LES CUPCAKES DE CHLOÉ SAADA


P1250239 P1250240Voir Chloé Saada dans l’émission "Le Meilleur Pâtissier" sur M6 la semaine dernière m’a donné envie de retourner dans le 9eme en "expédition cupcakes". Le succès étant au rendez-vous depuis ses débuts, Chloé est maintenant l’heureuse propriétaire de deux adresses proches l’une de l’autre.

Le décor très (trop) rose-bonbon-girly-lol ne m’enchantant pas plus que ça (on se croirait dans une maison de poupée), je décide de prendre une boîte de 5 à emporter et à partager (ou pas).

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P1250244 P1250245 P1250246 P1250249 P1250252Parfums choisis : confiture de lait, toblerone, tout choco, poire speculoos et M&M’s.

Ces cupcakes sont de mini oeuvres d’art, le moindre détail est travaillé : une génoise fondante bien sûr, une crème au beurre dense et ferme, des toppings en accord avec le parfum et un tas de petites paillettes, éclats de gâteaux, miettes de bonbons saupoudrés sur la crème.

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Si le poire speculoos est décevant (aucun goût), les autres sont de véritables péchés mignons. La crème au beurre résiste un peu à la première bouchée, à mi-dégustation on tombe sur un coeur gourmand, et la génoise pourrait se manger seule tant elle est moelleuse. Mon coup de coeur : le confiture de lait et pour le travail de déco : le tout choco là juste au-dessus, décoré comme un sapin de Noël.
Les adresses des deux cupcakeries dans le 9eme :
- 40 rue Jean-Baptiste Pigalle (fermée lundi)
- 47 avenue Trudaine (fermée mardi)
Cours de cuisine, déjeuners et brunchs possibles. Tous les renseignements sont sur son site (très rose et girly aussi). Ici !

LA CLASSE


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Retour sur les bancs de l’école. La Classe est un "resto récréatif" où l’on mange dans un décor de salle de classe. En temps normal, j’évite les "restos à thème" où tous les efforts ont été mis dans le décor et où l’assiette est souvent navrante.

Non, ici, on mange bien, très bien même. Le chef change sa carte à chaque saison. Normal me direz-vous, mais sur les 4 ou 5 restaurants que je teste chaque semaine, ce n’est malheureusement pas toujours le cas, la précision est donc utile.

Le chef Loïc Poncet s’amuse. Il teste les plats chez lui avec ses cobayes d’amis (les bienheureux !) et s’amuse ensuite en cuisine. C’est bon, ludique et bien présenté. Le pressé de foie gras est généreux, l’effeuillé de saumon s’habille de mangue et d’un guacamole drôlement bien parfumé à la coriandre. Ensuite, impossible de résister au burger de la maison, que les habitués réclament souvent. Interdiction au chef de le supprimer de la carte.

Encore un burger certes, mais celui-ci renouvelle le genre. En guise de bun, une délicieuse galette de pomme de terre cache des câpres et un steak juteux que l’on vient arroser d’une crème au parmesan. Le ceviche à la polynésienne ravit les papilles par sa fraîcheur et le filet mignon s’accompagne de jambon serrano.

De vraies gourmandises pour finir : pain perdu brioché, figues au romarin, ou glaces artisanales.

A suivre sur leur page Facebook, les futures soirées à thème comme celle du 19 novembre prochain, intitulée "leave your kids alone" pendant laquelle les parents profitent d’un dîner au calme alors que les kids se régaleront d’un fish and chips spécialement pensé pour eux.

(NB : resto resté il y a quelques semaines déjà, d’où les tomates et autres fraises sur les photos)

La Classe. 6 rue de Maubeuge. 75009. Tél : 01 45 26 89 41. Fermé dimanche. A la carte 25 €. Métro Notre-Dame-de-Lorette.

LE BARRAMUNDI


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Bien déjeuner pour pas (trop) cher dans le quartier de l’Opéra Garnier n’est pas aisé. Il y a bien sûr le Café de la Paix (très inégal) ou la cuisine de Yann Tanneau à l’Opéra Restaurant (un peu cher). Puis beaucoup de snacks, brasseries et autres Hippopotamus bruyants…

Le Barramundi semble être un bon compromis. On emprunte le magistral escalier pour descendre dans un havre de paix fait de velours, cuirs tout doux et éclairage tamisé. Dans ce lieu qui porte le nom d’un gros poisson australien, on déguste une cuisine du monde. Wok de légumes, thon mi-cuit, le fameux barraburger, de mignons samossas et autres tempuras. Pas de la grande gastronomie mais une bonne cuisine de saison, aux nombreuses inspirations : tantôt indiennes, tantôt asiatiques…

Barramundi. 3 rue Taitbout. 75009. Tél : 01 47 70 21 21. Métro Opéra ou Chaussée d’Antin. Fermé samedi midi et dimanche. Menus autour de 30 €.

BIG FERNAND, LE BURGER FRANCHOUILLARD


C’est grâce à Marc et à ses tweets de folie que j’ai pu aller découvrir les burgers de Big Fernand dont tout le monde parle.

Il est à peine 12h30 et les gourmands font déjà la queue sur le trottoir. Les moustachus, eux, ne chôment pas derrière le comptoir, le premier prend la commande, le 2eme surveille la cuisson des steaks, le 3eme prépare les plateaux, un beau travail d’équipe.

Au choix : 5 burgers (poulet, veau, agneau ou boeuf). J’opte pour le burger phare de la maison soit le Big Fernand au boeuf et à la tomme de Savoie.

Le bun se craquèle légèrement, on sent sa grande fraîcheur. Je suis surprise de la taille du steak, il est énorme et parfaitement cuit et j’apprécie que le sang n’imbibe pas le bun. L’épaisse tranche de tomme bien fondue se mélange au reste des ingrédients : persil plat, tomates confites, sauce maison.

La première bouchée confirme mes impressions, il est délicieux : moelleux, riche en goût, facile à tenir et à manger. Le fromage ne fait maintenant qu’un avec la viande, les tomates confites viennent relever le tout. Vraiment c’est une réussite.

Malheureusement les frites ne sont pas à la hauteur du burger, ce sont des miettes de frites que je découvre dans mon cornet, la plus grande fait 2 centimètres de longueur. On dirait des miettes de fond de cuve trop cuites. Il paraît que l’équipe a prévu de changer la recette (ou la provenance ?) suite à de nombreuses critiques sur Tweeter entre autres (les moustachus sont très attentifs à ce que l’on dit d’eux sur les réseaux sociaux et essaient du coup d’être réactifs, bravo !)

Grosse déception au moment du dessert. Je vois un cheesecake à la carte que je m’empresse de commander. Hélas il n’a rien d’un cheesecake. Le crust n’a pas de goût, la purée de fruits rouges est acide et une énorme couche de fromage blanc aigre dépourvue de cream cheese couvre le tout. Un des pires cheesecakes de ma vie :-( et apparemment les autres desserts déçoivent aussi mes camarades de tablée. Vous l’aurez compris, concentrez-vous sur le burger, le reste n’a aucun intérêt.

Le personnel à moustache est très sympa, l’attente se fait moins longue grâce à leur sens de l’humour, le burger est un délice, c’est rapide et la bande-son nous plonge directement aux Etats-Unis dans les années 1980.

Les plus : le burger servi ultra-chaud, la fraîcheur des produits, les recettes à composer soi-même et les boissons originales comme le jus aux baies de goji.

En conclusion, j’ai préféré le burger à celui de chez Blend mais Brice remporte pour moi la palme du meilleur burger de ce début d’année. Je vais maintenant faire une petite pause dans les burgers. Point trop n’en faut.

Big Fernand. 55 rue du Faubourg-Poissonnière. 75009. Tél : 01 47 70 54 72. Fermé le dimanche. Leur site. Menu 12 € et 18 €.

CORNEIL


Joli bistrot tenu pendant des années par monsieur Corneil himself, l’endroit vient d’être repris depuis la rentrée de septembre par Charly Kakou, ancien restaurateur et toujours marchand de vin, c’est dire s’il s’y connaît en bons breuvages.

Le restaurant a tout du vrai bistrot parisien : la formule sur ardoise, le patron et sa serveuse en tablier, le beau mobilier en bois et les serviettes blanches en tissu sur les tables.

Quelques habitués s’installent et commandent sans trop réfléchir la formule, on sent qu’ils ont confiance. J’observe à travers le passe-plats le chef et son second en cuisine. Malgré l’étroitesse du lieu, ils travaillent en belle harmonie et les assiettes sortent rapidement, bien présentées. Mes voisins ont l’air de se régaler.

Les entrées : coquilles saint-jacques à ma façon, velouté “Dubarry”, véritabe oeuf meurette, soupière d’escargots de Bourgogne et foie gras de canard mi-cuit maison. De 8 € à 12 €.

Nous tentons le foie gras et les coquilles. Une belle tranche de foie gras arrive, accompagnée de sa quenelle de chutney exotique. Il est exquis, pas besoin de rajouter du sel ou du poivre. Bien ferme à la découpe, il fond pourtant dans la bouche. Les quatre coquilles sont présentées dans leur écrin et attendent d’être dégustées sous leur petite émulsion. Une julienne de légumes les met en valeur. Deux entrées réussies.

C’est un grand carnivore qui m’accompagne ce midi-là, il choisit tout naturellement l’entrecôte et ses pommes grenaille. La viande est saignante comme demandé, et bien grillée sur le dessus, ce qui lui donne ce bon petit goût fumé. Un gros pot de moutarde arrive, nous sommes dans un bistrot souvenons-nous !

Ayant louché sur mes voisins de tablée, je choisis le cabillaud et sa purée de patates douces (comme les Costes peuvent le faire mais en 10 fois mieux vous voyez ?). La cuisson est excellente, la purée crémeuse, un joli plat qui a le mérite de rester léger.

Autres plats proposés à la carte : rognon de veau entier à la graine de moutarde, caille farcie en duo de champignons, dorade en croûte de sel, éventail de magret aux poires. Autour de 20 €.

La carte des vins, au moment où nous avons découvert le restaurant, n’était pas encore complète. Le patron veut l’étoffer et rajouter des références qu’il connaît bien pour travailler avec les viticulteurs depuis quelques années. Je lui fais confiance et goûte le Chardonnay Domaine de Tariquet. Bouteilles de 21 € à 88 € actuellement.

En dehors du décor, de l’accueil et de la qualité des produits, j’accorde toujours une grande importance aux desserts, trop souvent négligés dans les bistrots, quand on a la chance de tomber sur du fait maison ! Là, ça sent bon  : tarte au citron meringuée maison, crème renversée au caramel à l’ancienne, sabayon de fruits rouges, tarte aux fruits frais “minute”, irish coffee, café gourmand. Tout me tente et je ne suis pourtant pas un bec sucré.

Après le cheesecake, mon dessert préféré est la tarte au citron. Sitôt vu, sitôt commandé. Mon invité opte pour la crème renversée. L’appareil au citron repose sur une délicieuse pâte sablée, il est bien acide et la meringue est comme une crème.

La crème renversée est parfaitement équilibrée. Le chef a copié la recette du patron, j’en ferais bien autant !

Desserts entre 6 € et 10 €.

Après quelques tests de restaurant non concluants dans la semaine, que c’est bon de tomber sur un vrai bistrot comme le Corneil. Décor sympa, “dans son jus”, jeune chef Julien Commeinhes prometteur, bons produits de saison et maison, service efficace, bravo à eux tous.

Corneil. 18 rue Condorcet, 75009. Tél : 01.49.95.92.25. Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Métro Poissonnière.

LE CAFÉ SALÉ


Quelques tables au loin font office de terrasse et contournent l’établissement. De prime abord, on pourrait penser que le Café Salé est un café de quartier, sans autre prétention que de servir quelques tasses tout au long de la journée.

Il n’en est rien ! On peut y déjeuner ou dîner et plutôt bien !

Tout de noir vêtu, l’intérieur est joli. Suspensions industrielles, vieilles affiches publicitaires, une grande arcade divise la salle en deux. Choisissez votre table : tout près du bar sur la banquette aux coussins tout ronds et colorés ? Ou bien dans le fond là-bas, à côté de la grande tablée de copains qui semblent se régaler du plat du jour ?

La carte est présentée sur ardoise. Une dizaine d’entrées, autant de plats. Le chef ayant été dévalisé ce midi-là en saumon, je suis privée de carpaccio ou de tartare. Qu’à cela ne tienne, je prolonge l’été et opte pour le classique tomates-mozzarella. Mon invité, lui, préfère les coquilles saint-jacques. Mon entrée est présentée en mille-feuille : une tranche de tomate, une tranche de mozza et ainsi de suite. C’est subtilement assaisonné, bien salé et le basilic vient parfumer le tout. J’apprécie la petite salade verte servie à côté : fraîche, copieuse et agrémentée d’oignons. Ici on boude les salades en sachet et c’est tant mieux.

Les petites coquilles sont proposées en quantité, présentées dans une sauce multicolore aux accents de tomates et de poivrons. Une bonne entrée que nous aurions préférée sans riz, jugé superflu.

Entrées de 6 € à 13 €.

Je n’ai pas une seconde d’hésitation pour la suite : ce sera risotto aux champignons et copeaux de foie gras et en face de moi confit de canard à la crème d’ail.

J’ai l’heureuse surprise de découvrir dans mon assiette creuse une belle tranche de foie gras poêlée et non des copeaux comme annoncé. Le plat est copieux et les petits champignons sont juste fermes.

La cuisse de canard est bien confite on ne nous a pas menti, elle est entourée de la fameuse crème d’ail qui aurait mérité d’être plus forte en ail. La purée maison est excellente, légèrement parfumée à la muscade.

Plats de 11 € à 15 €. Si une formule entrée ou plat ne vous satisfait pas, faites vous plaisir avec les nombreuses salades ou tartines proposées au Café Salé. J’ai vu passer de belles assiettes prometteuses ! Tartines autour de 10 €, salades autour de 13 €.

La carte des vins est accrochée au mur du fond, pas forcément très pratique à consulter mais les tenanciers connaissent leur cave. Ce sera 2 verres de Pinot noir pour nous. Bouteilles à partir de 15 €.

Ayant toujours l’oeil qui traîne, j’avais repéré derrière le bar un mini-réfrigérateur dans lequel patientaient quelques douceurs. Mousse au chocolat et tiramisu aux framboises, le tout maison. Joliment servis dans des bocaux à l’ancienne, les desserts nous ravissent. Le biscuit du tiramisu est bien imbibé, la crème légère et les framboises bien présentes. La mousse au chocolat, elle, est bien ferme. Elle plaît à mon invité tandis que je la trouve un peu amère (mais je ne suis pas une référence ni un gourmet en la matière puisque je n’aime presque que le blanc ou le chocolat au lait).

Desserts autour de 5 €.

C’est une bonne surprise que nous avons eu ce midi-là. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences mais tester. De plus, l’endroit est convivial. Cela est sûrement dû au sourire du personnel et aux petites attentions portées aux clients : journaux, wifi, et bien sûr l’happy hour après une journée harassante.

Café Salé. 66 rue de Clichy. 75009. 09-81-34-99-22. Métro : Place de Clichy. Site : www.cafesaleparis.fr. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Formules de 13 € à 15 €.

ANNAM : ENCORE UN BON RESTAURANT INDIEN


Non loin de la place de Clichy, Annam est un joli restaurant indien très coloré. Série d’alcôves rouges, murs roses et saumon, housses de chaises multicolores, statuettes en bois et nappes rouges : c’est sûr, y’a de la couleur ! Quel resto indien n’a pas un petit côté kitsch à part Indra et le Kavéri ?

La carte est classique : les entrées, les nombreux plats indiens à base de poulet, d’agneau, de gambas, les nans, les thalis.

Jusque là, rien de bien surprenant.

C’est dans l’assiette que la surprise a lieu.

Nous commandons en entrée (autour de 5 €) un assortiment de beignets ainsi que deux cheese nans. De bonnes odeurs s’échappent de la cuisine. Les beignets d’oignons, d’aubergines et de pommes de terre sont excellents : fins, absolument pas gras. Très agréables à tremper dans la petite sauce menthe coriandre légèrement relevée. Les cheese nans sont divins et je pèse mes mots ! Bien gonflés, ils sortent tout juste du four, dorés et sentant bon le beurre indien. Pour une fois le fromage est présent, ça coule presque ! Et la pâte est dense.

Je lui décerne sur le champ le titre du meilleur cheese nan de l’année. L’amie qui partage mon dîner est d’accord.

Grande fan du butter chicken, je me fais violence et décide de changer un peu mes habitudes. Je commande donc en plat le poulet korma et mon amie opte pour le biryani de légumes.

Le poulet korma (11,50 €) est un poulet mariné dans une sauce très onctueuse réalisée à base de lait de coco et de noix de cajou, d’où cette belle couleur camel dans l’assiette. Le poulet est tendre. Je ne laisse pas une miette de sauce que je finis même à la cuillère tellement son goût est délicieux.

Le biryani de légumes est copieux : haricots, oignons, petits pois, tomates sont mélangés à du riz, servi avec une petite raïta (fromage blanc).

Côté boissons optez pour un lassi (à base de yaourt, sucré ou salé), celui à la noix de coco est très bon. Les amateurs de vins pourront goûter le vin indien (17 €) ou quelques références françaises classiques (de 11 € à 17 €).

Puis vient le dessert. Je commande le gulab jaam (3,50 €) : deux boules à base de poudre de lait parfumées au sirop de sucre à la rose et à la cardamome. Très sucrées, les deux boules sont fermes à l’extérieur, saupoudrées de poudre de coco et d’amandes. C’est un bon dessert pour qui aura encore un petit creux (ils ne seront pas nombreux, les assiettes sont copieuses).

Mon invitée choisit, elle, de goûter le kulfi (5 €) : la glace indienne à base de lait. Elle la choisit à la pistache. Malheureusement le kulfi est arrivé un peu trop glacé, ce qui a masqué le goût tant attendu de la pistache.

Les restaurants indiens sont nombreux sur Paris, les bons se font plus rares. Annam a le goût de la bonne cuisine et du travail bien fait. Et les cheese nans nous ont laissés un souvenir impérissable.

Annam. 41 rue Pierre-Fontaine. 75009. Métro Blanche. Ouvert tous les jours sauf lundi midi.

CARTE BLANCHE


Pour fêter dignement l’anniversaire d’une amie en juillet, je cherche un restaurant. Le 37m2 étant fermé (ils faisaient le pont du 14 juillet), je dois me rabattre sur autre chose. Où aller dans le 9eme ? C’est sur les bons conseils de Chrisos que je réserve au restaurant Carte Blanche.

L’accueil est bon, ce qu’il faut de souriant (un tout petit manque de chaleur tout de même)… Nous découvrons un joli petit restaurant bien décoré. Les pierres apparentes aux murs donnent tout de suite un côté chic à l’endroit.

Les deux compères à la tête du restaurant (ex-Beauvilliers et ex-Gagnaire) s’amusent. Les présentations sont originales et ludiques. Les poissons peuvent être présentés dans une boîte de sardine, pendant qu’une entrée à la tomate sera proposée dans une boîte de concentré. La courte carte donne envie, la mise en bouche au crabe est fine. Autour de nous les tablées s’organisent, l’ambiance est bonne.

Je ne peux résister à l’appel du foie gras de canard en entrée. Il est ferme et savoureux mais niveau proportions c’est plutôt léger.

Mon amie goûte les couteaux. Ils sont tendres, bien relevés. Le persil et l’ail sont là. Parfait équilibre.

Crevettes façon thaï. On note le petit "plus" de la maison : la présentation. Le Figaro leur reprochait de tomber dans le gadget, je ne suis pas d’accord, tant que la qualité est là, pourquoi ne pas s’amuser ? Brisons un peu les convenances quoi ! Le quinoa servi avec semble bien fondant.

Je tente pour ma part le cabillaud aux petits légumes. Cuisson parfaite mais que c’est salé ! Et pourtant j’aime le sel ! Je pioche dans l’assiette de notre 3eme amie qui a pris la même chose, là ca va il est parfait. Dommage pour moi…

Manquant d’appétit (j’étais sortie du Véfour à 17h s’cusez…) je m’arrête là pendant que mes deux copines gourmandes continuent. Sablé abricot/glace insolite pour l’une, cheesecake aux fraises pour l’autre. La tarte est bonne mais une fois encore c’est mini et la glace est à l’avocat. Original certes mais pas d’un grand intérêt gustatif à mon goût. Le cheesecake, lui, semble bien gourmand.

L’addition, contrairement au cabillaud, n’est pas trop salée. Des quantités revues à la hausse seraient bienvenues. Quand c’est bon, on en veut plus ! Comptez 22 € pour le bento du déjeuner, 28 € pour plat-dessert, 31 € pour entrée-plat et enfin 35 € pour entrée-plat-dessert.

Carte blanche. 6 rue Lamartine. 75009. Tél : 01 48 78  12 20. Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Métro : Notre-Dame de Lorette ou Cadet.

LE PATIO OPERA


C’est sur les conseils d’Alain Neyman que je me rends déjeuner au Patio la semaine dernière. L’endroit est beau. Immeuble haussmannien juste à côté de l’Opéra Garnier, patio de 80 m2, mobilier chic, teck au sol. C’est très calme, cette petite cour intérieure est un havre de paix. On est loin de l’agitation des Grands Magasins tout proches.

Le chef, Andrea Pierratini, est italien, originaire de Florence et amoureux de la Corse : il y a même travaillé. La carte est donc axée autour de ces deux gastronomies qui se complètent à merveille.

Je goûte en entrée la burrata (le coeur de la mozzarella), jambon de parme et tomates confites. C’est le meilleur de la mozzarella, bien fondant, crémeux.

Le lait de la burrata vient délicatement parfumer le jambon. C’est un régal. Andrea me confiera plus tard avec son charmant accent italien qu’il a déjà servi des burrata bien plus fondantes ! Je reviendrai tester !

Valérie, la responsable de l’endroit, me fait le plaisir de déjeuner avec moi et déguste une salade de poulpe (très tendre) et nous picorons des filets de daurade crus. Rare de trouver de la daurade en tartare. Légèrement citronnée, c’est copieux et frais.

Je continue ce bon repas par un plat de tagliatelles aux gambas citronnées. C’est servi à l’italienne donc très copieux. Une grosse gambas trône fièrement au sommet du plat, d’autres petits bouts le décorent. Le citron est présent mais discret. Entrées de 8 € à 11 €, plats de 13 € à 19 €.

Mais Le Patio ce n’est pas uniquement un restaurant. C’est aussi un bar lounge pourvu de gros chesterfield moelleux, et une galerie d’art dans les caves de l’immeuble (on est au 2eme sous-sol). L’endroit est brut, presque comme il a été trouvé. Valérie l’a baptisé l’Abri, comme l’inscription sur le mur qui date de la guerre 39-45. On sent d’ailleurs le lieu chargé d’histoire.

Le Patio. 5 rue Meyerbeer. 75009. Tél : 01 40 98 00 92. Ouvert tous les jours sauf dimanche. Site.

 

DELICES GRECS ET CRETOIS A L’ATHENAIS


Ce joli restaurant tout en longueur a ouvert ses portes en 2004. Costas, le patron, est athénien et saura vous parler de son pays et de sa gastronomie avec passion.

C’est en fait dans un bateau que vous pénétrez. Regardez au-dessus de votre tête : vous êtes dans les cales ! Beaucoup de bois, d’éléments de décoration très colorés, le tout est chaleureux.

Après une petite coupe de Champagne, nous commandons nos entrées. Ici, les recettes traditionnelles sont respectées à la lettre. L’idéal quand tout nous plaît sur une carte est de choisir l’assortiment d’entrées. Je pourrai ainsi goûter au tarama (qui est un de mes nombreux péchés mignons), mais aussi aux boulettes ou encore au caviar d’aubergines. Voilà la grande assiette pleine de soleil, c’est beau et copieux. Le tarama (maison) est fondant, presque mousseux, le caviar d’aubergines est fort en goût, les piquillos rouges sont bien garnis de fromage. La découverte pour nous sera les boulettes, faites maison, pas grasses du tout. Le croquant des haricots blancs géant contraste avec la douceur du tzatziki bien frais, cet assortiment est parfait. (Entrées autour de 6 €, assortiment 14 €).

Pour la suite, Costas nous conseille le poulpe grillé. Il est en effet le seul ou un des seuls dans Paris à le proposer comme cela. C’est mon amie qui le commande pendant que je ne peux résister à l’appel de la moussaka. L’assiette de poulpe arrive, mon amie me confiera ensuite que c’est le meilleur qu’elle n’a jamais mangé. Il est mariné puis grillé au feu de bois, ce qui lui donne un bon goût fumé. Il est servi avec des petits légumes et de grosses pommes de terre. Ami des régimes passez votre chemin, ma moussaka arrive ! Bien gratinée, les aubergines gorgées d’huile fondent dans la bouche, la viande hachée repose au fond, garnie de petits morceaux de pommes de terre. Plats autour de 15 €.

Pour accompagner nos mets grecs et crétois nous dégustons un vin blanc : un Vilana, un vin crétois que Costas est le seul à proposer à ses clients. C’est un vin blanc sec mais malgré tout très fruité, très agréable. Plusieurs autres vins grecs et crétois à la carte autour de 20 €.

Pour tout avouer, nous n’avons plus grand appétit après tous ces délices dégustés. Costas nous conseille donc « de petites choses légères ». Ce sera un yaourt grec au miel pour moi et le dessert « lacté, fruité, sucré » pour mon amie. Le yaourt est dense, très ferme, le mélange est tout à fait harmonieux grâce au miel suave qui vient casser l’aspect compact du dessert. En face de moi le dessert est plus copieux : du miel, de l’ananas, du yaourt mais aussi une pâtisserie gourmande : une baklava dorée au miel et renfermant de petits bouts de pistache.

L’Athénaïs est une adresse authentique ou l’on peut déguster de vrais produits crétois, importés directement de là-bas. Et nouveauté : en septembre 2010, Costas s’agrandit et proposera à ses clients le midi une jolie terrasse dans la petite arrière-cour. Elle répondra au doux nom de « Jardin d’Athénaïs ». 

L’Athénaïs. 34 rue de la Victoire, 75009. Métro Notre-Dame-de-Lorette. Ouvert du lundi au samedi. Tél : 01 48 74 28 87.

LE 37 m2 RUE RODIER


Ce sont deux charmants jeunes hommes : Kostia et Aurélien, qui sont à la tête de ce nouveau restaurant de la rue Rodier,  ouvert depuis février 2010. Les 2 garçons ont refait les 37 mètres carrés du restaurant à neuf. La décoration est élégante. Le moindre détail a été pensé avec goût comme les fauteuils de cinéma dénichés aux puces ou encore ces suspensions très modernes. Original le cadre comportant le menu écrit à l’envers ! Pour déchiffrer la liste des douceurs, il faut regarder dans la glace en face.

La carte est un savant mélange de recettes traditionnelles taïwanaises et françaises. Avant de la découvrir, Aurélien nous propose un bubble tea (thé aux perles). Ils sont presque les seuls dans Paris à en proposer à leur clientèle, cela ne se refuse pas ! Les petits grains de tapioca viennent tout droit de Taïwan en palette et les garçons les stockent dans un entrepôt. Mais qu’est-ce que le bubble tea ? C’est un mélange de thé froid ou chaud et de lait, parfumé selon votre goût (lait de coco, amande, speculoos…) De grosses boules de tapioca reposent au fond de nos verres. La boisson est aussi bonne que ludique à boire puisqu’il faut aspirer le délicieux breuvage et les « perles » au moyen d’une paille au diamètre surdimensionné. C’est un aller direct pour Taïwan qu’Aurélien nous offre là puisque c’est la boisson nationale du pays.

Place aux entrées maintenant. Ce sera magret de canard à la prune pour mon invitée et perles de riz pour moi, et oui je continue dans les perles mais cette fois dans l’assiette ! 6 tranches de magret de canard bien rosées décorent l’assiette. Elles sont fines, savoureuses et subtilement sucrées à la prune. Pour ma part je me régale de ces boulettes de porc enrobées de riz gluant et cuites à la vapeur. Des baguettes nous sont proposées à côté des couverts : je ne me fais pas prier et utilise les baguettes pour tremper ces drôles de perles dans une douce sauce au soja. C’est d’une grande finesse, les saveurs explosent en bouche. Entrées à 6 €.

Nous enchaînons avec un poulet sauté aux fruits jaunes et un bœuf sauté aux légumes. L’équipe du 37m2 sait définitivement mixer les saveurs. Mon poulet frit (mais pas gras du tout) se marie très bien avec l’aigre-doux de la mangue et du kumquat, il est tendre et sa présentation en petits morceaux permet de continuer à manier les baguettes. Mon amie, elle, se régale de son bœuf parfumé au basilic, aux baies et poivre vert. Les poivrons qui l’accompagnent sont fondants et croquants à la fois. Nos plats sont aussi bons que beaux grâce aux différents poivrons rouges, verts et jaunes. Plats de 12 € à 17 €.

Désormais conquises par la cuisine de ce restaurant, nous commandons notre dessert sur les conseils d’Aurélien : tarte citron mangue pour moi, « chocolat carambar » en face de moi. Ma crème citron mangue repose sur une délicieuse pâte sablée parfumée au thé vert. Le dessert au chocolat de mon amie jouit d’une présentation très graphique. Kostia, qui dresse les assiettes, a fait les Beaux Arts, cela se voit ! Sur une base de praliné croquant repose une ganache maison parfumée au carambar, le tout servi en petit cube, c’est une fois de plus un régal.

Nous avons fait tout notre déjeuner avec notre bubble tea mais plusieurs vins sont à la carte comme un shiraz australien à 20 €, un moulin à vent 2007 à 32 €. Plusieurs vins au verre sont également servis comme ce chardonnay à 3,50 €.

Bravo à ces deux garçons pour la création de ce restaurant. En plus d’une cuisine raffinée, vous y serez accueillis avec le sourire, tout cela dans 37 mètres carrés élégants. Un restaurant comme on aimerait en voir plus souvent.

Le 37 m2, 66 rue Rodier. 75009. Métro Anvers. Ouvert du mercredi au dimanche. Tél : 01 48 78 03 20

OUZBEKISTAN BOUKHARA DANS LE 9eme


L’Ouzbekistan Boukhara du 9eme a ouvert ses portes en avril 2009. Le premier restaurant du 11ème arrondissement était en effet devenu trop petit pour accueillir tous les gourmands fans de cuisine ouzbek.
Le succès étant au rendez-vous, les 2 patrons ont décidé d’ouvrir une deuxième affaire pour pouvoir accueillir tout le monde.
C’est donc rue de Trévise que nous nous rendons ce soir-là. La salle du restaurant est petite, intime.

La décoration est chargée mais de bon goût : fleurs de coton, vaisselle, poupées, bijoux, chapeaux et costumes traditionnels, cadres et grandes tentures recouvrent les murs et donnent une atmosphère conviviale au lieu.

Afin de goûter à plusieurs entrées (c’est notre première fois dans un restaurant ouzbek) nous choisissons l’assortiment qui comprend : des aubergines, des tomates, des concombres, des cornichons aigre-doux, le tout bien aromatisé grâce au thym, à l’ail et à la fêta qui se marie idéalement avec les légumes cuits servis bien frais.

Nous continuons notre découverte de la gastronomie ouzbek avec un assortiment de plats.
Nous goûtons donc le plov (c’est le plat traditionnel), des samsas, des mantis et des lasagnes à l’agneau. Le plov est un plat à base de riz, d’agneau, de carottes, pois chiches et parfumé aux épices. Les samsas, à la viande et au fromage, sont des petits beignets de pâte feuilletée, ça change des bricks et c’est très fin.

La suite c’est par ici !

Ouzbekistan Boukhara. 37 rue de Trévise. 75009. Métro Grands Boulevards. Ouvert du lundi au samedi (sauf samedi midi).

LES FILS A MAMAN


C’est dans le quartier populaire des Grands Boulevards que les 4 fils à maman ont décidé d’ouvrir leur petit resto bien sympathique fin 2008.

L’idée ? Satisfaire les nostalgiques de la bonne cuisine, celle de l’enfance, celle de nos mamans. Ils se sont pour cela entourés de 4 mamans, 4 cuisinières amateurs amoureuses des bons produits.

Mais l’assiette ne fait pas tout, le décor aussi compte ! Et là vous serez servis.

Mélange de jouets d’enfance, de cartes scolaires pédagogiques, et de détails industriels comme les grosses suspensions, on se sent bien dans ce restaurant typiquement parisien au carrelage d’époque.

Après avoir bien regardé le décor, il convient de se pencher sur la carte. Elle est XXL ! Si vous avez la chance d’être là dès 18h30, vous pouvez profiter des formules apéro constituées de bière et de belles planches (charcuterie, fromages, confitures) pour 20 € ou 32 € selon si vous êtes 4 ou 6. Le ton est donné : ici on profite de la vie en toute convivialité.

 

La carte du midi diffère légèrement de celle du dîner mais elles sont toutes les 2 ponctuées de petites phrases de notre enfance comme "avec des frites si vous êtes sages" ou "on ne dit pas j’aime pas". On sent que les 4 compères ont bien dû s’amuser à écrire la carte.

Que choisir en entrée ? Millefeuille des champs de maman Nadine, cassolette italienne de la maman d’Etienne (le chef), saumon mariné, crevettes au pastis, foie de volaille haché, tartine de camembert ?

Nous commandons le millefeuille et la cassolette.

Le millefeuille est en fait une petite verrine composée de concombre, de vache qui rit (l’enfance revient à grands pas !) et d’effilochée de jambon blanc au dessus. C’est frais, doux, et le fromage vient lier tout ça, je ne pensais pas aimer autant la vache qui rit !

La cassolette, elle, cache des tomates confites et du jambon de parme sous une épaisse couche de mozzarella gratinée. Ca sort tout juste du four, les différentes saveurs se mêlent agréablement, on en redemanderait mais il nous faut de la place pour la suite !

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Les Fils à Maman. 7 bis rue Geoffroy-Marie, 75009. Ouvert du lundi au samedi. Tél : 01 48 24 59 39

 

 

UN BRUNCH GOURMAND ET COPIEUX


Au pied de la butte Montmartre voici une adresse bien sympathique à la décoration soignée et à la cuisine semi-gastronomique. Beaucoup de bois, un joli piano droit, un plafond noir, des miroirs de part et d’autre de la grande salle rectangulaire, l’ensemble est décoré avec beaucoup de goût.

C’est par un dimanche midi pluvieux que nous nous rendons tester l’Adresse. C’est parfait : je vais pouvoir tester le brunch pendant que mon invité choisit ses plats à la carte. D’ailleurs en parcourant la liste des délices je le jalouse un peu !

En entrée voici ce que le chef vous propose : tartare de saumon à l’estragon, ratte du Touquet au foie gras poêlé, salade de lentilles aux chips de chorizo, poêlée de soupions, fond d’artichaut et mousse d’avocat, salade de homard frais aux agrumes. Nous mettons un temps fou à nous décider, comme la grande table à côté de nous d’ailleurs : tout leur fait envie !

Finalement mon invité opte pour le bavarois d’avocat au saumon fumé et mangue. Les entrées sont comprises entre 7 € et 16 €.

Mon brunch arrive, je suis très agréablement surprise de pouvoir choisir mon thé parmi un assortiment, j’opte pour un thé fumé : le Lapsang Souchong. Jus d’orange pressé, 3 mini-viennoiseries, pain beurre confiture. Je peux commencer !
Ah non, voilà l’assiette salée : œufs brouillés aux truffes et tranche de foie gras poêlée, accompagnés de lard, de bœuf, de chorizo et d’une belle tranche de saumon, rien que ça ! Ca change des sempiternels œufs bacon toasts. Le chef a aussi imposé sa patte pour le brunch (23 €).

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L’Adresse. 42 rue Rochechouart, 75009. Métro Abbesses. Ouvert tous les jours.