MA CHÈRE ET TENDRE


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C’est le tout dernier steakhouse de Paris. Une "eat place" pour les fans de meat. Le royaume des carnivores.

Alors oui, c’est un peu excentré, le restaurant est situé juste devant le Palais des Congrès, Porte Maillot. Mais le déplacement vaut la peine. On y va pour la star du lieu : le boeuf, qui se décline en 6 races différentes provenant de 5 pays. Charolaise, limousine, Aubrac et Salers mais aussi Simmental de Bavière, et Black Angus (Irlande, USA et Argentine).

Bavette, faux-filet, noix d’entrecôte, côte à l’os, onglet, T-Bone mais aussi carpaccio et tartares pour les inconditionnels de viande crue. Et enfin le mythique surf and turf pour se croire aux States (filet de boeuf et demi-homard se partagent l’assiette).

Souvent, les steakhouses se concentrent sur la vedette de la maison : la viande, au détriment des entrées, garnitures ou autres sauces. Le chef, Eric Brujan, n’a pas voulu vulgariser son steakhouse. Tout est travaillé. L’homme, qui a exercé plusieurs années dans le Massachussets, a rapporté dans ses valises de bonnes recettes américaines comme les vrais crabcakes, préparés comme dans le Maryland, ou la salade César, qu’il cuisine avec un poulet bio de Vendée, quand il ne la revisite pas avec des crevettes. Les tartares sont coupés au couteau, et les crevettes proviennent de Crystal Bay en Nouvelle-Calédonie.

Et le voilà le boeuf, seul en scène dans l’assiette, sans fioriture. J’ai choisi une entrecôte de l’Aubrac, bien maturée à l’affinage un peu plus long que les autres. Viande juteuse, cuisson parfaite, le couteau s’enfonce très facilement dans la chair. Toutes les sauces sont maison (la béarnaise est fameuse, bien épaisse), le gratin de macaronis à la queue de boeuf et huile de truffe est délicieux malgré une cuisson un peu trop poussée des pâtes. Unique déception de ce repas : les frites, ou plutôt les pommes allumette. Bonnes bien sûr, mais trop petites à mon goût.

En dessert un cheesecake qui ne démérite pas : bien aérien grâce à un mélange mascarpone/cream cheese.

Très belle carte des vins avec service en vinothèque, à partir de 6 cl. Superbes références pour qui veut se faire plaisir. Et bonne idée ce sharing sunday. On ne brunche pas, on partage. Tout : les entrées, les viandes, les desserts. Une belle découverte au nom si bien trouvé.

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Ma Chère et Tendre. 81 boulevard Gouvion-Saint-Cyr. 75017. Tél : 01 40 68 30 40. Métro Porte Maillot. Ouvert tous les jours. Menu déjeuner 35 €. A la carte : 60 €. Site.

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(c) Virginie Garnier et lesdélicesdevanessa

CAFÉ SUD


P1230844Café Sud, c’est une cuisine gastronomique aux accents parfumés du sud, mise en scène dans l’assiette par Stéphane Moreau, un ancien du Vivarois.

La décoration de l’établissement est tout en sobriété : du beige, du taupe, des murs en stuc, des livres par milliers sur des étagères et en fond sonore une bande-son very jazzy, choisie avec précision par le directeur de l’établissement Jean-Luc Younes, pianiste et passionné de jazz.

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P1230854Les asperges ci-dessus étaient bien de saison, (un léger retard s’est accumulé dans les billets de blog), comme tous les produits que le chef aime cuisiner. Dans l’assiette on voyage. Dans le sud de la France bien sûr mais à l’étranger aussi. Stéphane Moreau ose des alliances originales et sort de ses cuisines des assiettes très parfumées.

La mozzarella va s’accompagner de gingembre et de pico de gallo (mélange de tomates, oignons et piments, d’origine espagnole), les oeufs brouillés se parent d’huile de truffe blanche, le foie gras de canard est servi avec des navets au miel, le filet de boeuf est grillé au bois aromatique, et enfin le foie de veau s’acoquine de chou vert à la cardamome.

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P1230858C’est gai, coloré, très parfumé. Seul petit bémol : les assiettes se ressemblent beaucoup, on aimerait un peu plus d’identité pour chaque plat.

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Le café gourmand est la bonne alternative, tous les desserts sont faits maison, la présentation est raffinée. Les grands amateurs de cheesecakes seront néanmoins déçus, c’est un vrai gâteau au fromage blanc qui est servi ici, point de cream cheese à l’horizon.

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Café Sud. 12 rue de Castellane. 75008. Tél : 01 42 65 90 52.  Ouvert tous les jours sauf samedi midi et dimanche. Métro Madeleine. Menus 35 € et 50 €. Site.

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LA POLICE DU GOÛT # 3


Voici le pire cheesecake de Paris.

Le crust sent le moisi (si si !), l’appareil est compact, voire dur, granuleux, sec et l’ensemble n’a aucun goût. C’est de la pâte, bourrée d’additifs, de conservateurs etc. Une belle performance de l’agro-alimentaire. Clap clap.

Et on trouve ce petit bijou de gâteau chez Still Good, rue de Rennes. Il paraît qu’ils font aussi des bagels. L’enseigne se cachait avant dans la galerie commerciale sous la tour Montparnasse, on aurait aimé qu’elle y reste.

(si vous voulez un bon bagel dans le coin, foncez ici, ils comptent parmi les meilleurs de la Capitale, mais n’enchaînez pas sur le cheesecake, pas top non plus.)

Un test des meilleurs cheesecakes de Paris est en cours mais pour l’instant un seul vaut le coup que j’en parle, sur les 6 testés :-(

… A suivre donc.

MISS CUPCAKES // MONTMARTRE


Oh la belle boutique girly et toute rose que voici ! A deux pas de la place des Abbesses se tient Miss Cupcakes, la pépite de Laurence Kreitmann, qui a radicalement changé de vie pour se consacrer à ces petits gâteaux divins.

La jeune femme n’en est pas à son premier cupcake mais plutôt à son 60 000e, c’est dire si elle sait les préparer ! Ses cupcakes, fabriqués sur place, ne contiennent que des produits naturels : ni gélatine, ni conservateurs, ni additifs, mais de la farine biologique, du beurre gastronomique de Normandie, des œufs frais, du chocolat Valrhona.

Vanille, tiramisu, carrot cake, beurre de cacahuète, crème de marrons, gingembre, chocolat, fleur d’oranger… Les parfums changent tous les jours en fonction des inspirations et des humeurs de la patronne.

J’ai goûté le cupcake carrot cake : de petits "zests" de carottes crissent sous la dent pendant que le glaçage nappe le palais. La génoise, pas trop sucrée, se marie à merveille avec le glaçage immaculé.

Le cupcake goulûment avalé, je me faufile en cuisine, (ou plutôt devrait-on dire dans le laboratoire) pour observer la pâtissière. Les génoises sont prêtes, elles attendent d’être nappées. Aujourd’hui le glaçage est à la rose, Laurence prépare la Saint-Valentin. Le geste est sûr, la poche à douille se remplit, la main tourne et hop en 10 secondes une jolie rose se forme comme par magie.

Ce nouveau spécimen sera présenté avec une vraie rose. Messieurs à vos agendas, la Saint-Valentin c’est le 14 février, voici une jolie idée cadeau un peu moins neu-neu qu’une boîte de chocolats en forme de coeur. Et puis avouez que vous aimez ça les cupcakes ! Tiens d’ailleurs la cliente la plus fidèle de Laurence est un client, si si !

Pour accompagner les cupcakes consommés sur place vous pourrez déguster un chocolat chaud maison, un thé Kusmi, ou un jus de fruit au nom ludique comme le "cougar puritaine" à la verveine ;-) Ca tombe bien, je voulais vous parler depuis longtemps de cette nouvelle marque de jus de fruits : Border Line, découverte à la Foire de Paris en avril dernier. L’histoire ? Ce sont 4 colocs qui ont décidé de revisiter les jus de fruits, allez faire un tour sur leur blog, il est décalé comme j’aime, c’est ici.

Il faut absolument que j’y retourne, ne serait-ce que pour goûter son cheesecake (je prépare un comparatif des meilleurs cheesecakes de Paris) ou son Christmas Pudding Cupcake. Des volontaires pour m’accompagner ?

Miss Cupcakes. 22 rue de la Vieuville. 75018. Ouvert tous les jours sauf le mardi. Cupcake à partir de 2,80 €.

LE CHEESECAKE DE SOSO


"Soso", pour ceux qui suivent, c’est ma fidèle acolyte-accompagnatrice-testeuse de restaurants. Et quand elle n’est pas au restaurant, elle nous concocte de bons petits plats et de bons desserts. Son cheesecake est à se damner, voici sa recette :

INGREDIENTS
Pour le crust :
- 250g de biscuits Speculoos
- 125g de beurre
Pour l’appareil :
- 500g de Philadelphia nature et 500g de fromage blanc à 20% mat.gr.
- 150g de sucre
- 2 oeufs entiers
- 1 cuillère à café de vanille liquide (arôme naturel)
Commencer à écraser grossièrement les Speculoos à la main, puis les passer au mixer pour obtenir une poudre, puis les mélanger au beurre fondu.
Tapisser le fond d’un moule à gâteau (anti-adhésif de préférence) avec le mélange, bien tasser, et faire cuire 10 mn.
Mélanger le Philadelphia nature et le fromage blanc avec le sucre, les oeufs et la vanille (au mixer afin d’obtenir une préparation presque liquide). Verser le mélange sur le fond de Speculoos cuits.
Mettre au four 25 à 35 mn (moins cela cuit, plus cela sera crémeux…). Laisser refroidir, puis mettre au réfrigérateur pendant 4h minimum !
Big up à toi Sonia !

LA PLAYA : UNE TERRASSE SUR LES QUAIS


La Playa côté salle

Quais de Seine. En contrebas. Le bruit des voitures s’éloigne. Au loin des rideaux blancs et oranges flottent, c’est là : La Playa, la nouvelle terrasse du quai de la Gare. Avec ses gros fauteuils en résine et ses transats, l’endroit est lounge et décontracté. Vous oubliez un instant la vie trépidante de Paris pour un déjeuner au soleil ou un dîner au son des clapotis de la Seine et de la musique dominicaine. Ce midi là, quelques clientes peaufinaient leur bronzage sur les transats, d’autres se régalaient d’une salade. La Playa a ouvert ses portes le 21 mai. C’est dans un décor inachevé mais très prometteur que nous découvrons la carte. Elle sent bon l’été cette carte : nombreuses salades, carpaccio de bœuf, cocktail exotique, tartares, gaspacho…

Gaspacho

Je choisis en entrée le trio de caviars : aubergine, tapenade et poichichade et mon invitée opte pour le gaspacho. Le trio est composé de petits ramequins. La tapenade noire cache de gros morceaux d’olive, le caviar d’aubergine est fin sans être gorgé d’huile et la poichichade, mélangée à du thon est très savoureuse avec cette fois encore des petits bouts de pois chiche dedans : les heureux qui ont échappé aux mixeur. Le gaspacho est tel que mon invitée le rêvait : très frais, bien relevé et présentée avec un ramequin de concombre et un autre de tomates pour y verser les crudités à discrétion. Comptez de 4 € à 8 € pour les entrées.

Trio de caviars

L’idée du trio me plaît, je commande donc ensuite le trio de tartares (saint-jacques, saumon et tomates) et mon amie commande l’assiette di Roma composée d’involtini de jambon fumé au chèvre, d’une crème de potiron, de tomates confites et de gressins. (Plat qui pourrait aussi convenir à un gros appétit en guise d’entrée.) Mon trio est très fin : le saumon haché menu est proposé avec une rondelle de citron vert, mes saint-jacques sont délicatement parfumées à la menthe et un petit ramequin de tomates vient parachever le tout.

Pour accompagner nos cafés nous dégustons un cheesecake et un fondant au chocolat qui tient ses promesses : son cœur est bien coulant. Mon cheesecake est moelleux et repose sur une crust croustillante et bien sucrée : un délice !

Voici un endroit où il fait bon profiter de la vie parisienne aux beaux jours et pourquoi pas en sortant tenter un petit plongeon dans la piscine (découverte) Joséphine Baker toute proche ?

Assiette di Roma

Trio de tartares

Cheesecake

La Playa. 6 quai de la Gare. 75013. Métro Quai de la Gare (ligne 6). Ouvert tous les jours.