RAS LA TOQUE DES FROMAGES D’USINE

Ras la toque des fromages sous plastique, en barquette ou pire emballés sous vide, ce qui stoppe leur affinage.

Certes, côté pratique, on va souvent au plus simple en choisissant parmi les fromages industriels ou pasteurisés proposés dans les rayonnages frais de nos supermarchés.

Mais la tendance est en train de s’inverser. C’est le retour en force des fromages fermiers traditionnels. Pour gâter nos invités d’un soir ou tout simplement nous faire plaisir, nos fromagers débordent d’imagination et savent dénicher des produits qui allient saveur, originalité et authenticité.

La mode revient donc aux fromages entiers, longuement affinés (24 mois pour un vieux comté, 36 à 48 mois pour un Parmigiano Reggiano Stravecchio). On innove aussi sur la façon de les présenter : finement tranchés à la mandoline et accompagnés de gelées de fruits rares.

Autre tendance…« tendance » : le retour des ultra crémeux que l’on osera proposer à la petite cuillère, comme le vacherin coulant tiédi au four. On ne boudera pas non plus un bon Saint-Félicien dont le cœur fondant est un vrai péché.

Et puis, on plébiscite les alliances sucré-salé, en mariant par exemple une fourme d’Ambert avec des noix et raisins ou bien encore un pur brebis Ossau Iraty avec un chutney de griottes noires.

Enfin, il faut savoir s’écarter du traditionnel vin rouge et proposer un porto blanc avec un bleu des Causses, du mâcon blanc pour un repas tout fromage et pourquoi pas un champagne extra brut sur un chèvre cendré… : un bel hommage à la biquette !

Pour être résolument d’avant-garde, un petit détour à l’exposition de la Milk Factory (1), vous donnera sûrement des idées de décor afin de présenter ces nobles produits, à la place du tristounet plateau traditionnel.

Petitgrognon 

(1) Expo « Design sur un plateau » – Jusqu’au 14 janvier 2012 – 5 rue Paul Bert – 75011 Paris

www.lamilkfactory.com 

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4 réflexions sur “RAS LA TOQUE DES FROMAGES D’USINE

  1. Il est dommage que cet article jette le discrédit sur l’ensemble des fromages sous plastique, sans opérer de distinction particulière pour la Vache qui rit et le Babybel, qui sont pourtant deux des fleurons de la gastronomie française. Je suis assez bouleversée par ce que je viens de lire et j’espère vraiment qu’un erratum viendra rectifier le tir.

  2. Pour Mathilde :
    Certes, dear Mathilde, les crèmes de gruyère que vous affectionnez sont des fleurons de la gastronomie (…d’usine), mais comme vous le savez, à l’instar du Kiri, ils s’adressent aux gastronomes en culotte courte…
    J’ose imaginer que votre garde robe vous permet de les déguster en tenue adéquate…

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