COFFEE TIME A L’HÔTEL DE VENDÔME

Exit les tea time, l’heure est maintenant au coffee time ! L’hôtel de Vendôme lance cet hiver son coffee time pour une pause bien méritée après un shopping place Vendôme (ah ah).

L’endroit est cosy, féminin, très “couture”. Le fameux “gris Dior” est d’ailleurs partout. Je ne sais pas ce que je préfère : les petits coussins ou les fauteuils pied-de-coq. Si vous venez seul(e), de beaux livres d’art accompagneront votre café.

Les tables sont très espacées les unes des autres. Le lieu est propice aux confidences, voire aux rendez-vous secrets. Pour y être allée plusieurs fois, j’ai d’ailleurs souvent remarqué que les clients chuchotaient.

Les meilleurs se sont associés pour créer cette nouvelle formule. Le pâtissier de l’Hôtel de Vendôme a imaginé une carte de gâteaux proposés au chariot, soutenu par Luc Debove (MOF 2011) lors du lancement de ce coffee time. Tous ces délices sont réalisés avec le concours de la Chocolaterie de l’Opéra.

Qui dit coffee time dit café bien sûr. Pour cela, l’hôtel a demandé conseil à deux experts : Antoine Netien (meilleur torréfacteur de France 2011) et Tom Clark, propriétaires du Coutume Café, spécialisé dans l’importation et la torréfaction des meilleurs crus de café.

Car le café se déguste comme un grand vin, j’en ai fait l’expérience. (note pour plus tard : aller goûter le brunch du Coutume).

Alors que Tom prépare mon café du Costa Rica au siphon (un vrai cérémonial), je vais choisir ma pâtisserie. Chou lacté Divo, petit pot de crème Concerto, macaron Carupano… Tout est bien tentant mais j’opte pour le cigare fumé Baïano : un mélange de fondant et de croustillant autour.

Je reviens du chariot, mon café est servi. Alors que je m’apprête à commettre un crime, Tom arrête mon geste dans la foulée. “Pas de sucre dans le café ! C’est comme mettre du Ketchup sur du foie gras”. Je me défends en expliquant que je viens de me mettre au café et que c’est très dur pour moi sans sucre mais Tom n’en démord pas, “si vous voulez apprécier le vrai café, ne le sucrez pas”.

Non seulement j’ai obéi, mais j’ai grâce à lui reconnu des notes de griottes à la première gorgée.

Le coffee time est servi tous les jours de 15h à 19h, la formule proposée à 23 € comprend la dégustation de café au siphon et 3 pâtisseries. Tarif plus que raisonnable vu l’endroit. Une belle alternative au tea/coffee time d’Angelina. Et au moins, pas de file d’attente dans le froid !

Hôtel de Vendôme. 1 place Vendôme. 75001. Ouvert tous les jours.

RAS LA TOQUE DES FAUX-CULS AU RESTO !

-       Mais pourquoi t’as rien dit ?

-       Je m’en veux, j’aurais dû râler.

-       Si j’avais su, je leur aurais dit ce que je pensais…

Et oui seulement on ne le fait pas. Parce que cela ne se fait pas ?

Ou tout simplement pour ne pas plomber l’ambiance ?

C’est vrai qu’au restaurant, on a envie de passer un bon moment, si possible en bonne compagnie. Et puis voilà un premier détail, apparemment anodin, puis un deuxième  (qui en laisse présager un troisième…) qui détourne soudain notre attention : l’attitude du serveur faussement décontracté, la serveuse trop mini pour être polie, la carte qui se fait attendre, le pain qui manque à l’appel, le plat du jour qui arrive froid…

On arrêtera là. Qui n’a pas connu ces grains de sable mémorables qui ont failli gâcher une bonne soirée ?

Seulement voilà, on n’ose pas faire part de notre désagrément.

Vis-à-vis de celui ou celle que l’on invite… ou mieux qui nous invite…

Vis-à-vis des convives réunis autour de la table pour fêter un joyeux événement.

Vis-à-vis de soi même, tout simplement, parce qu’on en a un peu marre de râler à tout bout de champ.

Et pourtant, tout à l’heure quand viendra l’addition, le total sera identique.

Quant au patron, il aura manqué d’une excellente occasion de corriger un écart qui peut nuire à sa réputation. Si tous ses clients sourient devant et grimacent une fois sortis, comment voulez-vous qu’il progresse … ?!

Alors, pitié mes amis gastronomes, sachez faire des remarques opportunes (avec tact et modération s’entend…), les restaurateurs vous seront reconnaissants de contribuer ainsi à améliorer leurs prestations.

 

Petitgrognon

LE BIZETRO

Ouvert fin 2011, le bistrot chaleureux de Pierro et Julien fait déjà salle comble le midi. En deux mois seulement les deux sympathiques garçons ont déjà leurs habitués. Pourquoi ? La réponse est simple : c’est très bon, rapide, abordable (formule à 19 € !), le service est dynamique, ultra attentif et le cadre très convivial. Qui dit mieux ?

Le Bizetro (jeu de mot avec le nom de la rue, huhu) jouit d’un décor simple mais élégant : banquettes, moblier en bois, tableaux colorés mis en valeur par un habile jeu de lumières. Sur la droite un zinc vous accueille. Des saucisses finissent de sécher en compagnie des piments d’Espelette, les terrines de campagne et les rillettes maison attendent d’être dévorées, Pierro s’occupe de conseiller les vins à ses clients et Julien s’active en salle pendant que le chef, Luc Robuste, surveille la cuisson des plats dignes de la grande tradition bistrotière.

La commande est prise rapidement, directement sur la nappe, un peu à la “Chartier”. Terrine et rillettes, nous ne pouvons résister. Nous laissons de côté les poireaux vinaigrette, les oeufs mayo et les harengs. Les portions sont gargantuesques, les gros appétits seront ravis. Les rillettes d’oie sont fondantes, absolument pas grasses, on se passerait presque de pain. La terrine tient ses promesses, on nous l’annonçait au poivre, il est présent. Julien a l’oeil partout : les carafes sont apportées sans avoir à réclamer et la corbeille de pain se remplit comme par magie.

Tout est bien tentant pour la suite : foie de veau, petit salé aux lentilles, poivron farci, filet de turbot, andouillette AAAAA, pavé de boeuf… Mon foie de veau est commandé, ainsi que le petit salé. Comme les entrées, les assiettes sont généreuses.

La cochonaille repose sur les lentilles agrémentées de carottes. Echine, saucisses, tout est là. Un plat réconfortant en cette journée pluvieuse. Silence absolu en face de moi, j’en déduis que mon invité se régale, il n’en laissera pas une miette, ou plutôt… une lentille, pour le plus grand plaisir du chef. Mon foie de veau est cuit exactement comme je l’avais demandé : “un tout petit peu plus que rosé”. Bien saisi à l’extérieur, fondant à l’intérieur. La purée maison manque un peu de lait, on est plus dans l’écrasé de pommes de terre, dommage.

Les vins sont proposés au verre. Je connaissais déjà le Bertrand Graillot en côteaux du Giennois, je goûte le Sancerre, parfait, surtout avec le foie. Nous trempons aussi nos lèvres dans un verre de côtes de Blaye. Verre autour de 2 € (seulement !), pichet 4 € et bouteilles de 18 € à 30 €.

Gâteau au chocolat, clafoutis à l’ananas, les gâteaux font les yeux doux aux clients sur le bar. Je leur préfère un riz au lait nappé de caramel au beurre salé maison.

La rentrée 2012 a été plus que morose, merci aux trois garçons du Bizetro pour cette parenthèse gourmande. Les habitués les suivent déjà sur leur page Facebook afin de ne manquer aucune soirée : huîtres, foie gras, beaujolais, bouillabaisse, ils sont prêts à tout, même à se déguiser !

Le Bizetro. 6 rue George Bizet. 75016. Tél : 01 47 23 85 41. Métro : Alma Marceau. Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Formule entrée plat ou plat dessert 19 €.

LE SONDAGE DU MERCREDI

PARIS DES CHEFS 2012

(un clic sur les photos pour les agrandir)

Le festival international des rencontres culinaires créatives, Paris des Chefs, a ouvert ses portes hier matin. Je suis allée y faire ma curieuse et prendre quelques photos.

Parrainé par Alain Ducasse pour cette 4eme édition, le festival met en scène des passerelles  entre l’art de cuisiner et les différents champs de la création. Au programme, de nombreux duos comme Yannick Alléno (chef étoilé du Meurice) et l’architecte Alain Moatti, Anne-Sophie Pic et Carole Bouquet et bien d’autres.

Au 5eme étage, place aux ateliers culinaires avec Thierry Marx pour une trilogie de foie gras ou la très sympathique Mercotte pour une démonstration de ses fameux macarons qui ont fait sa renommé sur la toile. Mercotte si tu me lis, ravie de t’avoir revue :-)

Paris des Chefs s’écoute, se regarde, s’expose et se goûte pendant 3 jours à la Maison de la Mutualité, tout récemment rénovée par Wilmotte.

Maison de la Mutualité. 24 rue Saint-Victor. 75005. Métro : Maubert-Mutualité ou Cardinal-Lemoine. www.parisdeschefs.com. Pass une journée 15 €, pass 2 jours : 22 €, pass 3 jours : 30 €. De 11h à 20h

RAS LA TOQUE DE SE GELER AU RAYON FRAIS !

C’est pas bientôt fini de devoir faire ses courses avec des mouffles ? Car gare au coup de froid quand on arpente les rayons frais au supermarché ! On pénètre alors dans un véritable frigo à ventre ouvert.

« La porte … ! » a-t-on envie de crier. Mais seulement de porte : point !

…Jusqu’à présent, car voilà-t-y pas que même un ministre se préoccupe de notre petite santé.

On va donc imposer aux directeurs de grande surface d’équiper de portes les linéaires frigorifiques où s’entassent des montagnes de produits lactés.

Mais ne nous y trompons pas : ce n’est pas par égard à nos mimines gercées que Madame le Ministre – en l’occurrence NKM (1) – vient d’annoncer cette mesure.

Tout simplement parce qu’en période de crise, c’est de la provoc de produire autant de froid pour rien ou plutôt pour laisser libre accès aux produits frais et ne pas freiner l’impulsion d’achat du consommateur congelé.

Elle a même fait le calcul : avec toute l’électricité ainsi dépensée inutilement on pourrait éclairer chaque année une ville comme Lyon.

C’est d’ailleurs curieux que Michel-Edouard Leclerc, d’habitude toujours prompt à prendre la parole pour donner des leçons aux autres, n’y ait pas pensé plus tôt ! La marge sur le yaourt qui lui paye généreusement l’énergie ainsi gaspillée lui provoquerait-elle des absences… ?

A lui comme aux autres on a envie de leur crier avec le ministre : « La ferme … ! »…on parle de la porte des rayonnages, évidemment…

Petitgrognon

(1) Nathalie Kosciusko- Morizet, en visite dans une grande surface de l’Essonne début janvier

BAROCHE : TAPAS À TOUTE HEURE

David Baroche a quitté le Marché Saint-Honoré pour venir s’installer dans le 8eme, à l’angle des rues de Ponthieu et La Boétie. L’établissement est multi-casquettes : bar, restaurant, épicerie, salon de thé et même librairie avec de jolis livres de cuisine en vente.

L’escalier est magnifique, on s’attend presque à voir Coco Chanel descendre les marches. :-)

Plusieurs habitués s’installent au bar pour grignoter des tapas, je préfère le coin lecture et ses banquettes confortables. Velouté de cèpes à l’huile de truffe, salade de lentilles tièdes et saucisson à l’ail : deux entrées bien maîtrisées. Le saucisson est divin, et pour cause, David Baroche est un ancien artisan charcutier.

Le plat me séduit moins : des noix de saint-jacques entourées de fines tranches de lard. Même si les lentilles sont bonnes, les noix sont gâchées par le lard et du coup, trop salées. J’aurais dû prendre le burger au foie gras poêlé, la prochaine fois !

Mais je persiste car je sens le potentiel du lieu. Chez Baroche, au moment du dessert, il faut se déplacer. J’aime ce moment, ça me rappelle toujours le regard que les gourmands jettent vers le chariot de pâtisseries dans les salons de thé des palaces.

Crumble, tiramisu, tarte au citron ou au chocolat, macarons. J’opte pour le café gourmand avec de jolies verrines de riz au lait crémeux, d’une fine mousse au chocolat et un morceau de brownie fort en cacao amer.

Une bonne adresse pour déjeuner rapidement dans le 8eme. Comptez 9 € pour un “casse croûte”, 20 € pour un plat.

Baroche. 101 rue La Boëtie. 75008. Tél : 01 43 59 69 57. Métro : Miromesnil. Ouvert tous les jours.

LE SONDAGE DU MERCREDI

LA BRASSERIE LORRAINE : LA HONTE DE NOEL

Une grande brasserie parisienne, presque une institution, pour aller fêter Noël : à priori on ne prend pas de grands risques. Eh bien si…

Décor Art Nouveau, marbre, bois blond, le restaurant ressemble à un grand paquebot transatlantique. Malheureusement pour nous ce midi-là c’est le naufrage.

La carte est suspecte. Trop étendue pour être honnête. Une quinzaine d’entrée, 10 viandes, 10 poissons. Tout ne peut pas être frais…

Si nos huîtres (fines de claire n°3 et Gillardeau) nous ravissent, la suite est pathétique.

L’entrée du jour, une salade endives/roquefort, n’a aucun intérêt… Mais le pire reste à venir. Je commande le plat du jour, le plat de Noël : “dinde de tradition rôtie dans son jus, farce fine aux morilles, purée de pommes de terre truffée”. Si la proposition est alléchante sur le papier, c’est une vaste mascarade dans l’assiette. A 24 € la mascarade tout de même.

Une première assiette arrive, tout est froid. Pas tiède, non, froid. Retour en cuisine illico. Voilà mon assiette qui revient, ah non, c’est une autre, à la présentation aussi peu soignée, dommage. J’imagine aisément une dizaine d’assiettes sur le passe-plats attendant que des pigeons comme moi en commandent.

Deux pauvres bouts de dinde trop rosés font pâle figure à côté d’une purée qui a, semble-t-il, boudé la truffe. La farce est écoeurante et les morilles pleines de terre.

Le jus de cuisson n’a aucun goût, autant mettre de l’eau. Cette proposition de Noël est décevante en tous points : piètre présentation, aucune recherche dans les saveurs, les textures, c’est presque vulgaire.

J’arrête là mon déjeuner, trop déçue. Mes voisins de tablée commandent tout de même un café gourmand, à l’image du reste : décevant.

Verdict ? La Brasserie Lorraine, oui, mais uniquement pour un grand plateau de fruits de mer.

La Brasserie Lorraine. Place des Ternes. 75017. Métro Ternes. Ouvert tous les jours.

RAS LA TOQUE DES GALETTES A LA CHAINE !

Déjà que l’Epiphanie est en perte de sens, voilà que la traditionnelle galette des rois est en train de perdre son âme !

Parce qu’on la trouve en vente dès le mois de décembre… ?

Parce que les fèves ressemblent de plus en plus à des collections de schtroumpfs reflétant le mauvais goût d’importateurs cupides… ?

Parce qu’elle fait l’objet d’une surenchère promotionnelle de la part de la grande distribution… ?

Tout cela ne serait rien, habitués qu’on est aux déferlantes commercialo-commerciales  (qui imposent par exemple Halloween en période de la Toussaint).

Mais qu’on nous fasse gober, à la devanture de nos artisans boulangers, que ces merveilles à la frangipane sont faites maison – ce qui justifie leur prix exorbitant – il y a de quoi s’étrangler avec la fêve !

C’est tout juste ce que dénoncent d’authentiques façonneurs de pâte bien faite comme Jean Luc Poujauran (1) qui affirme dans la revue Challenges que 80 % des galettes vendues à Paris proviendraient de pâtisseries industrielles. Ben oui, sauf qu’il inclut dans sa statistique les galettes vendues en super marché !!…

Qui croire alors ? Parmi les rois mages de la dénonciation, voilà en renfort  le cuisinier Christian Constant, qui explique que de toute façon nul ne peut faire la différence, vu que la frangipane industrielle est parfois meilleure que la « faite maison »… !

Il n’empêche qu’en cette période de chiffre d’affaires au top pour nos boulangers pâtissiers,  les fournisseurs aussi se frottent les mains. Comme «  Coup de Pâtes » dont le catalogue (2), destiné aux « z-authentiques z-artisans », regorge de modèles de galettes plus appétissantes les unes que les autres ….et livrées par carton de 40. Y a plus qu’à les réchauffer en arrière boutique !

…C’est qui qu’on prend pour les rois ??!!

Petitgrognon

(1) http://www.paris-bistro.com/cuisine/produits/poujauran.html  

(2) http://www.coupdepates.fr/france/familles.asp

© photo MAXPPP

EASYTOBOOK

On me demande souvent si j’ai de bons hôtels sur Paris à conseiller. Malheureusement, autant je peux vous conseiller un bon restaurant, autant question hôtels, je ne m’y connais absolument pas.

C’est pourquoi, au lieu de vous envoyer dans n’importe quel hôtel, je vous conseille aujourd’hui de passer par le site www.easytobook.com.

Le site référence plus de 1660 hôtels dans Paris.

Les points forts :

-       une garantie des meilleurs tarifs

-       un outil de comparaison des hôtels (très pratique !)

-       l’absence de frais de réservation (ce qui est rare)

-       une confirmation immédiate

-       l’avis des précédents locataires

ey Chercher un hôtel à Paris en fonction de votre planning et de vos loisirs sur place. Vous souhaitez être près d’un musée en particulier ? Avoir une vue sur la Tour Eiffel, loger absolument dans le 14ème ou le 19ème ? En réserver un autre près de Disneyland ? Votre recherche par centres d’intérêt est facilitée sur easytobook.com.

Le site propose évidemment des hôtels dans d’autres villes. Parmi celles qui me font rêver, citons Rome (1997 hôtels sont disponibles), New York (758), Barcelone (1035), pas moins de 34 pays en Europe.

Alors, ready to book ?

MOMIJI

C’est au cœur du quartier animé de Bastille que nous nous rendons ce midi-là pour découvrir Momiji. Dès la façade, l’établissement renouvelle le genre. On est plus dans le lounge que dans le japonais traditionnel avec ses classiques lampions. A l’intérieur, c’est tamisé, chaleureux, confortable. Le style presque boudoir et les notes rosées plairont assurément à la clientèle féminine.

La carte a été travaillée chez Momiji. En plus des sushis, makis et autres yakitoris, vous pourrez vous régaler de plats originaux que l’on ne voit que trop rarement dans les restaurants japonais, vous savez, ceux qui vulgarisent cette noble cuisine. Anguille grillée, gambas, poulpe, caille, tempuras, tout cela est bien alléchant.

Dans un restaurant japonais traditionnel on déguste directement ses sushis ou ses makis précédés de la sempiternelle salade de choux ou de la soupe miso, la plupart du temps insipide. Chez Momiji j’ai le plaisir de découvrir du thon en tataki en entrée, ainsi que des raviolis, les fameux gyoza. Le thon est tranché épais, sa texture est ferme, il semble juste saisi et est recouvert de petits grains de sésame, une entrée parfaite. Pendant que mon invité se régale, je tente les raviolis. Tout chauds, ils ne baignent pas dans l’huile, leur enveloppe n’est pas élastique et c’est une explosion de saveurs en bouche.  Notre repas commence très bien. Comptez 5,50 € pour les raviolis, 11,50 € le thon mi-cuit.

Pour la suite, nous faisons des choix classiques, même si la carte propose quelques originalités comme des fotomakis frits, du tartate de saumon, des makis de thon en tartare, des nems de crevettes…

Nous optons pour des makis yellow avocat fromage et des makis saumon avocat fromage. Que ceux qui ne connaissent pas encore ce mariage (fromage/avocat) tentent l’aventure, cela fond dans la bouche. Les makis en face de moi sont entourés d’une feuille de riz. Ils sont bien roulés mais nous regrettons un peu leur taille. Les gourmands que nous sommes les trouvent un peu petits. N’étant moi-même pas très friande de la feuille de riz, je choisis des makis entourés de saumon cru, ils sont divins, mais eux aussi un peu trop riquiqui. Ils sont si bons qu’on les souhaierait plus gros !

Un thé au jasmin accompagne agréablement notre repas.

Comptez 5 € à 6 € les 6 makis.

Nous nous partageons ensuite des brochettes, les fameuses yakitoris. Les boulettes de poulet sont bien caramélisées et j’apprécie que les bœuf-fromage soient servies très chaudes. Il n’y a rien de plus énervant que des brochettes tièdes au fromage tout dur. Non là, zéro fausse note, ces brochettes ultra-calorique (tant pis pour notre régime !) sont parfaites, très gourmandes.

Même jusqu’aux desserts la carte révèle des surprises : lychees, nougats, salade de fruits, perles de coco, glaces, chocolat liégeois, mangue ou ananas frais, nous avons l’embarras du choix même si certaines propositions s’éloignent définitivement du Japon.

Ce sera perles de coco pour moi, glace au thé vert pour mon invité. Mes perles toutes chaudes renferment un cœur bien jaune et sont élastiques comme j’aime. La glace, qui a l’avantage de rafraîchir le palais en fin de repas, ne sent à priori pas assez le thé vert. Desserts autour de 5 €.

Le service, très attentif, est enlevé. Les assiettes sont débarrassées dans un rythme parfait, les plats s’enchaînent, le café clôture notre déjeuner. Nous sommes très satisfaits de ce que Momiji propose, d’ailleurs autour de nous tous les clients semblent s’être régalés. Une très bonne note pour ce Momiji.

Momiji. 20 rue Daval. 75011. Tél :  01 48 06 14 72. Ouvert tous les jours. Métro Bastille.

LE SONDAGE DU MERCREDI

NoLita

“Restaurant hybride”, “petite cantoche italienne”, j’avais entendu de tout sur NoLita (le nom fait référence au quartier de NY, NOrth of LIttle Italy, près de Chinatown). C’est un vrai restaurant gastronomique italien que j’ai découvert en ce soir de décembre. Perché au dernier étage du Motorvillage, le restaurant jouit d’un décor surprenant : un joli tapis gris chiné, du black and white sur les murs, une Maserati qui se languit de vrombir au milieu de la rotonde…

Une douce musique jazzy et de très jolies serveuses (loin des pimbêches costiennes) vous accueillent. Les tables sont bien espacées les unes des autres, le lieu est propice aux rendez-vous amoureux.

Le chef italien Vittorio Beltramelli officie en cuisine. J’ai eu la chance de goûter sa carte d’hiver, aux doux accents de truffe blanche. La vraie, l’unique, celle d’Alba.

En guise d’amuse-bouche, nous découvrons une noix de saint-jacques tout juste snackée, accompagnée d’une burrata coulante et d’un caviar de persil, truffe noire et oignons de Calabre. Les nobles produits sont travaillés avec goût. Cet amuse-bouche est un ravissement pour les yeux et pour les papilles : cuisson nacrée de la noix, croquant de la truffe cachée à l’intérieur et perfection du caviar servi très froid. Je suis rassurée et pressens que mon dîner s’annonce succulent.

Un Chardonnay de Toscane accompagne mon vittello tonnato (de fines tranches de veau rôti), très fondant, servi avec de petites pousses de fenouil, très croquantes. La sauce au thon est audacieuse mais se marie bien avec la viande. Les câpres viennent juste décorer le plat, pas besoin d’autre artifice.

Le menu dégustation se poursuit avec des tagliatelles de calamars. On jurerait des pâtes, c’est à s’y méprendre. Pas de calamar caoutchouteux ici, les fines lamelles fondent en bouche. La sauce aux pois chiche est comme une crème, parfumée au citron et aux pistaches de Sicile.

Enfin le voilà (3 jours que j’en rêvais), le risotto minute à la truffe blanche d’Alba, finement râpée dessus. Il est divin, l’amidon libéré des grains a formé une belle crème. Je regrette toutefois cette petite touche verte qui n’apporte rien, un risotto aussi parfait n’a pas besoin de fioriture.

Pendant que mon invité d’honneur découvre un bar et ses coquillages en papillotte, on me sert la fameuse recette sarde : un cochon cuit pendant 17 heures. La peau est juste craquante, la viande caramélisée aux épices. La cocotte de légumes oubliés superflue tant chaque bouchée de ce tendre cochon me ravit. 17 heures de cuisson, il en est presque confit. J’ai dégusté ma viande avec un vin rouge du Piémont qui a eu l’intelligence de mettre en valeur les nombreuses épices de la sauce.

Les desserts, très graphiques, arrivent. Cube de chocolat noir en face de moi, pannacotta à la truffe blanche pour moi.

Je laisse de côté la boule de glace et son auréole chocolatée pour découvrir ce mariage audacieux. Je n’avais encore jamais goûté de truffe en dessert. Le chef a eu la main légère et c’est tant mieux, la pannacotta est subtilement parfumée, le dosage parfait en somme.

Les nostalgiques de l’enfance (je pense surtout à vous messieurs) prendront plaisir à se promener dans le Motorvillage une fois le dîner achevé. L’architecture du lieu (oeuvre de Jean-Michel Wilmotte) ressemble aux garages à plusieurs étages sur lesquels les petits garçons font dégringoler leur voiture.

Non NoLita n’est pas une simple cantine hors de prix, c’est un vrai restaurant gastronomique italien. L’Italie est admirablement mise en scène dans l’assiette et le service, discret et efficace, est à la hauteur des mets servis.

NoLiTa. 2, rond-Point des Champs-Elysées. 75008. Tél : 01 53 75 78 78. Ouvert tous les jours. Formule dégustation 79 €. Site.

RAS LA TOQUE DU SUCRE EN TROP !

Accusé de bien des maux, le sucre raffiné a de plus en plus mauvaise réputation.

Coupable de provoquer caries dentaires, obésité, diabète… il entraîne, en plus, des carences en nutriments essentiels (sels minéraux, vitamines, fibres) et nous rend plus vulnérables aux rhumes, bronchites et maladies digestives.

Il faut dire que la consommation a explosé depuis le début du XXe siècle : on est passé de 12 à 35 kg par an et par habitant ! Pour la plus grande satisfaction des industriels… et la plus grande désolation des nutritionnistes qui nous prodiguent conseils à tout va.

C’est que le sucre ne se trouve pas seulement dans les morceaux. Il se glisse insidieusement dans nombre de préparations alimentaires industrielles : ketchup, pâtes à tartiner, sodas, pâtisseries, barres chocolatées et autres. Même dans des produits a priori salés comme le jambon vendu sous vide !

Et ne parlons pas des céréales pour le p’tit déj, sursaturées en sucre. Pauvres parents qui croient se racheter une bonne conscience en proposant à leur progéniture un bol de grains de blé soufflés caramélisés pour affronter une matinée de stress scolaire !

La palme revient aux Smacks de Kellogs : l’équivalent de 8 à 10 morceaux de sucre dans un bol…  Plus de sucre que de céréales !

Et que dire des effets sur le mental ? Outre l’addiction qu’il provoque – plus on en absorbe et plus on en a envie – le sucre simple ajouté artificiellement provoquerait des comportements à risque comme une moindre maîtrise des émotions, une hyper agressivité et des difficultés de concentration.

Bon, ben… bémol sur les bonbons !

Petitgrognon