Archives de la Catégorie Dans le 8eme

BAROCHE : TAPAS À TOUTE HEURE

David Baroche a quitté le Marché Saint-Honoré pour venir s’installer dans le 8eme, à l’angle des rues de Ponthieu et La Boétie. L’établissement est multi-casquettes : bar, restaurant, épicerie, salon de thé et même librairie avec de jolis livres de cuisine en vente.

L’escalier est magnifique, on s’attend presque à voir Coco Chanel descendre les marches. :-)

Plusieurs habitués s’installent au bar pour grignoter des tapas, je préfère le coin lecture et ses banquettes confortables. Velouté de cèpes à l’huile de truffe, salade de lentilles tièdes et saucisson à l’ail : deux entrées bien maîtrisées. Le saucisson est divin, et pour cause, David Baroche est un ancien artisan charcutier.

Le plat me séduit moins : des noix de saint-jacques entourées de fines tranches de lard. Même si les lentilles sont bonnes, les noix sont gâchées par le lard et du coup, trop salées. J’aurais dû prendre le burger au foie gras poêlé, la prochaine fois !

Mais je persiste car je sens le potentiel du lieu. Chez Baroche, au moment du dessert, il faut se déplacer. J’aime ce moment, ça me rappelle toujours le regard que les gourmands jettent vers le chariot de pâtisseries dans les salons de thé des palaces.

Crumble, tiramisu, tarte au citron ou au chocolat, macarons. J’opte pour le café gourmand avec de jolies verrines de riz au lait crémeux, d’une fine mousse au chocolat et un morceau de brownie fort en cacao amer.

Une bonne adresse pour déjeuner rapidement dans le 8eme. Comptez 9 € pour un “casse croûte”, 20 € pour un plat.

Baroche. 101 rue La Boëtie. 75008. Tél : 01 43 59 69 57. Métro : Miromesnil. Ouvert tous les jours.

NoLita

“Restaurant hybride”, “petite cantoche italienne”, j’avais entendu de tout sur NoLita (le nom fait référence au quartier de NY, NOrth of LIttle Italy, près de Chinatown). C’est un vrai restaurant gastronomique italien que j’ai découvert en ce soir de décembre. Perché au dernier étage du Motorvillage, le restaurant jouit d’un décor surprenant : un joli tapis gris chiné, du black and white sur les murs, une Maserati qui se languit de vrombir au milieu de la rotonde…

Une douce musique jazzy et de très jolies serveuses (loin des pimbêches costiennes) vous accueillent. Les tables sont bien espacées les unes des autres, le lieu est propice aux rendez-vous amoureux.

Le chef italien Vittorio Beltramelli officie en cuisine. J’ai eu la chance de goûter sa carte d’hiver, aux doux accents de truffe blanche. La vraie, l’unique, celle d’Alba.

En guise d’amuse-bouche, nous découvrons une noix de saint-jacques tout juste snackée, accompagnée d’une burrata coulante et d’un caviar de persil, truffe noire et oignons de Calabre. Les nobles produits sont travaillés avec goût. Cet amuse-bouche est un ravissement pour les yeux et pour les papilles : cuisson nacrée de la noix, croquant de la truffe cachée à l’intérieur et perfection du caviar servi très froid. Je suis rassurée et pressens que mon dîner s’annonce succulent.

Un Chardonnay de Toscane accompagne mon vittello tonnato (de fines tranches de veau rôti), très fondant, servi avec de petites pousses de fenouil, très croquantes. La sauce au thon est audacieuse mais se marie bien avec la viande. Les câpres viennent juste décorer le plat, pas besoin d’autre artifice.

Le menu dégustation se poursuit avec des tagliatelles de calamars. On jurerait des pâtes, c’est à s’y méprendre. Pas de calamar caoutchouteux ici, les fines lamelles fondent en bouche. La sauce aux pois chiche est comme une crème, parfumée au citron et aux pistaches de Sicile.

Enfin le voilà (3 jours que j’en rêvais), le risotto minute à la truffe blanche d’Alba, finement râpée dessus. Il est divin, l’amidon libéré des grains a formé une belle crème. Je regrette toutefois cette petite touche verte qui n’apporte rien, un risotto aussi parfait n’a pas besoin de fioriture.

Pendant que mon invité d’honneur découvre un bar et ses coquillages en papillotte, on me sert la fameuse recette sarde : un cochon cuit pendant 17 heures. La peau est juste craquante, la viande caramélisée aux épices. La cocotte de légumes oubliés superflue tant chaque bouchée de ce tendre cochon me ravit. 17 heures de cuisson, il en est presque confit. J’ai dégusté ma viande avec un vin rouge du Piémont qui a eu l’intelligence de mettre en valeur les nombreuses épices de la sauce.

Les desserts, très graphiques, arrivent. Cube de chocolat noir en face de moi, pannacotta à la truffe blanche pour moi.

Je laisse de côté la boule de glace et son auréole chocolatée pour découvrir ce mariage audacieux. Je n’avais encore jamais goûté de truffe en dessert. Le chef a eu la main légère et c’est tant mieux, la pannacotta est subtilement parfumée, le dosage parfait en somme.

Les nostalgiques de l’enfance (je pense surtout à vous messieurs) prendront plaisir à se promener dans le Motorvillage une fois le dîner achevé. L’architecture du lieu (oeuvre de Jean-Michel Wilmotte) ressemble aux garages à plusieurs étages sur lesquels les petits garçons font dégringoler leur voiture.

Non NoLita n’est pas une simple cantine hors de prix, c’est un vrai restaurant gastronomique italien. L’Italie est admirablement mise en scène dans l’assiette et le service, discret et efficace, est à la hauteur des mets servis.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

OTH SOMBATH : EN ROUTE VERS UNE ÉTOILE ?

Le Oth Sombath, restaurant thaïlandais gastronomique rue du Faubourg Saint-Honoré, j’en avais déjà longuement parlé ici, à l’ouverture.

Un an après, j’y suis retournée. L’enchantement est toujours là. Et cette fois j’ai eu la chance de rencontrer Oth Sombath himself ! Récit en images :

En guise de mise en bouche, nous avons découvert une salade de riz au poulet, parfumée au melon et à la citronnelle. Agréable et frais même si l’alliance riz-melon n’a pas plu à tous les convives.

Champagne dégusté : Pierre Paillard

Première entrée : Hoy Shell, soit des saint-jacques rôties, sauce coriandre. Deux belles noix étaient emprisonnées dans un gros ravioli. La gelée de tomates qui les accompagnait était un peu relevée et le chou rouge en émincé divin à tremper dans la sauce coriandre.

Deuxième entrée : Pet Tom Ka : un velouté au lait de coco et magret de canard. Le chef cuisine évidemment beaucoup au lait de coco. Son petit secret pour obtenir une soupe aussi veloutée ? Utiliser deux laits de coco différents. Cette délicieuse entrée bien relevée m’a beaucoup plu, à un détail près : dur dur de découper le magret dans une assiette creuse.

Vin dégusté : Bandol, Château de Pibarnon rosé 2010

Premier plat : Pla Yang : daurade royale aux aromates thaïs. J’avais déjà admiré la précision du chef dans les cuissons. Ici, le poisson a été grillé dans une feuille de bananier. Imaginez une peau bien saisie et une chair tendre à souhait qui s’effrite par une simple pression de la fourchette.

Deuxième plat : Neua Luk Wa : filet de veau parfumé à la banane et au cumin. Plat réalisé à partir de 2 currys différents. Un veau cuit encore une fois à la perfection. Point besoin de couteau !

Vin dégusté : Bandol “La Migoua”, Domaine Templier 2008

Assortiment de desserts : des petits nems de banane et leur sauce au vin rouge et au gingembre se partageaient l’assiette avec le fameux taco thaï = une crème de coco reposant sur des petits bouts de châtaigne d’eau (fade à la texture de la pomme) et surmontée d’une petite gelée réalisée à partir de la feuille tenant le tout.

Vin dégusté : vin de table “Plénitude” Domaine Mas Amiel

Le chef : Oth Sombath

Les prix des menus défient toute concurrence : menus déjeuner à 28 € pour entrée-plat et à 35 € pour entrée, plat et dessert. Menu du soir à 40 €. A la carte compter de 50 € à 70 €. Menu dégustation à 70 € servi à l’ensemble de la table.

J’ai une fois de plus passé un délicieux moment au Oth Sombath. La cuisine thaïlandaise souffre d’une grande vulgarisation dans Paris, le chef Sombath lui redonne ses lettres de noblesse.

Oth Sombath. 184 rue du Faubourg-Saint-Honoré. 75008. Ouvert du lundi au samedi. Tél : 01 42 56 55 55. Métro : Saint-Philippe-du-Roule. Site : www.othsombath.com

Merci à toi Fabien pour l’organisation de ce dîner.

OTH SOMBATH : LE RESTO GASTRONOMIQUE THAI

Bienvenue au Oth Sombath (du nom du chef talentueux), nouveau restaurant chic et élégant dédié à la grande gastronomie thaï.

C’est à un voyage initiatique et une invitation à découvrir l’art de vivre thaï que les 3 étages du restaurant vous convient. Le design est signé Patrick Jouin : c’est épuré et chaleureux. Dès que l’on pénètre au Oth Sombath on sait que l’on va passer un moment précieux.

J’ai eu la grande chance de goûter le menu dégustation. Après une coupe de Champagne, une petite mise en bouche arrive : tartare de saumon délicieusement parfumé à la coriandre, à l’ail et au sésame.

Première entrée : pancake champignons/coriandre accompagné d’une sauce à la mangue et d’un duo thon/crevette, cette dernière semblant faire l’équilibre contre la tuile de parmesan.

Le sommelier nous proposera pendant tout le repas des accords mets/vins surprenants. Sa cave est riche. C’est qu’il en faut des vins puissants pour accompagner les plats thaï aux 1000 saveurs !

Vin goûté avec cette première entrée : un Pouilly fumé 2009, jaune explosif à la grande minéralité.

Deuxième entrée dont je me souviens encore avec émotion : velouté de champignons à l’orange et à la citronnelle. Les touts petits bouts de champignons semblent nager entre deux eaux : le bouillon et une mousse qui se transforme en crème dans la bouche. La citronnelle repose en pulpe au fond de la verrine et vient piquer le palais. Les amateurs de plats relevés seront ravis.

Vin goûté : vin italien, Anthologia, région de Naples.

Notre daurade finit de cuire dans la feuille de bananier, une belle vapeur s’en échappe dès qu’on ouvre la feuille toute chaude. Le poisson, cuit à la perfection, est proposé avec des nouilles sautées : fondantes à souhait et certainement pas grasses !

Vin goûté (et c’était osé !) : un rosé de Provence Pétale de Rose 2009.

Deuxième plat : boeuf aux 2 curry vert et jaune, accompagné d’un ananas moelleux et juste saisi ainsi que d’un riz subtilement parfumé au jasmin.

Vin goûté : un Patrimonio (Corse) 2007

Le dessert ! Que de découvertes pour moi. C’est vraiment agréable d’être encore surprise et de goûter des aliments jusque là inconnus. Des petits nems de banane et leur sauce au vin rouge et au gingembre se partageaient l’assiette avec le fameux taco thaï = une crème de coco reposant sur des petits bouts de châtaigne d’eau (fade à la texture de la pomme) et surmontée d’une petite gelée réalisée à partir de la feuille tenant le tout. Quel génie en cuisine !

On finit sur une explosion en bouche avec un vin ukrainien muté avec de l’alcool. Sa vinification très longue (entre 2 à 5 ans) s’est déroulée près de la mer Noire. Les amateurs de Maury y trouveront une ressemblance. Le sommelier semblait ravi de m’avoir trompée ! ;-)

Quelques mignardises : fondant à la citronnelle et à la banane et flan parfumé au jasmin. Cuisine admirablement réalisée jusqu’au bout du repas !

Oth Sombath. 184 rue du Faubourg-Saint-Honoré. 75008. Ouvert du lundi au samedi. Tél : 01 42 56 55 55. Métro : Saint-Philippe-du-Roule. Site : www.othsombath.com

 

LA VILLA SPICY

C’est la rentrée… Il fait un peu plus frais. Heureusement il y a encore un endroit dans Paris qui sent bon l’été : la Villa Spicy.

Vous pénétrez dans une bastide méditerranéenne aux murs talochés ocre, au balustrades et volets bleus. Colonnes, pilastres, c’est sûr vous êtes dans le sud, il ne manque plus que le bruit des cigales. Kss Kss Kss. Ah ! elles sont là !

Il y a quelque temps, le chef, Pascal Jounault, a eu l’idée d’inventer un menu détox afin d’oublier les excès de l’été et de préparer la rentrée en forme. Au programme : du bon, du bio, du “qui fait du bien au moral”.

En entrée : léger carpaccio de tomates et burrata bien crémeuse.

Le lait de la burrata se répand doucement sur les tomates. C’est relevé au balsamique et basilic. Simple c’est sûr mais savoureux et très bien présenté.

Le plat : saumon juste saisi a la plancha (aucun ajout de matière grasse donc) et jeunes pousses d’épinard servies dans un joli cornet en feuille de bananier.

En dessert un délicieux croquant au chocolat de Madagascar (issu du commerce équitable) accompagné de quelques tranches de kiwi gorgées de vitamine C et d’une douce glace au cactus.

Pascal Jounault est aidé d’un jeune chef pâtissier, on sent la bonne ambiance en cuisine (j’ai eu la chance de les visiter).

Détox” est à priori un mot qui ne me fait pas beaucoup rêver mais quand c’est savoureux comme à la Villa Spicy je dis oui ! Merci aux magazines féminins qui ont inspiré le chef (il les pique à sa femme) ;-) . Menu détox : 36 €. 77 € avec un massage à l’espace Weleda juste à côté.

La Villa Spicy. 8 avenue Franklin-Roosevelt. 75008. Ouvert tous les jours. Métro : Franklin-Roosevelt.

LA PIZZA DU BISTROT NAPOLITAIN : LA MEILLEURE DE PARIS ?

C’est pas faute d’en tester ! Mais là on se rapproche. Pas mal du tout le Bistrot Napolitain. Mais… Oui il y a un “mais”…

Certains affirment que c’est là qu’on y déguste les meilleures pizzas. Je suis d’accord. Pour l’instant. Mais je suis sûre qu’on peut trouver encore meilleur !

Pizzas goûtées : la Normanda et la 4 fromages. Elles sont copieuses, riches en ingrédients. La pâte est épaisse, gonflée et craquante sur les bords, fine au milieu et elle a ce délicieux goût dû à la cuisson au feu de bois. La vraie pizza napolitaine quoi ! Mais (le voilà le “mais”), la pâte est étouffe-chrétien.

Et sinon ?

L’accueil = eh bien contrairement à toute attente : a-do-rable ! J’avais lu ici et là que les serveurs étaient détestables. Alors : ou ils se sont faits remonter les bretelles ou nous sommes tombés sur un bon jour : attentifs, souriants, drôles même !

Le décor = déprimant. Tout blanc, des colonnes, de faux drapés, un peu tristounet tout ça…

La clientèle = SOS ! Ce midi-là c’était digne du Costes : de la lunette de soleil et de la star de télé-réalité.

L’addition = salée ! Les pizzas montent jusqu’à 20 € !

L’ambiance = sympathique mais bruyante, je criais presque pour me faire entendre. Naples quoi !

J’y retournerai certainement car je me suis régalée mais je persévère, je n’ai pas dit mon dernier mot, je suis sûre qu’il y a encore mieux ! Il Campionissimo ? Amici Miei ? Pepone Café ?

- A lire : les avis d’Aude et de Chrisos sur le Bistrot Napolitain-

Le Bistrot Napolitain. 18 avenue Franklin-Roosevelt. 75008. Tél : 01 45 62 08 37.

LE MOOD, SUR LES CHAMPS-ELYSEES

Depuis le mois de septembre 2008, le Mood a changé de visage : nouvelle direction, nouveau décor, et nouveau chef : Stéphane Ewangelista. Situé sur la plus belle avenue du monde, le restaurant-club vous accueille sur 3 niveaux aux décors différents. 
Décor élégant au premier étage où l’on se retrouve plongé dans l’atmosphère du film « In the Mood for love » : tons taupe, suspensions japonaises, panneaux asiatiques entre chaque fenêtre. Longues banquettes qui courent le long des murs, c’est épuré et chic.

L’atmosphère a été voulue zen, on s’y sent en effet en harmonie. 2 étages en dessous c’est le lounge club aux couleurs acidulées : turquoise, mauve, orange, le décor revêt une touche pop et les nombreux luminaires tamisent la pièce.

Le chef prépare une cuisine traditionnelle haut de gamme, qu’il relève avec des épices du monde entier. Quelques plats fusion food se mélangent ainsi aux plats plus classiques, toujours dans une volonté de perfection et d’inventivité.
L’équipe qui nous accueille ce soir-là est aux petits soins, les serveuses sont toutes plus gentilles et affables les unes que les autres, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps dans ce fameux triangle d’or !

Je commande en entrée le millefeuille de chair de crabe et laitue iceberg, sur les conseils du chef de salle. Les feuilles de salades très croquantes séparent les miettes de crabe, le tout en forme de cercle dans l’assiette. Le chef est aussi un artiste : une jolie clé de sol est dessinée à gauche de l’assiette au vinaigre balsamique.

Béné (toujours dans les bons plans celle-ci ! ;-) ) opte, elle, pour le classique tomate mozzarella, à la présentation complètement revisitée. Une tomate coupée en 2 à droite de l’assiette, une boule de mozzarella (la vraie : di bufala !) à gauche, les 2 reliées par un toast de tapenade noire qui semble faire le pont. C’est évidemment très bien assaisonné, nous nous régalons et attendons avec impatience la suite qui arrive sans trop tarder.

La suite c’est ici mes ptits lapins.

MOOD. 114 avenue des Champs-Elysées. 75008. Métro Georges-V. Ouvert tous les jours.

SISTERS

C’est après quelques temps passés à New York que Victoria revient à Paris avec une idée : faire découvrir les bagels aux Parisiens. Elle en parle à sa sœur, Flavie, et voilà comment « Sisters » naît, en octobre 2007.
L’idée est excellente puisque très peu de restaurants le proposent à l’époque. Flavie propose d’offrir en plus aux clients un salad bar bien frais, quelques boissons et des desserts maison, de quoi ravir la clientèle du quartier de Madeleine.

Le décor est tout vert et blanc, avec plusieurs citations aux murs qui ne manquent pas d’humour.

Celle de Joe Lewis m’a particulièrement plu : « Je me suis mis au régime : en 14 jours j’ai perdu 2 semaines ».

Deux grandes tables hautes vous attendent, entourées de tabourets de bar. De l’eau et des condiments sont disposés sur toutes les tables, à votre disposition. Possibilité aussi de déjeuner face à la rue, sur une petite tablette collée à la vitre. Quelques tables vous attendent en terrasse aux beaux jours.

Chacun choisit son menu devant le salad bar, guidé par Flavie et son collègue, puis vous passez à la caisse au bout du bar. Sur place ou à emporter, c’est vous qui choisissez.

Au menu : plein de bonnes choses :

-Pour composer votre salade, vous choisissez parmi ces ingrédients : concombre, haricots verts, olives, champignons, maïs, avocats, œufs, thon, carottes, tomates, artichauts, pâtes, feuilles de vigne et fèves
-Même l’assaisonnement est pensé : vinaigrette, citron, moutarde au miel, crème légère et ciboulette, vinaigrette miel gingembre
-L’hiver, Flavie vous concocte des soupes, des risottos et des pâtes chaudes.
-Des bagels évidemment : jambon, moutarde, cheddar ou cream cheese dinde cheddar ou encore cream cheese saumon
-Des focaccias (fougasse italienne) et des piadina (galette italienne)

La suite c’est par ici !

Sisters. 12 rue Pasquier. 75008. Métro Madeleine. Ouvert du lundi au vendredi.

MON DEJEUNER DANS LA CRYPTE DE LA MADELEINE

Oui oui dans la crypte ! “Le Foyer” est un restaurant associatif tenu par des petites mamies bénévoles.

Le prix du déjeuner (7,50 €) permet de financer des repas gratuits aux deshérités. Noble initiative !

Le déjeuner est ouvert à tous. En plus du prix du repas, les Parisiens doivent prendre une carte annuelle (3,50 €), 7 € pour les non-Parisiens.

3 salles voûtées de 60 mètres de long vous accueillent. Le menu est affiché :

Les tables sont dressées, d’ailleurs les hors-d’oeuvre vous attendent. Si vous n’aimez pas, vous les changez avec votre voisin !

En entrée : radis, céleri rémoulade ou avocat vinaigrette. C’est de la cuisine de collectivité, simple.

En plat, je choisis un gratin de pâtes à la tomate avec sa jardinière de légumes. Le service est ultra-rapide, c’est qu’elles sont dynamiques ces mamies ;-) !

Un ptit bout de fromage (le camembert est délicieux !) pour finir et hop, voilà un déjeuner pris en 25 minutes.

Mon verdict ?

- J’aime : le lieu, beau et insolite. Les mamies adorables et la rapidité. L’entrée et le plateau de fromages.

- J’aime moins : les plats qui me rappellent la cantine de mon enfance, ou pire les plateaux-repas à l’hôpital.

Une belle découverte en tout cas. On prolonge ce moment en visitant les toilettes publiques art-déco juste à côté, ou l’église de la Madeleine.

Le Foyer. Place de la Madeleine (côté droit quand vous regardez l’église), 75008. Métro Madeleine. Du lundi au vendredi de 11h45 à 14h.

LA SANDWICHERIE CHIC LINA’S, NOUVELLE FORMULE

La chaîne de restauration rapide Lina’s, fondée en 1989 par Lina Ghosn, est de retour. Le concept de restauration rapide est bien entendu toujours là mais le décor, les produits ont été totalement revisités. Le but : proposer aux clients de manger des produits de qualité, savoureux, dans un joli cadre sans toutefois payer trop cher. La démarche de ce nouveau concept est clairement écologique et basée sur le développement durable.

C’est le restaurant pilote que nous sommes allées tester ce midi-là, près de l’avenue des Champs-Elysées.

Grands volumes, cadre épuré, très blanc, une armée de serveurs vous attend derrière le comptoir. Tabourets, petites chaises au design sympa, l’atmosphère est zen. Parfait pour se ressourcer le temps d’un déjeuner, même s’il est pris sur le pouce.
La carte, élaborée par un grand chef et relue par un nutritionniste, est très variée. Prenez le temps de composer votre menu. Les associations sont déclinables à l’envi. Soupe, sandwich, fruits ou salade quiche cookie ? Tout est possible.
Prenons dans l’ordre. Les sandwichs d’abord. Le pain n’est pas industriel, il vient de la boulangerie, c’est un artisan qui a pétri sa pâte, assez rare dans ce genre d’endroit pour être souligné. Vous pouvez vous laisser tenter par les « tout prêts ». Comté, speck et mesclun, ou thon anchois huile d’olive ou encore avocat mangue mozzarella.

La suite du repas c’est ici.

Lina’s (resto pilote), 61 rue Pierre-Charron, 75008, métro Georges-V, ouvert du lundi au samedi.

LA PASSEE : COMMENT S’EN PASSER ?

Un rêve d’enfant qui se réalise. Alexis et Pierre-Edouard, 2 cousins, nourrissaient le rêve d’ouvrir leur propre restaurant depuis leurs 15 ans. C’est chose faite depuis le 16 mars 2009. Pourquoi “La Passée” ? Demandez-leur ! Ils vous expliqueront ainsi leurs trois passions communes : la chasse, le rugby et le pays Basque.

La décoration est d’ailleurs aux couleurs de ce joli coin de France : rouge et noir et nuancée de quelques tons taupes.

Des piments d’Espelette son accrochés au mur et Alexis découpe directement derrière le bar la bonne charcuterie basque qui parfume la salle. Les deux hommes, amoureux des bons produits du terroir de qualité, n’ont pas fait les choses à moitié. Ils sont partis plus d’une semaine sur place rencontrer les exploitants, les agriculteurs et viticulteurs pour ne ramener que du bon, du vrai !

Tout ce que vous allez goûter arrive en direct du sud-ouest, voilà un gage de transparence vis-à vis du client.

Afin de goûter les spécialités (on est au pays Basque tout de même !) je commande les piquillos et mon invité tente l’assiette de charcuterie basque.

Les piquillos sont des poivrons farcis à la brandade de morue. 2 petits poivrons en forme de cornet arrivent, ils sont bien remplis.
La cuisson est bonne : ils sont tout juste saisis et la brandade maison est onctueuse avec de petits bouts de pommes de terre.

L’assiette de charcuterie est gargantuesque !
Les jambons de pays qui la composent sentent délicieusement bon. Le chorizo est parfumé et pas trop piquant mais le plus remarquable dans cette assiette reste les fines tranches de saucisson de canard.

La suite c’est ici !

La Passée, 29 rue d’Edimbourg, 75008, métro Europe. Ouvert du lundi au vendredi.

BRASIIIIIIIIL !

Il y a quelques mois, nous nous rendons avec mon cher et tendre dans le quartier de Saint-Lazare, assez peu animé le soir. Il est toujours difficile en effet d’y trouver un endroit sympathique, ne serait-ce que pour boire un verre. Mais ça y est, depuis janvier 2009, cet endroit existe ! Tenu par deux soeurs, Sandra et Stella, l’ancien “Bistrot du Rocher” est devenu l’Amazonia, restaurant-hommage au Brésil ! La première salle ne paie pas de mine, on y trouve un bar, classique, avec des tables et banquettes jaunes et vertes aux couleurs du drapeau.

Dans cette salle, que des habitués, ce qui est étonnant puisque le restaurant n’est pas ouvert depuis si longtemps, je me dis que ça n’augure que du bon. Ca rigole, ça boit des cocktails maison à 5 €. On s’y sent tout de suite bien. La grande salle du restaurant se trouve, elle, au bout d’un étroit couloir. Un petit coucou à la chef en passant et on se retrouve en Amazonie, au milieu des papillons, toucans et autres perroquets. Demandez le secret pour les faire chanter, ils n’attendent que ça !

Le mieux, quand on découvre la cuisine brésilienne, est de goûter le panier gourmand (mistura de petiscos), composé de plusieurs petits beignets aux saveurs différentes. Nous optons donc pour ça et pour le crabe du chef (caranguejo do Chefe). Un hors d’oeuvre de poisson (isca de peixe), des crevettes épicées (camarao na cuia) ou encore des saucisses en oignonnade (linguiça acebolada) sont aussi proposés, tout cela compris entre 6,80 € et 8 €.

Ayant entendu dire le plus grand bien de la feijoada brésilienne (sorte de cassoulet), je commande tout de suite ce plat et Stéphane continue dans les plats de la mer et opte pour le vatapa (crevettes, poivrons, lait de coco).

Deux assiettes arrivent, surmontées d’un petit dôme de riz et de quelques feuilles de salade, et les plats sortant juste du four sont apportés ensuite. C’est dans un joli plat que je découvre la fameuse feijaoda (uniquement servie le samedi), les haricots noirs, la viande et les petits bouts de saucisse sont présentés dans une sauce sombre, qui a l’air très crémeuse, je me sers sans plus attendre.

Un équipe super sympa !

La suite des mes impressions c’est ici !

Amazonia, 16 rue du Rocher, 8eme arr. Métro St-Lazare. Ouvert du lundi au samedi.