HIPPOPOTAMUS ? PIÈGE OU BEAU COUP DE COMM ?

Début octobre, je reçois une jolie invitation à venir tester LE tout nouveau steakhouse de Montparnasse. L’invitation provient de l’agence Melchior en laquelle j’ai toute confiance. 

Quelques jours plus tard, une boîte mystère arrive. Elle contient notre invitation officielle et de jolis cadeaux en rapport avec l’univers des viandards. Je note la date dans mon agenda. L’agence fait les choses bien, un chauffeur viendra nous chercher et nous raccompagner. 

Le jour-même j’ai un énorme doute. Un nouveau steakhouse à Montparnasse ? C’est l’un des quartiers de Paris que je connais le mieux. Il y a déjà Sur la Braise, Bleu Grill… Je ne vois pas. Ce serait quand même pas l’Hippopotamus ? Clarisse, la directrice de l’agence (femme du chef étoilé Eric Fréchon) ne prend que de belles adresses. Et si c’était ça ? Pourquoi tout ce mystère depuis un mois ? C’est la première fois que je réponds à une invitation sans savoir où je me rends… Mais hors de question de jouer la carte du no show je hais cette manière de faire. 

Le chauffeur rit sous cape dans la voiture, il ne veut pas me dire l’adresse. Les néons rouges apparaissent au loin, il freine, me dépose. Je soupire. 

« Pas trop déçue » ? Les attachées de presse m’accueillent avec malice. Impossible de cacher ma déception mais maintenant que je suis là, je veux goûter. Piège oui, mais beau coup de comm’. Il est évident que je n’aurais pas répondu de manière favorable à une « invitation à dîner avec ton +1 chez Hippo ». Bien joué Melchior. Il fallait nous faire venir, c’est chose faite. 

1968-2018. La crise de la cinquantaine certainement. Il n’est jamais trop tard pour se réveiller. 

Alors la marque a entrepris un relooking extrême de ses établissements (il y en 130, le changement c’est maintenant et jusque 2021). Flambant neuf, l’Hippo de Montparnasse a réouvert. Alors ?

C’est beau. Les designers ont joué la carte de l’authenticité en reprenant les codes de la boucherie artisanale. Briques rouges, bois foncé, suspensions qui rappellent les cloches autour du cou des vaches, gros stickers scandant que désormais la viande sera « cuite à la braise ». Les espaces ont été divisés en plusieurs ambiances : tables d’hôte, alcôves, bar, enfilade de banquettes rouges style dinner américain et une grande salle en contrebas, loin de l’agitation du boulevard. 

jolies tenues « tendance boucher » du personnel

La marque Hippopotamus souffrait d’une mauvaise image. Qualité de la viande, cuissons, décoration, formation du personnel. Il fallait tout reprendre. Non pas par ambition d’égaler les plus grands steakhouses parisiens indépendants pourvus de fumoir texan, mais pour revenir à la qualité première des produits, redonner confiance

L’Hippo veut être reconsidéré. Il l’avait souhaité en soufflant les 50 bougies. 

beaucoup de sides sont cuits au four

Désormais, les cuissons se sont au four, à la braise. L’offre viandarde s’est étoffée avec des suggestions de noix d’entrecôte, côte à l’os, black angus argentin, côté de boeuf limousine. 

Martial, le chef que j’interroge en catimini, me confie qu’il revit. Il n’en pouvait plus de faire de la m…auvaise qualité j’imagine.

Aujourd’hui il cuisine, il surveille les cuissons et nous démontre qu’il maîtrise la découpe des pièces à la perfection. On sent un désir de bien faire chevillé au corps. Les sides aussi ont profité du coup de jeune. Riz cuit au four façon paella, pommes grenaille excellentes quoiqu’un peu grassouillettes et toutes les sauces sont maison. Goûtées et approuvées : la béarnaise et la chimichurri. 

Je me permets de sortir un peu du « cadre dîner de presse » et demande à goûter en plus la pomme de terre au four crème de ciboulette et les frites. Aïe. Il faudra revoir la copie. La pomme de terre était immangeable car farineuse et trop salée, et les frites manquaient cruellement de cuisson. 

Mais dans l’ensemble, le dîner se passe bien. La noix d’entrecôte et la bavette sont délicieuses. 

Les minots aussi vont profiter de la cure de jouvence. Petit cocktail de bienvenu, jeux, steak haché bio. 2 menus différents selon les âges : 4-8 ans et 8-12 ans. Bien vu. 

Le pari était grand pour Hippopotamus. D’autant plus grand pour Melchior.

Le navire a redressé la barre. Veillons à ce qu’il garde le cap. 

Happy 50’s Hippo ! 

Hippopotamus

68 boulevard du Montparnasse

75006 Paris

Ouvert tous les jours

Ticket moyen : 25-40 €

Jusqu’au 9 décembre, pour fêter les 50 ans, des milliers de cadeaux sont en jeu sur le site : clic !


 

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Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. BRUNO Orange dit :

    Cela sent la com, juste la com. Hippo ressemble toujours à Hippo

    Envoyé de mon iPhone

    >

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