cache quelques pépites de pistache. J’ai aussi la chance de goûter le boudin noir archi fondant, un délice !

Vin goûté : Irancy, William Charriat, 2006

Le plat : quasi de veau au cidre, oignons grelots glacés et pomme darphin au cèleri. Belle tendreté pour la viande, pommes de terre doucement parfumées au cèleri. La présentation est soignée.

Vin goûtéMenetou Salon, les Blanchais (blanc), 2008, soit un blanc qui passe très bien avec ce veau rosé.

En dessert : ganache au chocolat, crème à la fève tonka. La ganache ressemble à une grosse boule de glace au chocolat dans laquelle sont plantés 2 palets croustillants façon rose des sables.

Mon collègue foodblogueur, qui ne supporte pas le lait, aura un dessert spécial. Gentille attention !

Nous goûtons avec notre dessert un rhum Pampero anniversario 25 ans du Venezuela. Une vraie découverte pour moi. Accord parfait avec le chocolat et pas si fort en bouche que cela.

Encore une bien belle adresse que Fabien nous a dénichés. Merci !

Le Gourbi Palace. 48 rue Albert-Thomas. 75010. Tél : 01 42 08 45 20. Métro Jacques Bonsergent. Ouvert du lundi au vendredi (midi) et jeudi, vendredi et samedi soir. Formules midi entrée plat ou plat dessert 13 €, entrée plat dessert 16 €. Le soir comptez 40 € sur l’ardoise.

LE POD


Mais késaco « POD » ? "Pod" est le nom anglais désignant la cosse d’un légume (comme celle d’un petit pois par exemple) et par extension cela signifie un endroit petit et chaleureux. En effet, ces deux adjectifs décrivent à merveille le lieu. On s’y sent tout de suite très bien. Peut-être aussi grâce à l’accueil souriant de Sophie et de Fred, le chef, qui passe faire un tour en salle avant de retourner œuvrer derrière ses fourneaux.

Les lumières sont tamisées, les bougies allumées, les banquettes accueillantes. Le tout est joliment décoré. J’aurais bien ramené le miroir au-dessus de ma tête à la maison !

La déco est travaillée, tiens donc ! C’est peut-être parce que c’était le métier initial du chef ? Passionné par la gastronomie, il se lance. Son credo : inventer, travailler avec de bons produits frais, mélanger les saveurs. En quelques mots : étonner et faire plaisir à ses clients.

Les entrées : soupe de potimarron au comté, moules farcies aux herbes de Provence, terrine basque… Nous commandons la verrine de chèvre, fruits secs et tomates séchées ainsi que les macarons au saumon fumé et ricotta. Entrées 7 € et 8 €. Ma verrine est présentée avec un biscuit torsadé au beurre. Bonne surprise : le chèvre tout chaud au sommet ! Le sucré des fruits secs se marie agréablement au salé de la tomate séchée. Les macarons salés sont ravissants et bien garnis. Ciboulette et persil viennent parfumer cette entrée.

J’opte ensuite pour les lasagnes végétariennes, j’ai une grosse envie de légumes ce soir-là. Mon invité commande le magret de canard rosé. Mes lasagnes sont servies sur une jolie assiette à anses et recouvrent quelques feuilles de salade. Les légumes sont présents en quantité : courgettes, tomates, aubergines… Le magret, lui, est proposé dans une corolle de feuille de brick et servi avec une purée maison. Plats entre 14 € et 16 €.

Nous accompagnons notre repas d’un vin bio les 3 Garçons. Plusieurs vins bio à la carte. Verre 4 €. Bouteille entre 18 € et 52 €.

Pendant que mon ami finit sur une crème brûlée bien épaisse et délicatement parfumée au Grand-Marnier, je me régale avec un crumble aux fruits de saison (ce soir-là des prunes) relevé avec du gingembre : délicieux ! Desserts entre 6 € et 8 €.

Un joli petit restaurant au service soigné et à la cuisine originale et créative. Empressez-vous de privatiser l’établissement pour un prochain dîner entre amis !

POD Restaurant. 39 rue des Vinaigriers. 75010. Tél : 01 40 36 08 31. Ouvert du mardi au samedi. Métro Château d’Eau/Gare de l’Est.

 

 

 

Paradis Latino, aïe Mexico !


Ouvert en octobre 2008, le Paradis Latino est un joli restaurant tenu par Francia et Hector, un couple très chaleureux.

Après avoir fait ses armes en Espagne en tant que sushiman, Hector a eu envie d’ouvrir son propre restaurant et de faire découvrir aux Parisiens les merveilles de son pays. Ils sont Chiliens tous les deux.

L’idée d’avoir leur propre restaurant a germé et ils se sont lancés dans l’aventure, reprenant un ancien troquet parisien.

Férus de voyages tous les deux, ils ont eu envie de mélanger les genres et proposent donc trois sortes de cuisine. Oubliez dès à présent les mauvais tex mex qui vulgarisent la gastronomie américano-latine, ici c’est de l’authentique.

La suite de l’article c’est par ici !

4 rue de Paradis, 10eme arr. Métro Gare de l’Est (ligne 4). Ouvert du lundi au vendredi midi et soir, et le samedi soir.