RAS LA TOQUE DU FRENCH BASHING

La cuisine française : un chef d’œuvre en péril ?

C’est ce que prétend un critique gastronomique américain : Michael Steinberger, dans un livre qui porte ce titre provocateur.

S’agit-il d’un nouvel assaut de « french bashing », ce dénigrement des Français (1) dont sont friands les Américains ?

Jugez-en. D’après lui, la cuisine française mollement appuyée sur ses lauriers, serait devenue paresseuse et moins créative. La preuve : au classement international San Pellegrino 2010 des meilleurs restaurants du monde, le premier chef français, Inaski Aizpitarte n’arrive qu’en neuvième position, avec son restaurant parisien Le Chateaubriand (2). Derrière des Danois, Anglais, Espagnols… et un Américain.

OK « old guy », mais tous les gastronomes n’ont pas la chance de faire le tour du monde pour vérifier la valeur de ce classement. Alors what else ?…

Autres preuves, dit-il, les Français passent deux fois moins de temps à table qu’il y a vingt cinq ans… ils  boivent deux fois moins de vin… et les Françaises désertent leurs fourneaux domestiques. Autre présage de cette mort annoncée : la pasteurisation menace nos grands crus de camembert. Et puis, la fréquentation des restaurants est en baisse. Pire, la France est devenu le deuxième pays au monde le plus rentable pour McDonald’s…

Bon, allez, cher cousin d’Amérique, nous acceptons vos critiques comme un cri d’amour et d’alerte pour notre gastronomie. Qui aime bien châtie bien !

De notre côté, c’est juré, on ne se permettra pas de critiquer vos burgers, nuggets bien gras, pop tarts gorgées de sucre et muffins bourratifs. Quant au beurre de cacahuète dont vous tartinez vos PB&G (3), on ignore s’il est pasteurisé.

Mais croyez bien qu’en dehors des grandes tables internationales, on continue d’apprécier les recettes gourmandes de nos auberges du terroir… même si elles n’ont pas le charme de vos motels d’Arizona.

Littlegrognon

(1) Ils nous traitent volontiers de « cheese eating surrender monkeys » (« singes capitulards mangeurs de fromage ») depuis un célèbre épisode des Simpsons datant de 1995 ; expression réutilisée par la presse américaine lors de notre refus de participer à la guerre en Irak en 2003.

(2)Restaurant Le Chateaubriand – 129, avenue Parmentier – 75011 PARIS

(3) Peanut Butter and Gelly sandwich

(c) illustration Wil Cormier

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