LA MANUFACTURE DU CHOCOLAT D’ALAIN DUCASSE


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3 ans.

Il aura fallu 3 ans à Alain Ducasse, Nicolas Berger et leur équipe pour trouver le lieu idéal.

C’est dans un ancien garage, au milieu de la rue de la Roquette, que la Manufacture du Chocolat a ouvert ses portes hier. Impossible de se tromper d’adresse, les doux effluves de chocolat viennent nous cueillir dès la rue. Puis on traverse une cour, on pousse les lourdes portes en acier (elles viennent de la Banque de France) pour découvrir une boutique-musée où le chocolat est exposé comme un trésor éclairé par de magnifiques lampes à suspension provenant d’un bateau militaire des années 1930.

A la manière d’un atelier d’artiste, tout est ouvert. On voit et on entend les artisans travailler le chocolat. Chaque machine a été chinée par Nicolas Berger (un des chefs pâtissiers d’Alain Ducasse, aux commandes du navire), certaines avaient même été mises au rencart et connaissent une nouvelle vie grâce à lui. Car tout est fait sur place : la torréfaction, le concassage, le raffinage, le conchage, l’affinage, le tempérage et enfin le moulage. Les fèves ont 12 provenances et l’identité de chacune est mise en valeur.

Le résultat de ce processus complexe : des bonbons qui se déclinent en ganaches "origine", en ganaches gourmandes, pralinés, truffes ou bouchées. Mais aussi en tablettes dans lesquelles le terroir d’où sont issues les fèves s’exprime : notes acidulées pour Madagascar, plus végétales pour le Vietnam. Les tablettes sont délicatement enfermées dans des pochettes élégantes et brutes, à l’image du lieu.

(Goûté : la tablette Madagascar à 65% : très suave, idéale pour ceux qui n’apprécient pas trop le chocolat très noir.)

La suite en images. Bonne visite !

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Le Chocolat. 40 rue de la Roquette. 75011. Tél : 01 48 05 82 86. Métro Bastille. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h. Tablettes à partir de 6 €. Boîtes à partir de 25 €. Site.

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PIERRE SANG IN OBERKAMPF


Dans un quartier très commerçant. Voilà où Pierre Sang Boyer voulait ouvrir son restaurant. L’esprit des lieux ? Un long comptoir et une cuisine ouverte pour le plaisir du partage et de la convivialité. Les fournisseurs sont exclusivement des commerçants du quartier : primeur, boucher, poissonnier et fleuriste livrent chaque jour l’ancien candidat de Top Chef.

Lee le second, Pierre Sang et Maxime (chef de salle et sommelier) travaillent en toute harmonie derrière ce comptoir, ravis de régaler la quinzaine de gourmands qui attendent. Ici, pas de carte, on fait confiance aux inspirations du chef. Et pour être inspiré, il l’est !

L’amuse-bouche du jour est un granité au jambon de pays auvergnat. Rafraîchissant.

Le menu est imposé certes, comme le veut une certaine mouvance actuelle, mais pas figé. Mon voisin n’apprécie pas la polenta, Pierre Sang improvise une poêlée de girolles. Et toujours avec le sourire.

Le caviar d’aubergines est très vinaigré, le chef utilise beaucoup cet assaisonnement l’été, et nous on apprécie encore plus la douceur des haricots croquants et l’amertume du parmesan.

Quand le thon rencontre l’andouillette. Voilà quel pourrait être l’intitulé de cette entrée. Un thon albacore préparé façon sushi, effeuillé (la chair du poisson séparée à la main), tellement dense que l’on jurerait une pâte de fruit. Il est proposé avec une béarnaise bien vinaigrée et une croquette d’andouillette frite. Merveilleux. Une alliance terre mer audacieuse mais réussie.

L’aiguillette de boeuf est découpée façon picanha (méthode argentine et brésilienne permettant d’obtenir des tranches très fines). Le blé en dessous est cuisiné comme un risotto. La seiche cuite avec le blé apporte le sel au plat, la sucrine le croquant. Equilibre parfait.

Un abricot mariné dans un sirop de lavande et quelques grains de poivre subliment le fromage de Salers 18 mois d’affinage.

En dessert un royal chocolat blanc/chocolat noir à la base pralinée. Je regrette juste le sucre pétillant au-dessus. Joli en déco mais trop pauvre en quantité pour que ça pétille vraiment. :-)

Le talentueux chef voulait un peu casser les codes avec ce restaurant : pas de carte, pas de cuisine séparée pour mettre son équipe "dans la lumière", et pas de formule onéreuse. Entre deux plats il accorde un petit mot à chacun, façon apéro entre amis autour de la cuisine américaine.

Si vous venez à plusieurs, les 2 tables d’hôtes dans la cave voûtée seront idéales.

Pierre Sang in Oberkampf. 55 rue Oberkampf. 75011. Ouvert tous les jours. Pas de réservation. Métro Oberkampf ou Parmentier. Menus 25 € et 35 €. Slunch du dimanche 45 €. Son site ici.

AUX COMPTOIRS DES INDES


Attention très bonne adresse ! Des restaurants indiens, on n’en manque pas dans Paris, mais quand on en déniche un très bon, on le partage ! L’adresse existe depuis des années et a toujours eu son petit succès dans le coin, le menu Express à 7,50 € faisant la joie des travailleurs du quartier Goncourt.

Et il y a un an, Alain Ducasse l’a référencé dans son livre hommage à sa ville "J’aime Paris", aux Editions Alain Ducasse. Le patron a été tellement flatté qu’il l’a affiché en grand sur la façade, on le comprend.

Pas de révolution sur la carte : beignets et grillades en entrées, poulet tikka, tandoori, biryanis en plat. Mais c’est bon, délicat, bien cuisiné. La raïta est épaisse, crémeuse, bien assaisonnée. Les cheese nans sont servis avec les fameuses trois sauces (piment, menthe, tamarin) qui semblaient avoir disparues dans les restaurants indiens. La salade cachumbar qui ne paie pas de mine sur la carte est délicieuse et fraîche. Salade, tomates et concombre sont relevés par une sauce maison aux herbes fraîches.

Le butter chicken porte bien son nom, sa longue cuisson au beurre l’a attendri, la sauce est épaisse et sucrée grâce au mélange miel-tomates. Note pour plus tard : le commander bien relevé, car l’association miel/piment doit davantage mettre en valeur ce plat.

Le poulet korma ne démérite pas, il est fondant et sa sauce une vraie gourmandise, c’est une crème orangée parfumée aux noix de cajou. On sauce l’assiette avec la fin du cheese nan tant elle est bonne. On passe vite sur les desserts indiens sans grand intérêt sauf le kulfi (glace au lait) qui apporte un peu de fraîcheur.

Service adorable. Ambiance cantine de quartier grouillant d’habitués. Prix tout doux. Une petite pépite indienne.

Aux Comptoirs des Indes. 50 rue de la Fontaine au Roi. 75011. Tél. : 01 48 05 45 76. Métro Goncourt. Menus de 7,50 € à 20 €. Ouvert tous les jours.

LE CHEMISE


Ce nom vous étonne ? C’est voulu ! Les deux jeunes hommes, Cédric Lacaze en cuisine (un ancien de la Tour d’Argent) et Fabien Demarty se sont rencontrés à l’école hôtelière, à l’époque où la chemise était obligatoire. Ils ont voulu la masculiniser d’où l’article « le ». C’est une des 2 versions. Vous voulez l’autre ? Demandez-leur ! ;-)

Ces deux talentueux garçons de 30 ans ont ouvert Le Chemise fin décembre 2011 après des mois de lessivage et de travaux. Le résultat est à la hauteur de leur investissement, c’est beau, soigné, élégant, un heureux mariage de classicisme et de modernité.

En guise d’amuse-bouche nous découvrons une tapenade verte maison au subtil goût d’anchois accompagnée d’un blanc fruité, un côte de Gascogne.

La carte, qui change environ tous les mois, nous propose ce soir-là en entrée : un velouté de châtaignes perlage à l’huile de noisette, un foie gras de canard maison au torchon, un croustillant de confit de canard, un os à moëlle juste gratiné et les deux entrées sur lesquelles nous jetons notre dévolu : la poêlée d’encornets au piment d’Espelette et les ravioles de gambas.

La carte des vins propose des crus très raisonnables comme ce Morgon Domaine Bouland 2010 à 25 € ou encore un Pinot Noir « Signature » à 21 €. Côté blancs, on peut se faire plaisir avec le Meursault les Grands Charrons 2009 (54 €). Fabien choisit de nous faire goûter le Lirac Château Saint-Roch 2009, puissant sans être tannique (25 €).

Trois belles ravioles à la couleur brune, très gourmande, semblent se reposer dans leur consommé de curry rouge, servi en émulsion. La pâte est tendre, la chair de la gambas ferme à l’intérieur et cette nage est divine. Si les premières notes laissent s’exprimer le curry, la citronnelle prend son temps et vient légèrement piquer le palais. Les notes de lait de coco et de coriandre sont plus discrètes. C’est une entrée magnifiquement réalisée.

Sur les conseils de Fabien, j’abandonne le croustillant pour découvrir les encornets. Ces mini-poulpes sont fondants, bien relevés au piment d’Espelette et agrémentés de piquillos. Mais la présentation me laisse perplexe, c’est peut-être un peu fouilli et cela ne rend pas hommage à la délicieuse recette du chef.

Pour la suite le chef nous propose des noix de saint-jacques d’Erquy sauce Noilly, un filet de canette de Barbarie aux épices douces, un Châteaubriand au poivre vert et une ballotine de volaille aux épinards, cette dernière ne nous inspirant pas grand chose.

Nous optons pour la souris d’agneau de 7 heures au thym et pour le saumon Gravelax. Une première assiette de légumes croquants et colorés précède la souris, servie toute fumante en cocotte. Elle s’effiloche tendrement, d’une simple pression de la fourchette, c’est une souris confite que nous dégustons, on sent la lente et longue cuisson. Mon invitée ne peut s’empêcher d’exprimer son régal en faisant des « hummmm » à chaque bouchée.

Je découvre de mon côté le saumon. On dirait un gâteau tant sa chair est rosée. La cuisson est absolument parfaite, à l’unilatéral, mais j’aurais aimé un tout petit peu moins d’aneth, ce qui n’a de toute façon pas gâché le plaisir à déguster ce poisson.

Pain perdu et financier aux poires. Voilà ce que l’on nous annonce pour la suite. Le pain perdu est en réalité une brioche façon pain perdu, encore plus gourmand. Les deux tranches triangulaires biens toastées sont moelleuses à l’intérieur et la confiture de lait a gardé de microscopiques grains de sucre qui crissent sous la dent. C’est juste ce qu’il faut de gourmandise pour finir ce repas tout en légèreté. Le financier, lui, dévoile son bon goût d’amande dès la première bouchée, il cache en son centre un cœur très fondant à la poire, assorti au sorbet.

Les deux jeunes garçons ont tout compris : un bel emplacement, un décor chic et chaleureux, une sympathie non feinte et de l’excellence en cuisine. Il faudra dans quelque temps penser à réserver sa table ! Et cette formule déjeuner à 15 € est une aubaine.

Le Chemise. 42 rue de Malte. 75011. Tél :  01 49 29 98 77. Métro République. Ouvert tous les soirs à partir de 18h30. Formules déjeuner 15 €, menu 19 €, à la carte 40 €.

SEPTIME


(Je m’aperçois que je n’avais jamais chroniqué le bien connu Septime sur ce blog. Lors de ce déjeuner improvisé il y a quelques mois, je n’avais malheureusement pas de quoi mitrailler…)

Septime, c’est un peu “the place to be” depuis son ouverture au printemps 2011. Les critiques se sont enflammés pour la plupart dès le début, d’autres ont été plus sévères tout en étant conquis.

Pourquoi “Septime” ? En référence au personnage de Louis de Funès dans le film le Grand Restaurant. C’est Bertrand Grébaut, jeune chef ayant fait ses classes chez Passard et ancien de l’Agapé, qui a trouvé le nom.

La décoration de ce restaurant dans la mouvance “bistronomique” est réussie : cuisine ouverte, mobilier en bois, escalier en métal. Et cette cour, que dis-je ce petit jardin, idéal l’été ! La végétation y est abondante, un peu le rêve de tout Parisien.

La cuisine est de saison, du marché. On imagine aisément le chef panier au bras en train de scruter les étals des primeurs. L’Ecole d’Alain Passard on vous dit ! La présentation est parfaite, les cuissons sont au-delà de la maîtrise, les associations sortent des sentiers battus et tout cela pour des prix modiques (ce menu déjeuner à 26 € est une aubaine). C’est servi avec le sourire s’il vous plaît même si de temps en temps l’équipe (menée par Julien Cohen un ancien de Pizza Chic) paraît débordée, victime de son succès.

Citons dans le désordre : poireaux sauce gribiche, écume d’huîtres et oeufs de truite puis onglet de veau asperges blanches, lieu jaune aux olives, merlu sauce à la rhubarbe, brandade et son persil du jardin…

Le dessert phare de la maison était au printemps dernier la tarte aux petits suisses. Légère, aérienne. Avec une toute petite déception pour moi qui aurait prié pour retrouver cette belle acidité du cheesecake. Il faudra revenir pour goûter d’autres prouesses sucrées du chef.

Il est rare de signaler un sans faute, c’est le cas au Septime ! Sans doute le meilleur rapport qualité/prix de la Capitale.

(c) photo Fooding

Septime. 80 rue de Charonne. 75011. Tél : 01 43 67 39 29. Résa fortement conseillée ! Menus 26 € et 55 €. Ouvert tous les jours sauf samedi, dimanche et lundi midi.

MOMIJI


C’est au cœur du quartier animé de Bastille que nous nous rendons ce midi-là pour découvrir Momiji. Dès la façade, l’établissement renouvelle le genre. On est plus dans le lounge que dans le japonais traditionnel avec ses classiques lampions. A l’intérieur, c’est tamisé, chaleureux, confortable. Le style presque boudoir et les notes rosées plairont assurément à la clientèle féminine.

La carte a été travaillée chez Momiji. En plus des sushis, makis et autres yakitoris, vous pourrez vous régaler de plats originaux que l’on ne voit que trop rarement dans les restaurants japonais, vous savez, ceux qui vulgarisent cette noble cuisine. Anguille grillée, gambas, poulpe, caille, tempuras, tout cela est bien alléchant.

Dans un restaurant japonais traditionnel on déguste directement ses sushis ou ses makis précédés de la sempiternelle salade de choux ou de la soupe miso, la plupart du temps insipide. Chez Momiji j’ai le plaisir de découvrir du thon en tataki en entrée, ainsi que des raviolis, les fameux gyoza. Le thon est tranché épais, sa texture est ferme, il semble juste saisi et est recouvert de petits grains de sésame, une entrée parfaite. Pendant que mon invité se régale, je tente les raviolis. Tout chauds, ils ne baignent pas dans l’huile, leur enveloppe n’est pas élastique et c’est une explosion de saveurs en bouche.  Notre repas commence très bien. Comptez 5,50 € pour les raviolis, 11,50 € le thon mi-cuit.

Pour la suite, nous faisons des choix classiques, même si la carte propose quelques originalités comme des fotomakis frits, du tartate de saumon, des makis de thon en tartare, des nems de crevettes…

Nous optons pour des makis yellow avocat fromage et des makis saumon avocat fromage. Que ceux qui ne connaissent pas encore ce mariage (fromage/avocat) tentent l’aventure, cela fond dans la bouche. Les makis en face de moi sont entourés d’une feuille de riz. Ils sont bien roulés mais nous regrettons un peu leur taille. Les gourmands que nous sommes les trouvent un peu petits. N’étant moi-même pas très friande de la feuille de riz, je choisis des makis entourés de saumon cru, ils sont divins, mais eux aussi un peu trop riquiqui. Ils sont si bons qu’on les souhaierait plus gros !

Un thé au jasmin accompagne agréablement notre repas.

Comptez 5 € à 6 € les 6 makis.

Nous nous partageons ensuite des brochettes, les fameuses yakitoris. Les boulettes de poulet sont bien caramélisées et j’apprécie que les bœuf-fromage soient servies très chaudes. Il n’y a rien de plus énervant que des brochettes tièdes au fromage tout dur. Non là, zéro fausse note, ces brochettes ultra-calorique (tant pis pour notre régime !) sont parfaites, très gourmandes.

Même jusqu’aux desserts la carte révèle des surprises : lychees, nougats, salade de fruits, perles de coco, glaces, chocolat liégeois, mangue ou ananas frais, nous avons l’embarras du choix même si certaines propositions s’éloignent définitivement du Japon.

Ce sera perles de coco pour moi, glace au thé vert pour mon invité. Mes perles toutes chaudes renferment un cœur bien jaune et sont élastiques comme j’aime. La glace, qui a l’avantage de rafraîchir le palais en fin de repas, ne sent à priori pas assez le thé vert. Desserts autour de 5 €.

Le service, très attentif, est enlevé. Les assiettes sont débarrassées dans un rythme parfait, les plats s’enchaînent, le café clôture notre déjeuner. Nous sommes très satisfaits de ce que Momiji propose, d’ailleurs autour de nous tous les clients semblent s’être régalés. Une très bonne note pour ce Momiji.

Momiji. 20 rue Daval. 75011. Tél :  01 48 06 14 72. Ouvert tous les jours. Métro Bastille.

LES MINOTS


Ce qui me plaît dès mon arrivée aux Minots c’est cette bonne ambiance qui en émane. Michel, un des deux patrons, blague au bar pendant que Franck, son associé, discute avec des clients. La tête de Michel vous dit quelque chose ? Alors vous étiez sûrement des habitués de Chez Camille dans le 18eme, un bar où régnait la joie de vivre.

Le décor des Minots est moderne et élégant. Les deux hommes ont réussi à rendre cet espace tout en longueur très chaleureux. On a envie d’aller y dîner avec une bande d’amis. Faites vos curieux et empruntez donc l’escalier pour visiter le sous-sol. Attention, une envie irrépressible de privatiser l’endroit pour une prochaine fête va certainement s’emparer de vous.

A la carte (qui change tous les mois) tout, absolument TOUT me fait envie. Gambas en raviolis frits, coquilles saint-jacques en carpaccio à la vanille bourbon… Je tranche et commande du foie gras maison.

Le foie gras tout juste poêlé et servi bien chaud repose délicatement sur une tranche toute ronde de pain d’épices. Fait maison lui aussi, on pourrait le renommer "gâteau d’épices" tellement il est gourmand. Il est de plus légèrement imbibé de la graisse du foie, le tout parfumé au banyuls, c’est un délice.

Mon invité a jeté son dévolu sur l’oeuf cocotte au foie gras et aux morilles. La petite cocotte toute chaude arrive. L’oeuf éclate dans la sauce au foie gras. Mention spéciale à la petite mouillette de pain de mie : goûteuse, très épaisse et légèrement beurrée.

Entrées autour de 10 €.

N’ayant pas trop envie de viande, ce sera tartare de thon pour moi, cannette pour mon ami. Le tartare est servi à l’emporte-pièce. Il n’est pas haché menu ce que j’apprécie et est bien relevé (au wasabi j’imagine ?) Des petites graines de sésame finissent de le décorer.

La cannette bien rosée se voit accompagnée d’un chutney mangue/ananas/gingembre. Douceur du sucre, acidité des fruits, c’est un heureux mélange de saveurs. La cuisine du marché du chef Alexandre aux accents du sud nous plaît définitivement.

Comptez autour de 20 € pour les plats.

Les desserts sont étudiés aux Minots. Point de mousse au chocolat banale ou d’ennuyeuse tarte du jour. Je goûte l’ananas rôti et mon invité le croquant aux fruits rouges. L’ananas est présenté dans une verrine. Les morceaux bien rôtis nagent dans une douce crème mascarpone/vanille. Le croquant, lui, est monté en mille-feuille, les framboises emprisonnées entre deux croquants tout ronds.

Desserts autour de 10 €.

Ils sont drôlement sympathiques ces 2 hommes, on aurait presque envie de les inviter à notre table dites donc ! En plus, ils ont pensé à tout le monde, et surtout aux minots. Pendant que les parents brunchent le dimanche (2 délicieux brunchs à découvrir : la basse-cour et l’océan) les minots sont attendus en bas. La jolie salle voûtée privatisable pour les fiesta se transforme en salle de jeux tous les dimanches matins avec des jouets, des tapis et une animatrice agréée BAFA pour amuser tout ce petit monde.

Un dernier mot : vous souhaitez faire partager vos talents culinaires à une salle remplie d’amis ? Tous les dimanches Les Minots vous propose de devenir CHEF le temps d’un soir ! Accompagné du second, Loïc, vous vous verrez confier la cuisine sur réservation pour mener á bien cette nouvelle expérience.

Les Minots, 41 rue Servan, 75011
01-40-21-01-28. Métro : Voltaire. Site : http://www.lesminots-paris.fr/

Lundi au samedi 10h00-16h00 | 18h30-2h00  – Fermé le samedi midi. Brunch, le dimanche de 11h00-15h00. Menus midi : 11 € et 15,50 €. Menus soir : 24 € et 29 €. Brunch : 21 €

BRUNCH AU CAFE MENILMONTANT


Si le Café Ménilmontant mérite un petit arrêt pour son brunch du dimanche, il vaut aussi le détour pour son décor d’époque, "dans son jus" dit le patron. Vous aurez peut-être aussi la chance d’y croiser une figure locale : Pépette. La doyenne de Ménilmuch’ (la demoiselle a plus de 90 ans) vous contera avec plaisir le Ménilmontant de sa jeunesse…

Approchez-vous du zinc et tendez l’oreille…

Le Café Ménilmontant. 143 boulevard Ménilmontant. 75011. Ouvert tous les jours. Brunch 19 €.

LA CREPITANTE


La nouvelle façade toute rouge de ce restaurant ne manque pas d’attirer le regard des passants. Et c’est tant mieux car cette jeune équipe mérite vraiment une petite visite, autant pour son accueil que pour la qualité des produits qu’elle propose.

Cette jolie façade cache une crêperie traditionnelle. Cela manquait dans cette rue vivante aux nombreux bars.

Dans la salle, Isabelle, Elisabeth et Sylvain officient. En cuisine, un vrai crêpier breton fait cuire la pâte sur les bilig.

Sur la carte donc pas de mystères : des galettes et des crêpes. Galettes classiques d’un côté : oeuf, fromage, bacon, tomate, jambon mais aussi les spécialités de la maison comme la Parmentier (jambon, fromage, champignons de Paris, crème fraîche) ou la Belleville (aubergines, courgettes, oignons, tomates, poivrons). Cette dernière étant végétarienne et light, sympa d’avoir pensé à tout le monde. Galettes classiques autour de 6 €, spécialités autour de 8 €.

Si vous ne savez que choisir, faites confiance aux ardoises exposées au mur, elles vous inspireront peut-être. Dessus : les galettes et les crêpes du moment. La belle suggestion ce soir-là : noix de saint-jacques, espuma carottes cumin et champignons de Paris frais.

Je commande la Timbaud (andouille de Guéméné, oignons, tomates, sauce moutarde) et mon invitée opte pour la Trois Bornes (chèvre, miel, cerneaux de noix, salade). Nous apprécions de voir autant de choix et autant d’associations originales.

Pendant que nos galettes se préparent, nous goûtons le cidre et la bière blonde bretonne, la Britt, à la jolie étiquette décorée d’un macareux moine (petit oiseau venant se reproduire en baie de Saint-Brieuc, je précise pour les non-bretons !)

La galette de mon amie renferme le chèvre qui fond doucement alors que la salade et les noix sont proposées au-dessus. Les ingrédients sont frais, la pâte est bien brune et alvéolée. Ici les galettes et les crêpes ne sont pas précuites, qu’on se le dise !

Ma galette, elle, a les bords à peine repliés, ce qui fait que l’on voit les ingrédients qu’elle renferme. C’est copieux ! Je sens tout de suite que je vais me régaler. La sauce est bien crémeuse et la moutarde s’accorde parfaitement avec l’andouille.

Je commande ensuite la pomme-caramel. Une crêpe garnie de pommes dorées au beurre et recouvertes de caramel au beurre salé maison. Ma crêpe est très jolie et encore une fois incite à la gourmandise ! Le caramel est bien épais et bien salé. Beaucoup de produits sont d’ailleurs faits maison à la Crêpitante : la Chantilly, le chocolat, la compote de pommes et les confitures proposées sont bio comme la confiture de myrtilles qui garnit la crêpe de mon amie. Crêpes entre 4 € et 8 €.

La Crêpitante honore la tradition bretonne et sait faire plaisir à ses clients : si vous venez à 6 ou plus, une bouteille de cidre vous est offerte !

La Crêpitante. 63 rue Jean-Pierre Timbaud. 75011. Ouvert tous les jours sauf dimanche et lundi. Leur site. Tél : 01 43 14 47 28.

LA TETE DANS LA CUISINE


Ouvert depuis novembre 2010, ce joli petit restaurant a déjà fidélisé une clientèle de quartier. Dépêchez-vous d’y aller avant qu’il ne soit pris d’assaut ! Car c’est assurément ce qu’il va se passer. Un petit restaurant tout en longueur, quelques tables hautes. On mange sur le pouce ou on prend à emporter.

Mapi, la patronne et cuisinière, vous propose des bagels, des quiches, des tartes, des clafoutis et des gâteaux 100 % maison, faits avec de bons produits frais, généralement achetés sur le marché. Tout, absolument tout donne envie, aussi bien sur les ardoises que sur le comptoir.

Ce midi-là nous découvrons juste sous nos yeux une tarte épinards coco gingembre et un clafoutis fèves, fêta, citron confit et menthe. Que prendre sachant que les bagels nous font aussi les yeux doux ? Ce sera une part de clafoutis et un bagel. Mais quel bagel ? Car Mapi ne se contente pas de vous proposer de la dinde et du cream cheese, non ! elle innove avec ses sauces maison à base de thon et d’avocat ou en proposant de la saucisse de Montbéliard ou du chorizo. Nous lui faisons confiance et optons pour sa recette secrète.

Nous nous attablons et commençons notre repas par une petite soupe, maison bien sûr. Potiron mascarpone pour mon amie, légumes curry coco pour moi. Celle au potiron a une douce couleur orangée, on dirait une crème. La mienne est très relevée et le lait de coco s’associe à merveille aux légumes verts. Mapi travaille beaucoup avec le lait de coco : idéal pour ceux qui ne peuvent pas prendre de lactose. C’est qu’elle a pensé à tout le monde !

Point de grille-pain ici, le bagel est passé dans un four spécial qui le toaste et le réchauffe sans le dessécher. Avocats, olives noires, thon : la garniture est légère et très parfumée. Mapi s’amuse avec les saveurs !

Le clafoutis est moelleux et contraste avec les fèves croquantes. L’odeur de la menthe est très présente sans trop écraser le goût du citron confit, quel est le secret ? Des huiles essentielles plutôt que de la menthe fraîche me confie la cuisinière. Il fallait y penser !

Le dessert sera aussi bon que le reste. Nous avons le droit à une petite dégustation. Pas une miette ne sera laissée ! Minis cheesecakes et fondants au chocolat, muffins gingembre pommes cannelle, cake au speculoos, cake banane cacahuètes… Nous déclarons vainqueur de cette dégustation : le cheesecake, suivi de très près par le cake banane cacahuète : moelleux, gourmand, régressif à souhait ! On sent que Mapi prépare ses gâteaux avec amour. Tous les produits sont frais, naturels et certains gâteaux sont garantis sans gluten.

La Tête dans la cuisine. 29 rue Jean-Pierre Timbaud. 75011. 01-43-55-04-20. Métro Oberkampf. Ouvert du lundi au samedi.

L’ECHAPPEE : BRUNCH DANS SPA CHIC


L’Echappée c’est 800 mètres carrés dédiés au bien-être. Un spa urbain au splendide décor en bas, un restaurant-salon de thé à l’étage.

La décoration a été pensée avec un goût exquis. L’Echappée c’est la combinaison d’une immense verrière, d’une déco à l’inspiration industrielle, de douces senteurs de bougies parfumées, d’un bassin entouré de transats pour se relaxer et d’un restaurant où officie un chef qui aime jouer avec les bons produits.

En entrant dans l’établissement on se sent déjà ailleurs et le terme n’est pas galvaudé. Un joli hall dans les tons gris puis un comptoir vous accueillent. Le personnel est souriant, doux et zen, à l’image du lieu.

Là-haut, c’est le restaurant, divisé en plusieurs endroits : le salon, la cuisine, la salle à manger. Choisissez votre table ! Ces gros fauteuils club en cuir marron et leurs coussins douillets vous font de l’œil ? Ou bien ce canapé dans l’entrée près de la jolie bibliothèque ? Si vous venez en amoureux, optez pour ces tables hautes et leurs tabourets, vous aurez ainsi une vue sur la jolie verrière et serez les plus près du buffet pour le brunch.

Car c’est ce que nous sommes allés tester. Un jus de fruits pressé oranges carottes nous est apporté tandis que nous nous installons. Puis une petite salade de fruits. Le buffet ? C’est quand on veut. J’opte pour un thé Kusmi, mon ami a besoin d’un café pour se réveiller. Carrot cake, tarte au chocolat, beau plateau de fromages avec ses noix, pain, beurre, confiture, c’est ça le brunch, on mange ce que l’on souhaite et dans l’ordre que l’on désire. La liberté quoi !

On retrouve en semaine les lasagnes que j’ai dégustées ainsi qu’un tartare de bœuf, un curry de volaille au lait de coco, un wok de nouilles et ses légumes sautés ou encore de grandes salades-repas (12  €).

L’endroit se transforme en salon de thé l’après-midi. Quoi de mieux qu’une petite douceur après un bain de vapeur ou un plongeon dans le bassin ? Et si vous n’arrivez vraiment pas à quitter les lieux, laissez-vous tentez par l’apéritif dinatoire qui comprend une soupe maison, un plat du jour, quelques bons morceaux de fromages et un verre de vin.

"Un esprit sain dans un corps sain" pourrait être la devise de cet établissement. A découvrir et faire découvrir d’urgence à vos amis pour une vraie parenthèse hors du temps.

L’Echappée. 64 rue de la Folie-Méricourt. 75011. Métro Oberkampf. Tél :01 58 30 12 51. Site : www.lechappee.com.

LA VACHE ACROBATE


Cette drôle de vache a de nouveaux propriétaires qui en prennent grand soin. Mais pourquoi la « Vache acrobate » d’ailleurs ? Il y a neuf ans, les anciens propriétaires souffrent de la crise de la vache folle, ils décident donc d’en rire et accolent au nom de l’animal l’adjectif « acrobate » en rapport avec le Cirque d’Hiver situé non loin.

C’est un joli petit bistrot que je découvre. Une joyeuse tablée prend l’apéritif pendant que les patrons s’affairent derrière le bar. Plusieurs espaces divisent l’établissement : des tables hautes devant le bar, une petite salle au fond et son ancien escalier de meunier qui monte à l’étage et enfin sur la gauche, une petite salle à la décoration très boudoir. Rideaux rouges, miroirs, tissus de velours, beau lustre rouge, le tout est très cosy. Tout à fait l’atmosphère que j’apprécie pour le dîner.

Les cartes du midi et du soir suivent les saisons. Pas de surgelés ici, que du frais messieurs dames ! Au menu ce soir-là : saumon mariné façon harengs pommes à l’huile, crème de lentilles au lard, terrine de cochon maison marbrée au foie gras, véritables jambon serrano et pickles maison et enfin œuf poché au foie gras. Entrées 7 et 8 €.

Ma crème de lentilles au lard porte bien son nom, elle est bien onctueuse et les fines lamelles de lard croustillent. L’œuf poché repose, lui, sur une petite tranche de pain, elle-même recouverte d’une sauce brune dans laquelle se cachent de petits bouts de foie gras. Nous sommes séduits.

Pour la suite : côte de bœuf, wok de légumes, souris d’agneau aux épices douces, blanquette de lotte, tagliatelles fraîches aux fruits de mer. Nous laissons de côté toutes ces propositions alléchantes pour commander la joue de bœuf et les noix de saint-jacques. La joue de bœuf, très tendre, est servie en cocotte avec des petits légumes d’autrefois tandis que mes 6 noix de saint-jacques de belle taille font la ronde autour d’un risotto sur lequel fondent de grands copeaux de parmesan. Plats de 14 € à 45 € pour la côte de bœuf (2 personnes).

En dessert le chef vous propose son fondant au chocolat et fève tonka ou sa tarte tatin aux poires. Nous choisissons quant à nous le mascarpone au caramel au beurre salé et la crème brûlée aux speculos. Le mascarpone est en fait un tiramisu revisité. Idéal pour les clients qui n’apprécient pas trop le café comme moi. Dans la verrine donc des biscuits à la cuillère, du mascarpone bien onctueux et surtout un délicieux caramel au beurre salé maison. L’ensemble, très sucré, se finit sans peine. Et la crème brûlée cache comme l’intitulé le promettait de petits bouts de speculos qui parfument agréablement le dessert.

Les vins sont affichés au mur sur ardoise. Quelques belles références en rouges comme le côte de Bourg Château de Barbe 2006. Bouteilles de 17 € à 39 €.

La Vache acrobate… la suite. 77 rue Amelot. 75011. Tél : 01 47 00 49 42. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

MAMIE TEVENNEC


Allez on part en Bretagne ! C’était pas gagné cette histoire… Une crêperie à tester. Sachant que je ne jure que par Josselin depuis des années.

Eh bien le miracle a eu lieu : j’ai aimé. Plus que ça même !

Déjà le décor : authentique. On se croirait dans une maison de campagne. 100% terroir. Pas de doute, on est chez mamie. Une mamie qui aime la Bretagne mais aussi la Corse.

Chez Mamie Tevennec on mange des galettes de sarrasin. Tellement copieuses qu’elles débordent de l’assiette. Ci-dessus la galette "Mamie Tevennec part en Corse" (9,50 €).

La charcuterie vient de Corse. Coppa, lonzo… C’est l’éleveur himself qui l’envoie au restaurant. Goûteuse, fine, bien salée. Vous l’aurez compris, mamie n’aime que les bons produits.

Mon amie H. avait choisi ce midi-là la galette chèvre et noix. Bien garnie, gourmande. Vous avez vu les alvéoles sur la galette ? Ca c’est de la pâte bien travaillée et reposée !

Ensuite, place à une petite dégustation de bons produits bretons (mais est-ce que les mauvais produits bretons existent ?? ahaha) : beurre au sel fumé, fromages de chez Bordier (Saint-Malo) et andouille de Guéméné tranchée minute sous nos yeux.

En dessert ? Des crêpes pardi (autour de 7 €) ! Arrosées d’un petit cidre breton brut. Cidre Florence Loisel : 12 €. Dispo au verre ou en pichet.

Crêpes Suzette pour H., au caramel au beurre salé maison et sa boule de glace au caramel pour moi. Crêpes moelleuses et épaisses, garniture copieuse, un caramel divin où l’on sent encore les petits grains de sucre qui crissent sous la dent.

L’andouille est tranchée sur une vieille machine manuelle. Ici, le patron est à l’oeuvre. Je n’avais jamais goûté de tranches aussi fines !

Mamie Tevennec. 41 rue Faidherbe. 75011. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Métro Charonne. Galettes autour de 8 €, crêpes 7 €.

CUISINE PERSANE CHEZ KHATOON


C’est dans un très joli restaurant refait à neuf que je me rends dîner ce soir-là, entre Belleville et Oberkampf. La décoration a été pensée avec beaucoup de goût et on sent la touche féminine apportée par madame qui aide son mari au service. Aux murs des pierres apparentes très claires ponctuées de quelques miroirs et suspensions type boudoir. Les tables en verre sont parées d’un joli chemin de table fushia que l’on voit en transparence. Une grande fresque très colorée et un joli bouquet de fleurs achèvent le décor. C’est élégant et gai.

Je découvre une gastronomie jusque là inconnue pour moi. A y regarder rapidement, cela s’apparente un peu aux mets libanais. Monsieur Talaipour, le patron, nous propose un assortiment d’entrées : idéal lorsqu’on découvre une cuisine étrangère. Nous goûtons donc une salade Olivier (poulet, œuf dur, cornichons, pommes de terre, petit pois, mayonnaise) qui ressemble de loin à une macédoine, une salade Shirazi (tomates, concombre, oignons, menthe, citron), le mast o khiar à base de yaourt, de menthe et de concombre, une aubergine fondante farcie aux légumes et à la viande et enfin, ce que nous avons préféré : le Halim Bademjan : une préparation mixée à base d’aubergines, de lait caillé, d’oignons frits, de menthe sèche frite et d’ail frit saupoudré sur le dessus. Le mélange était savoureux et subtil, le goût de l’aubergine relevé par l’ail et les oignons frits. Entrées de 5 € à 7 €.

Nous commandons ensuite des brochettes accompagnées de riz safrané, d’une préparation à base de haricots rouges, veau et citron, et d’une autre préparation avec des pois cassés et des tomates. Les brochettes sont fondantes et nous nous régalons avec le coquelet, mangé avec les doigts c’est bien meilleur ! La viande, marinée dans du safran, est tendre à souhait, et révèle son petit goût subtil à la deuxième bouchée. Plats de 12 € à 27 €.

La carte des vins propose quelques références françaises : 6 rouges, 2 rosés, 1 blanc de 14 € à 35 €. A conseiller avec les brochettes : le haut-Médoc Demoiselle d’Haut-Peyrat.

Nous nous arrêtons à regret. Il faut garder de l’appétit pour le dessert ! C’est une coupe de glace vanille au bon goût de pistache qui nous est apportée avec un petit verre de vodka. Pas n’importe quelle vodka vulgaire, une « vraie » en provenance directe de Saint-Pétersbourg, filtrée 5 fois de suite à la feuille d’or pour en extraire que le meilleur.

Les mets persans sont savoureux et cuisinés avec des mélanges audacieux. Je m’attendais à une cuisine très relevée comme en Inde, j’avais tout faux, c’est parfumé sans être pimenté. L’ambiance est chaleureuse, la clientèle a déjà ses habitués. Voilà une adresse qui fait honneur à la cuisine persane, encore trop méconnue à Paris.

Khatoon. 130 rue Saint-Maur. 75011. 01 55 28 59 32. Métro Goncourt.

LES FONTAINES


 C’est un tout nouveau (tout beau) restaurant qui vient d’ouvrir rue Saint-Maur en lieu et place d’un bar à cocktails. Les couleurs vives tendance pop art sont gaies et font que l’on s’y sent bien. J’en ai même oublié ce jour-là le ciel gris qui nous menaçait de belles averses.

Derrière les fourneaux officie un jeune chef anglais, Richard, passionné par la gastronomie française qu’il met un point d’honneur à bien travailler. Le classique est revisité aux Fontaines et présenté avec beaucoup d’originalité. « Ce que je fais est simple ! » me confiera-t-il à la fin du repas. Modeste en plus ! Du simple comme ça j’en veux tous les jours.  

 Mon amie commande la soupe d’aubergines, je tente la mousse de chèvre et betteraves. Le service est essentiellement fait sur ardoise. La soupe, très chaude, servie dans une grosse verrine est veloutée et bien assaisonnée. L’aubergine est là, peut-être trop là ? Nous aurions aimé une association avec un autre légume, ou du fromage ? Ce sera notre seul bémol.

Mon entrée me réjouit : trois petites mousses de chèvre décorent l’ardoise, et la betterave est présentée coupée mais aussi mixée, en virgule dans l’assiette. 

Après un été très gourmand, (trop ?) j’essaie de limiter les calories, ce sera donc saumon poché pour moi, poulet sauce thaïlandaise pour mon amie. La cuisson du poisson est très bien maîtrisée, il est tendre, la peau se retire facilement. De petits haricots verts légèrement al dente sont proposés avec, ainsi qu’un écrasé de pommes de terre délicieux : le vrai goût de la pomme de terre écrasé avec la peau, avec juste un soupçon de beurre. 

 

 

La tarte au chocolat maison est bien jolie ! Très fine pâte sablée, copieux appareil au chocolat. Le dessus de la tarte est brillant, on sent la tarte bien crémeuse. Mon amie, grande fan de chocolat, l’accompagne d’un café et se régale ! J’adore les découvertes de ce genre : le service, l’accueil, l’assiette et la déco : tout est parfait. Et Leslie, la responsable, a plein d’idées ! Un écran géant permet de regarder ses séries préférées après le brunch du dimanche (16 €). Après avoir dégusté smoothie, œufs, viennoiseries, c’est la joyeuse équipe de Friends qui vous attend (par exemple). Mais des expositions, des défilés et des projections de films sont aussi prévues. A savourer sans modération !

 

 

Les Fontaines. 153 rue Saint-Maur. 75011. Métro Goncourt. Ouvert tous les jours.