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LA PIZZERIA DI REBELLATO

Giulio Rebellato est établi au 136 rue de la Pompe depuis 1985. Habitants du quartier, politiques et acteurs apprécient le calme de ce restaurant, la discrétion du service et la maestria du chef. Les habitués du lieu en ont fait leur repaire secret.

Depuis novembre 2011, Giulio propose une deuxième adresse à ses fidèles. Une pizzeria cette fois, moins confidentielle, juste à côté, au n°138. Le décor est simple mais élégant : du bois, du beige et du noir. Dès l’entrée dans les lieux on est projeté en Italie, ça parle fort, ça sent bon la pizza en train de lever dans le four. Comme pour sa première adresse, Giulio promet une cuisine généreuse et savoureuse.

Derrière les fourneaux, un tout jeune chef italien (d’ailleurs toute l’équipe est italienne) prépare quasi religieusement sa pâte à pizza. Jambon de parme, tomates napolitaines, olives noires de Sicile, burrata de Campanie, charcuterie épicée de Calabre, truffe blanche du Piémont, les produits rigoureusement sélectionnés par le chef proviennent directement d’Italie. Le voyage gustatif de la Calabre à la Sicile peut commencer.

Pizza blanche aux couleurs de l’Italie. Basilic, tomates cerise, roquette, burrata. Chaque aliment peut être dégusté seul tant il a du goût. Quel parfum ! La burrata est fondante, elle coule même sur la pizza, les petites tomates sont fermes et la roquette est amère, juste ce qu’il faut.

Le jambon de Parme sur la deuxième pizza est tendre, fin, il apporte la touche salée. Les copeaux de parmesan commencent à fondre tout doucement sur la pizza qui était dans le four moins de 20 secondes avant grâce à l’efficacité du service.

Demandez au chef de salle des conseils sur les vins si vous voulez changer des sempiternels chiantis et autres valpolicella. Le vin sicilien est à l’honneur chez Rebellato.

Autre spécialité du chef : les fritures, présentées dans leur petit panier. Si les beignets d’aubergines me laissent perplexe (pas assez de goût), je suis définitivement séduite par ceux à la mozzarella, ils ont un léger goût de charbon de bois très gourmand, parfum que l’on retrouve sur les bords de la pizza.

Pannacotta, tiramisu, quelques glaces. La carte des desserts n’est pas immense mais nous avons la garantie que tout est fait maison et essayez déjà de finir cette immense pizza !

La pizzeria di Rebellato compte maintenant parmi les meilleures pizzerias de Paris avec le Bistrot Napolitain et Il Campionissimo (qui s’agrandit rue Léopold Bellan, ouverture ce mercredi) !

La Pizzeria di Rebellato. 138 rue de la Pompe. 75016. Tél : 01 44 05 08 08. Métro : rue de la Pompe. Ouvert tous les jours. Menu déjeuner 18,90 € entrée plat ou plat dessert + boisson. Leur site.

LE BIZETRO

Ouvert fin 2011, le bistrot chaleureux de Pierro et Julien fait déjà salle comble le midi. En deux mois seulement les deux sympathiques garçons ont déjà leurs habitués. Pourquoi ? La réponse est simple : c’est très bon, rapide, abordable (formule à 19 € !), le service est dynamique, ultra attentif et le cadre très convivial. Qui dit mieux ?

Le Bizetro (jeu de mot avec le nom de la rue, huhu) jouit d’un décor simple mais élégant : banquettes, moblier en bois, tableaux colorés mis en valeur par un habile jeu de lumières. Sur la droite un zinc vous accueille. Des saucisses finissent de sécher en compagnie des piments d’Espelette, les terrines de campagne et les rillettes maison attendent d’être dévorées, Pierro s’occupe de conseiller les vins à ses clients et Julien s’active en salle pendant que le chef, Luc Robuste, surveille la cuisson des plats dignes de la grande tradition bistrotière.

La commande est prise rapidement, directement sur la nappe, un peu à la “Chartier”. Terrine et rillettes, nous ne pouvons résister. Nous laissons de côté les poireaux vinaigrette, les oeufs mayo et les harengs. Les portions sont gargantuesques, les gros appétits seront ravis. Les rillettes d’oie sont fondantes, absolument pas grasses, on se passerait presque de pain. La terrine tient ses promesses, on nous l’annonçait au poivre, il est présent. Julien a l’oeil partout : les carafes sont apportées sans avoir à réclamer et la corbeille de pain se remplit comme par magie.

Tout est bien tentant pour la suite : foie de veau, petit salé aux lentilles, poivron farci, filet de turbot, andouillette AAAAA, pavé de boeuf… Mon foie de veau est commandé, ainsi que le petit salé. Comme les entrées, les assiettes sont généreuses.

La cochonaille repose sur les lentilles agrémentées de carottes. Echine, saucisses, tout est là. Un plat réconfortant en cette journée pluvieuse. Silence absolu en face de moi, j’en déduis que mon invité se régale, il n’en laissera pas une miette, ou plutôt… une lentille, pour le plus grand plaisir du chef. Mon foie de veau est cuit exactement comme je l’avais demandé : “un tout petit peu plus que rosé”. Bien saisi à l’extérieur, fondant à l’intérieur. La purée maison manque un peu de lait, on est plus dans l’écrasé de pommes de terre, dommage.

Les vins sont proposés au verre. Je connaissais déjà le Bertrand Graillot en côteaux du Giennois, je goûte le Sancerre, parfait, surtout avec le foie. Nous trempons aussi nos lèvres dans un verre de côtes de Blaye. Verre autour de 2 € (seulement !), pichet 4 € et bouteilles de 18 € à 30 €.

Gâteau au chocolat, clafoutis à l’ananas, les gâteaux font les yeux doux aux clients sur le bar. Je leur préfère un riz au lait nappé de caramel au beurre salé maison.

La rentrée 2012 a été plus que morose, merci aux trois garçons du Bizetro pour cette parenthèse gourmande. Les habitués les suivent déjà sur leur page Facebook afin de ne manquer aucune soirée : huîtres, foie gras, beaujolais, bouillabaisse, ils sont prêts à tout, même à se déguiser !

Le Bizetro. 6 rue George Bizet. 75016. Tél : 01 47 23 85 41. Métro : Alma Marceau. Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Formule entrée plat ou plat dessert 19 €.

CHEZ MARINE

Ouvert depuis 3 ans, ce joli petit restaurant, situé à deux pas du Trocadéro, vous propose un tour du monde gustatif.

Marine, la responsable, a voyagé tout autour du monde pendant des années et a rapporté dans ses bagages plein d’idées de recettes.

Les boiseries sont très présentes et donnent au lieu un côté coquet et authentique. Des cadres apportent la couleur au mur et ne manquez pas de lever la tête dans la salle du fond, ce plafond en mosaïque est impressionnant ! Partout sur des étagères des petites collections de bibelots : ici des théières, là des cendriers.

La carte de Marine est simple : d’un côté les fameuses assiettes (qui font office d’entrées et de plats), d’un autre quelques pizzas maison.

Mais revenons à ces assiettes. Plus d’une douzaine vous sont proposées. Les noms sont évocateurs : la Crétoise, les Alpages… Choisissez votre destination !

Alors que l’Assiette Nordique vous propose du saumon fumé, des toasts, une salade de pommes de terre et des harengs, l’Assiette Eilat est composée de shawarma, de caviar d’aubergine, de fromage blanc au concombre…

Nous hésitons un bon moment puis nous commandons l’Assiette des Alpages : jambon de Savoie, tartine de reblochon gratiné, crottin et petit pot de miel et l’assiette et l’Assiette Italienne : tomates, mozzarella, basilic, pizza au chèvre et lasagnes de légumes.

Nul besoin d’entrées avant, les assiettes sont copieuses et très joliment présentées. J’ai choisi l’Italie. Je me régale avec les lasages de légumes recouvertes d’une généreuse mozzarella gratinée. Mon invité, lui, répand le contenu du petit pot de miel sur sa tartine et son crottin. Le miel se mélangera ensuite à la vinaigrette de la salade : très agréable.

Assiettes comprises entre 12 € et 16 €.

Nous accompagnons notre repas d’un côte du Rhône. Plusieurs Bordeaux et Brouilly sont proposés à la carte. Comptez entre 13 € et 49 € la bouteille.

En dessert : fondant au chocolat, fromage blanc au miel, glaces et sorbets, tartare de mangue et d’ananas et tarte tatin. Nous commandons les 2 dernières propositions. Le tartare est coupé très finement et apporte de la fraîcheur en cette chaude soirée de printemps et ma tarte tatin est tiède comme je l’aime, les pommes bien brunes et caramélisées et évidemment servie avec son petit pot de crème fraîche. Desserts à 7 €.

Impossible de se lasser de ce joli restaurant de quartier tant les idées de recettes et les associations sont différentes. Oubliez un peu l’avenue de Kléber toute proche et avancez-vous rue de Longchamp à la découverte de Chez Marine. Des privatisations sont possibles : de quoi faire voyager vos amis !

Chez Marine. 30 rue de Longchamp. 75016. Tél : 01 45 05 12 30 Métro : Trocadéro. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

LE SCHEFFER

 Le Scheffer c’est un bistrot traditionnel parisien. Mais un vrai bistrot hein ! Le genre de bistrot avec des nappes à carreaux, une clientèle fidèle depuis au moins 20 ans, un patron sympathique qui essuie les verres derrière le bar, un personnel fier de ses produits et sachant les mettre en valeur et enfin, un chef qui maîtrise les codes de la cuisine bistrot.

 Le décor n’a pas changé depuis des années : petites tables en bois, banquettes, très beau carrelage au sol. C’est cette authenticité que viennent chercher les clients. Parisiens et touristes de passage sont sous le charme, comme nous ce soir-là. Et moi qui n’avais jamais trouvé de table sympathique dans ce quartier…

 Les entrées (autour de 7 €) : os à moëlle, haricots verts en salade, poireaux vinaigrette, harengs pommes à l’huile, crottin de chèvres chauds… Ca sent bon tout ça ! Nous optons pour les œufs pochés en meurette et la salade de lentilles et saucissons marinés.

Le temps de choisir le vin du mois, un Lalande Pomerol 2007, et voilà que les assiettes arrivent. De belles tranches de saucisson bien salé reposent sur ma salade de lentilles tièdes et doucement assaisonnées. Les œufs meurette en face de moi explosent sous le poids de la fourchette, laissant leur jaune se répandre dans la sauce. Dois-je préciser que nous avons adoré nos entrées ?

 Notre serveur est parfait dans son rôle : prompt tout en prenant le temps de décrire les plats, attentif sans toutefois être trop présent et très sympathique. Je ne parviens pas à me décider entre l’andouillette et le foie de veau. Il ne m’aide pas beaucoup. « C’est que tout est bon ici », plaisante-t-il. Je reste sur ma première idée et choisis l’andouillette alors que mon invitée commande sans hésiter le magret de canard rosé et sa purée de céleri. Le magret, pré-tranché, est accompagné d’une suave sauce au miel, la cuisson est parfaite et le céleri est lié avec quelques pommes de terre. Simple mais tellement bon !

 Mon andouillette de Troyes n’est pas proposée grillée mais cuite au four, en sabot. Elle s’effrite tout de suite dans la sauce échalotes/moutarde. Servie comme il se doit avec quelques petites pommes de terre vapeur.

 Autres plats à la carte (entre 14 € et 20 €) : rognons de veau à la Rabelaisienne, noix de gigot d’agneau, côte de bœuf, confit de canard maison, aile de raie aux câpres, haddock à la royale…

Vins autour de 22 € avec plusieurs AOC comme ce Bourgogne Magnien Pinot noir, « soyeux et ciselé » nous chante la carte.

 Enfin les desserts : île flottante, ananas frais, crème brûlée, riz au lait… Nous n’avons plus tellement faim mais toutefois encore envie de manger. On sent le potentiel des desserts . Ce sera poire pochée au vin d’épices et poêlée de pommes à la normande. Sitôt commandé, sitôt apporté. La poire s’est joliment teintée de pourpre et sent bon la cannelle et les clous de girofle, tandis que les quartiers de pommes caramélisés font la ronde dans l’assiette autour d’une boule de glace vanille. (Desserts autour de 6 €).

Avant de partir, nous prenons le temps de regarder la salle. Elle s’est remplie vitesse grand V et pourtant nous ne sommes que lundi. Pensez donc à réserver, le Scheffer est le genre d’adresse que tous les gourmands semblent donner à leurs amis.

Le Scheffer. 22 rue Scheffer. 75016. Tél : 01 47 27 81 11. Métro Trocadéro. Ouvert tous les jours sauf dimanche.

LE RIVER CAFE

“Ligne 13, RER C. Arrêt à Issy-Val de Seine puis rejoindre les bords de Seine”. Soit une expédition pour moi qui ne prends jamais le RER…

J’adore embarquer sur une péniche, j’ai l’impression de pénétrer chez quelqu’un par effraction.

Le River Café est entouré de verdure. C’est un déjeuner très bucolique que je m’apprête à tester.

On est début février. Il fait un froid de canard. Je me précipite à l’intérieur en attendant mon invité. Le personnel est jeune, agréable. Un grand feu de cheminée me réchauffe immédiatement.

Poireaux fondants et oeuf bio poché qui s’écoule tout doucement dans l’assiette.

Petits artichauts poivrades, vieux comté et ceccina pour moi. Les textures se mêlent agréablement. Ceccina presque croquante, artichauts al dente et comté puissant. Un Sancerre blanc est goûté avec.

Original de présenter les noix dans leurs coquilles, j’ai l’impression que cela ne se faisait plus et c’est dommage. Les noix sont bien fondantes mais le coup de coeur de ce déjeuner sera accordé à l’unanimité à la purée maison. Une purée qui nous fait retomber en enfance directement : des petits bouts de pommes de terre ont résisté et elle sent bon le beurre. Une vraie purée quoi !

Ce jour-là, un menu “tout truffe” est proposé. Le fan de truffe que j’ai invité est ravi. Ce sera donc suprême de volaille truffé pour lui. La bête est très tendre et la truffe est bien présente. On ne lésine pas sur les quantités ici. Je reparle de la purée ? Non ok.

Mon fromage préféré ? Le brie.

Donc quand je vois “brie truffé” je n’hésite pas une seconde. Ce sera fromage OU dessert pour moi.

Une merveille ! Je crois que j’ai presque tout mangé sans pain.

Une crème brûlée saveur vanille bien réussie en face de moi et voilà que s’achève ce déjeuner haut de gamme dans un cadre atypique et chaleureux.

Un petit café qui se transforme en apéro sur une autre péniche non loin et voilà une journée plus que réussie. :-)

Le River Café. Issy-les-Moulineaux. Ouvert tous les jours. Formules à partir de 27 €. Leur site.